À la Brocante Renfile de Plan-les-Ouates, une première gamme de meubles rénovés par des détenus genevois est désormais en vente.
Deux planches de snowboard assemblées pour en faire un banc, un ancien vélo métamorphosé en une horloge, ou une commode transformée en un meuble moderne: la première gamme de meubles retapés par des détenus des prisons de la Brenaz et de Champ-Dollon est en vente à la Brocante Renfile de Tourbillon à Plan-les-Ouates.
Dans le canton de Genève, 80 détenus travaillent sur des meubles récupérés chez des particuliers pour leur donner une seconde vie. Ils les rénovent, les métamorphosent, les détournent même parfois de leur vocation d’origine.
L’idée du projet « Cellule Grise » est de donner des compétences professionnelles à ces personnes privées de liberté, compétences qui leur seront utiles à leur sortie. Le Centre social protestant fournit les anciens vestiges aux établissements de détention avant de récupérer ces mêmes meubles revisité avec originalité.
À Champ-Dollon par exemple, la prison est dotée d'un atelier de menuiserie standard, très bien équipée selon Franck, le responsable de l'atelier. Ce qui permet aux détenus de laisser place à l'imagination et la créativité.
Franck
gardien de prison et responsable de l'atelier menuiserie
Franckgardien de prison et responsable de l'atelier menuiserie
Franckgardien de prison et responsable de l'atelier menuiserie
Pour Stéphane, gardien de prison responsable de l'atelier peinture à Champ-Dollon, le projet est aussi fédérateur pour les détenus:
Stéphane,
gardien de prison
Stéphane,gardien de prison
Stéphane,gardien de prison
Ces meubles rénovés sont vendus ensuite à la Brocante Renfile de Plan-les-Ouates. Les profits générés contribueront à finances les actions sociales gratuites du CSP. Alain Bolle, directeur du Centre social protestant (CSP) de Genève. En échange, l'organisation d'aide sociale donne des vêtements, des livres et des jeux de société aux établissements de détention.
Alain Bolle,
directeur du Centre social protestant de Genève
Alain Bolle,directeur du Centre social protestant de Genève
Alain Bolle,directeur du Centre social protestant de Genève
Plusieurs types de meubles ont été rénovés par les détenus.
De son côté, chaque année, le CSP accompagne quelques 80 personnes sur le chemin de la réinsertion professionnelle. Ces personnes trouvent notamment des voies de formation et de requalification professionnelle au sein des brocantes et des boutiques du CSP.
A Genève, les Journées européennes des métiers d'art auront lieu du 27 au 29 mars. Différents artisans et centres de formation professionnelle seront présents au pavillon Sicli. Des artisans parleront aussi de leur savoir-faire au sein de leur atelier ou de l'institution culturelle qui les emploie.
Verrier, oculariste, luthier, peintre en lettres, modiste, abatjouriste, charpentier ornemaniste ou encore sellier: un grand nombre de métiers rares seront présentés au public pendant trois jours. La manifestation est gratuite, et certains événements sont accessibles sur inscription, notamment des ateliers et conférences.
Il en sera de même pour plusieurs visites dans des institutions culturelles, comme au Grand Théâtre où le public pourra découvrir les ateliers de décors, de perruques, de chaussures. La collection des moulages de l'Université de Genève sera aussi ouverte pour présenter les métiers de mouleur d'art, de restaurateur d'oeuvres en plâtre et de scénographe d'exposition.
L'éducation peut empêcher et combattre les discriminations raciales. La Semaine contre le racisme en Ville de Genève va explorer cette voie du 17 au 26 mars au travers d'animations culturelles et de discussions.
Selon le rapport sur la discrimination raciale en Suisse de 2024, le plus grand nombre de signalements est observé au moment de l'enseignement obligatoire. De quoi pousser à porter une attention à ces questions, estime le maire de Genève Alfonso Gomez, cité dans un communiqué.
Le milieu éducatif peut à la fois oeuvrer comme levier dans la lutte contre le racisme, mais aussi contribuer, malgré lui, à sa propagation, affirme-t-il. La Ville de Genève et ses partenaires convient durant cette Semaine contre le racisme à se demander notamment comment parler du racisme aux jeunes.
La militante Rokhaya Diallo répondra à cette question lors d'une discussion avec l'enseignante Manel Ben Boubaker. Des ateliers sont également prévus.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La 24e édition du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) à Genève honore deux films sur l'Iran et le Soudan. "A Fox Under a Pink Moon" reçoit le Grand Prix du documentaire et "Cotton Queen" est lauréat du Grand prix de la fiction.
