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L'opposition promet de lutter "jusqu'au bout" au Venezuela

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Au milieu de la foule, la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado a promis de ne pas abandonner la rue. "Avec intelligence, avec prudence, avec résilience, avec audace (...) la contestation pacifique est notre droit", a-t-elle déclaré. (© KEYSTONE/AP/Cristian Hernandez)

L'opposition vénézuélienne a promis samedi d'aller "jusqu'au bout" dans la rue lors d'une manifestation à Caracas contre la réélection fin juillet du président Nicolas Maduro. Ce dernier a lui aussi rassemblé des milliers de partisans dans la capitale.

"Nous n'abandonnerons pas la rue", a lancé à des milliers de Vénézuéliens réunis dans l'est de Caracas la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado. "Avec intelligence, avec prudence, avec résilience, avec audace (...) la contestation pacifique est notre droit."

"La voix du peuple se respecte. Le monde entier et tout le Venezuela reconnaissent que le président élu est Edmundo Gonzalez Urrutia", le candidat de l'opposition, a ajouté Mme Machado, vêtue de son traditionnel haut blanc et juchée sur la plateforme d'un camion.

Vivant dans la clandestinité depuis une quinzaine de jours, elle était montée sur le véhicule à un ou deux kilomètres de là, emmitouflée dans un manteau noir à capuche.

"Liberté", "Jusqu'au bout", a crié la foule à son arrivée. Beaucoup brandissaient des drapeaux du Venezuela ou des copies des "procès-verbaux" de bureaux de vote, dont l'opposition et une partie de la communauté internationale réclament la publication.

Les manifestants ont ensuite entonné l'hymne national avant de se disperser dans le calme. Un important dispositif sécuritaire avait été déployé.

"Soutien de la communauté internationale"

M. Gonzalez Urrutia, qui n'a pas été vu publiquement depuis le 30 juillet, n'était pas présent. "Nous avons les votes, nous avons les procès-verbaux, nous avons le soutien de la communauté internationale et nous avons des Vénézuéliens déterminés à se battre pour notre pays", a-t-il écrit sur X.

Le Conseil national électoral (CNE) a ratifié début août la victoire de M. Maduro avec 52% des voix, sans fournir le décompte exact ni les procès-verbaux des bureaux de vote, assurant avoir été victime d'un piratage informatique. L'opposition et de nombreux observateurs mettent en doute la réalité de ce piratage.

Selon l'opposition, qui a rendu publics les documents électoraux obtenus grâce à ses scrutateurs, M. Gonzalez Urrutia, qui avait remplacé Mme Machado déclarée inéligible, a remporté 67% des voix.

Arrestations

L'annonce de la réélection de M. Maduro à un troisième mandat a provoqué des manifestations spontanées, brutalement réprimées. De source officielle, 25 personnes sont mortes, 192 ont été blessées et 2'400 arrêtées.

Des ONG de défense des droits humains et l'opposition ont dénoncé dans la soirée l'arrestation de deux cadres de l'opposition, d'un prêtre et d'un avocat lors d'incidents distincts.

Piero Maroun, dirigeant du parti historique social-démocrate Action démocratique a été arrêté vendredi, alors que Carlos Molina, du parti Un Nuevo Tiempo, a été détenu samedi après avoir participé à un rassemblement à Valence (centre-nord).

L'opposition, qui n'avait jusqu'à présent organisé qu'une seule mobilisation, le 3 août, avait appelé à de grandes manifestations samedi dans tout le pays et dans plus de 300 villes à l'étranger. Le coup d'envoi a été donné en Australie, où des protestataires se sont rassemblés en agitant des drapeaux vénézuéliens.

Des milliers de personnes se sont notamment réunies sur la célèbre place de la Puerta del Sol à Madrid. "Ma famille est au Venezuela et je veux que ce pays soit libre", a expliqué Darwin Linares, un Vénézuélien de 23 ans. Quelque sept millions de Vénézuéliens ont fui la crise économique et politique dans le pays au cours de la dernière décennie.

