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Genève

A Genève, la rénovation énergétique du parc bâti franchit une étape

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Le conseiller d'Etat Antonio Hodgers a été le grand artisan de cet accord sur la rénovation énergétique du parc bâti genevois (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Genève, un accord qualifié d'"historique" a été trouvé autour de la rénovation du parc bâti. Associations patronales, syndicats, milieux écologistes, Asloca ont fait des concessions pour aller de l'avant. Le compromis doit maintenant être voté par le Grand Conseil.

“Inacceptable”, voilà comment le gouvernement genevois avait qualifié la loi sur l'énergie, votée par le parlement en septembre dernier. La majorité de droite du Grand Conseil avait assoupli les règles pour l'assainissement énergétique des bâtiments dans la loi sur l'énergie. Le Conseil d’Etat avait alors refusé de publier la loi, comme le permet la Constitution. Il disposait alors de six mois pour revenir devant les parlementaires avec une nouvelle proposition. Et c’est chose faite puisque le département du territoire annonce ce lundi la signature d’un accord historique pour la rénovation énergétique du parc bâti. 15 partenaires, qui vont de l’Asloca aux milieux immobiliers, ont fait des concessions pour aller de l'avant. Antonio Hodgers, conseiller d’Etat genevois en charge du département du territoire, explique ce qui change avec cet accord.

Antonio HodgersConseiller d'Etat en charge du département du territoire

L'accord porte sur l'ensemble du parc bâti, à l'exception des bâtiments de l'Etat qui font l'objet d'une autre loi. Les délais fixés pour rénover les biens immobiliers trop gourmands en énergie ne changent pas, sauf pour les villas et les petits bâtiments, qui bénéficient de trois ans supplémentaires pour se mettre aux normes.

L'idée est de travailler en premier sur les grands ensembles qui constituent les plus grosses sources d'économies d'énergie, explique lundi le conseiller d'Etat Antonio Hodgers qui a mené les négociations. Les villas et les petits immeubles de moins de 5 habitations ne représentent que 15% des logements à Genève.

L'accord comprend également un volet financier. L'Etat entend en effet aider les propriétaires qui procèdent à une rénovation énergétique de leurs biens. De 200 millions de francs initialement prévus, l'enveloppe de subventions passe à un demi-milliard de francs.

Plus de projets soutenus

La somme permettra de soutenir plus de projets énergétiques et avec des montants plus conséquents, relève M. Hodgers. Des maîtres d'ouvrage publics, comme des communes ou des institutions culturelles, par exemple, auront accès à une partie de la manne. Les 500 millions seront inscrits dans un projet de loi d'investissement.

Le canton de Genève prévoit aussi 50 millions de francs à utiliser pour des prêts relais. Les bénéficiaires seraient en majorité des personnes âgées qui habitent dans une villa, pleines de bonne volonté pour se lancer dans une rénovation énergétique, mais qui ont de la peine à accéder à un financement à cause de leurs revenus.

Antonio Hodgers espère que la rénovation énergétique échelonnée de l'ensemble du parc bâti genevois sera terminé d'ici à une quinzaine d'années. Dans ce domaine, le canton du bout du lac a un peu d'avance par rapport au reste de la Suisse. La Confédération verse aussi une aide financière pour encourager ces rénovations.

Pour Antonio Hodgers, il s'agit maintenant de convaincre une majorité du Grand Conseil du bien-fondé de l'accord. Le conseiller d’Etat genevois est tout de même confiant sur l’issue du vote.

Antonio HodgersConseiller d'Etat en charge du département du territoire

Le responsable du département du territoire espère que les députés parviendront à voter sur le sujet avant l'été et que la mise en oeuvre pourra se faire dès la rentrée scolaire prochaine.

Prévisibilité

Du côté des associations patronales et des métiers du bâtiment, on se dit très satisfaits de l'accord trouvé. Un cadre institutionnel est fixé et les travaux pourront être planifiés sur la durée. C'est un très bon signal qui offre une prévisibilité aux entreprises, note Nicolas Rufener de la FMB (Fédération des métiers du bâtiment).

Avis partagé par Stéphane Penet, le président de la Chambre genevoise immobilière.

Stéphane PenetPrésident de la Chambre genevoise immobilière

Au bout du lac, l'assainissement énergétique des bâtiments est un pilier essentiel de la politique climatique de réduction de l'empreinte carbone du canton. Actuellement, la moitié des émissions de CO2 de Genève sont liées au bâti. Cette mesure aura un impact sans équivalent, insiste M. Hodgers.

Laurie Selli avec source ATS

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Economie

Le groupe Orion cesse ses activités avec environ 85 employés

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Le groupe Orion ne pourra plus s'occuper de chantiers dans la région genevoise étant donné qu'il a cessé ses activités (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le groupe de construction Orion, établi à Thônex, a cessé ses activités en juin. Environ 85 employés sont menacés alors qu'une demande de mise en faillite pour insolvabilité a été lancée le 7 juillet dernier.

"Il n'y a pas de machine arrière possible", a affirmé vendredi à Keystone-ATS l'avocat qui représente le groupe, Peter Pirkl, confirmant une information de la RTS. Un acte de dissolution des différentes sociétés du groupe établi il y a une dizaine d'années a été fait devant un notaire.

En cause, alors qu'Orion avait vu une croissance fulgurante en quelques années, une succession de petits événements comme des retards de chantiers. La volonté des dirigeants et de pouvoir reclasser le plus grand nombre possible des quelque 85 employés chez d'anciens concurrents ou auprès de promoteurs, insiste l'avocat.

Depuis fin mai, ceux-ci n'ont plus touché de salaire. L'avocat avait pris contact en amont avec la caisse cantonale de chômage pour leur demander d'organiser les indemnités de ces personnes. Après avoir accepté dans un premier temps, celle-ci est revenue sur cette décision et affirmé que rien ne pourrait être fait avant le prononcé de la faillite, ajoute M. Pirkl, qui déplore cette attitude.

Il a demandé à deux reprises à la caisse de saisir son autorité de surveillance pour obtenir des indemnités pour les employés avant la validation judiciaire, la dernière fois lundi dernier, sans réponse jusqu'à présent. Les collaborateurs se sont rapprochés de leur côté du syndicat Unia et préparent une mobilisation collective.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La vente des puffs reste interdite à Genève pendant le recours

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La vente de "puffs" reste interdite à Genève le temps que le Tribunal fédéral se prononce sur le recours (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La loi genevoise interdisant la vente de "puffs" va continuer à s'appliquer le temps que le recours la concernant soit tranché par le Tribunal fédéral. L'effet suspensif a été accordé par les juges fédéraux.

En avril, la Cour de justice genevoise avait annulé l'interdiction des puffs - des cigarettes électroniques jetables - votée par le Parlement cantonal. Les juges cantonaux avaient admis les recours interjetés contre cette disposition légale.

En substance, la Cour de justice avait jugé que seule la Confédération était compétente pour prononcer une telle interdiction. Le Grand-Conseil genevois a interjeté recours contre décision auprès du Tribunal fédéral, et a requis parallèlement, à titre de mesures provisionnelles, l'exécution immédiate de cette loi.

Le Tribunal fédéral a considéré qu'il s'agissait d'une demande d'effet suspensif et a fait suite à cette requête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

"Joie mitigée" pour les 10 ans de l'immeuble Clarté à l'UNESCO

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Les curieux pourront comme la conseillère administrative de la Ville de Genève Marjorie de Chastonay observer de l'extérieur l'histoire et la valorisation de l'immeuble Clarté du Corbusier à Genève en attendant peut-être en 2028 une plus large expérience culturelle. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une modeste frise temporelle éphémère sur l'histoire et la valorisation de l'immeuble Clarté du Corbusier à Genève occupe désormais une vitrine du rez-de-chaussée du bâtiment, dix ans après son entrée au Patrimoine mondial de l'UNESCO. L'espace culturel et les appartements-témoins ne sont toujours pas prêts. Une commémoration avec une "joie mitigée", a dit vendredi la conseillère administrative de la Ville de Genève Marjorie de Chastonay.

Devant quelques dizaines de personnes, la magistrate a rappelé que ce site est le seul, qui n'est pas immergé, du canton à avoir eu les honneurs de l'UNESCO. Or, "on peut le toucher, mais on ne peut pas, pratiquement, le visiter", a-t-elle déploré.

Plusieurs obstacles se mettent encore en travers d'une expérience pour le public, pourtant souhaitée par l'UNESCO. En 2022, la Fondation Clarté, lancée en 2017 pour porter ce projet culturel et dans laquelle siègent notamment la Ville et le Canton, avait acquis une surface du rez-de-chaussée.

L'objectif est d'en faire un centre d'accueil immersif doté d'une approche documentaire sur Le Corbusier et l'architecture moderne du 20e siècle et d'expositions. Un maximum de 15 personnes au total à quelques reprises chaque semaine feraient partie à chaque fois d'un groupe très encadré. Celui-ci pourrait également voir de lui-même deux appartements-témoins qui sont la propriété de la Ville.

Premier problème: la co-propriété a rejeté pour le moment des aménagements de la façade extérieure et d'une terrasse pour le centre d'accueil du rez-de-chaussée. Le calendrier de 2028 reste celui souhaité, mais le site pourrait ouvrir en deux temps, d'abord seulement à l'intérieur sans les aménagements externes.

