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Suisse

Améliorer en Suisse la qualité des eaux et de l'eau potable

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Le Conseil fédéral élargit la liste des exploitations agricoles ayant des animaux de rente pouvant être libérées de l'obligation de se raccorder aux égouts publics (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La qualité de l'eau potable, des eaux souterraines ainsi que des lacs et des cours d'eau doit être améliorée en Suisse. Le Conseil fédéral a ouvert mercredi la consultation sur un projet de loi en ce sens. Le délai court jusqu'au 12 mars 2026.

La protection des eaux est centrale pour les êtres humains, les animaux, l'agriculture et l'économie, a souligné le ministre de l'environnement Albert Rösti devant les médias à Berne. Il faut faire en sorte que ces eaux soient le moins polluées possible.

Le projet comprend plusieurs modifications. Une première concerne les valeurs limites concernant les substances actives utilisées dans des pesticides. Actuellement, de telles valeurs limites sont définies pour 19 substances, d'un point de vue écotoxicologique.

Le Conseil fédéral ajoute à la liste sept substances, qui ont été détectées ces dernières années dans des eaux suisses à des concentrations telles que la protection des plantes et des animaux n'est plus garantie. Il renonce toutefois à fixer des valeurs limites pour trois autres substances, qui ne peuvent pas être remplacées pour protéger les cultures agricoles.

Le gouvernement a effectué une pesée d'intérêts entre la production alimentaire et la protection des eaux pour les substances qui n'ont pas d'alternative, a commenté le ministre. Mais de relever qu'il "ne faut pas avoir peur" de boire une eau qui ne serait pas propre. "Les quantités sont minimes."

En cas de dépassement de ces valeurs, les cantons doivent prendre des mesures. Si les valeurs limites sont dépassées de manière répétée et étendue, la Confédération doit examiner l’homologation des pesticides concernés et veiller à ce que les plantes et les animaux vivant dans les eaux soient suffisamment protégés.

STEP et égouts

Une deuxième modification oblige les cantons et les communes à équiper d'ici 2050 les stations d'épuration des eaux usées (STEP) de sorte à ce qu'elles rejettent moins de composés azotés et de composés traces organiques dans les eaux et émettent moins de protoxyde d'azote, néfaste pour le climat, dans l'atmosphère.

Le financement actuel des mesures d'élimination des composés traces doit aussi être adapté. Il s'agit de protéger les êtres humains et l'environnement des effets négatifs et d'empêcher les dépassements des valeurs limites, selon le Conseil fédéral. La Suisse compte 700 STEP, auxquelles pratiquement toute la population est raccordée.

Un autre changement concerne l'obligation de se raccorder aux égouts publics pour les exploitations agricoles. Actuellement, seules celles avec un important cheptel bovin ou porcin, soit huit vaches laitières ou 60 porcs à l'engrais, sont libérées de cette obligation.

La dérogation doit désormais aussi être élargie aux exploitations possédant de nombreux autres animaux de rente. Concrètement, cela correspond à près de 50 moutons, 800 poules pondeuses ou quinze chevaux.

Les agriculteurs exemptés peuvent donc épandre sur les champs leurs eaux usées domestiques mélangées aux engrais de ferme. Il est question d'établir une égalité de traitement entre les exploitations agricoles détenant des animaux de rente, selon le gouvernement.

Aires d'alimentation

Une dernière modification touche à la définition des aires d'alimentation des captages d'eaux souterraines. Une aire d'alimentation correspond à la partie du bassin d'alimentation d'un captage dans laquelle les eaux souterraines proviennent en grande partie de l'infiltration des eaux pluviales.

Actuellement, les cantons sont tenus de déterminer de telles aires si l'eau est polluée ou s'il existe un danger concret de pollution. Jusqu'à présent, ils n'ont rempli cette obligation que dans des cas isolés.

Désormais, ils doivent déterminer toutes les aires d'alimentation des captages d'eaux souterraines d'ici 2050, afin de pouvoir prendre si besoin des mesures destinées à protéger l'eau potable, avec les distributeurs d'eau. En Suisse, 80% de l'eau potable provient des eaux souterraines, a noté Albert Rösti. Et de souligner que les cantons devront agir uniquement en cas de problème.

