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Avantage Karin Keller-Sutter et Viola Amherd

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Tous les regards sont tournés vers le Palais fédéral où se tiendra mercredi l'élection de deux membres du Conseil fédéral. (KEYSTONE/Peter Klaunzer) (©Keystone/PETER KLAUNZER)

Les jeux sont presque faits à Berne à la veille de l'élection de deux nouveaux conseillers fédéraux. Avec le soutien de l'UDC, du PS, des Verts, du PBD et du PVL, la libérale-radicale Karin Keller-Sutter part favorite. Le match est plus ouvert pour le PDC.

Après la dernière ronde d'auditions mardi devant les partis, la conseillère nationale démocrate-chrétienne valaisanne Viola Amherd semble néanmoins avoir l'avantage pour reprendre le siège vacant du PDC au Conseil fédéral face à la conseillère d'Etat uranaise Heidi Z'graggen.

Le PS n'a pas tranché entre les deux candidates du PDC, mais le parti a décidé de se réunir mercredi matin avant l'élection. On connaît la Valaisanne, moins Heidi Z'graggen. Il est donc logique de temporiser avant de prendre une décision, a dit Roger Nordmann, chef du groupe socialiste. "Il n'est pas impossible que l'on laisse la liberté de vote", a-t-il ajouté. Tout reste ouvert.

Viola Amherd et Heidi Z'graggen sont toutes deux d'excellentes candidates, au profil politique très proche, "deux femmes PDC des montagnes", a résumé Roger Nordmann. Alors que le choix de Karin Keller-Sutter s'est imposé à la quasi-unanimité, celui pour le PDC est plus délicat.

Le PS soutient Karin Keller-Sutter face au conseiller aux Etats nidwaldien Hans Wicki même si elle ne correspond pas au positionnement du parti, a dit le Vaudois. "Mais on sait qu'on peut travailler avec elle".

Liberté de vote

Le PLR laisse la liberté de vote pour le siège PDC. Il n'a pas choisi entre Viola Amherd et Heidi Z'graggen qu'il estime toutes deux éligibles. Le PDC ne donne pas non plus de recommandation pour les deux candidats libéraux-radicaux. Démocrates-chrétiens et libéraux-radicaux respecteront les tickets officiels et espèrent que les autres partis en feront de même.

L'UDC a déjà dévoilé ses cartes il y a une semaine. La majorité du groupe veut voir Heidi Z'graggen succéder à Doris Leuthard et Karin Keller-Sutter reprendre le flambeau de Johann Schneider-Ammann.

Les Verts ont eux aussi décidé de soutenir Karin Keller-Sutter. Ils n'ont en revanche pas tranché entre Heidi Z'graggen Viola Amherd. Il se dessine toutefois une majorité pour la seconde que l'on connaît mieux, a indiqué le chef du groupe Balthasar Glättli.

Les recommandations des Vert'libéraux sont un peu plus claires: ils soutiendront Karin Keller-Sutter et Viola Amherd, tout comme le PBD.

La favorite

Au jeu des pronostics, Karin Keller-Sutter, qui avait échoué il y a huit ans face à Johann Schneider-Ammann, est donc donnée favorite face à son challenger. Le parti n'a en outre pas eu de conseillère fédérale depuis Elisabeth Kopp.

A la sortie de son audition, la libérale-radicale a dit s'être présentée telle qu'elle est. À la question de savoir si elle était proche du but, la Saint-Galloise a répondu: "nous l'espérons". Hans Wicki a dit croire encore en ses chances d’être élu, mais a reconnu rester réaliste.

Quant à Viola Amherd, son expérience parlementaire est mise en avant par la plupart des partis. Elle est par ailleurs vice-présidente du groupe PDC.

Mais Heidi Z'graggen pourrait compter sur des soutiens à droite et jouer la carte environnementale pour grappiller des voix à gauche. L'Uranaise espère avoir marqué des points dans tous les partis lors des auditions. "Je suis curieuse de ce qui va arriver demain", a-t-elle déclaré.

Source ATS

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Economie

L'AVS et l'AI ont bouclé sur des résultats positifs en 2023

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L'AVS a bouclé 2023 sur des résultats positifs (image d'illustration). (© KEYSTONE/GORAN BASIC)

L'AVS et l'AI ont bouclé l'année 2023 sur des résultats de répartition positifs, tout comme le régime des APG. Ce malgré la grande instabilité des marchés financiers, note mardi l'organisme Compenswiss.

L'AVS termine l'exercice 2023 sur un résultat de répartition positif de 1,2 milliard de francs. Malgré la hausse des charges par rapport à l'année précédente, les produits de l'AVS, également en augmentation, ont dépassé les charges en 2023, écrit Compenswiss dans un communiqué. Le résultat d'exploitation s'élève à 2,9 milliards.

Le résultat de répartition de l'AI, à 50 millions de francs, est positif pour la deuxième fois consécutive depuis la fin du financement complémentaire de l'AI en 2018, poursuit Compenswiss. Le résultat d'exploitation se monte à 206 millions, ce qui ne permet encore aucune réduction de la dette de l'AI envers l'AVS.

Du côté des APG, le résultat de répartition est aussi dans le vert, à 173 millions. Le résultat d'exploitation est de 246 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Berne évalue l'audit sur l'UNRWA, financement toujours en suspens

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L'UNRWA vient en aide à la population en détresse de Gaza. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Le DFAE va "analyser en détail" le rapport d'experts indépendants sur l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans la bande de Gaza, publié mardi soir. Une décision sur le financement de l'agence sera prise ensuite.

