Manifestation No G7 : 549 personnes interpellées
Au lendemain de la manifestation « No G7 » à Genève, 549 personnes ont été interpellées. La gestion de l'événement par la police est vivement critiquée.
Manifestation No G7 : 549 personnes interpellées
Au lendemain de la manifestation « No G7 » à Genève, 549 personnes ont été interpellées. La gestion de l'événement par la police est vivement critiquée.
Au lendemain de la manifestation « NO G7» à Genève, le bilan fait état de 549 interpellations, dont 28 personnes ont été conduites au poste pour des vérifications. Trois individus ont été arrêtés pour des soupçons de dégradations sur des véhicules de police et l'usage d'engins pyrotechniques. La gestion de l'événement est vivement critiquée par le syndicat SSP, qui dénonce une utilisation excessive de gaz lacrymogène et appelle à la démission des responsables, notamment Mme Cast. Le Conseil d’État, quant à lui, juge le dispositif globalement satisfaisant malgré les débordements constatés, soulignant la proportionnalité de l’intervention policière face aux manifestants.
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Au lendemain de la manifestation Tirs au But, l’heure est au bilan du dispositif de maintien de l’ordre. 549 personnes ont été appréhendées hier, nous apprend la police aujourd’hui. Parmi elles, 28 ont été conduites dans des locaux de police ensuite pour des vérifications complémentaires et on a trois personnes qui ont également été arrêtées et auditionnées avant d’être relâchées. Alors qu’est-ce qu’on leur reprochait exactement ? Alors deux sont soupçonnés d’avoir tiré des engins pyrotechniques et une autre est soupçonnée d’avoir endommagé un véhicule de police.
Le dispositif policier mis en place pour ces contrôles est critiqué. Oui, de leur côté plusieurs manifestants dénoncent notamment un usage excessif de gaz lacrymogène. Que répondent les forces de l’ordre ? Alexandre Brahier, responsable du service communication et relations publiques de la police genevoise : 600 personnes déterminées, ce n’est pas tous les jours. On sait qu’ils profitent des cortèges avec quand même un nombre conséquent de personnes pour se dissimuler dans la masse. On sait qu’ils sont organisés, dès qu’une fois les déprédations faites, ils vont aller se disperser, ils vont changer de vêtements et c’est là qu’il faut amener une clarification je pense pour la population, en tout cas ceux qui se retrouvaient à la perle du lac, qui comprenaient pas forcément la manœuvre.
J’étais sur place, je peux vous dire que ça a duré plus d’une heure de pétards, de tir d’engins pyrotechniques, de gaz lacrymogène, donc celui qui n’avait pas senti, qui avait un petit problème dans le coin, qui n’avait pas entendu non plus les sommations, c’est qu’il était, il était pas là, on va dire, parce que tout était très audible.
Et si du côté de la coalition No G7, on se réjouit de la mobilisation, de la bonne ambiance du début de la manifestation hier, la colère est aussi présente aujourd’hui. La coalition reproche entre autres à la police la fameuse nass policière. Selon elle, 300 personnes se sont retrouvées coincées de 20h jusqu’à 6h ce matin, Mathilde Motet, secrétaire syndicale SSP et membre de la coalition No G7. Les personnes qui étaient dans le parc au moment où elles se sont fait piéger par la police étaient des personnes qui avaient travaillé toute la journée, qui mangeaient un sandwich, buvaient une bière à la fin de cette manif et qui se sont retrouvés pris au piège pour toute la nuit.
J’ai pu parler hier à quelques policiers. Apparemment, c’étaient des ordres qui venaient d’en haut. Maintenant, il s’agit de déterminer quelles sont les responsabilités réelles. Moi je pense que M. Jornot comme Mme Cast ont des responsabilités très claires, ont laissé faire ça. Au-delà d’une enquête externe, ce qu’il faut, c’est une démission et c’est la démission de Mme Cast, et qu’on puisse aussi déterminer réellement ce qui s’est passé parce que ça ne peut pas se reproduire.
Mathilde Motet, qui répondait à Solène Revillard, on précise aussi qu’un policier a été légèrement blessé pendant l’intervention. Et que dit le Conseil d’État ? Alors, il juge globalement positif ce dispositif de sécurité, même s’il reconnaît des violences et également des dégâts matériels lors de la manifestation hier. Mais il estime que ces incidences sont restées limitées. Interrogé également par nos confrères du Temps, Karoline Cast dit même que pour elle, ce dispositif de maintien de l’ordre a été proche de la perfection, le chef du département des institutions et du numérique, qui relève que l’action policière a été très proportionnée selon elle.
Merci beaucoup, Laurie. Ce truc en plus est à retrouver en podcast sur radiolac.ch.
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