Quatre personnes ont été condamnées dans une affaire de cyberharcèlement datant de 2022 contre la députée socialiste vaudoise Oriane Sarrasin. Elles l'ont été pour injures et l'une d'elles également pour menace. Dix autres personnes, identifiées par la justice, ont, elles, bénéficié d'un classement.
"Le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a procédé à ces condamnations le 23 juillet dernier", a indiqué vendredi Vincent Derouand, le porte-parole du Ministère public vaudois, confirmant une information de la RTS. Les peines prononcées vont de 1500 à 6000 francs d'amende avec sursis. Selon lui, aucune des décisions rendues n'a fait l'objet d'une opposition ou d'un recours, elles sont donc entrées en force.
En 2022, une interpellation déposée au Grand Conseil sur les sociétés de tir vaudoises et leur rapport aux femmes avait valu à Oriane Sarrasin, actuelle présidente du PS Vaud, de très nombreuses réactions négatives sur internet, y compris des menaces et des injures. La députée avait alors déposé une plainte contre X en novembre de la même année.
L'enquête pour trouver la véritable identité des auteurs et autrices de ces attaques a été longue. "Les mesures qui permettent d'identifier une personne sur internet sont limitées et il convient d'instruire en veillant à la proportionnalité des moyens mis en oeuvre", explique M. Derouand. "Dans le cas d'espèce et indépendamment de la bonne collaboration des sites concernés, les données disponibles, souvent une simple adresse e-mail ou une adresse IP, ne suffisent pas toujours à identifier un tiers", souligne-t-il.
Selon l'enquête de la RTS, derrière les messages problématiques, la police aurait découvert plusieurs retraités, hommes et femmes, des personnes en emploi aussi, sans aucun antécédent judiciaire. Lors de leurs auditions, l'ensemble des prévenus auraient exprimé des regrets et des excuses.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats