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Bilan du coronavirus: 26 morts en Chine

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Une femme distribue une brochure d'informations sur le coronavirus à Wuhan, où le port du masque est obligatoire. (©KEYSTONE/AP/AI)

Le bilan du coronavirus s'alourdit à 26 morts, en Chine. Disneyland a décidé de fermer son parc, à Shanghai, à cause de l'épidémie. L'OMS renonce à déclarer l'urgence internationale.

Près d'une dizaine de villes chinoises étaient bouclées vendredi à l'épicentre de l'épidémie virale. Le bilan s'est à nouveau alourdi peu après que l'OMS a renoncé à déclarer une urgence internationale.

Vingt-six morts sur un total de 830 personnes contaminées: le bilan du nouveau coronavirus apparu en décembre sur un marché de Wuhan (centre) s'est encore aggravé. Sur les 830 cas, 177 sont jugés graves, selon la Commission nationale de santé, tandis que 34 patients "guéris" ont pu quitter l'hôpital. Plus d'un millier de cas suspects sont en cours d'examen.

Un deuxième mort en dehors de la zone à l'épicentre de l'épidémie a en outre été enregistré. Cette personne est décédée dans le Heilongjiang (nord-est), une province frontalière de la Russie, ont annoncé les autorités locales sans fournir plus de détails.

Cette province est située à plus de 1800 km à vol d'oiseau de Wuhan (centre). Un autre cas avait été annoncé peu auparavant dans le Hebei, la province qui entoure Pékin. Il s'agissait d'un homme de 80 ans.

Quarantaine

Les autres victimes étaient âgées de 48 à 89 ans et souffraient de maladies pré-existantes, selon les autorités sanitaires. Elles ont toutes succombé dans le Hubei, la province dont Wuhan est la capitale. Cette ville de 11 millions d'habitants est placé de facto en quarantaine depuis jeudi.

"Cette année, notre Nouvel an fait très peur", commente un chauffeur de taxi de Wuhan. "On n'ose plus sortir à cause du virus". Le long congé du Nouvel an chinois démarre ce vendredi, à la veille de l'Année du Rat qui commence le 25 janvier. Les centaines de millions de déplacements générés par ces congés pourraient favoriser la contagion.

Face à la crise, le régime communiste a pris jeudi la décision inédite d'interdire tous les trains et avions au départ de Wuhan et de bloquer les autoroutes. Seuls quelques avions étaient toujours annoncés dans la journée à destination de la ville. Autocars et bateaux sur le Yangtsé, le plus long fleuve de Chine qui arrose Wuhan, ont reçu l'ordre de s'arrêter dans les deux sens.

Vendredi, pour la seconde journée consécutive, les rues de Wuhan étaient désertes, les commerces fermés et la circulation réduite au minimum. Le port du masque est obligatoire sous peine d'amende.

D'autres communes proches de Wuhan sont coupées du monde. A une centaine de kilomètres à l'est, une agglomération de deux millions d'habitants, Huangshi, a annoncé vendredi matin la suspension des transports publics. Au total, quelque 26 millions de personnes sont concernées par ces mesures au Hubei, une province de près de 60 millions d'habitants.

"Urgence en Chine"

Au terme d'une réunion de deux jours à son siège de Genève, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu jeudi "l'urgence en Chine" mais a jugé qu'il était "trop tôt" pour parler "d'urgence de santé publique de portée internationale".

L'OMS a dit espérer que les mesures radicales adoptées par la Chine seraient "à la fois efficaces et de courte durée". "Nous avons compris que les mesures prises dans la ville de Wuhan ont résulté de l'initiative de cette ville et ne résultaient pas d'une évolution épidémiologique", a expliqué le président du comité d'urgence de l'OMS, Didier Houssin.

L'OMS assure qu'il n'y a pour l'instant aucune preuve de transmission entre humains en dehors de la Chine et qu'elle semble y être "limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé".

L'OMS ne recommande pas de restrictions de voyages mais d'établir des dépistages dans les aéroports. L'organisation demande aussi "à tous les pays" de mettre en place des mesures pour détecter les cas de coronavirus, contre lequel il n'existe pas actuellement de traitement ou de vaccin.

Festivités du Nouvel an annulées

A Davos, où se tient le Forum économique mondial, la Coalition pour les innovations en préparation aux épidémies (CEPI) a annoncé jeudi que les essais cliniques concernant un premier vaccin pourraient avoir lieu "dès l'été".

