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AVS: vers un accord sur les compensations

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Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans sera accompagné de compensations pour les neuf premières générations concernées (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Parlement s'approche d'un accord sur les compensations au relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans. Mardi, le National a adopté un compromis prévoyant une période transitoire de neuf ans. La Chambre des cantons se prononcera jeudi.

Les Chambres ont décidé de relever l'âge de la retraite des femmes à 65 ans. Les premières femmes concernées par cette hausse obtiendront un supplément de rente à vie. Mais des divergences subsistaient sur les modalités.

Mardi, le National s'est prononcé sur un compromis entre ce qu'il avait décidé au début des débats et la solution plus généreuse préconisée par le Conseil des Etats. Il s'agit d'un "modèle équilibré" qui reprend les neuf cohortes de femmes concernées et assouplit les conditions pour celles qui veulent prendre la retraite anticipée, a déclaré pour la commission Philippe Nantermod (PLR/VS).

Opposition des Vert.e.s

Les Vert.e.s ont répété leur opposition catégorique à cette réforme AVS tant que l'âge de la retraite des femmes est relevé à 65 ans. Ils ont promis de lancer le référendum. "Une femme sur dix vit dans la pauvreté à la retraite et on leur dit de travailler une année de plus, c'est inadmissible", a déclaré Léonore Porchet (Vert.e.s/VD).

Le ministre des assurances sociales Alain Berset a salué lui la nouvelle solution qui remplit les critères qui lui semblent importants. A savoir qu'il faut au moins qu'un tiers des économies réalisées grâce au relèvement de l'âge de la retraite soit réinvesti dans les compensations, que neuf générations de femmes en profitent et que le supplément soit versé en dehors du système de rente afin que toutes les femmes puissent en bénéficier.

Montants moins élevés

Le compromis adopté par le National prévoit donc comme le Conseil des Etats une période transitoire de neuf ans. Mais le supplément maximum serait de 140 francs par mois pour les femmes avec un revenu annuel déterminant jusqu’à 57'360 francs, de 90 francs jusqu’à 71'700 francs et de 40 francs dès 71'701 francs. Ces montants sont nettement moins élevés que dans la version des sénateurs.

Les députés reprennent le modèle progressif-dégressif préconisé par le Conseil des Etats, mais avec quelques ajustements. Le montant du supplément correspondrait à 25% la première année de l'augmentation de l'âge de référence (pour les femmes nées en 1960 si la loi entre en vigueur en 2023), 50% la deuxième, 75% la troisième, 100% les quatrième et cinquième années. Il diminuerait ensuite les quatre dernières années (81%, 63%, 44% et 25%).

Le supplément serait versé uniquement aux femmes qui travaillent jusqu’à l'âge de référence. Pour celles qui prendraient une retraite anticipée, au maximum trois ans avant, des conditions plus avantageuses seraient prévues pour celles au revenu modeste. Les deux mesures ne seraient donc pas cumulatives. Le Conseil des Etats veut lui verser le supplément quel que soit le moment de la retraite.

Enfin, comme le Conseil des Etats, les députés sont d’accord que 32% des économies réalisées grâce au relèvement de l’âge de la retraite des femmes (environ 320 millions par an) soit utilisé pour ces suppléments. Le supplément est octroyé en dehors du système de rente AVS et n'est donc pas soumis au plafonnement pour les femmes mariées.

Alternative PLR rejetée

Le National souhaite enfin ne pas prendre en compte le supplément de rente versé aux femmes de la transition lors du calcul des rentes complémentaires. Et le délai d'attente applicable à l'allocation pour impotent est réduit d'un an à six mois.

Par 167 voix contre 28, le National a donné sa préférence à ce paquet plutôt qu'à une alternative du PLR. Le projet de Regine Sauter (PLR/ZH) était légèrement moins pénalisant pour les femmes à bas revenu, mais le fait de limiter le nombre de cohortes à sept lui a été rédhibitoire.

Les députés ont aussi enterré une demande du PVL qui voulait coupler l'entrée en vigueur de la réforme AVS avec celle de la prévoyance professionnelle. La majorité a estimé qu'il ne fallait plus perdre de temps.

BNS: le National persiste

Quant au volet de la BNS, le National tient à ce que le bénéfice issu des intérêts négatifs soit intégralement reversé à l’AVS. Son bénéfice net restant continuerait d’être versé à hauteur de deux tiers aux cantons. La décision est tombée par 117 voix contre 77.

Le PLR, le Centre et le Conseil fédéral ne veulent rien entendre de cette idée, estimant cette mesure risque de réduire la marge de man½uvre monétaire de la banque centrale. Pour la majorité, ce financement n'est certes pas durable, mais est nécessaire aujourd'hui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Coronavirus

La Suisse compte 29'142 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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654 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 30,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 74,30%. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse compte mardi 29'142 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 14 décès supplémentaires et 125 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 24'602 cas, soit 4540 de moins. Le même jour, il dénombrait 16 décès et 129 hospitalisations supplémentaires.

654 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 30,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 74,30%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 76'619 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 38%, contre 36,9% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11.

Le variant Omicron représente 87,9% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 163'150 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 52'068 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Au total, 67,91% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,27%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 71,12% des personnes âgées de 65 ans et plus et 34,89% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 351'443, soit 4035,24 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'763'380 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 16'128'165 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'170 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 41'618.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

ZEFAL rappelle des bidons de vélo pour enfants

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Il n'est pas exclu que la valve des bidons concernés se détache, engendrant ainsi un risque d'étouffement pour l'enfant. (© )

ZEFAL SA rappelle certains bidons de vélo pour enfants en raison d'un risque d'étouffement. Les consommateurs concernés sont priés de ne plus utiliser ces articles.

Il n'est pas exclu que la valve des bidons concernés se détache, engendrant ainsi un risque d'étouffement pour l'enfant, précise mardi le Bureau fédéral de la consommation.

Les gourdes concernées ont été vendues entre janvier 2017 et janvier 2022 sous différentes variétés d’impressions et de couleurs. Elles portent l'inscription "ZEFAL" sur leur fond.

Les consommateurs qui possèdent l'un des bidons concernés sont invités à ne plus l'utiliser et à le jeter immédiatement, ou à suivre les instructions de retour sous https://www.zefal.com/fr/cms/67/rappel-LittleZ

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Près d'une centaine d'armes de l'armée suisse a disparu en 2021

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En 2021, parmi les 98 armes manquantes à l'appel, 82 ont été volées, selon les chiffres fournis par l'Armée suisse (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

En 2021, 98 armes à feu de l'armée suisse ont disparu, dont 76 fusils d'assaut. Les autres armes manquantes à l'appel sont des pistolets, la majorité du type 75. L'année précédente, le nombre d'armes perdues s'élevait à 70.

Parmi les 98 armes manquantes, 82 ont été volées, selon les chiffres fournis mardi par l'Armée suisse. Une autre a été détruite dans un incendie. L'origine de la disparition des 15 autres armes reste pour l'heure inconnue.

Les pertes d'armes ont de nouveau augmenté par rapport à 2020, mais restent en deçà du record de 2018 (107). Les raisons de cette hausse ne peuvent pas être clairement établies, selon Stefan Hofer, porte-parole de l'Armée suisse, qui invoque la mobilité accrue comme l'une des causes possibles.

L'an dernier, seules 15 armes ont été retrouvées, contre 22 en 2020. Un nombre nettement plus faible par rapport aux années précédentes, qui lui non plus ne s'explique pas. Selon le porte-parole, il n'est pas non plus possible d'établir un lien direct avec la pandémie.

Depuis 2009, l'armée a recensé au total 1036 armes manquantes. La plupart d'entre elles ont été rendues à l'armée par les polices cantonales, par exemple lorsqu'elles ont été retrouvées lors de leurs opérations ou remises à la police par des civils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Drogue mortelle, le tabac ne doit pas atterrir chez les jeunes

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Après les initiants, c'est au tour des politiciens de présenter leurs arguments pour l'initiative sur le tabac. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Produit addictif et néfaste, le tabac ne doit pas tomber entre les mains des jeunes. Un comité interpartis a plaidé mardi pour une restriction plus forte de la publicité, comme l'exige l'initiative sur le tabac soumise au peuple le 13 février.

"La raison d'être de la publicité est de conquérir de nouveaux consommateurs", a pointé le sénateur Hans Stöckli (PS/BE) devant les médias. Elle y parvient particulièrement bien auprès des jeunes, comme l'ont montré de nombreuses études, a complété Lilian Studer (PEV/AG). Le risque de se mettre à fumer augmente entre 30 et 46% lorsque les jeunes sont soumis à une publicité agressive.

Et ce d'autant plus que "la dépendance à la nicotine s'installe plus rapidement parmi la jeunesse", a rappelé Michel Matter (PVL/GE). Les publicistes ont donc investi de nouveaux espaces, comme Internet, les réseaux sociaux ou les festivals, où se trouvent les jeunes, a indiqué Jörg Mäder (PVL/ZH), également représentant à la Chambre du peuple.

Restrictions efficaces

A l'inverse, les restrictions publicitaires réduisent les incitations à fumer, a poursuivi Lilian Studer. Alors que la consommation de tabac stagne autour des 27% en Suisse, elle a baissé dans les pays ayant pris des mesures fortes.

La proportion de fumeurs a diminué de 6% au Royaume-Uni (entre 2011 et 2019) et en Irlande (entre 2013 et 2020), a donné en exemple la députée. En France, elle a baissé de 5% entre 2015 et 2019. Tous trois ont par exemple introduit le paquet neutre de cigarettes.

Pour Léonore Prochet (Vert-e-s/VD), la faiblesse des mesures suisses n'est pas un hasard. Le lobbyisme du tabac est extrêmement puissant. Membre de la commission de la santé publique, elle a tout de suite été approchée par ses représentants. Courriers et invitations à manger se sont multipliés. Lors de l'examen du contre-projet indirect à l'initiative, les parlementaires n'avaient donc pas que la protection de la santé des jeunes en tête.

S'il y a un consensus pour dire que la législation actuelle est obsolète, les moyens pour mieux les protéger diffèrent, a relevé Sidney Kamerzin (Centre/VS). Le contre-projet indirect, soutenu par le Conseil fédéral et le Parlement, veut interdire la publicité s'adressant aux jeunes. "L'initiative veut inverser ce mécanisme et autoriser la publicité adressée aux adultes."

Conséquences minimes

"La publication est omniprésente", a relevé Christina Bachmann-Roth, présidente des Femmes du Centre. Or les produits du tabac n'ont pas été conçus pour les enfants. Et de noter le conflit d'intérêts entre les investissements importants dans l'éducation des jeunes et les politiques laxistes en matière de publicité pour le tabac.

Parler de responsabilité individuelle des parents reviendrait à dire que la vaste majorité d'entre eux a échoué, a noté le médecin et élu PLR Jean-Daniel Schumacher. "Les parents n'ont pas le poids qu'on veut leur donner." En particulier pas à l'adolescence où les jeunes se distancient d'eux. "L'industrie du tabac vient alors les cueillir. Il faut empêcher ce processus."

La santé des enfants doit passer avant les intérêts de l'industrie du tabac, a plaidé Michel Matter. D'autant plus que les coûts générés par le tabagisme sont énormes. Quelque 9500 personnes décèdent des suites d'une maladie due au tabac chaque année en Suisse. Les coûts pour la santé s'élèvent à trois milliards de francs et à deux milliards pour l'économie.

"L'industrie du tabac est certes pourvoyeuse d'emplois. Mais 80% de la production est exportée", a encore souligné le conseiller national et médecin. "Les restrictions de la publicité auraient des conséquences minimes."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Plus de 200 millions de colis acheminés en un an, un record

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L'augmentation du volume des colis est due au commerce en ligne. Ce dernier s’est en effet fortement développé sous l’impulsion des restrictions liées au coronavirus et du télétravail. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Poste a acheminé 202,1 millions de colis en 2021, un record dans l'histoire de l'entreprise et une hausse de 9,6% par rapport à 2020. Du côté des lettres, la baisse se poursuit avec 1,811 milliard de missives distribuées, soit 3,3% de moins que l'année précédente.

Pour assurer ses prestations, la Poste a créé, en 2021, 809 postes à plein temps supplémentaires dans le secteur logistique, précise mardi l'entreprise. Celle-ci salue "l’engagement exceptionnel" de ses collaborateurs "en ces temps difficiles".

L'augmentation du volume des colis est due au commerce en ligne. Ce dernier s’est en effet fortement développé sous l’impulsion des restrictions liées au coronavirus et du télétravail.

Le bond a été de 9,6% en comparaison avec la première année de pandémie (2020: 184,4 millions de colis). Par rapport à 2019, ce taux grimpe même à environ 35%. La dynamique est inverse du côté des lettres, dont le volume total a diminué d'environ 30% au cours des 10 dernières années.

Cette évolution conforte la Poste dans sa décision d’avoir regroupé sur le plan organisationnel le traitement des lettres et des colis début 2021. Ce regroupement au sein d’une même unité logistique préserve des emplois et assure une flexibilité en cette période extraordinaire, constate l'entreprise.

Doubler les capacités de tri

La Poste table également sur une augmentation du volume des colis à l’avenir. Pour y faire face, elle entend doubler les capacités de tri d’ici 2030. Concrètement, le géant jaune investira d’ici là environ 1,5 milliard de francs supplémentaires dans le développement de son infrastructure de tri et de distribution.

Cela implique notamment le développement et la modernisation des centres existants, mais aussi la construction de nouveaux centres colis régionaux. La Poste prévoit aussi de créer environ 1500 postes en plus d’ici 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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