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Economie

Romande Energie investit pour la première fois hors de Suisse

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Romande Energie a investi dans l'entreprise finlandaise Hyperion Robotics. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Romande Energie a pris une participation minoritaire dans l'entreprise finlandaise Hyperion Robotics, pour un montant non dévoilé.

"Cette participation constitue le septième investissement du portefeuille de 'corporate venture capital' (capital-investissement d'entreprise) de Romande Energie et le premier réalisé en dehors de la Suisse", a précisé vendredi une porte-parole du groupe morgien, interrogée par l'agence AWP.

Cette branche de l'entreprise "peut investir jusqu'à un million de francs dans des start-ups suisses et européennes actives dans le domaine de l'énergie", ajoute-t-elle, "afin de renforcer la capacité d'innovation de Romande Energie. Cette démarche permet de suivre de près les nouvelles technologies, mais aussi les nouveaux modèles d'affaires."

Hyperion Robotics, fondée en 2020 et basée à Espoo au nord-ouest de Helsinki, s'appuie sur l'impression 3D, la robotique et sur l'intelligence artificielle (IA) physique afin de produire des structures en béton renforcées pour les réseaux électriques et les centres de stockage de données, en réduisant "les émissions jusqu'à 70%" par rapport à une construction traditionnelle.

Romande Energie précise, concernant les investissements réalisés, qu'"à terme, lorsque ces solutions auront atteint un niveau de maturité suffisant, elles pourront être utilisées par les métiers du groupe".

Au sujet de Hyperion Robotics, "à ce stade, il est encore trop tôt pour se prononcer sur les synergies potentielles". La jeune pousse nordique "doit d'abord poursuivre son développement en Finlande et au Royaume-Uni avant de s'attaquer à de nouveaux marchés. Des collaborations futures sont envisageables, mais il est prématuré de se projeter davantage", complète la porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Triazole: le combat judiciaire se poursuit pour Lausanne

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L'eau lausannoise peut être consommée normalement, assurent les autorités (Image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La ville de Lausanne ne peut toujours pas avoir accès au dossier dans la procédure administrative portant sur un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Les entreprises visées du site chimique de Monthey (VS) ont déposé un nouveau recours au Tribunal cantonal valaisan.

"Ce nouveau recours contredit en actes leur communication lénifiante. Il ne vise qu'à nous maintenir dans l'aveuglement quant à l'origine de la pollution et aux mesures envisagées pour y remédier", déclare vendredi le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand, cité dans un communiqué.

Pour rappel, en été 2025, des analyses ont révélé un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Selon le Swiss Centre for Applied Human Toxicology (SCAHT), ces concentrations ne présentent toutefois pas de risque majeur pour la santé et l'eau lausannoise peut être consommée normalement, sans restrictions particulières.

Accès à la procédure

La ville de Lausanne, plus précisément son Service de l'eau, tient à participer à la procédure administrative conduite en Valais afin d'obtenir les informations nécessaires pour déterminer les mesures à prendre pour rétablir durablement la qualité de l'eau. Elle souhaite aussi assurer la transparence quant à l'origine de cette pollution.

Fin 2025, la ville de Lausanne et les distributeurs d'eau vaudois qu'elle représente ont obtenu la qualité de partie civile dans cette affaire. En mars 2026, Syngenta Crop Protection SA et CIMO Compagnie industrielle de Monthey SA ont recouru contre cette décision auprès du Conseil d'Etat valaisan, qui a jugé leur recours irrecevable.

Les deux entreprises ont alors recouru le 9 juillet auprès du Tribunal cantonal valaisan. Par cette démarche, elles entendent une nouvelle fois contester la participation du Service de l'eau à la procédure administrative et entraver l'exercice de ses droits de partie, déplore la ville de Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Giona Nazzaro refuse un cinéma "d'élite" à l'approche de Locarno

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Avec Giona Nazzaro, directeur artistique du Festival du film de Locarno, un échange autour du cinéma, de la création et des nouvelles perspectives du 7e art (Archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

A moins de trois semaines de l'ouverture du Festival de Locarno, son directeur artistique Giona Nazzaro défend un cinéma populaire, sans hiérarchie entre auteurs et grand public. De Rossellini à l'IA, il revendique un festival qui "bouscule" autant qu'il rassemble.

