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Suisse

"Respect et solidarité": l'Avivo milite pour une 13e rente AVS

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L'Avivo, représentant les intérêts des aînés, milite en faveur de l'initiative pour une 13e rente AVS. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les aînés, qui ont travaillé toute leur vie, méritent d'être soutenus et reconnus, selon l'Avivo, l'Association de défense et de détente des retraités. Elle défend l'initiative des syndicats pour une 13 rente AVS, en votation le 3 mars, qui est "indispensable".

"On mesure la valeur d'une civilisation à la place qu'elle accorde à ses aînés", a déclaré mardi en conférence de presse à Berne Claude-Alain Kleiner, président d'Avivo Neuchâtel. Et de parler de "respect et de solidarité, deux axes majeurs d'un vivre-ensemble qui semble se déliter" et "garants de la paix sociale dans notre pays".

L'Avivo milite en faveur d'une vie digne pour ses membres et tous les retraités. Or de très nombreux seniors se trouvent dans des situations financières précaires, l'AVS ne suffisant pas à couvrir leurs besoins vitaux. C'est une occasion historique de dire oui à une réelle amélioration de la qualité de vie des aînés, avance l'association.

Femmes particulièrement touchées

Tout augmente, sauf les rentes, selon Martin Rothenbühler, président d'Avivo Berne, citant les primes maladies, les loyers, les prix des transports publics ou encore le prix d'un café. Plus de 300'000 personnes vivent en Suisse au niveau du seuil de pauvreté ou en-dessous, a relevé l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Béatrice Métraux, présidente d'Avivo Vaud.

Et 200'000 seniors vivent avec 2279 francs par mois, a-t-elle continué. Les opposants à l'initiative disent de faire appel aux prestations complémentaires, or "c'est un parcours du combattant" administratif pour les obtenir. "Cela bloque les retraités et il y a aussi une certaine honte à aller quémander", a estimé Mme Métraux.

"En moyenne nationale, 16-17% des retraités auraient mathématiquement droit à des prestations complémentaires mais n'en ont pas."

La précarité touche particulièrement les femmes, a complété Annette Zimmermann, vice-présidente d'Avivo Suisse. Les femmes retraitées n'ont pas la rente AVS maximale en raison d'emplois faiblement rémunérés qui ne leur ont pas permis de cotiser suffisamment ou en raison d'une "carrière non uniforme" avec l'éducation de leurs enfants. Elles touchent en moyenne moins de 3500 francs par mois, soit 17'000 francs de moins que les hommes par année, selon Mme Zimmermann.

Helena Kasper, de la Jeunesse socialiste de Bâle-Ville, a aussi parlé de "solidarité". "En tant que jeune génération, on doit soutenir la génération plus âgée."

Contre la retraite à 66 ans

L'Avivo a rejeté les arguments des opposants "qui prédisent la ruine de l'AVS", soulignant la solidité des finances de celle-ci. D'ici à 2030, les réserves seront plus que confortables. Et en cas de besoin, des pistes de financement sont possibles.

L'association refuse par contre l'initiative des Jeunes PLR, aussi en votation le 3 mars, pour relever l'âge de la retraite à 66 ans avant de le lier à l'espérance de vie. Elle compte près de 20'000 membres répartis en 31 sections.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

1 commentaire

1 commentaire

  1. JP. Bieler

    23 janvier 2024 à 21 h 59 min

    Bonjour
    Comme la 13ème rente n'est pas forcement assurée lors des votations au mois de mars 2024, le conseil fédéral devrait au moins faire une contre proposition comme suit:
    13ème rente à 50% à partir de 70 ans au lieu dès 65 ans. Raison les premières 5 ans les rentes sont encore assez bien ajustées au renchérissement et aux coûts de la vie.
    Dès 80 ans, la 13ème rente sera versée à 100%.
    Ce procédé pour sauver une partie de la 13ème rente et assurer les rentiers qui sont déjà 15 ans sans toucher une compensation
    de la vie chère. Que pense AVIVO ?
    Merci de votre prise de position.
    JP. Bieler

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Economie

Le canton de Berne présent en nombre au Marché-Concours

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Le conseiller fédéral Albert Rösti est arrivé en calèche sur le site du Marché-Concours. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le conseiller fédéral Albert Rösti est arrivé en calèche dimanche sur le site du Marché-Concours. Sur la route menant à Saignelégier, des autonomistes jurassiens ont déployé des banderoles à l'effigie du village de Belprahon, qui avait décidé en 2017 de rester bernois.

