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Economie

La pandémie a dopé les ventes des produits suisses

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Les ventes de fromages suisses dans le commerce de détail ont aussi poursuivi leur ascension. Cette évolution a déclenché une hausse de la production et donc une valeur ajoutée accrue pour le lait de fromagerie. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La vente de lait et de produits laitiers suisses, surtout les produits locaux, frais et bio, a nettement augmenté en 2020. Les producteurs y voient l'impact du télétravail, de la fermeture des restaurants et des frontières, qui a empêché le tourisme d'achat.

Avec une augmentation de 15% par rapport à 2019, les ventes de beurre du commerce de détail ont atteint un record, précisent mercredi les producteurs suisses de lait. Par comparaison, en 2019, la hausse par rapport à 2018 avait été de 2,2 %.

La situation sanitaire a joué un rôle déterminant dans l'évolution du comportement des consommateurs envers le lait frais, pense l'organisation. Alors qu'en janvier 2020, la consommation de ce produit accusait un recul de 1%, deux mois plus tard, pendant le premier semi-confinement, elle enregistrait une augmentation de 24% par rapport à mars 2019.

La demande de yogourt et de séré s'est également envolée pendant le premier semi-confinement, avec une augmentation de 23% en avril 2020.

Boom du bio

La popularité du lait et des produits laitiers bio a connu un boom. L'évolution enregistrée par la petite catégorie des boissons lactées bio est également remarquable. Alors que leurs ventes étaient encore en baisse de quelque 18% en 2019, elles ont affiché une augmentation de presque 12% en 2020.

Les ventes de fromages suisses dans le commerce de détail ont aussi poursuivi leur ascension. Cette évolution a déclenché une hausse de la production et donc une valeur ajoutée accrue pour le lait de fromagerie.

Les ventes de fromages importés ont également profité de la fermeture des frontières, affichant une croissance de quelque 18% (dans le commerce de détail) imputable aux consommateurs sensibles aux prix. En revanche, la pandémie a provoqué un recul des importations de boissons lactées, de séré et de yogourt.

Le fromage frais (indigène et importé) était déjà apprécié avant la pandémie, les ventes augmentant un peu chaque année. Mais, dans ce segment aussi, 2020 a été une année exceptionnelle, les ventes affichant une hausse de 17%.

Chiffres déjà en baisse

Les producteurs se demandent si ces chiffres records vont se maintenir. Les premières indications pour 2021 semblent indiquer que non. Si les ventes de 2021 sont en effet nettement supérieures à celles de 2019 dans tous les segments, elles ont baissé pour la majorité des groupes de produits par rapport à 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

BCVS: 66,7 millions versés aux collectivités publiques

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La BCVS a approuvé vendredi en assemblée générale une redistribution de 66,7 millions de francs aux collectivités publiques et de 63,2 millions aux actionnaires (photo d'illustration). (© KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

La Banque Cantonale du Valais (BCVS) s'est réunie en Assemblée générale ordinaire vendredi à Martigny (VS). Elle annonce redistribuer 66,7 millions aux collectivités publiques et 63,2 millions de francs aux actionnaires.

Le rendez-vous a réuni 826 participants, dont 584 actionnaires qui représentent 82,6% du capital-actions, écrit la BCVS dans un communiqué vendredi. Tous les points à l'ordre du jour ont été acceptés, dont les comptes 2025, qui présentent un bénéfice de 85,9 millions de francs.

Les actionnaires ont, en outre, approuvé la proposition du Conseil d'administration d'attribuer 22,7 millions à la réserve légale issue du bénéfice. Ils ont aussi validé la distribution d'un dividende inchangé de 4 francs par action, ce qui représente un montant de 63,2 millions.

"Cet exercice permet de contribuer à hauteur de 66,7 millions de francs aux collectivités publiques, sous forme de dividende, d’impôts et de rémunération de la garantie de l’État", poursuit la banque cantonale valaisanne. La "vision stratégique 2025" a aussi permis à la BCVS de "renforcer sa position dans un marché bancaire complexe et concurrentiel."

Désormais, l'institution met en oeuvre sa Stratégie 2030, lancée l'année dernière. "Plus d’une vingtaine de projets sont en cours d’implémentation, avec des objectifs de performance et d’efficience."