Le cliché d'un Festival de Locarno réservé à quelques initiés a la vie dure. Giona Nazzaro le balaie d'un revers de main. "Le cliché qui me fait lever les yeux au ciel, c'est le préjugé selon lequel les films de Locarno ne voyagent pas au-delà de Chiasso. C'était faux, ça a toujours été faux", affirme le directeur artistique du festival, rencontré par Keystone-ATS à Lausanne à quelques jours de l'ouverture de la 79e édition.

Les films voyagent

Pour lui, les films découverts à Locarno poursuivent souvent une carrière bien au-delà des rives du lac Majeur. Il cite "Blue Heron", premier long métrage de la réalisatrice canadienne Sophy Romvary, chronique familiale intimiste achetée après le festival par le distributeur américain Janus Films.

Il évoque aussi "Gioia Mia" de l'Italienne Margherita Spampinato, portrait d'une jeunesse italienne tourné avec un budget minuscule, devenu l'un des succès critiques de la saison. "Le problème, ce n'est pas un manque de force de Locarno dans l'imaginaire des cinéphiles. C'est plutôt, parfois, un manque de curiosité de la part de la distribution."

Le directeur artistique reconnaît que certains films monopolisent chaque année les conversations, mais il assure que le phénomène n'est jamais recherché. "Nous ne choisissons pas un film parce que nous sentons qu'il va faire du bruit. La programmation, explique-t-il, naît d'un dialogue permanent entre les ½uvres, leurs rythmes, leurs couleurs et leurs formes. "

Cette même idée irrigue sa vision du cinéma. Pour Giona Nazzaro, il n'existe pas de frontière entre cinéma populaire et cinéma d'auteur. "Le cinéma, par nature, est toujours populaire", affirme-t-il en reprenant une formule du cinéaste français Jean-Marie Straub, - installé à Rolle comme Godard -, qui revendiquait de faire "un cinéma populaire pour les masses ouvrières".

Selon lui, parler de "film d'élite" relève avant tout "d'un concept du marché et de l'argent", destiné à enfermer certains réalisateurs dans une catégorie. Son idéal est ailleurs: voir un spectateur passer, le même jour, d'un film de Straub à un film d'horreur, puis à un documentaire vietnamien. "Il y a le cinéma, tout simplement."

Nouveaux cinéphiles

Cette curiosité s'étend aussi aux nouvelles générations. "Nous faisons toujours la même erreur: nous imaginons les jeunes comme une extension de notre propre jeunesse", observe-t-il. Lui revendique l'exercice inverse: aller découvrir les ½uvres qui les passionnent.

L'intelligence artificielle ne lui inspire pas davantage de rejet de principe. Locarno a déjà accueilli "Dracula" du réalisateur roumain Radu Jude, qui détourne les possibilités offertes par les images générées par IA, ou encore "Cartas Telepáticas" du Portugais Edgar Pêra, correspondance imaginaire entre Fernando Pessoa et H.P. Lovecraft conçue avec ces outils. Un nouveau film de Pêra utilisant l'intelligence artificielle figure d'ailleurs dans la programmation de cette année.

"Nous n'avons aucun préjugé idéologique. Ce n'est ni le Bien ni Satan. La véritable question est politique", insiste Giona Nazzaro. Plus que la technologie elle-même, c'est son impact sur notre rapport au savoir qui le préoccupe. Il évoque l'encyclique récemment consacrée à l'intelligence artificielle par le pape Léon XIV, qu'il qualifie de "texte extraordinaire". "Le problème n'est pas l'intelligence artificielle en elle-même, c'est ce que nous allons en faire."

Rossellini : l’alpha et l’omega

Derrière cette réflexion sur le cinéma se dessine aussi une certaine idée de son histoire. Invité à imaginer le compagnon idéal pour une projection sur la Piazza Grande, Giona Nazzaro ne cite ni une vedette hollywoodienne ni un cinéaste contemporain, mais Roberto Rossellini et Ingrid Bergman.

Il rêverait de projeter "Voyage en Italie", le chef-d'½uvre que le couple tourna en 1954, avant de remettre un prix à leur fille Isabella Rossellini, honorée cette année à Locarno. "Rossellini est toujours le réalisateur qui me vient à l'esprit. Pour moi, il est l'alpha et l'oméga du cinéma."

Et s'il pouvait lui poser une seule question? "J'aimerais lui demander ce qu'il pense du cinéma d'aujourd'hui. Même s'il me disait: 'Ecoute, ce que tu fais est vraiment nul', je l'accepterais volontiers."

Cette idée du dialogue résume finalement sa conception du festival. Les films, dit-il, ne sont pas là pour conforter le public, mais pour ouvrir une conversation. "Un cinéma qui bouscule est aussi une forme de consolation." Parce qu'il rappelle au spectateur "qu'il n'est pas seul" à partager les mêmes inquiétudes face au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le transport augmente en Suisse et les coûts aussi

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En 2024, la voiture dominait le transport de personnes avec une part de 68% (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

En Suisse, les transports ont coûté environ 117 milliards de francs en 2023. Parallèlement, le volume du trafic a considérablement augmenté depuis 2000. La voiture reste le moyen de transport dominant.

Le transport de personnes représente 77% des coûts totaux, indique vendredi l'Office fédéral de la statistique dans sa brochure "Mobilité et transports". Les 23% restants sont dus au transport de marchandises. Entre 2019 et 2023, les coûts totaux ont augmenté de 8%, précise le document.

Dans le domaine du transport de personnes, le volume de trafic a augmenté d’un quart depuis l’année 2000. Selon ces données, la voiture dominait en 2024 avec une part de 68% des kilomètres-personnes parcourus. Le train suivait avec 18%.

Selon les chiffres de 2021, les Suisses passaient en moyenne 80 minutes par jour dans les transports. La majeure partie de ce temps, soit 41,6 minutes, était consacrée à des activités de loisirs.

Le nombre de véhicules à moteur en circulation a atteint 6,9 millions. Parmi ceux-ci, 4,8 millions sont des voitures particulières, ce qui correspond à un doublement depuis 1980. En 2025, une voiture sur vingt était électrique.

Transit alpin en baisse

Contrairement au transport de personnes, les prestations de transport de marchandises sont restées globalement stables au cours des vingt dernières années. Soixante-trois pour cent de ces prestations ont ainsi été assurées par la route, contre 37% par le rail. Le nombre de camions traversant les Alpes a diminué d’un tiers depuis l’an 2000.

Malgré un volume de trafic élevé, les émissions de CO2 liées aux transports ont diminué de 16% depuis l’an 2000. En 2024, ce secteur était responsable de 42% des émissions totales de CO2 et de 38% de la consommation d’énergie en Suisse.

La sécurité routière a quant à elle connu une évolution positive. Le nombre de victimes d’accidents mortels a nettement diminué depuis les années 1970.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

De violents orages provoquent inondations et chutes d'arbres

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Les espaces extérieurs du Montreux Jazz Festival avaient dû être évacués par précaution, en raison d'un orage, jeudi soir, durant un peu plus d'une heure. (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

En Suisse, des intempéries violentes ont de nouveau touché certaines régions jeudi soir et dans la nuit de jeudi à vendredi. Dans le canton de Zurich, les pompiers ont dû intervenir à 268 reprises, selon un décompte des secours zurichois sur la plateforme X.

La plupart des interventions concernaient des infiltrations d'eau dans des bâtiments et des arbres tombés. Selon SRF Meteo, plus de 26'000 éclairs ont été recensés jusqu'à 23h00, et des pluies torrentielles se sont abattues par intermittence. C'est à Winterthour/Seen que les précipitations ont été les plus importantes. Environ un tiers des précipitations habituellement enregistrées sur l'ensemble du mois de juillet y est tombé en une seule soirée.

En raison d'un orage jeudi soir, le Montreux Jazz Festival a par précaution dû momentanément fermer et évacuer les espaces extérieurs, ainsi que les structures éphémères peu après 20h00. Toutes les activités avaient toutefois pu reprendre à 21h23.

Des grêlons sont également tombés par endroits, de la Suisse centrale jusqu'à Winterthour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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