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2000 porcelets castrés sans anesthésie adéquate

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Un éleveur thurgovien sera sanctionné pour avoir castré près de 2000 porcelets sans anesthésie suffisante (archives). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Le Tribunal fédéral a rejeté la plainte d'un éleveur de porcs thurgovien qui n'avait pas suffisamment endormi ses porcelets avant de les castrer. Le canton prendra des sanctions pénales.

En janvier 2016, lors d'un contrôle non annoncé dans l'élevage, l'office vétérinaire thurgovien avait constaté de graves infractions à la loi sur la protection des animaux, écrit le Tribunal fédéral dans un arrêt publié lundi.

Le vétérinaire avait conclu qu'entre 2014 et 2016, près de 2000 porcelets sur 2600 avaient subi une castration sans anesthésie suffisante. De plus, l'intervention avait été effectuée par une personne non habilitée.

L'office vétérinaire a déclaré sur place à l'éleveur que ses manquements n'auraient pas de conséquences. Les autorités ne se sont aperçues que plus tard que des infractions similaires avaient été constatées lors de contrôles précédents, pas sanctionnées non plus. L'office s'est donc ravisé et a annoncé des suites pénales et administratives.

Dans une ordonnance d'avril 2016, l'office a répertorié les manquements de l'éleveur, le sommant d'effectuer lui-même à l'avenir les castrations ou de mandater une personne habilitée à les faire. L'homme a fait recours, mais le canton de Thurgovie l'a débouté.

L'ensemble des griefs rejeté

L'éleveur de porcs n'a pas eu plus de succès devant le Tribunal administratif cantonal et au Tribunal fédéral. Les juges de Lausanne ont rejeté l'ensemble de ses objections. Ils ont notamment retenu que les instances précédentes n'ont pas constaté les faits de manière arbitraire.

Pour établir le nombre de porcelets castrés sans être suffisamment endormis, les instances précédentes se sont basées sur un compteur monté sur l'appareil d'anesthésie. Selon le Tribunal fédéral, cette manière de procéder est admissible. Le compteur affichait moins d'un quart des castrations effectivement entreprises.

De plus, l'appareil d'anesthésie était si encrassé que l'écran a dû être nettoyé pour être lisible. Enfin, les boîtes où étaient placés les porcelets avant et après la castration renfermaient des bouts de carton et une souris morte desséchée. (Verdict 2C_307/2018 du 29.01.2019)

source ATS

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Economie

L'audit sur le prêt fédéral blanchit la direction d'Axpo

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L'audit effectué par Deloitte Suisse n'a pas révélé de lacune de la part de la direction du fournisseur d'électricité Axpo dans le cadre de la demande d'une ligne de crédit de quatre milliards de francs auprès de la Confédération. (archives) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Dévoilé lundi, l'audit effectué par Deloitte Suisse n'a pas révélé de lacune de la part de la direction de l'énergéticien Axpo dans le cadre de la demande d'une ligne de crédit de 4 milliards de francs auprès de la Confédération. Axpo n'a pas utilisé ces fonds.

Selon le rapport de Deloitte, demandé lors de l'assemblée générale extraordinaire du 20 décembre dernier et dont les actionnaires ont pris connaissance lundi, la demande de crédit intervenue dans le cadre de la crise énergétique a été effectuée de manière "professionnelle".

Elle a été motivée par un important besoin de liquidités en vue d'assurer la production d'électricité suisse face à des mouvements de prix exceptionnellement forts, relève le document publié par Axpo.

Deloitte Suisse met toutefois en exergue un "potentiel d'amélioration", poursuit le communiqué. Axpo entend examiner les propositions à ce titre et les mettre en ½uvre sous une forme appropriée. Les améliorations visées ne sont cependant pas détaillées.

Autres propositions acceptées

En parallèle à la prise de connaissance du rapport de Deloitte Suisse, les actionnaires d'Axpo ont approuvé toutes les propositions du conseil d'administration. Sur la base des conclusions de l'audit, ils ont ainsi notamment donné décharge à la direction.

L'examen mené par Deloitte s'ajoute à celui demandé par le conseil d'administration d'Axpo et réalisé par la société de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC). Celle-ci s'était tout particulièrement penché sur la gestion des risques du groupe énergétique et plus particulièrement les processus qui ont conduit à la demande de la ligne de crédit auprès de la Confédération.

