Vacances : et si vous appreniez à ne rien faire ? Les conseils de François Michalon!
L’origine du mot vacances signifie "être vide". Pourtant, nous avons perdu ce sens en remplissant nos congés autant que nos journées de travail.
Vacances : et si vous appreniez à ne rien faire ? Les conseils de François Michalon!
L’origine du mot vacances signifie "être vide". Pourtant, nous avons perdu ce sens en remplissant nos congés autant que nos journées de travail.
Le mot "vacances" vient du latin "vacare", qui signifie "être vide" ou "inoccupé". À l'origine, ce terme ne désignait ni les voyages ni les valises, mais un vide à laisser exister. Aujourd'hui, nous avons perdu ce sens, remplissant nos congés autant que nos journées de travail, avec le sourire. Pourtant, pour beaucoup, les vacances ne sont pas un temps libre, mais une charge mentale qui change simplement de décor. Le vrai problème est que nous avons oublié de nous reposer. Il ne s'agit pas de remplir un temps libre à la place des autres, mais d'accepter de partir en vacances sans partir du tout. Restez chez vous, fermez l'agenda et acceptez de laisser place à un vrai vide.
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On poursuit encore quelques minutes avec de belles images comme d’habitude avec François Michalon. On parle de quoi ? Parce que là, on a parlé de charge mentale. On a vu à quel point les Américains et nos amis français sont un petit peu dans la mouise. Bon, à la limite, c’est toujours ça. Mais en ce qui concerne ce qui s’en vient, eh bien on va parler de vacances, puisque quelque part, on est à quelques jours des vacances. Alors, je dirais, je titrerai, les vacances, on se fait la mal qu’on ne vide jamais. C’est subtil. Ah oui, oui, oui. Donc, il y a une phrase qu’on entend de plus en plus en rentrant de congés : "J’ai besoin de vacances pour me reposer de mes vacances." On en rit, la preuve, mais quand on y réfléchit deux secondes, c’est quand même étonnant. On part pour se reposer et on revient fatigué.
Et c’est là que le mot lui-même devient intéressant. "Vacances" vient du latin "vacare", qui veut dire être vide, être inoccupé. À l’origine, ce mot ne parlait pas de voyage, ni de valises, ni de destination. Il parlait simplement d’un vide à laisser exister. Alors, on a gardé le mot, mais on a perdu le sens. Aujourd’hui, on remplit nos vacances autant que nos journées de travail, sauf qu’on le fait avec le sourire. Et pour certains, ce vide n’existe même plus du tout. Parce que dans beaucoup de familles, les vacances ne sont pas un temps libre, c’est une charge mentale qui change simplement de décor.
Avant de partir, il faut tout prévoir : valises, activités des enfants, budget, logement… Et puis une fois sur place, bah ça continue ! Repas, linge, organisation des journées, le conjoint qu’on relance pour qu’il s’implique un peu plus, et cetera, et cetera, et on appelle ça des congés. Pour beaucoup de femmes, c’est juste le bureau qui change d’adresse, sans le salaire. Et les chiffres confirment qu’on s’y prend mal : 70 % ou 70 % des femmes disent terminer leurs vacances fatiguées, contre 57 % des hommes. 53 % des femmes se disent stressées à leur retour, contre 39 % des hommes. Et 70 % ou 70 % d’entre elles ont du mal à vraiment se reposer pendant leurs congés, contre 52 % des hommes.
Donc, les millions de femmes préparent soigneusement les vacances de toute la famille chaque année et reviennent quand même épuisées. Donc, à un moment, il faut arrêter de chercher le défaut dans l’organisation. Le vrai problème, ce n’est peut-être pas qu’on prépare mal ses vacances, c’est qu’on a oublié ce que le mot lui-même nous disait depuis le début : se reposer. Ce n’est pas remplir un temps libre à la place des autres, c’est avoir le droit, soi aussi, qu’il reste vide. Alors, je vais vous proposer quelque chose d’un peu osé. La vraie solution, ce n’est peut-être pas une astuce de plus pour mieux répartir les tâches, c’est d’accepter, de temps en temps, de partir en vacances sans partir du tout. Restez chez soi, fermez l’agenda et appelez ça des vacances quand même. Pas par renoncement, par calcul.
Ça enlève déjà la moitié du poids, puisqu’il n’y a plus de valises à faire, ni trajet, ni de carburant, ni de logement à gérer à distance, et cetera. On a tendance à culpabiliser quand on ne fait rien, comme si c’était un échec, voire une faute de goût qu’on n’ose même pas avouer à ses collègues à la rentrée. Or, c’est tout l’inverse. C’est peut-être la seule façon de redonner au mot vacances son sens d’origine : un vide qu’on a enfin le droit de laisser vide.
C’était notre dernière chronique avant la pause de l’été, mon cher Frédéric. Alors, je vous souhaite, à vous et à vous tous, un vrai vide et on se retrouve à la rentrée, allégé et en pleine forme.
Mais ça, c’est un cours magistral ça ! C’est le bouquet final. Merci infiniment François, merci pour toute cette saison. Et puis, on se retrouve aux alentours de mi-août. Mi-août. Mi-août. Bye-bye.
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