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L'architecture climatique pour protéger le bâti des coups de chaud

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Le nouveau siège de la banque privée Lombard Odier bénéficie d'un portefeuille thermique labélisé. Le système GeniLac des SIG alimentera le siège été comme hiver. La ventilation est ajustée selon l'occupation et sur la toiture 750 m2 de panneaux solaires parent un toit végétal à 85%. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le secteur du bâti suisse se trouve en surchauffe avec l'augmentation des vagues de chaleur. La protection thermique estivale des bâtiments s'ajoute désormais à la pression de l'isolation hivernale, faisant monter le thermomètre des réglementations.

Le stress thermique n'est pas retombé avec la levée de l'alerte canicule retentie fin juin puis mi-août à Genève, Vaud, Neuchâtel ou le Tessin. Après un répit de fraicheur, de fortes températures sont revenues, selon les relevés de Météo Suisse transmis à l'agence AWP. "Les journées et nuits chaudes seront plus fréquentes et plus extrêmes, notamment dans les zones urbaines, densément peuplées et à basse altitude", prévient le National center for climate services (NCCS).

"Mais nos villes ne sont pas conçues pour ces fortes chaleurs", déplore Christoph Frei, professeur titulaire au Centre de l'Energie (CEN). "Nous devons réduire les émissions tous les dix ans de moitié. Une bonne direction des routes peut aider à ventiler la ville et le nombre d'arbres doit radicalement augmenter."

Par ailleurs, "les bâtiments qui parviennent à réduire leur charge thermique gagnent en attractivité et donc en valeur", explique Luca Copercini, co-fondateur d'Oaks Group, promoteur immobilier genevois. "Les développeurs de projets qui investissent à temps dans des mesures adaptées garantissent le confort et la santé, mais aussi la rentabilité future et l'acceptation par le marché", le rejoint un expert du géant de la construction Implenia. Le groupe a créé en 2024 la start-up Encira pour considérer la résilience climatique de façon systémique.

"L'aspect extérieur ne relève pas uniquement de l'esthétique. Les couleurs foncées absorbent davantage la chaleur solaire, tandis que les teintes claires réfléchissent la lumière, réduisant la surchauffe. Le choix doit être cohérent avec l'orientation, l'inertie thermique et la stratégie de ventilation", détaille M. Copercini. Au marbre, on préférera une pierre moins noble et le crépi isolant a un bon rapport performance/prix, tandis que le bardage en bois est un très bon isolant naturel. "Le choix des matériaux fait la différence, mais c'est une question de coûts. Pour vendre à un prix bas, il faut construire à un prix bas."

Eventail de réglementation

En visitant le nouveau siège de la banque privée Lombard Odier, l'exposition au soleil est à l'opposé de celle de l'historique édifice de la Corraterie. En transparence, "le bâtiment est positionné de manière à permettre son refroidissement grâce au vent le long du lac et des coursives profondes pour empêcher une partie des rayons du soleil directe sur les vitrages", explique le cabinet d'architectes Herzog et de Meuron pour AWP.

Les bureaux inaugurés mercredi bénéficient d'un portefeuille thermique labélisé. "Les besoins de chaleur ont été abaissés à 13 kWh/m2, soit 25% inférieur à l'exigence Minergie-P", souligne la banque. Le système GeniLac des Services industriels de Genève (SIG) alimentera le siège été comme hiver. La ventilation est ajustée selon l'occupation et sur la toiture 750 m2 de panneaux solaires parent un toit végétal à 85%.

Pour les bureaux, la gestion de la chaleur est maitrisée. Mais, pour certains locataires, des solutions plus rapides et abordables priment. Le commerçant en ligne Galaxus a affiché une hausse de 233% sur un an de la vente de climatiseurs en juin et une rupture de stock. Le premier semestre a déjà compté plus de commandes que tout 2024. "Les monoblocs à moins de 300 francs sont les plus demandés et les climatiseurs 'split mobiles' (en deux parties) prennent du terrain. Pour les petits espaces, ils sont suffisants. Les installations complexes sont moins intéressantes ou pas autorisées du tout", explique Alex Hämmerli, directeur de la communication de Digitec Galaxus.

Les obstacles bureaucratiques, dont une palette de labels comme SNBS, GEAK ou LEED, "poussent à revoir l'isolation. C'est une bonne chose, mais pour la planification urbaine, il faut une volonté politique qui est toujours trop faible", étoffe M. Frei. "La législation exige que la preuve de la protection thermique estivale soit calculée avec des données prévisionnelles pour les scénarios climatiques futurs", ajoute Implenia.

En 2024, les subventions attribuées à Genève par l'Office cantonal de l'énergie (OCEN) ont dépassé les 50 millions de francs, plus de 31% sur un an, dont la moitié en constructions et rénovations certifiées Minergie ou HPE/THPE. Ces derniers bénéficient d'une exonération de l'impôt immobilier complémentaire (IIC) pendant 20 ans. Pour le canton de Vaud, l'enveloppe est passé de 58 à 73 millions en un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Près de 900 vélos en libre-service pour la région Lausanne-Morges

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Les vélos peuvent être restitués librement sur des arceaux ou des emplacements désignés grâce à un système de stations virtuelles. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lausanne Région et Région Morges lancent officiellement leur nouveau réseau harmonisé de vélos en libre-service. Quelque 900 deux-roues, tous électriques, sont à la disposition de 27 communes de la région, dont Lausanne et Morges.