Comme Axpo l'avait annoncé début décembre, les experts sont arrivés à la conclusion que le groupe énergétique avait géré les risques du marché l'an dernier de manière "appropriée et selon les normes usuelles de la branche".

Demandée par les cantons de Zurich - plus gros actionnaire d'Axpo avec les Forces motrices du canton de Zurich (EKZ) - et d'Argovie, la décision de procéder à un audit supplémentaire avait été acceptée à l'unanimité. Le catalogue de questions élaboré n'avait pas été dévoilé pour des raisons de protection des données.

Fin avril, le Conseil fédéral, inquiet d'un éventuel black-out, a proposé un mécanisme de sauvetage. Doté de 10 milliards de francs, il permet de fournir rapidement aux trois fournisseurs principaux Alpiq, Axpo et BKW des liquidités sous la forme de prêt.

Axpo a ainsi obtenu un crédit de quatre milliards de francs dans ce cadre. Au vu des énormes fluctuations de prix sur les marchés de l'énergie, l'aide demandée en urgence devait empêcher que le plus grand groupe énergétique suisse ne devienne insolvable et n'entraîne d'autres entreprises dans sa chute.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Genève Aéroport fait décoller ses résultats en 2022

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Le nombre de passagers passant par l'aéroport de Genève a plus que doublé en 2022, avec plus de 14 millions de voyageurs. Un résultat qui reste inférieur aux 17,9 millions enregistrés en 2019. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'aéroport de Genève a effacé sa perte sur l'exercice 2022. Le nombre de passagers doublé et la progression des mouvements aériens ont notamment porté les résultats de l'entreprise vers le bénéfice.

Au 31 décembre, Genève Aéroport affichait un bénéfice net de 46,3 millions de francs contre une perte de 88,9 millions en 2021, rapporte un communiqué mardi.

Le chiffre d'affaires a doublé à 423,1 millions. Les revenus aéronautiques ont suivi la même courbe (+130,7%), favorisés par la reprise du trafic aérien et par les redevances aéronautiques haussées le 1er juillet 2021 sur une année pleine, à 4,45 francs par passagers.

Les recettes non-aéronautiques, provenant des commerces, parkings et loyers, ont augmenté de 72,5%.

L'exploitant du tarmac de Cointrin avait publié mi-janvier les chiffres relatifs à sa fréquentation. Le nombre de passagers a plus que doublé (+137,8%) en 2022, avec plus de 14 millions de voyageurs. Ce résultat reste inférieur aux 17,9 millions enregistrés en 2019.

Réductions d'effectifs

Le total des atterrissages et décollages a atteint plus de 160'000 mouvements, une augmentation de 64,4% par rapport à 2021, mais 12,3% de moins qu'en 2019. Du côté de l'aviation d'affaires, la progression est de 16%.

La reprise du trafic aérien a entraîné des dépenses d'exploitation à hauteur de 264,7 millions. Au cours de l'année, l'aéroport a réduit ses effectifs, passant de 998 postes équivalents plein temps à 972. Les charges ont augmenté de 19,9 millions.

L'entreprise a mené 140 projets contre 75 l'exercice précédent, pour un investissement d'environ 60 millions.

Easyjet arrive en tête des compagnies aériennes opérant au sein de l'aéroport avec une part de marché de 49,6%, toujours loin devant Swiss à 11,5% et British Airways avec 4,7%. Les trois destinations les plus fréquentées sont Londres, Paris et Porto. Au total, 146 destinations sont désormais accessibles depuis Genève, contre 139 précédemment.

Genève Aéroport a retrouvé l'intégralité de son réseau long-courrier avec le retour d'Air China en février de l'exercice en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Nouveau record des brevets suisses en 2022

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Le groupe pharmaceutique Roche a déposé 650 demandes de brevets l'année dernière, suivi par ABB (419) et Nestlé (410). (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les demandes de brevets suisses ont continué de progresser l'année dernière en dépit des incertitudes mondiales. Le secteur des technologies médicales reste le plus actif dans le domaine.

En 2022, les demandes de protection de propriété intellectuelle déposées par les entreprises et instituts suisses auprès de l'Organisation européenne des brevets (OEB) ont augmenté de 5,9%, soit 9008 demandes, rapporte mardi un communiqué.

Le pourcentage de hausse dépasse le record de 2021 et se situe au-dessus de la croissance moyenne mondiale (+2,5%) et européenne (+0,1%), étaie l'institut basé à Munich.

Les dispositifs médicaux ont été les plus actifs, avec 34,6% de plus qu'auparavant, et devancent cette année encore les biens de consommations qui enregistrent une progression de 12,9%. Malgré un recul de 1,2%, les technologies de mesures remportent la troisième place.

Vaud en leader

Par entreprises, le groupe pharmaceutique Roche a déposé 650 demandes de brevets, suivi par ABB (419) et Nestlé (410).

Au niveau cantonal, Vaud a enregistré 1179 demandes, en hausse de 2,5%, suivi par Zurich avec 1119 demandes (+8,2%) et Bâle-Ville (1011, chiffre stable).

"La Suisse est à nouveau le pays qui dépose le plus de demandes par habitant", a souligné l'institut, selon lequel cet indicateur prouve que l'activité d'innovation est restée robuste en 2022 malgré le contexte économique et géopolitique difficile.

Au niveau mondial, l'OEB a enregistré au total 193'460 demandes de brevets déposées, en hausse de 2,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

Les HUG explorent le lien complexe entre bipolarité et créativité

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La Journée mondiale des troubles bipolaires c’est ce jeudi 30 mars. L’occasion pour les HUG d’organiser ce mardi un cycle de conférences pour les personnes concernées ou intéressées par ces troubles.

Le thème retenu cette année: Art’s mood, bipolarité et créativité. Une exposition d’œuvres réalisées par des artistes directement concernés par cette maladie est aussi organisée. "De la dépression à la manie : 1000 nuances de créativité" mais aussi "La vie, l’œuvre, les maladies et la réponse aux rêves de Vincent Van Gogh", le programme proposé est riche.

Leyla Goormaghtigh, auteure de “Je suis la nuit” fera aussi une lecture à deux voix de son livre. Cette artiste visuelle a été diagnostiquée bipolaire en 2010 après la naissance de sa fille.
Elle décrit, dans son livre, des hallucinations survenues lors d'épisodes de décompensation.

Leyla Goormaghtigh

Coucher sur le papier ses hallucinations a aidé cette autrice à se reconstruire.

Leyla Goormaghtigh

Dans son livre, Leyla Goormaghtigh s'attèle à la tâche avec ténacité pour rendre justice à son trouble et tenter de s'en libérer peu à peu. La délicatesse du crayonné côtoie le monstrueux. L'anecdote, le paysage fantastique. Le présent, l'ailleurs absolu. Elle a accepté de nous lire la quatrième de couverture de son livre.

Leyla Goormaghtigh

Ce cycle de conférences se tient dès 14h, ce mardi, sur le domaine de Belle-Idée.

 

 

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Genève

À l'hôpital des nounours, les enfants soignent leurs doudous

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Les enfants repartent avec des doudous en bonne santé et une moins grosse appréhension des hôpitaux.

C'est un hôpital qui ouvre une seule fois par an: l'hôpital des nounours. Il soigne les bobos des doudous et adoucit le monde médical auprès des enfants. 

Ils arrivent tous avec leurs doudous serrés sur le cœur. Salle du Faubourg à Genève, cette semaine, les enfants de 4 à 9 ans peuvent faire soigner leurs peluches préférées chez des nounoursologues. L'Hôpital des Nounours est un projet mené par les élèves en deuxième année de médecine.

Jasmine fabrique une pommade paillette pour sa poupée prénommée "Mabelle".

"Il a mal où ton doudou?" Les enfants sont accompagnés par des étudiants en santé, rebaptisés "nounoursologues" pour l'occasion. Ils sont vêtus d'une blouse blanche, certes, mais l’idée est justement de permettre aux enfants d’appréhender en douceur le monde médical, les piqûres terrifiantes, les aiguilles impressionnantes. Dans l'hôpital, il y a tout ce qu'il faut: pharmacie, blocs opératoires, IRM et un espace pour faire des plâtres aux doudous aux jambes cassées.

Reportage de Léna Ailloud

Laure, nounoursologue place finalement le hérisson est placé sous oxygène.

L'Hôpital des Nounours est un projet associatif de l'AMEG, l'association des étudiants en médecine de Genève. Les étudiants attendent toute cette semaine près de 3'000 petits visiteurs, dont la majorité d'écoliers Genevois. L'Hôpital des Nounours est ouvert à toutes et tous dès l'âge de 4 ans ce mercredi après-midi, samedi et dimanche mais pensez à vous inscrire.

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