"La force de l'histoire"

Le pouvoir a de son côté tenu une "grande marche nationale pour la paix" dans la capitale. "Ils ne pourront jamais nous vaincre, parce que nous portons en nous la force de l'histoire, la force de la patrie, la force de Dieu. Nous avons gagné", a lancé M. Maduro, acclamé par des milliers de supporteurs, accusant M. Gonzalez Urrutia de vouloir fuir le pays.

Des rassemblements pro-pouvoir ont également eu lieu dans d'autres villes du pays, selon des images diffusées par la télévision publique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Associated British Foods annonce la scission de sa filiale Primark

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Outre Primark, ABF ABF possède de nombreuses marques dans le secteur alimentaire comme Twinings ou Ovomaltine (archives). (© KEYSTONE/EPA/TOLGA AKMEN)

Associated British Foods (ABF), maison mère de Primark, a annoncé mardi la prochaine scission de la chaîne de vêtements à bas prix de son activité principale, l'alimentation. L'opération vise à optimiser la gestion des deux divisions.

Après examen, le Conseil d'administration "a conclu qu'une scission (...) est la meilleure façon de maximiser les rendements à long terme pour les actionnaires, compte tenu de l'ampleur qu'a prise Primark aujourd'hui" au sein du groupe, a indiqué dans un communiqué son président Michael McLintock.

ABF avait annoncé en novembre étudier cette possibilité de séparation en accord avec son principal actionnaire, Wittington Investments, qui se dit déterminé à conserver la majorité des parts des deux entreprises séparées.

Primark, lancée en 1969 en Irlande sous le nom Penneys, compte pour près de la moitié dans les revenus du groupe. Le reste de l'activité est tourné vers l'alimentation, ABF étant un important producteur de sucre et le propriétaire de nombreuses marques comme Twinings, Jordans ou Ovomaltine.

Le groupe précise que les deux entités issues de la scission seront cotées à la Bourse de Londres.

"Compte tenu de leur taille, il est anticipé que les deux feront partie" de l'indice vedette FTSE 100. La branche alimentation conservera le nom "Associated British Foods".

L'opération devrait prendre effet avant fin 2027. Elle entraînera des coûts récurrents inférieurs à 45 millions de livres (47 millions de francs) par an ainsi que des "coûts ponctuels de séparation et de transaction qui devraient s'élever à environ 75 millions de livres", a précisé le groupe.

La séparation "permettra de mieux faire comprendre (aux investisseurs) l'ampleur et la solidité de notre portefeuille" dans le segment alimentation "ainsi que ses opportunités de croissance à long terme", a fait valoir le directeur général George Weston.

En parallèle, elle permettra à Primark de "maximiser le potentiel futur offert par la puissance" de sa marque, ajoute-t-il.

ABF a annoncé en parallèle mardi un bénéfice net en recul de 14% à 445 millions de livres (469 millions de francs) pour son premier semestre décalé achevé fin février.

"Nous savions que le premier semestre de cet exercice financier allait être difficile", selon George Weston. "Cependant, nous continuons de prévoir une amélioration des performances du Groupe au second semestre".

"Primark a continué de réaliser de solides progrès dans la relance de sa proposition client sur un marché de l'habillement difficile", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

7900 migrants morts ou disparus sur les routes migratoires en 2025

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"Les près de 8000 décès enregistrés en 2025 marquent la poursuite et l'aggravation d'un échec mondial à mettre fin à ces décès évitables", selon l'OIM (archives). (© KEYSTONE/AP/JEAN-FRANCOIS BADIAS)

Environ 7900 migrants sont morts ou ont été portés disparus sur les routes migratoires dans le monde l'an dernier, un chiffre inférieur au record de 9200 enregistré en 2024, selon un décompte publié mardi par l'ONU.