La Suisse n'a pas versé à ce jour sa contribution 2024 de 20 millions de francs à l'UNRWA, a rappelé mercredi le DFAE à Keystone-ATS. Cette suspension, annoncée en janvier, est toujours valable.

"Le DFAE va désormais analyser en détail le rapport Colonna sur l'UNRWA et fera ensuite une évaluation globale. Avant toute décision sur le financement de l’UNRWA, les commissions de politique extérieure du National et des Etats seront consultées, comme l’a décidé le Parlement en décembre dernier", précise le département.

L'audit sur l'agence onusienne, publié mardi, a conclu que l'UNRWA a des "problèmes de neutralité" politique. Cependant, Israël doit encore fournir la "preuve" d'une éventuelle implication terroriste de certains membres de l'agence, ont ajouté les experts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Dépréciation des avoirs gelés russes: valeur de 5,8 milliards

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La valeur des avoirs russes gelés en Suisse s'est dépréciée sous l'effet des sanctions internationales (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La valeur des avoirs gelés russes en Suisse, à la suite des sanctions édictées dans le contexte de la guerre en Ukraine, se montait à 5,8 milliards de francs au 31 décembre 2023. Une année auparavant, elle s'élevait à 7,5 milliards, mais les titres se sont dépréciés.

A ces 5,8 milliards s'ajoutent 17 biens immobiliers de personnes physiques, d'entreprises ou d'entités visées par les sanctions, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Des voitures de sport et de luxe, des oeuvres d'art, du mobilier et des instruments ont aussi été gelés.

Les titres présentant un lien avec la Russie ont perdu en valeur sous l'effet des sanctions internationales. Le Seco précise que, dans le même temps, des gains de valeur à hauteur de 280 millions ont été enregistrés à la suite de la réévaluation de titres.

En 2023, grâce à des investigations et des clarifications, il a pu geler des avoirs à hauteur de 580 millions ainsi que deux biens immobiliers supplémentaires. Et des avoirs de 140 millions gelés préventivement ont été libérés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Pas d'alternative à l'adhésion à l'UE, selon Joseph Deiss

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Joseph Deiss reste un fervent partisan de l'UE. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss plaide pour une adhésion de la Suisse à l'Union européenne (UE), dans une interview mardi à la NZZ. Il faut, en l'état, négocier fermement, mais (au final), "seul un chemin mènera vers l'Europe: l'adhésion", dit-il.

En attendant, la Suisse, passe d'une solution provisoire à une autre, selon Joseph Deisss.

L'ancien ministre des Affaires étrangères ne craint pas d'être isolé avec sa position. Contrairement à l'opinion dominante, entrer dans l'UE "n'est pas un suicide mais représente au contraire un gain en matière de souveraineté", estime-t-il.

L'ex-conseiller fédéral fribourgeois PDC observe "des choses à faire se dresser les cheveux sur la tête", dans la politique européenne de la Suisse. Il pense à la liberté de circulation, où l'on confond "perfidement" selon lui les problèmes qu'il peut y avoir avec l'asile et le dossier de la main-d'oeuvre immigrée.

"Erreur historique"

Joseph Deiss déclare que les craintes émises lors de l'acceptation du premier paquet des bilatérales en 2000 en relation avec la liberté de circuler ne se sont pas avérées, au contraire: "Avons-nous connu davantage de chômage? Y a-t-il eu pression sur les salaires? Aucunement!".

L'ancien ministre constate plutôt qu'il existe en Suisse 100'000 postes non pourvus ainsi que 26'000 places d'apprentissage.

M. Deiss parle du rejet par le peuple de l'Espace économique européen (EEE) en 1992 comme d'une "erreur historique". Si la Suisse avait adhéré, "de nombreux problèmes que nous avons actuellement avec l'UE seraient résolus depuis longtemps", lance-t-il. "Notre erreur est que nous persistons à penser, en tant que non-membre, que nous aurions le droit d'être mieux traités que des membres de l'UE", ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

De plus en plus de personnes sans confessions et d'anglophones dans les villes suisses

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La proportion de personnes ressentant une appartenance à une religion traditionnelle est globalement en baisse. Cette tendance concerne toutes les religions, mais c’est chez les personnes de confession évangélique réformée qu’elle est la plus forte. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Trois quarts de la population suisse vit dans l'espace urbain, contre un tiers il y a 100 ans, indiquent les Statistiques des villes suisses. La proportion de personnes sans confession y a fortement crû depuis 2000. L'anglais comme langue principale progresse aussi.

La moitié de la population vit aujourd'hui dans les 170 villes représentées, près des trois quarts dans des régions urbaines et les agglomérations, détaille mardi la 85e édition de ces statistiques, qui a cette année pour thème principal "L'évolution de la population au fil du temps". Le nombre de résidents y a augmenté sans cesse depuis plus d'un siècle, à l'exception des années 1980, marquées par un exode urbain.

59,5% des citadins déclarent l'allemand comme langue principale, 22,8% le français. Si on considère les langues non nationales, l'on constate que l'anglais s'est fortement développé, constituant aujourd'hui la langue principale de 8,1% de la population résidante.

Environ un tiers des personnes se déclarent sans appartenance religieuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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