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Environnement

[ITW] Orages à Perly: «Il faut qu'on s'adapte» confie un maraicher

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Image d'illustration (Archives - KEYSTONE/Anthony Anex)

Les intempéries d'une violence rare qui ont touché la région de Plan-les-Ouates ont laissé des traces profondes chez les maraîchers locaux. Si les infrastructures ont limité la casse pour certaines cultures, les vergers et la production de plein champ paient un lourd tribut. Jérémy Blondin, du domaine des Mattines, témoigne entre constat lucide et volonté d'aller de l'avant.

Jérémy BlondinMaraicher au Domaine des Mattines

Le contraste est saisissant entre la protection offerte par les serres et l'orage qu'ont subie les parcelles à l'air libre. «Les cultures qui étaient sous les serres là, les tomates, ont été quand même passablement protégées», tempère Jérémy Blondin. Mais à l'extérieur, le paysage est tout autre. Les cultures d'asperges semblent avoir été passées au broyeur, littéralement «pulvérisées par la grêle».

Plus loin, le verger situé à Arare offre un spectacle encore plus marquant.

«On a à peu près 3000 mètres carrés d'arbres qui se sont carrément couchés. Il y avait tellement de grêle dans les filets qui sont là pour protéger, plus le vent, le poids et tout a fait que la structure, elle a lâché.»

Le bilan est sans appel pour cette parcelle: environ 10 à 15% de la surface du verger est totalement détruite, avec des arbres cassés impossibles à récupérer.

Pour les professionnels de la terre, le constat dépasse le simple événement météo. Il questionne l'avenir même de leur métier face à la violence des épisodes actuels. À Perly, près de 70 litres d'eau par mètre carré sont tombés en un temps record, saturant immédiatement les réseaux d'évacuation.

«Aujourd'hui, les infrastructures ne sont pas faites pour accueillir des volumes d'eau pareils»

Cette récurrence des sinistres pousse le domaine à repenser structurellement ses méthodes. Cultiver sous abri, en serres ou en tunnels, devient désormais «gentiment une obligation» pour se prémunir du gel, du vent, de la grêle et de la canicule. Mais cette transition a un coût majeur que les structures actuelles ne peuvent pas absorber seules.

La technologie et les protections représentent des investissements importants, alors que l'équilibre économique des familles maraîchères genevoises reste particulièrement tendu. Pour Jérémy Blondin, la viabilité de l'agriculture de demain dépend d'un ajustement minime mais crucial sur les étals.

«Demain, peut-être que si on arrive à être valorisé un peu mieux, de quelques centimes, ça nous permettra de pouvoir nous équiper avec des solutions pour limiter encore un peu plus les risques»

Tandis que l'Union maraîchère de Genève fait les comptes et s'organise pour évaluer les pertes massives chez les producteurs de légumes de garde (pommes de terre, poireaux, choux), le soutien de la population reste le principal moteur des exploitations.

Malgré les coups durs et l'ampleur des dégâts, la résilience reste le maître-mot au domaine des Mattines, portée par la solidarité locale. Le maraîcher tient à saluer cet engagement citoyen.

«J'ai envie de remercier toutes les personnes pour leurs mots d'encouragement, les gens qui favorisent les produits locaux, qui viennent nous voir, qui nous envoient des messages. C'est vraiment des choses qui nous donnent du courage et puis l'envie de continuer. Ce n'est pas qu'une question d'argent.»

Un appel chaleureux est lancé à quiconque souhaite maintenir cette agriculture de proximité

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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Economie

Valais: renouvellement à l'interprofession de la vigne et du vin

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En Valais, l'Interprofession de la vigne et du vin aura un nouveau directeur, dès le 1er janvier prochain (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L’Interprofession de la vigne et du vin (IVV) va connaître un renouvellement de sa direction. A partir du 1er janvier 2027, Vincent Baud succédera à Gérard-Philippe Mabillard, qui souhaite se consacrer à des projets personnels, après 16 ans passés dans la fonction.

Vincent Baud (53 ans) avait été engagé en mars dernier pour remplacer la directrice adjointe Cynthia Chabbey. Ancien député et secrétaire général du parti du Centre Valais romand durant ces six dernières années, "il possède une fine connaissance du lobbying et des rouages politiques", estime l'IVV, dans un communiqué diffusé jeudi. "Sa carrière dans le milieu bancaire et la gestion de fortune l’a amené à conduire des équipes et des dossiers complexes."

"Dans le contexte de crise que nous vivons, ma priorité est de fédérer la branche au niveau valaisan et romand, afin que le monde vigneron soit mieux entendu au niveau fédéral", exprime le futur directeur.

Futur nouveau président

Vincent Baud oeuvrera en tandem avec un directeur-adjoint, Christophe Loye. "Ce duo devra porter les deux axes forts de l’organisation: la défense professionnelle et la promotion", précise encore l'IVV.

Le renouvellement des instances de l’interprofession connaîtra un dernier épisode en avril 2027. Yvan Aymon terminera alors son mandat à la présidence, après douze ans à la tête du comité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Conséquence de la sécheresse: plusieurs désalpes sont anticipées

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Faute de nourriture et d'eau, de nombreuses vaches doivent redescendre plus tôt que prévu de l'alpage (Photo d'illustration). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La sécheresse persistante a plongé l'économie alpestre suisse dans une situation critique. En raison de la pénurie d'herbage et d'eau potable, certaines exploitations ont déjà dû faire redescendre leurs animaux des alpages plus tôt que prévu.

L'arc jurassien, la Suisse romande et certaines parties de la Suisse orientale sont particulièrement touchés, a indiqué à l'agence de presse Keystone-ATS Selina Droz, directrice générale de la Fédération suisse d'économie alpestre (FSEA). La situation est toutefois critique sur l'ensemble du territoire.

La FSEA ne dispose pas de chiffres précis quant au nombre d'exploitations qui ont dû avancer la descente d’alpage. Selon Mme Droz, la grande majorité des alpages concernés n’ont toutefois ramené dans la vallée qu’une partie de leurs animaux, afin d’économiser là aussi l’eau potable et le fourrage.

Les exploitations de plaine souffrent elles aussi

La "situation très exceptionnelle" de cette année pèse en effet également sur les exploitations de plaine, dont les réserves fourragères sont aussi limitées en raison de la sécheresse. Reste l'alternative d'abattages prématurés de bétail, à laquelle certains ont déjà recouru.

Le raccourcissement de la période d’estivage a également des conséquences sur la production. La FSEA prévoit pour l’année en cours une production de fromage d’alpage inférieure à la moyenne. Pour le Gruyère d'alpage, par exemple, l’interprofession table sur une baisse de production d’environ 10% par rapport à l’année précédente.

Les exploitations doivent s'adapter

Compte tenu du changement climatique, il faut s'attendre à ce que les étés secs soient plus fréquents à l'avenir. Les descentes prématurées des alpages doivent toutefois rester une solution d'urgence. Selon Mme Droz, le transport d'eau par la route ou par hélicoptère n'a de sens que si, par exemple, l'exploitation d'origine dispose d'encore moins de fourrage.

Il convient donc que toutes les exploitations d’alpage repensent leur propre infrastructure hydrique et l’adaptent si nécessaire. Selon l’USP, la mise en ½uvre de projets tels que de nouveaux réservoirs ou le captage de sources nécessite davantage de fonds de la part de la Confédération et des cantons.

Selon la FSEA, la Suisse compte environ 6600 alpages dont environ un tiers de la surface agricole utile est exploité en été, produisant chaque année 5500 tonnes de fromage d’alpage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Des centaines de vieux tracteurs admirés à Vucherens (VD)

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Quelque 800 tracteurs ont participé au grand cortège. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un défilé a marqué dimanche la dernière journée de la Rencontre nationale des vieux tracteurs à Vucherens (VD). Plusieurs centaines d'engins ont parcouru les sept kilomètres du parcours en direction de la forêt, devant un public nombreux et ravi.

Des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, des lieuses, quelques vieilles voitures et camions: quelque 800 engins en tous genres ont pris le chemin de la Broye vaudoise pour participer aux quatre jours de festivités comprenant exposition et défilé, qui ont démarré jeudi, a constaté un photographe de Keystone-ATS. Soirée fondue, cors des Alpes, sonneurs de cloche et fanfare, entre autres, ont agrémenté la fête.

"Les engins agricoles viennent de toute la Suisse, mais aussi d'Italie, de France et de Belgique", a expliqué à Keystone-ATS Jean-François Perroud, le président du comité d'organisation. Beaucoup de participants habitent la région, mais une septantaine d'inscrits, par exemple, viennent du canton de Berne.

Quel âge ont ces vénérables machines? "On aime bien que les tracteurs aient 30 ans ou plus", confie M. Perroud. Un marché artisanal comprenant plus d'une quarantaine de stands et une course de tracteurs pour enfants complétaient le programme.

La manifestation était organisée par la société "Les Amis des Vieux Tracteurs du Jorat et environs", née en 2018. Elle vise à créer des rassemblements festifs, conserver et remettre en état les vieilles machines et échanger des compétences entre passionnés. Sa dernière exposition remonte à 2023 où plus de 350 tracteurs et des dizaines de machines agricoles étaient présentés devant plusieurs milliers de visiteurs venus de toute la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le marché du terroir valaisan revient les 22 et 23 août

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Des ateliers permettront notamment aux visiteurs d'apprendre l'art de racler (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La manifestation "Terroirs, marché et ateliers" revient le week-end des 22 et 23 août à Châteauneuf, dans la cour de la ferme de l'Ecole d'agriculture du Valais. Après deux éditions couronnées de succès, l'Etat du Valais a décidé de pérenniser ce rendez-vous dédié à la promotion des produits emblématiques du canton.

Plus de 30 producteurs sont attendus et présenteront leurs spécialités, certifiées marque Valais ou avec les appellations d'origine (AOP) et les indications géographiques (IGP). Divers ateliers sont aussi organisés. Ils permettront notamment aux visiteurs d'apprendre à racler ou à maîtriser l'art de la lactofermentation. Les enfants auront aussi droit à des animations dédiées, comme la fabrication de confiture à l'abricot.

Le public pourra également découvrir des saveurs et des savoir-faire d'ailleurs, grâce à la présence de Neuchâtel Vins et Terroir, hôte d'honneur de cette édition 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Agriculture: Markus Ritter (USP) pense que 2026 sera pire que 2003

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Président de l'Union Suisse des Paysans, Markus Ritter n'a "encore jamais connu une telle sécheresse". (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans une interview accordée à CH Media, le président de l'Union suisse des paysans (USP), Markus Ritter, estime que les pertes subies par le secteur agricole en raison de la canicule estivale sont supérieures à celles de 2003.

À l'époque, l'Union suisse des paysans avait chiffré les dégâts à près de 500 millions de francs.

Comme toutes les régions sont touchées cette année, les pertes seront certainement plus importantes. Il est toutefois encore trop tôt pour se prononcer avec certitude.

La situation est exceptionnelle, car les sols avaient déjà entamé l’été avec un déficit hydrique. "Personnellement, je n’ai encore jamais connu une telle sécheresse", a déclaré M. Ritter lors d’une interview accordée à CH-Media.

La situation s’annonce mauvaise pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. Les rendements seront également moindres pour le maïs.

En conséquence, les prix des denrées alimentaires devraient s'en ressentir. Des hausses de prix sont notamment probables pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. La situation semble meilleure pour le blé et l’orge, car une grande partie de ces cultures avait poussé avant la période de sécheresse et avait pu être récoltée dans de bonnes conditions.

Les détaillants ont fait savoir qu’ils étaient prêts à prendre en compte certains coûts supplémentaires liés à la sécheresse. "Il y aura des négociations", a déclaré M. Ritter. C’est toutefois l’agriculture qui subira les pertes financières les plus importantes. Si, par exemple, un maraîcher enregistre une baisse de rendement d’un tiers et que les prix à la production augmentent de 10 %, il se retrouvera au final avec nettement moins de bénéfices.

"Le plus important est de ne pas céder à la panique"

La situation est également particulièrement tendue chez les éleveurs. En raison de la pénurie de fourrage, beaucoup ont déjà puisé dans leurs réserves d’hiver. Les prix du foin ont augmenté jusqu’à 50 %. Comme les animaux se vendent difficilement dans la situation actuelle, un plus grand nombre d’entre eux finissent chez le boucher. En juin et juillet, 7000 vaches de plus ont déjà été abattues par rapport à l’année dernière. Avec le retour prématuré des animaux des Alpes, le nombre d’abattages devrait encore augmenter.

M. Ritter s'oppose toutefois à la déclaration d'une situation d'urgence. "Le plus important est de ne pas céder à la panique". L'Union suisses des paysans collabore étroitement avec l’administration fédérale et le Conseil fédéral. Entre autres mesures, de l’eau est acheminée par les airs vers certains alpages et les droits de douane sur les importations d’aliments pour animaux ont été supprimés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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