Au total, plus de 80'000 migrants sont morts ou ont été portés disparus depuis que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a commencé à recueillir ces données en 2014.

"Les près de 8000 décès enregistrés en 2025 marquent la poursuite et l'aggravation d'un échec mondial à mettre fin à ces décès évitables", a indiqué l'OIM dans son rapport annuel sur ce sujet.

La Méditerranée centrale est restée l'an dernier la route de migration la plus meurtrière au monde (1330), selon l'OIM.

Par ailleurs, "l'Asie a enregistré un nombre de décès sans précédent, parmi lesquels des centaines de Rohingyas et d'Afghans, ce qui montre que ceux qui fuient les conflits et les persécutions continuent d'être exposés à des risques mortels", a déclaré Maria Moita, directrice du département Réponse humanitaire à l'OIM, lors de la présentation du rapport à Genève.

Depuis le début de l'année, l'OIM a déjà enregistré 1723 personnes mortes ou portées disparues sur les routes migratoires.

L'an dernier, ce sont 7.900 migrants qui sont morts ou portés disparus, selon l'organisation, qui estime qu'environ 1500 personnes supplémentaires pourraient également avoir disparu et être présumées mortes.

Globalement, la baisse enregistrée par rapport à l'année précédente "est liée en partie à une diminution réelle du nombre de personnes qui tentent d'emprunter des routes migratoires irrégulières et dangereuses", en particulier sur le continent américain, selon l'OIM.

"Mais elle s'explique aussi par les restrictions financières imposées aux acteurs humanitaires qui documentent les décès de migrants sur les principaux axes de migration", a ajouté l'organisation basée à Genève.

Etats-Unis et Europe

Ainsi, le continent américain a vu le nombre de décès chuter de 1272 en 2024 à 408 en 2025.

"Cela ne signifie pas que la migration est devenue plus sûre dans la région. Nous continuons de constater des décès de migrants dans toute la région, et le fait que nous soyons peut-être moins en mesure de les recenser actuellement ne signifie pas qu'ils ne se produisent pas", a relevé André Garcia, une autre responsable de l'OIM.

"Plusieurs facteurs ont conduit à l'évolution spectaculaire des flux migratoires en Amérique latine et dans les Caraïbes, le premier étant le changement radical de la politique migratoire de l'administration américaine et la fermeture de la frontière sud", a expliqué Mme Moita.

Mais la baisse des chiffres s'explique aussi par "des retards dans la communication des données", selon l'OIM, qui souligne que "ce dernier facteur est particulièrement vrai pour la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, où les données de fin d'année sur les décès de migrants n'ont été communiquées par aucun des deux pays".

La directrice du département Réponse humanitaire au sein de l'organisation a souligné qu'"une diminution des arrivées à un endroit donné ne signifie pas que moins de personnes se déplacent, ni que la migration est devenue plus sûre. Dans de nombreux cas, les risques deviennent simplement moins visibles".

Le rapport montre également que les 3400 morts et disparitions recensés sur les routes maritimes vers l'Europe ont représenté l'an dernier 43% du bilan mondial en 2025. La majorité de ces décès (1330) a été enregistrée en Méditerranée centrale, suivie de près par la route Afrique de l'Ouest/Atlantique vers les îles Canaries espagnoles, où plus de 1200 morts ont été vérifiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La loi hongroise anti-LGBT viole les valeurs fondamentales de l'UE

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La Cour de Justice de l'Union européenne a rendu un arrêt historique mardi, taclant une loi hongroise adoptée en 2021, largement considérée comme loi "anti-LGBTQIA+" (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/ADAN GONZALEZ)

La Cour de Justice de l'Union européenne a rendu un arrêt historique mardi, taclant une loi hongroise adoptée en 2021, largement considérée comme loi "anti-LGBTQIA+".

