Les fêtes des longues soirées d'été ont souvent, dans les parcs ou ailleurs, un corollaire pénible, le littering. La Communauté d'intérêts pour un monde propre (IGSU) livre un aperçu des mécanismes psychologiques à l'origine de l'abandon de déchets.
Qu'est-ce qui conduit des individus à abandonner des déchets sur la voie publique (littering)?
IGSU: Il n’existe pas une cause principale unique, mais une combinaison de différents facteurs. La commodité, le manque de conscience du problème, l’habitude, l’indifférence ou encore le désir de provoquer jouent un rôle. Le contexte est souvent déterminant: l’influence du groupe, la consommation d’alcool, l’obscurité, la présence de déchets déjà abandonnés ou l’absence de contrôle social favorisent ce comportement.
Dans quelle mesure un environnement déjà jonché de déchets influence-t-il les comportements?
L’environnement exerce une influence évidente. La présence de déchets au sol donne le signal que le littering est habituel à cet endroit, ce qui favorise de nouveaux abandons. A l’inverse, un environnement propre renforce la norme menant à une élimination correcte des déchets. Un nettoyage régulier est donc essentiel, même s’il est impossible d’en quantifier précisément l’effet.
Existe-t-il des groupes sociaux plus enclins que d'autres au littering?
Non, ça ne peut pas être attribué à certains groupes de population en particulier. Le contexte est plus important: vie nocturne, amis, alcool, sentiment d'anonymat et type d'endroit (par exemple les zones de pique-nique, les abords des établissements de vente à l’emporter ou les rues). L’IGSU concentre donc son action sur ces lieux sensibles plutôt que sur certaines catégories d’âge.
Quels types de produits sont moins susceptibles d'être perçus comme des déchets?
Des perceptions erronées influencent les comportements. Les mégots de cigarettes, par exemple, sont parfois considérés comme anodins en raison de leur petite taille ou de la croyance erronée selon laquelle ils seraient biodégradables. Le problème fondamental tient toutefois au comportement et non au matériau: une peau de banane abandonnée dans un parc urbain n’est pas moins dérangeante qu’un déchet en plastique.
Comment les auteurs justifient-ils, à leurs yeux, leur comportement?
Par des rationalisations typiques, comme le rejet de la responsabilité ("Il n’y a pas assez de poubelles"), la banalisation ("Tout le monde le fait"), la minimisation ("Il existe des substances toxiques bien pires") ou encore l’argument selon lequel les services publics de nettoyage sont de toute façon financés par les impôts.
Quelles sont les mesures les plus efficaces contre le phénomène?
Des incitations adaptées à la situation, semblables à des "nudges", comme des flèches indiquant les poubelles, des slogans amusants, des stations de tri ou des dispositifs ludiques, ont permis de réduire le littering de 31 à 38% dans différentes études. Une combinaison d'échanges personnels avec une sensibilisation et de poubelles humoristiques est la mesure la plus efficace. Cela permet de réduire de près de 50% le phénomène. L’essentiel est de mettre en place en permanence un ensemble de mesures plutôt que des actions ponctuelles.
Comment les poubelles doivent-elles être conçues et disposées?
Elles doivent être bien visibles, facilement accessibles, pratiques à utiliser et situées à proximité de l’endroit où les déchets sont produits. Des couleurs vives et des cendriers situés à moins de six mètres favorisent leur utilisation.
Quelle est l’efficacité des amendes?
Elles fixent une limite sociale claire, mais leur application est difficile puisque l’infraction doit être constatée. Elles sont surtout efficaces lorsqu’elles sont associées à des infrastructures adaptées, à des actions de sensibilisation et à des approches "ludiques".
Quels messages fonctionnent le mieux: ceux qui culpabilisent ou ceux qui mettent en avant des normes positives?
Les messages positifs, humoristiques et courtois obtiennent de meilleurs résultats. Une expérience menée dans des gares a montré que les affiches humoristiques (-58%) et celles axées sur l’environnement (-64%) réduisaient bien davantage le littering que les injonctions autoritaires.
Comment mesurer à long terme le succès des mesures anti-littering?
Il est pratiquement impossible de mesurer le fléau de manière exhaustive. L’IGSU réalise chaque année des enquêtes sur la perception de la population. Alors qu’en 2015, 25% des personnes interrogées estimaient que le littering était "important" ou "plutôt important", cette proportion est tombée à 12,5% en 2025.
L'abandon sauvage de déchets a-t-il augmenté au fil du temps?
Oui. L’augmentation de la mobilité, de la nourriture emportée et de l’utilisation intensive de l’espace public a entraîné une progression du littering à la fin des années 1990, et plus particulièrement dans les années 2000.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
JP. Bieler
23 janvier 2024 à 21 h 59 min
Bonjour
Comme la 13ème rente n'est pas forcement assurée lors des votations au mois de mars 2024, le conseil fédéral devrait au moins faire une contre proposition comme suit:
13ème rente à 50% à partir de 70 ans au lieu dès 65 ans. Raison les premières 5 ans les rentes sont encore assez bien ajustées au renchérissement et aux coûts de la vie.
Dès 80 ans, la 13ème rente sera versée à 100%.
Ce procédé pour sauver une partie de la 13ème rente et assurer les rentiers qui sont déjà 15 ans sans toucher une compensation
de la vie chère. Que pense AVIVO ?
Merci de votre prise de position.
JP. Bieler