En 121 éditions, Berne est hôte d'honneur du Marché-Concours pour la première fois. C'est le seul canton suisse à n'avoir jamais eu ce statut.

Des autonomistes jurassiens souhaitent profiter de cette journée pour faire entendre leurs revendications. Deux banderoles concernant le village de Belprahon ont été déployées le long de la route menant à Saignelégier, a constaté un journaliste de Keystone-ATS. La première indique simplement "Belprahon", le "A" et le "H" formant un drapeau jurassien. Sur la seconde, il est écrit "Libérons Belprahon".

Ce village situé à côté de Moutier avait refusé en 2017, lors d'un vote très serré, de devenir jurassien.

Le Groupe Bélier n'a, lui, pas annoncé d'action spectaculaire.

La partie officielle à la mi-journée prévoit notamment un discours d'Albert Rösti.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Des poubelles de couleur vive aident à combattre le littering

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Souvent, le littering appelle le littering. D'où l'intérêt de ramasser rapidement même les plus petits déchets. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les fêtes des longues soirées d'été ont souvent, dans les parcs ou ailleurs, un corollaire pénible, le littering. La Communauté d'intérêts pour un monde propre (IGSU) livre un aperçu des mécanismes psychologiques à l'origine de l'abandon de déchets.

Qu'est-ce qui conduit des individus à abandonner des déchets sur la voie publique (littering)?

IGSU: Il n’existe pas une cause principale unique, mais une combinaison de différents facteurs. La commodité, le manque de conscience du problème, l’habitude, l’indifférence ou encore le désir de provoquer jouent un rôle. Le contexte est souvent déterminant: l’influence du groupe, la consommation d’alcool, l’obscurité, la présence de déchets déjà abandonnés ou l’absence de contrôle social favorisent ce comportement.

Dans quelle mesure un environnement déjà jonché de déchets influence-t-il les comportements?

L’environnement exerce une influence évidente. La présence de déchets au sol donne le signal que le littering est habituel à cet endroit, ce qui favorise de nouveaux abandons. A l’inverse, un environnement propre renforce la norme menant à une élimination correcte des déchets. Un nettoyage régulier est donc essentiel, même s’il est impossible d’en quantifier précisément l’effet.

Existe-t-il des groupes sociaux plus enclins que d'autres au littering?

Non, ça ne peut pas être attribué à certains groupes de population en particulier. Le contexte est plus important: vie nocturne, amis, alcool, sentiment d'anonymat et type d'endroit (par exemple les zones de pique-nique, les abords des établissements de vente à l’emporter ou les rues). L’IGSU concentre donc son action sur ces lieux sensibles plutôt que sur certaines catégories d’âge.

Quels types de produits sont moins susceptibles d'être perçus comme des déchets?

Des perceptions erronées influencent les comportements. Les mégots de cigarettes, par exemple, sont parfois considérés comme anodins en raison de leur petite taille ou de la croyance erronée selon laquelle ils seraient biodégradables. Le problème fondamental tient toutefois au comportement et non au matériau: une peau de banane abandonnée dans un parc urbain n’est pas moins dérangeante qu’un déchet en plastique.

Comment les auteurs justifient-ils, à leurs yeux, leur comportement?

Par des rationalisations typiques, comme le rejet de la responsabilité ("Il n’y a pas assez de poubelles"), la banalisation ("Tout le monde le fait"), la minimisation ("Il existe des substances toxiques bien pires") ou encore l’argument selon lequel les services publics de nettoyage sont de toute façon financés par les impôts.

Quelles sont les mesures les plus efficaces contre le phénomène?

Des incitations adaptées à la situation, semblables à des "nudges", comme des flèches indiquant les poubelles, des slogans amusants, des stations de tri ou des dispositifs ludiques, ont permis de réduire le littering de 31 à 38% dans différentes études. Une combinaison d'échanges personnels avec une sensibilisation et de poubelles humoristiques est la mesure la plus efficace. Cela permet de réduire de près de 50% le phénomène. L’essentiel est de mettre en place en permanence un ensemble de mesures plutôt que des actions ponctuelles.

Comment les poubelles doivent-elles être conçues et disposées?

Elles doivent être bien visibles, facilement accessibles, pratiques à utiliser et situées à proximité de l’endroit où les déchets sont produits. Des couleurs vives et des cendriers situés à moins de six mètres favorisent leur utilisation.

Quelle est l’efficacité des amendes?

Elles fixent une limite sociale claire, mais leur application est difficile puisque l’infraction doit être constatée. Elles sont surtout efficaces lorsqu’elles sont associées à des infrastructures adaptées, à des actions de sensibilisation et à des approches "ludiques".

Quels messages fonctionnent le mieux: ceux qui culpabilisent ou ceux qui mettent en avant des normes positives?

Les messages positifs, humoristiques et courtois obtiennent de meilleurs résultats. Une expérience menée dans des gares a montré que les affiches humoristiques (-58%) et celles axées sur l’environnement (-64%) réduisaient bien davantage le littering que les injonctions autoritaires.

Comment mesurer à long terme le succès des mesures anti-littering?

Il est pratiquement impossible de mesurer le fléau de manière exhaustive. L’IGSU réalise chaque année des enquêtes sur la perception de la population. Alors qu’en 2015, 25% des personnes interrogées estimaient que le littering était "important" ou "plutôt important", cette proportion est tombée à 12,5% en 2025.

L'abandon sauvage de déchets a-t-il augmenté au fil du temps?

Oui. L’augmentation de la mobilité, de la nourriture emportée et de l’utilisation intensive de l’espace public a entraîné une progression du littering à la fin des années 1990, et plus particulièrement dans les années 2000.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Sion favori contre Vaduz

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Winsley Boteli et Sion veulent aller de l'avant en championnat (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 3e journée de Super League se termine dimanche avec quatre matches. Seul Romand en lice, Sion reçoit Vaduz.

Opération trois points pour les Valaisans face à des Liechtensteinois bredouilles après les deux premières journées. Mais les Sédunois doivent digérer leur voyage européen en Arménie et leur nul 2-2 jeudi.

Par chance, les Valaisans affrontent une équipe de Vaduz elle aussi engagée en Coupe d'Europe et qui a dû se déplacer en Finalnde. Les joueurs de Didier Tholot ont quand même l'avantage vu que Vaduz a perdu ses deux premiers matches pour son retour en Super League.

Les trois autres rencontres verront Bâle recevoir le champion Thoune et les deux autres leaders Lugano et St-Gall accueillir respectivement Zurich et Lucerne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Soumission chimique: Baume-Schneider veut améliorer la protection

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La violence à l'égard des femmes est un problème structurel présent dans l'ensemble de la société, estime Elisabeth Baume-Schneider (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La conseillère fédérale en charge de la santé, Elisabeth Baume-Schneider, appelle à une meilleure protection contre les violences sexuelles commises à l'aide de substances chimiques. "Nous devons améliorer la prévention et l'information", déclare-t-elle.

Le grand public n'avait jusqu'à présent pas suffisamment conscience que des cas de soumission chimique pouvaient également se produire à domicile, remarque Mme Baume-Schneider dans un entretien publié dimanche par le SonntagsBlick, faisant allusion à une affaire impliquant un ancien député en Argovie. D'autres cas vont probablement être révélés, ajoute-t-elle.