Pour la première fois dans une procédure de recours à l'encontre d'un Etat membre, la Cour constate une violation de l'article 2 du Traité sur l'Union européenne, soit l'article qui énumère les valeurs fondamentales sur lesquelles se base l'Union.

La Cour, installée à Luxembourg, suit intégralement les arguments de la Commission européenne. Elle constate entre autres que la législation hongroise en cause "stigmatise et marginalise les personnes non cisgenres" ou homosexuelles, en les présentant comme "nuisibles" à l'épanouissement des plus jeunes.

Elle confirme aussi que la Hongrie viole le droit à la dignité humaine avec cette loi qui traite un groupe de personnes comme une menace pour la société, du seul motif de leur identité ou orientation sexuelle.

La législation en cause, adoptée sous l'impulsion du Fidesz de Viktor Orbán, récemment défait aux élections législatives, interdit de "promouvoir" l'homosexualité, la transidentité ou toute "déviation" de l'identité de genre auprès des mineurs d'âge.

Concrètement, des publicités ou films, livres, etc., destinés aux adolescents et représentant par exemple des couples homosexuels allaient pouvoir être interdits sur cette base, au moins dans les environs des écoles et dans les heures de diffusion télévisuelle en journée, par exemple.

"Protéger les enfants"

La Commission a lancé sans attendre une procédure d'infraction, qui l'a amenée à saisir la Justice de l'UE dès 2022, dans un énième bras de fer avec le gouvernement ultraconservateur et nationaliste de Viktor Orbán. Ce dernier se défend quant à lui de toute volonté de discrimination, et affirme que la loi vise à "protéger les enfants".

La CJUE n'est pas de cet avis, ressort-il de l'arrêt rendu mardi. Son élément le plus important: la Cour constate "pour la première fois, une violation distincte de l'article 2" du Traité sur l'UE, qui énonce les valeurs communes à tous les Etats membres, communique la Cour.

Il y a dans cette loi hongroise un "ensemble coordonné de mesures discriminatoires qui portent atteinte, de manière manifeste et particulièrement grave, aux droits des personnes non cisgenres, en ce compris les personnes transgenres, ou non hétérosexuelles, ainsi qu'aux valeurs de respect de la dignité humaine, d'égalité et de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités."

Société pluraliste

"Par conséquent, cette loi est contraire à l'identité même de l'Union en tant qu'ordre juridique commun dans une société caractérisée par le pluralisme", ajoute la Cour dans un communiqué accompagnant l'arrêt. La Hongrie "ne peut pas valablement invoquer son identité nationale" pour justifier une telle loi, qui méconnait les valeurs fondamentales de l'Union.

Fait inédit et révélateur de l'indignation par rapport au gouvernement Orbán mais aussi de la profonde fracture européenne sur ces questions: le Parlement européen s'était joint à la procédure de recours, mais aussi une majorité des Etats membres, au nombre de 16, parmi lesquels la Belgique, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg

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International

Un premier succès pour Lian Bichsel dans ces séries finales

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Lian Bichsel (no 6) sur la glace lors du premier but de Wyatt Johnston. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

Lian Bichsel et Dallas n'ont pas failli. Fessés 6-1 lors du premier match, les Stars ont battu Minnesota 4-2 pour égaliser à 1-1 dans la série.

Auteur de 28 arrêts pour obtenir la première étoile, Jake Oettinger a été le grand artisan de cette victoire. Avec son doublé, Wyatt Johnston s'est montré également décisif. Aligné durant 14'17'', Lian Bichsel a, pour sa part, été crédité d'un bilan de +1.

Le défenseur soleurois et ses coéquipiers doivent désormais gagner l'une des prochaines rencontres à Minnesota pour reprendre l'avantage de la glace. L'acte III aura lieu mercredi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Présidence de la Fed: Kevin Warsh fait étal de son indépendance

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Les échanges entre les sénateurs et Kevin Warsh, ici à l'image en 2014, s'annoncent tendus (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Kevin Warsh doit convaincre les sénateurs américains qu'il peut tenir tête à Donald Trump après avoir fait campagne auprès de lui pour obtenir la présidence de la Réserve fédérale. Le sénat doit valider sa nomination pour qu'il succède à Jerome Powell dans un mois.