Plusieurs possibilités à analyser

Second problème, les locataires actuels des appartements-témoins contestent la résiliation de leur bail. Ils ont refusé une proposition de relogement. Et la justice genevoise, sans remettre en cause le contenu du projet culturel, a récemment donné raison à des habitants qui s'opposaient au dispositif. La Ville de Genève doit compenser la surface de logements retirée pour être convertie en espace muséal, conformément à la loi.

Mme de Chastony a répété qu'elle examinait les possibilités de répondre à cette injonction. Un recours n'est pas exclu. Parmi les autres pistes possibles théoriquement, des visites pourraient être tolérées par les futurs locataires des appartements-témoins, mais elles seraient plus difficiles à organiser.

La conseillère administrative, qui déplore que l'accès au patrimoine soit "malmené", refuse de "baisser les bras". Mais en raison des étapes judiciaires, les appartements-témoins devraient être accessibles plus tard que le centre d'accueil. Méconnu de la plupart des Genevois, l'immeuble est le seul site suisse avec la villa de Corseaux (VD) à figurer parmi les 17 du Corbusier au patrimoine de l'UNESCO.

Sans expérience culturelle, des tensions étant observées dans d'autres sites du Corbusier, la reconnaissance de toute la liste pourrait être remise en cause. "On ne veut pas y penser", estime de son côté la conservatrice cantonale des monuments.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

IMAD: plus de 15'400 appels pendant la seconde canicule à Genève

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L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a passé plus de fois moins d'appels téléphoniques que pendant la première canicule (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a passé 15'450 appels téléphoniques pendant la seconde canicule auprès des malades et des personnes très vulnérables exposées à ces températures importantes. Au total, 128 visites supplémentaires ont été menées, a dit vendredi cette entité.

Par rapport aux 10 hospitalisations qui avaient dû être décidées pendant la première canicule, deux en moins ont été requises. Pendant les températures très chaudes en juin, près de 23'000 appels téléphoniques et 286 visites supplémentaires avaient eu lieu.

Plus de 2500 personnes ont été l'objet d'un suivi renforcé par l'IMAD, en collaboration avec l'Office cantonal de la santé (OCS), le médecin cantonal ou encore les communes. Un volet préventif est déployé de mi-mai à mi-septembre.

En cas de doute lors d'un appel, les collaborateurs de l'IMAD se rendent au domicile de la personne sans délai. L'institution oeuvre également en soutien des communes, explique-t-elle également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les commerçants de la rue de Carouge veulent une aide globale

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Les commerçants de la rue de Carouge demandent le paiement d'indemnités urgentes et une révision des critères d'indemnisation. Les travaux de réaménagement lancés début 2025 font chuter la fréquentation et plonger leur chiffre d'affaires (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les commerçants de la rue de Carouge demandent le paiement d'indemnités urgentes et une révision des critères d'indemnisation. Les travaux de réaménagement lancés début 2025 font chuter la fréquentation et plonger leur chiffre d'affaires. Le chantier doit durer jusqu'en été 2027.

Entre 40% et 50% des commerces pourraient disparaître avant la fin des travaux, a alerté mercredi soir le comité de l'Association des commerçants de la rue de Carouge et de ses environs. Si ces travaux sont nécessaires, leur durée de plus de deux ans et leur intensité ont "péjoré l'attractivité globale de la rue" et "plongé une grande partie des commerces dans une situation économique critique", écrit-il.

Pour l'association, qui représente environ 155 commerces, le mécanisme d'indemnisation mis en place par la Ville de Genève avec les TPG, les SIG et le canton n'est pas adapté "à la situation globale qui affecte tout le quartier". Parmi les critères figure la proximité immédiate des travaux, entravant l'accès aux commerces ou leur visibilité. Or "beaucoup plus de commerces sont affectés dans les rues perpendiculaires hors périmètre".

De fait, les clients ne circulent plus dans la rue, devenue "un corridor de travaux", et évitent le quartier, relève l'association. De plus, les coupures d'eau, d'électricité et d'Internet paralysent l'activité au quotidien. Les commerçants constatent des baisses de chiffre d'affaires de 30% à 70% selon les secteurs, la moyenne se situe de 40% à 50%.

Afin d'éviter une vague de fermetures définitives, l'association appelle les autorités à élargir immédiatement les critères d'indemnisation, à simplifier les procédures, à soutenir les commerçants dans la préparation des dossiers et à garantir une aide financière à l'ensemble des commerces sinistrés. Selon elle, 28 arcades sont déjà vides, et aucune aide n'a été versée depuis plus de six mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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