"Ce palmarès reflète la richesse des voix que le FIFDH met en avant", ont dit samedi les co-directrices éditoriales Laura Longobardi et Laila Alonso Huarte. "Ces films révèlent des réalités souvent méconnues", selon elles.
Côté documentaire, "A Fox Under a Pink Moon" montre les tentatives de fuite d'Iran pendant cinq ans de la jeune Afghane de 16 ans Soraya Akhlaghi. Réalisé par cette artiste avec le cinéaste iranien Mehrdad Oskouei, il dénonce la violence du patriarcat.
Il reçoit pour le Grand Prix 10'000 francs, offerts par la Ville et le canton de Genève, deux fois plus que "Letters from Wolf Street", de Arjun Talwar, récompensé du prix Viera de Mello. Ce documentaire polono-allemand raconte le racisme ordinaire auquel font face les migrants en Pologne.
Pour la fiction, le Grand Prix doté de 10'000 francs par la Fondation Barbour va à "Cotton Queen", Suzannah Mirghani. Le spectateur est confronté aux luttes de pouvoir et aux récits de femmes contre la colonisation dans une région cotonnière du Soudan.
Le prix Vision for Human Rights, alimenté de 5000 francs, honore de son côté "Yurlu/Country", de Yaara Bou Melhem. Ce film sans concessions cible l'impact des abus coloniaux sur le travail, la terre et le patrimoine.
Le FIFDH se termine dimanche. Plus de 200 invités des milieux artistiques, scientifiques, politiques et militants se sont mêlés aux près de 33'000 spectateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
A Genève, environ 800 personnes ont manifesté sous la pluie contre l'impérialisme et pour le droit des peuples à l'autodétermination. Elles ont dénoncé les bombardements à Gaza, les agressions en Iran, au Liban et au Vénézuela, ainsi que le blocus contre Cuba.
"Nous exigeons la fin immédiate des guerres impérialistes qui nous mènent à la catastrophe et font craindre une guerre générale à tout moment", a déclaré un représentant de l'association Suisse-Cuba Genève. Celle-ci a organisé samedi après-midi la manifestation avec le soutien de 33 associations politiques et culturelles.
Fustigeant le président des Etats-Unis Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "des criminels de guerre et des terroristes", il a appelé à la création d'un mouvement de résistance pour le droit de vivre en paix et dignement. Et alors que plus aucun pétrolier n'a approvisionné Cuba depuis trois mois, il a demandé que "le monde se lève pour Cuba".
Parti de la place Neuve, le cortège a défilé dans le quartier de Plainpalais. "De Gaza à la Havane, à Genève aussi. Bloquons l'impérialisme pour la défense de la vie", pouvait-on lire sur la banderole de tête. Des pancartes disaient "Les bombes ne libèrent pas, elles tuent", "Les armes d'ici ne doivent plus tuer les enfants de là-bas" ou encore "Qui arrêtera le cow-boy belliqueux de la Maison-Blanche?".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les films en lice pour les Prix du cinéma suisse 2026 seront projetés au cinéma Bio à Carouge (GE) du 23 au 29 mars, souvent en présence de l'équipe du film pour un échange avec le public. Les séances seront à cinq francs en semaine et gratuites le week-end pour les films primés.
Treize longs-métrages et deux programmes dédiés aux courts-métrages et aux films de diplôme sont à l'affiche de cette Semaine des nominé-e-s. Toutes les oeuvres font l'objet d'au moins une nomination pour les Prix du cinéma suisse, qui seront décernés vendredi 27 mars à Zurich lors de la cérémonie des Quartz.
Cette semaine, qui met à l'honneur le cinéma suisse, commencera avec la projection de "Salut Betty", un film racontant l'invention dans les années 50 du mythique personnage de Betty Bossi. La séance aura lieu en présence du réalisateur Pierre Monnard.
Le cinéma romand figure en bonne place parmi les oeuvres en compétition. Le public pourra voir "A bras-le-corps" de Marie-Elsa Sgualdo, très en vue avec sept nominations et "Qui vit encore", un documentaire du réalisateur genevois Nicolas Wadimoff, récemment récompensé par le Prix de Soleure. Autre production romande, "Le chantier" de Jean-Stéphane Bron sera présenté en avant-première.
cinema-bio.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats