Le paradoxe de l'engagement : faut-il boycotter Israël ?
Faut-il boycotter Israël ? Le chroniqueur s'interroge sur l'hypocrisie des indignations sélectives et la déshumanisation de notre société dans cette réflexion sur l'engagement politique et éthique.
Le paradoxe de l'engagement : faut-il boycotter Israël ?
Faut-il boycotter Israël ? Le chroniqueur s'interroge sur l'hypocrisie des indignations sélectives et la déshumanisation de notre société dans cette réflexion sur l'engagement politique et éthique.
Comment concilier ses engagements personnels avec les paradoxes géopolitiques actuels ? Le chroniqueur s'interroge sur le boycott d'Israël, soulignant l'incohérence entre les appels au boycott lors de la Coupe du monde et l'absence de réaction face aux massacres dans d'autres pays. Il dénonce une hypocrisie ambiante, où les indignations sont sélectives. À travers une anecdote poignante impliquant un adolescent blessé et l'indifférence des passants, il illustre la déshumanisation de notre société. En conclusion, il appelle à rester lucide et à ne pas se laisser aveugler par les apparences, tout en rappelant les prochains rendez-vous de l'émission, notamment le 4 juillet au Moulin Fabry à Satigny.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Bonsoir Delux ! Comment ne pas parler de lui ? Bah oui, j'allais vous le demander. Le G7 ? J'ai regardé les manifestations et les indignations certifiées conformes, mais moi, je crois que je suis complètement perdu. Pourquoi donc ? Parce que je trouve très bien de manifester son anti-capitalisme et son féminisme. Aucun problème avec cela, surtout quand Genève vient d'accepter deux dimanches d'ouverture de magasins. Ah, l'ironie, toujours l'ironie.
Ce que je saisis moins, Sophie, c'est de voir que des femmes engagées pour la cause féministe le seraient moins aux yeux des organisateurs parce qu'elles sont, par exemple, juives, russes ou comblent de l'horreur de droite. Je croyais que ça concernait toutes les femmes, moi. Autre ironie, c'est qu'en plein mois des fiertés, il y a eu une Gay Pride à Tel Aviv et pas par exemple, je sais pas, moi, au hasard, en Iran, au Qatar ou au Sénégal, tiens ! Et aucune de ces nations n'est boycottée à la Coupe du monde de football, comme Israël l'a été par la presse aux Jeux olympiques ou à l'Eurovision, alors même que les gays et les femmes sont maltraités ou assassinés. Je ne dis pas qu'on n'a pas le droit de boycotter Israël, je me demande toujours pourquoi les autres pays où sont perpétrés des massacres, ne le sont pas.
Mais demain, Sophie, demain... Tout le monde lâchera la mamelle de l'engagement pour s'abreuver à nouveau à la mamelle ruisselante de l'abondance, de l'excès et de l'obsolescence programmée. On expliquera que la planète brûle tout en comparant les prix des vols pour Bali, la Thaïlande ou Dubaï sur son iPhone 17. On fustigera les excès des festivals artistiques tout en rêvant de monter les marches. Les magistrats de la ville de Genève ne renonceront pas à leur salaire à 250 000 balles par année au nom de la décroissance. On fustigera les politiques anti-migrants sans jamais ouvrir la porte de sa chambre d'ami à un sans-abri. On dénoncera des milliardaires odieux sur Insta pendant que Meta encaisse, pardon, des revenus publicitaires.
Oui, bon Delux, vous êtes un petit peu, vous êtes gentil hein, mais c'est pas parce qu'on a on a des luttes qu'on doit se priver de tout, franchement non, non. Oui, c'est vrai, mais avouez Sophie, qu'il y a quand même quelque chose de pervers dans tout ça, non ? Après c'est connu, les idéaux et les réalités ne font jamais bon ménage. Alors, laissez-moi vous raconter une histoire. Une rue, un monsieur sort de sa voiture menaçant un ado de 14 ans car il pensait que le garçon se moquait de lui. L'adolescent a peur, recule, mais il est sur la route et se fait shooter par la voiture suivante. Il se relève et va se poser car il est blessé. Le monsieur passe à côté de lui et lui assène un "bien fait, petit con". La personne qui l'a shooté, dont on comprendra que c'est une, nous le voit se tenir la hanche, mais lui ordonne de venir à elle pour le conspuer. La patronne de la nounou appelle et menace le garçon de tout devoir payer.
Enfin enfin, Sophie, le mari de la patronne rappelle le jeune homme pour lui dire que la voiture, bah c'est pas grave et que l'important, c'est qu'il n'ait rien. Sur quatre adultes impliqués, de près ou de loin, un seul se préoccupe de lui au final. Il y a des gens autour. Personne n'a bougé, Sophie, et le capitalisme n'y est pour rien. Alors, je vous rassure, il va bien. Secoué, mais il va bien. Un adage dit quand la mer est calme, tout le monde est un grand marin. Voyez Sophie, j'ai le sentiment que la mamelle de la lâcheté, pardon, de la lâcheté et de l'hypocrisie n'est jamais très loin de la mamelle de l'engagement. Et ça, c'est à 360 degrés politique. Et que quand la mer est agitée, on a vite fait de confondre les mamelles, sciemment ou inconsciemment. Et encore une fois, entre dire et faire, au milieu, il y a la mer. Alors, restez bon de cœur mais libre d'esprit. Vous êtes très mamelle ce soir. J'adore les, non, je, non, non, je vais rien dire du tout, moi. J'avais cru qu'il allait dire j'adore les mamelles. Non, non, j'adore les belles histoires. C'est ça que je. Quelque chose à ajouter ? Oui, je voulais rajouter que donc, le 4 juillet, je le montre, hein, on est au Gist Comedy Club, on est au Moulin Fabri à Satigny pour une superbe soirée avec sept humoristes, ça va être génial. Venez sur les réseaux sociaux, vous pouvez trouver ça sur Delux Stand-up ou sur Gist Production. Et bien, merci beaucoup, Star-up au podcast Radiollac.ch, je vous le meilleur de la musique, tout de suite ça vous fera plaisir. C'est parti, Sophie. Alors, Steve Miller Band.
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