Le projet offre une solution de mobilité simple, flexible et complémentaire aux transports publics à l'échelle de l'agglomération Lausanne-Morges. Ce réseau unifié a l'avantage de permettre aux petites communes de bénéficier aussi d'une telle prestation, soulignent jeudi les partenaires dans un communiqué.

Le service est exploité par l'entreprise américaine Lime. Il est accessible via une application qui permet de localiser, déverrouiller et utiliser un vélo en quelques clics.

Ces vélos verts, équipés d'un panier à l'avant, sont accessibles dans les 27 communes ou sur les campus de l'EPFL et de l'Unil. Ils peuvent ensuite être restitués librement sur des arceaux ou des emplacements désignés grâce à un système de stations virtuelles.

Lime assurera l'exploitation quotidienne du réseau, son entretien et son rééquilibrage sur l'ensemble du territoire. Le service favorise une mobilité plus durable et améliore les correspondances avec les gares, les lignes de bus, les métros, le LEB et le futur tram.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Contrôle aux aéroports UE: la Suisse souhaite plus de souplesse

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Le nouveau système frontalier EES remplace le cachet apposé sur le passeport et enregistre désormais les données biométriques sous forme numérique. La saisie de ces données prend plus de temps. (Image illustrative) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Berne demande à Bruxelles davantage de souplesse en matière de contrôles aux frontières dans les aéroports. La Suisse, ainsi que huit autres pays, ont adressé une lettre en ce sens à la Commission européenne.

La demande porte sur la possibilité de suspendre le système d'entrée et de sortie (EES) dans les aéroports pour une période prolongée. Une pratique uniforme devrait s’appliquer à tous les États membres, a déclaré jeudi une porte-parole du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à Keystone-ATS.

Dans des situations exceptionnelles, l’EES peut surcharger l’infrastructure, selon eux.

Le portail d'information "Politico" a précédemment relayé cette information. Interrogée à ce sujet, la Commission européenne a confirmé avoir reçu la lettre.

L’EES enregistre les entrées et les sorties de l’espace Schengen et est appliqué depuis le 10 avril dans l’ensemble de l’espace Schengen. En Suisse, ce système est utilisé dans les aéroports.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pas de route carrossable pour atteindre l'alpage du Chilcherberge

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Pour atteindre l'alpage du Chilcherberg, il faudra continuer de prendre le télésiège très rétro du Seilbahn Chilcherberger-Silenen. Le projet de route carrossable a été annulé par le Tribunal fédéral (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Pour atteindre les alpages du Chilcherberge (UR), il faudra continuer à prendre le téléphérique ou emprunter des sentiers très pentus. L'autorisation de construire une route carrossable les reliant à la plaine a été annulée par le Tribunal fédéral.

En 2017, les exploitants de trois alpages de la région de Chilcherberge ont déposé une demande de permis de construire auprès de la commune de Silenen (UR), sur le territoire de laquelle se trouvent les alpages. Ils comptaient relier leurs exploitations à la plaine par une route carrossable d'environ un kilomètre de long.

Actuellement, les alpages, qui totalisent une surface de 16 hectares, sont desservis par des sentiers pédestres très pentus, ainsi que par le très pittoresque téléphérique du Chilcherberge-Silenen. Ce dernier, en mains privées, consiste en une petite structure en bois permettant d'accueillir deux adultes et deux enfants.

Pour faucher, les paysans uranais n'ont d'autre solution actuellement que de démonter les machines de fauche et de les charger sur le téléphérique, depuis la plaine.

Pour construire la route, le projet comptait défricher environ 2'650 mètres carrés de forêt, dont 1'150 mètres carrés de manière permanente. La route prévue traversait sur 130 mètres la zone de Maderanertal-Fellital, inscrite à l'Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP).

Recours de Pro Natura admis

Pro Natura a fait recours contre l'autorisation de construire délivrée par la commune. Ses griefs portaient sur le fait que la liste de la flore et la faune qui seraient potentiellement affectées par la construction n'avait pas été établie de manière exhaustive.

Le Tribunal fédéral, dans un arrêt publié jeudi, a donné raison aux points soulevés par Pro Natura. Les informations nécessaires à l'obtention d'un permis de construire n'ont pas été toutes réunies en l'espèce.

Il manque ainsi des renseignements sur le transport des faucheuses, notamment sur le coût économique de ces transports. Le Tribunal fédéral, en annulant le permis, renvoie le tout à la commune de Silenen pour qu'elle tienne compte de ces points dans une nouvelle procédure.