Des cas de contamination ont été annoncés en Asie (Hong Kong, Macao, Taïwan, Corée du Sud, Japon, Thaïlande, Singapour, Vietnam) mais aussi aux Etats-Unis.

Symbole de l'inquiétude qui s'est emparée de toute la Chine, la Cité interdite de Pékin, l'ancien palais des empereurs, a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre pour éviter tout risque de contamination entre les visiteurs.

La capitale a décrété également l'annulation des festivités du Nouvel an, qui drainent habituellement des centaines de milliers de badauds dans les parcs. Depuis Montréal, le Cirque du Soleil a annoncé qu'il suspendait un spectacle en Chine à la demande des autorités.

Source / ATS.

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Suisse

Patineuse blessée aux JOJ: cinq prévenus devant la justice

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L'acrobate (tout à droite) est arrivée lundi matin au Palais de justice de Montbenon en compagnie de son avocate et de son mari, lequel figure parmi les prévenus. (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

L'accident avait failli coûter la vie à une patineuse russe lors d'une répétition à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Lausanne en janvier 2020. Le procès, qui doit évaluer d'éventuelles responsabilités, s'est ouvert lundi.

L'acrobate patineuse, suspendue à un cerceau, était tombée d'environ quatre mètres sur la glace de la Vaudoise aréna. L'enquête a permis de déterminer la cause technique de sa chute, à savoir la mauvaise installation du treuil qui la hissait dans les airs, mais pas d'éventuelles responsabilités humaines.

Il revient au Tribunal de police de Lausanne de juger cinq prévenus qui pourraient avoir fait preuve de négligence: le mari de la victime et quatre responsables d'une entreprise alémanique d'événementiel. Tous doivent répondre de lésions corporelles graves par négligence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Sodomie mortelle devant le Tribunal criminel de Genève

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Le Tribunal criminel de Genève se penche sur le cas d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne en lui infligeant une pénétration anale violente qui a entraîné une hémorragie mortelle (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le procès d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne s'est ouvert lundi matin devant le Tribunal criminel de Genève. Le prévenu est poursuivi pour l'avoir sodomisée violemment, avec son poing ou un objet, entraînant une hémorragie mortelle.

L'affaire se passe sur fond de disputes virulentes, de soupçons mutuels de jalousie, de différents financiers et de consommation d'alcool. Après des heures passées à boire ce 24 mars 2023, la victime, alors âgée de 41 ans, va faire une sieste. Selon l'accusation, son compagnon lui inflige alors une pénétration anale avec son poing ou une bouteille sur lesquels des traces de matières fécales ont été retrouvées.

Plusieurs lésions internes profondes causent une hémorragie immédiate et massive. Devant le tribunal, le prévenu a déclaré avoir pensé que sa compagne avait ses règles, souvent abondantes. Il a nettoyé le sang et tardé à appeler les secours. La victime est morte après cinq à quinze minutes d'agonie. "Je ne sais pas ce qui s'est passé, encore aujourd'hui", a affirmé le quadragénaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

A Renens, un ancien EMS donne un toit à des personnes précaires

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Les personnes qui bénéficieront de ces logements sont pour la plupart des salariés (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Renens, l'ancien EMS de l'Oriel est appelé à devenir un établissement psychosocial médicalisé (EPSM). En attendant les transformations, il accueille 24 personnes vulnérables ou ménages de l'Ouest lausannois qui n'arrivent pas à trouver un logement.

"Peut-on encore se permettre, en 2026, de laisser un bâtiment vide pendant plusieurs années alors que tant de personnes peinent à se loger", demande Eliane Bovitutti, directrice du pôle santé mentale de la Fondation de l'Orme, citée lundi dans un communiqué.

La Fondation et l'Association régionale pour l'action sociale dans l'Ouest lausannois (Arasol) ont uni leurs forces pour proposer une réponse rapide et concrète à la pénurie de logements. Depuis août, et pour une durée de deux ans, l'ancien EMS offre ainsi à des personnes fragilisées un lieu de vie stable et sécurisé.

Autonomes financièrement

Les personnes qui bénéficieront de ces logements sont pour la plupart salariées et autonomes financièrement. Leur revenu est trop élevé pour accéder à certaines aides sociales, mais pas suffisamment conséquent pour répondre aux exigences du marché locatif actuel.