L'audition de M. Warsh est prévue mardi à 10h00 locales (16h00 en Suisse) devant la commission des affaires bancaires. "Ce sera sa première occasion, depuis qu'il a été nommé par le président, de montrer qu'il a l'intention d'être un banquier central crédible, indépendant", décrit à l'AFP David Wessel, de la Brookings Institution à Washington.

Dans sa déclaration préliminaire, que l'AFP a pu consulter, M. Warsh prévoit d'assurer qu'"une politique monétaire indépendante est essentielle". Cette indépendance "dépend avant tout de la Fed" elle-même, selon lui, ajoutant: "Je ne crois pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire est particulièrement menacée quand des élus s'expriment sur les taux d'intérêt".

Une référence claire aux commentaires de Donald Trump, qui considère que la banque aurait d'ores et déjà dû largement abaisser les taux d'intérêt afin de soutenir sa politique économique et accuse sans arrêt Jerome Powell d'agir trop peu et trop tard. Pour Kevin Warsh, "la Fed doit rester dans son couloir. Son indépendance est fortement menacée quand elle se perd dans les questions de politiques budgétaire ou sociale, où elle n'a ni autorité ni expertise".

Les échanges avec les sénateurs s'annoncent tendus. L'opposition démocrate a fait savoir qu'elle ne voulait pas auditionner Kevin Warsh et encore moins voter sur sa nomination tant que le président continue de tenter "de prendre le contrôle" de la Fed. La sénatrice Elizabeth Warren a qualifié M. Warsh de "marionnette de Trump".

En face, et c'est assez exceptionnel, le camp présidentiel ne présente pas un front uni. Non pas en raison du profil de Kevin Warsh - il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un candidat sérieux aux yeux des républicains -, mais parce que les relations houleuses entre la Maison Blanche et l'institution monétaire ont accouché d'un imbroglio.

Blocage

La majorité présidentielle est ténue au Sénat, et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires peut bloquer la nomination. Or Thom Tillis a prévenu qu'il ne voterait pas pour M. Warsh tant qu'une procédure judiciaire plane - avec l'aval de Donald Trump - au-dessus de Jerome Powell.

Le chef de l'Etat rêve depuis des mois d'accélérer le départ de M. Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Or, tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed. La banque centrale des Etats-Unis est considérée comme la plus puissante du monde, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur son président, nommé pour quatre ans.

Il n'est toutefois qu'une voix sur douze au sein du comité fixant les taux d'intérêt. En début d'année, en annonçant son choix pour la succession de Powell, Donald Trump avait affirmé que Kevin Warsh était "bien sûr" favorable comme lui à des taux plus bas.

Quand il faisait campagne pour le poste à coups d'interventions dans les médias, l'ancien gouverneur s'était d'ailleurs montré plutôt "colombe", comme sont désignés les banquiers centraux plus soucieux de soutenir la croissance que de lutter contre l'inflation. Mais la situation a changé en quelques mois.

La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix et risque de peser sur la croissance. Les responsables monétaires de la Fed se disent prêts à geler leurs taux le temps qu'il faudra pour évaluer les répercussions pour la première économie mondiale et la réponse appropriée. "Il va devoir faire très attention à ne pas contrarier Trump, sans pour autant donner l'impression d'être faible ou soumis à des pressions politiques", prévient David Wessel.

Kevin Warsh "devra être capable de tenir bon si Trump s'en prend à lui parce qu'il n'abaisse pas les taux d'intérêt", ajoute-t-il. "Il pense être sans doute en mesure de parler à Trump, mais Washington est jonchée des cadavres" de ceux qui pensaient y parvenir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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