(arrêt 1C_580/2024 du 22 mai 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nestlé investit un demi-milliard pour Nescafé en Thaïlande

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Le café Robusta est principalement cultivé dans le sud de la Thaïlande (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH)

Nestlé investit 563 millions de francs pour la construction d'un site de production de sa marque Nescafé en Thaïlande. Cette usine fournira principalement le marché local en café soluble, en mélanges de café et d'autres boissons prêtes à être consommées.

L'investissement vise à répondre à la demande croissante pour le café en Thaïlande - un marché estimé à 1 milliard de francs - et à soutenir les "opportunités d'exportations", souligne jeudi dans un communiqué le groupe veveysan. Situé dans la province de Samut Prakan et truffé des dernières technologies comme l'intelligence artificielle, l'usine devrait lancer ses activités en 2028 et employer plus de 500 personnes.

Le géant de l'alimentaire affirme qu'il se fournira localement en ingrédients et en matières premières, pour un montant de 100 millions de francs par an. Selon le communiqué, la multinationale est présente en Thaïlande depuis plus de 130 ans et figure parmi les principaux acheteurs du café robusta local.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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IA: l'américain Cerebras va investir plusieurs milliards en Europe

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Cerebras est un concurrent de Nvidia (archives). (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

La start-up américaine de puces Cerebras, concurrente du géant Nvidia, va investir "plusieurs milliards de dollars" pour augmenter la capacité de calcul de ses centres de données dédiés à l'intelligence artificielle en Europe, a-t-elle annoncé jeudi à l'AFP.

"C'est une expansion massive" afin de répondre aux besoins "en forte croissance" des clients européens, a déclaré Andrew Feldman, son directeur général, lors d'un entretien en marge du Raise Summit, événement dédié à l'intelligence artificielle (IA) à Paris.

L'entreprise, dont le siège se situe en Californie, opère trois centres de données équipés de ses puces en France, en Finlande et en Norvège qui vont être agrandis pour atteindre 200MW de capacité de calcul d'ici 2027, a-t-il été précisé.

Avec ces centres de données, "nous pensons que nous pouvons nous conformer aux exigences européennes en termes de sécurité et sur (la protection) des données, nous avons beaucoup de clients européens qui nous le demandent", a-t-il poursuivi, précisant que la demande liée à l'IA générative en Europe était "si rapide" qu'il était difficile "de garder la cadence".

Le montant précis des investissements, qui s'élèvent à "plusieurs milliards de dollars" selon le dirigeant, n'a pas été dévoilé.

Fondé en 2015, Cerebras s'est spécialisé dans les puces dédiées à "l'inférence", c'est-à-dire la phase d'utilisation des modèles d'IA lorsqu'ils génèrent des contenus, et non de développement.

L'appétit pour ce type de puces a explosé avec l'émergence des agents IA, cette nouvelle génération d'interfaces qui ne se contentent plus de répondre aux utilisateurs mais peuvent effectuer seules des tâches.

Les agents IA démultiplient ainsi les besoins en puissance de calcul, assurés par des puces comme celles de Cerebras ou Nvidia, le leader du secteur.

Signe de cet engouement, Cerebras a récolté plus de 5,55 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse aux États-Unis en mai, ce qui la place parmi les quinze plus importantes levées de fonds jamais réalisées à Wall Street dans une opération du genre.

Processeurs géants

La start-up, qui compte quelque 900 employés et est actuellement valorisée 40 milliards de dollars, développe des processeurs géants aussi appelés "puces sur tranche entière" (wafer-scale systems).

"Traditionnellement, une puce est de la taille d'un timbre-poste et nous avons conçu une puce de la taille d'une assiette", a expliqué Andrew Feldman.

"Dans l'intelligence artificielle, les grosses puces traitent l'information plus rapidement (...) ce qui signifie que lorsque vous tapez une question dans un chatbot d'IA, vous obtenez une réponse plus rapidement", a-t-il assuré.

Les processeurs géants présentent l'avantage de leur unité de fonctionnement, alors qu'un assemblage de puces plus petites nécessite un transfert de données de l'une à l'autre, qui peut entraîner des ralentissements ou des dysfonctionnements.

Cerebras compte parmi ses clients en Europe des entreprises pharmaceutiques comme le géant britannique GSK, des centres de calcul à haute performance en Ecosse et en Allemagne ou encore des sociétés de code informatique.

Elle a signé au premier trimestre un important contrat avec OpenAI, le créateur de ChatGPT, estimé à plus de 20 milliards de dollars, pour lui fournir de la capacité de calcul jusqu'en 2028. Elle a aussi récemment noué un partenariat avec Amazon Web Services (AWS), numéro un mondial du cloud.

Face à ces sommes astronomiques, le patron de Cerebras réfute toutefois l'idée d'une bulle spéculative liée à l'intelligence artificielle qui pourrait éclater à tout moment, une hypothèse qui agite le secteur depuis des mois.

"Historiquement, lorsqu'il y a eu des bulles, les gens créaient des choses en espérant que les clients viendraient. Maintenant, c'est l'opposé. Les clients veulent (l'IA) et il n'y a pas assez d'offre", a estimé Andrew Feldman.

"Nous commençons tout juste à voir les gains de productivité de l'IA", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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