Si la loi sur les stupéfiants interdit déjà d'administrer des substances chimiques à une personne dans le but de la rendre sans défense et docile, "il y a certainement encore matière à amélioration", poursuit la cheffe du Département fédéral de l'intérieur (DFI).

"Il faut que les autorités pénales poursuivent ces actes avec rigueur", juge-t-elle. Les victimes ne doivent pas hésiter à demander de l'aide et à se rendre immédiatement à l'hôpital, relève encore la ministre socialiste. "Le problème, ce ne sont pas elles, mais l'auteur des faits".

Un problème structurel

Interrogée sur l'affaire impliquant un ancien élu UDC au Grand Conseil argovien, soupçonné d'avoir drogué et abusé sexuellement de plusieurs femmes et d'une mineure, Mme Baume-Schneider estime que "les deux femmes qui ont décidé de parler publiquement ont fait preuve d'un grand courage".

La violence à l'égard des femmes est un problème structurel présent dans l'ensemble de la société, note-t-elle. "La soumission chimique et les viols peuvent se produire partout, même lorsque les auteurs sont des citoyens suisses". Pour la socialiste jurassienne, un homme politique doit faire preuve d'un comportement plus exemplaire que de n'importe qui d'autre.

La Confédération a annoncé en février une stratégie nationale contre les violences domestiques et les violences sexistes. Le Département fédéral de l'intérieur et le Département fédéral de justice et police souhaitent regrouper les mesures prises jusqu'à présent dans une stratégie commune. Cette dernière devrait être lancée l'année prochaine, précise Mme Baume-Schneider.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Jean-Luc Bideau, monument du cinéma suisse célébré à Locarno

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L'acteur genevois Jean-Luc Bideau a été honoré par un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière devant une Piazza Grande à Locarno samedi soir. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Jean-Luc Bideau a reçu samedi sur la Piazza Grande un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière. A 86 ans, l'acteur genevois, avec une centaine de films au compteur, est salué pour un parcours marqué par son instinct, ses improvisations et ses rôles populaires.

"On a ce soir avec nous une vraie légende du cinéma, un artiste incomparable", a déclaré Giona Nazzaro, le directeur artistique du Festival du film de Locarno, en accueillant Jean-Luc Bideau sur la scène de la Piazza Grande.

"C'est grâce au cinéma suisse que j'existe", a déclaré l'acteur genevois au moment de recevoir son prix: "il m'a tant apporté". Et comme à son habitude, il a rendu hommage à son épouse Marcela: "une femme formidable qui m'a mis en scène".

Giona Nazzaro l'a ensuite pris dans ses bras comme il l'avait fait peu avant sur le tapis rouge. Les spectateurs de la Piazza ont pu également (re)voir brièvement des extraits de quelques-uns des films majeurs de Jean-Luc Bideau, qui se déplaçait avec une canne.

Soixante ans de carrière

Révélé notamment par Michel Soutter, Alain Tanner et Claude Goretta, Jean-Luc Bideau a incarné le renouveau du cinéma suisse des années 1970. De "La Salamandre" à "L'Invitation", en passant par des collaborations avec Claude Chabrol, Costa-Gavras ou des succès populaires comme "Et la tendresse ?... Bordel !" (1979) de Patrick Schulmann, son parcours a alterné cinéma d'auteur et productions grand public.

Il a aussi marqué la télévision française, notamment dans la série "H", tout en poursuivant une carrière théâtrale qui l'a conduit jusqu'à la Comédie-Française.

A Locarno, il présente également hors compétition "Ah que le bonheur est proche !" de François-Christophe Marzal, dans lequel il joue un acteur vieillissant qui interprète Don Quichotte au théâtre et voit sa mémoire lui jouer des tours. Dans la vraie vie, Bideau garde l'envie de tourner malgré la fatigue: "Je veux toujours tourner, mais je suis un peu épuisé", expliquait-il avant la cérémonie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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