Les chambres seront proposées à un loyer moyen de 680 francs par mois charges en sus, permettant de couvrir les frais d'exploitation tout en restant accessibles aux personnes concernées, détaille le communiqué. Un étage sera dédié aux familles, un autre réservé aux femmes et deux autres destinés aux hommes. Enfin, un étage accueillera les travailleurs sociaux chargés de la gestion du lieu.

Source d'inspiration

L'Arasol espère que cette solution pragmatique inspirera d'autres propriétaires institutionnels. L'ancien EMS doit subir d'importantes transformations. Entre appels d'offres, choix des mandataires, délais administratifs et éventuels recours, près de deux ans peuvent s'écouler avant le démarrage des travaux, explique la Fondation.

La pénurie de logements est particulièrement préoccupante dans l'Ouest lausannois. Entre 2020 et 2025, les procédures d'expulsion ont augmenté de 110%. L'an dernier, 48 expulsions forcées ont été programmées, dont 24 ont effectivement conduit à une perte de logement. Le taux de vacance s'élève à 0,47% dans l'Ouest lausannois, contre 0,89% pour l'ensemble du canton de Vaud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Retrait de la nationalité suisse pour avoir planifié des attentats

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Le TAF confirme le retrait de la nationalité suisse d'un homme résidant dans le canton de Vaud, et condamné en France pour avoir fomenté des attentats (KEYSTONE/Gaetan Bally) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La nationalité suisse d'un homme se réclamant de l'Etat islamique lui a été retirée, a confirmé le Tribunal administratif fédéral. L'homme avait été condamné à 15 ans de prison par la justice française pour avoir fomenté des attentats.

L'homme est originaire de Bosnie-Herzégovine, où il est né il y a 36 ans. Naturalisé suisse en 2000, il a longtemps vécu à Yverdon-les-Bains (VD).

En janvier 2021, il a été condamné par la Cour d'assises de Paris, pour avoir planifié des attentats sur le sol français, notamment à Nice, en se réclamant de l'Etat islamique. Il purge actuellement 15 ans de prison.

Par décision de mai 2021, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) lui a retiré la nationalité suisse, en raison des graves crimes commis dans le cadre d'activités terroristes. Il a nui aux intérêts et entaché la réputation de la Suisse.

Une décision confirmée par le Tribunal administratif fédéral (TAF), dans une décision publiée lundi, susceptible de recours au Tribunal fédéral.

(arrêt F-4395/2021 du 12 août 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'ancien grand mufti proche d'Assad condamné à la perpétuité

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L’ancien grand mufti de Syrie sous le président déchu Bachar al-Assad, Ahmad Badreddine Hassoun, est assis dans le box des accusés avant qu’un tribunal ne le condamne à la prison à vie au Palais de justice de Damas, en Syrie lundi. (© KEYSTONE/AP/Ghaith Alsayed)

La justice syrienne a condamné lundi à la prison à perpétuité l'ancien grand mufti Ahmed Badreddin Hassoun, en poste sous le pouvoir du président déchu Bachar el-Assad, notamment pour incitation à la haine confessionnelle et abus de fonction.

Il s'agit du premier jugement rendu contre un responsable religieux dans le cadre des procès intentés contre Bachar al-Assad et des personnalités qui lui étaient liées.

Cette condamnation est la dixième d'une figure du pouvoir d'Assad par les nouvelles autorités syriennes. L'ancien grand mufti, qui a occupé ce plus haut poste religieux pendant plus de 16 ans, était connu pour sa proximité avec le président déchu, et ses apparitions répétées à ses côtés lors d'occasions religieuses.

Le tribunal de Damas a condamné l'accusé, en sa présence, à la prison à perpétuité pour avoir "attisé la guerre civile et les affrontements confessionnels".

Il a également prononcé à son encontre d'autres peines de prison allant de trois à 20 ans pour "incitation intentionnelle au meurtre", "participation directe" à des meurtres, et pour avoir attisé les "haines confessionnelles et raciales".

Biens confisqués

Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des biens de l'ancien mufti.

Le 11 août, l'ex-président - qui a fui en Russie à sa chute en décembre 2024 - son frère Maher et cinq ex-responsables sécuritaires ont été condamnés par contumace à la peine de mort pour crimes commis durant la guerre civile (2011-2024).

La justice syrienne a en outre condamné à mort, en leur présence, l'ancien responsable sécuritaire Atif Najib, ainsi que Wassim el-Assad, cousin du président déchu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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