A Genève, les suspicions de fraude électorale se dégonflent. C'est ce qu'a expliqué le Procureur général, Olivier Jornot, lors d'une conférence de presse donnée aujourd’hui. Il a indiqué qu'il n'avait, à ce stade de l’enquête, "aucun indice qu'une fraude électorale ait été commise". Ni "aucun indice que la votation actuellement en cours soit affectée par des vices résultant de manœuvre de fraude électorale".
Dans la foulée, le Conseil d'Etat a donné sa propre conférence de presse. Tour à tour, les membres de l’Exécutif présents ont martelé le message suivant: "Le processus électoral est garanti". Qualifiant ce dossier de "non affaire" et fustigeant "l'emballement politico-médiatique", le président du Conseil d'Etat, Antonio Hodgers a répété, comme il l'avait fait vendredi sur notre antenne, que "l'institution fonctionne":
La chancelière Michèle Righetti a explicité les mesures prises en vue des votations de dimanche:
Si aucune fraude n'est avérée, le Procureur général a tout de même, lors de sa conférence, souligné les manquements au sein du service des votations. Il a ainsi évoqué «des processus qui ne semblent pas toujours appliqués avec la rigueur qu’on pourrait attendre». Michèle Righetti défend le service:
Reste que l'embauche au sein d'un service d'un auxiliaire ayant un lien de parenté avec un membre de la direction peut surprendre. Antonio Hodgers répond à cette critique:
La commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, qui s'était auto-saisie de l'affaire, a indiqué qu'elle entendait "suivre de près l'évolution de la situation dans l'intérêt du bon fonctionnement des institutions et plus particulièrement du service des votations et élections".
Demain à 7h20, le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers sera l'invité de Radio Lac Matin.
@marie_prieur