Lors de son Assemblée générale, la BCVS a aussi procédé à l'élection complémentaire d'un membre du Conseil d'administration. Les actionnaires ont élu Antoine Fournier en tant que représentant des actionnaires minoritaires pour les trois prochaines années (2026-2029).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Fin de partie pour la galère à Morges

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La galère "La Liberte", ici en 2002 lors de sa croisière inaugurale, se détruite (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La galère "La Liberté", plus grande voile du Léman, ne naviguera sans doute plus jamais. Le célèbre bateau, inutilisé au large de Morges depuis plusieurs années, n'a pas reçu l'autorisation cantonale qui aurait pu lui permettre de reprendre ses activités.

Mise à l'eau en 2001, la galère ne peut plus embarquer du public depuis 2017. Des travaux de rénovation et la construction d'un ponton d'accès auraient été nécessaires pour reprendre son exploitation.

Or la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) a refusé d'octroyer l'autorisation de construire ce ponton, annonce vendredi Le Journal de Morges. L'information a été confirmée à Keystone-ATS par Jean-Marc Lavanchy, président de l'Association lémanique galère La Liberté, propriétaire du bateau.

M. Lavanchy évoque "une immense colère" et "beaucoup d'incompréhension" à la suite de cette décision. Il relève que le projet du ponton bénéficiait d'un large soutien, notamment de la Ville de Morges, de l'ARCAM (Association de la région Cossonay-Aubonne-Morges) et de plusieurs services cantonaux, seule la DGTL s'y opposant.

"La DGTL savait pourtant que des préavis favorables avaient déjà été acceptés au niveau public pour co-financer une partie importante des travaux de rénovation de la galère et de construction du ponton", note M. Lavanchy.

Besoin public

Retranscrite par Le Journal de Morges, la décision de la DGTL mentionne notamment qu'en l'état, "la construction d'un ponton et des infrastructures liées (buvette, terrasse, billetterie) en zone de protection des rives du lac n'est pas conforme à la LAT et la pesée des intérêts ne permet pas de délivrer une autorisation dérogatoire de construire."

Pour la DGTL, la construction de ce ponton ne répondait pas à "un besoin public", explique Jean-Marc Lavanchy. Alors que, selon lui, il y avait bien un intérêt public à sauver ce bateau, à organiser à nouveau des sorties sur le Léman ou encore à animer le parc de Vertou, où il était prévu de construire le ponton.

"La DGTL savait que d'importants fonds publics avaient déjà été investis depuis 2017 pour développer le nouveau projet d'exploitation, mener des études, préparer le dossier de mise à l'enquête et répondre aux exigences techniques et sécuritaires" du Service des automobiles et de la navigation, souligne encore M. Lavanchy.

Destruction à venir

Faute de temps et de moyens financiers, l'Association lémanique galère La Liberté ne pourra pas faire recours contre la décision de la DGTL. Elle n'aura ensuite d'autre choix que de déposer le bilan en vue de sa dissolution.

Jean-Marc Lavanchy explique qu'une lettre a été adressée au Canton pour qu'il prenne "ses responsabilités" et assume "les mesures nécessaires" pour l'avenir de la galère.

Son rachat par un repreneur reste en théorie possible. Mais M. Lavanchy n'y croit pas, sachant qu'il faudrait toujours trouver un lieu où amarrer le bateau. "La destruction semble être la seule issue", regrette-t-il. Et de prévenir que la destruction d'un tel bateau de 190 tonnes pourrait s'annoncer très compliquée et coûteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Novartis retire sa demande d'extension d'indication pour Pluvicto

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Cette décision fait suite à un commentaire défavorable du Comité des médicaments à usage humain (CHMP). (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Novartis annonce avoir retiré sa demande d'extension d'indication de son médicament contre le cancer de la prostate Pluvicto pour le traitement de la maladie à un stade initial.

Cette décision fait suite à un commentaire défavorable du Comité des médicaments à usage humain (CHMP). Le CHMP a indiqué qu'il ne soutiendrait pas cette demande en raison du groupe témoin utilisé dans l'étude PSMAfore, indique vendredi le géant pharmaceutique rhénan dans un communiqué, se disant "déçu" de cette issue. Ce retrait n'est pas lié à la qualité, ni à l'efficacité ou à la sécurité de Pluvicto et n'a aucune incidence sur les essais cliniques en cours, précise encore le groupe.

Une demande de modification de type II avait été déposée auprès de l'Agence européenne des médicaments (EMA), pour le traitement des patients adultes atteints d'un cancer de la prostate métastasique résistant à la castration (mCRPC), positif à l'antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA), avant chimiothérapie.

L'étude PSMAfore sur laquelle Novartis basait sa demande a servi à l'autorisation de mise sur le marché du médicament chez les patients atteints de mCRPC avant chimiothérapie aux États-Unis, au Japon et en Chine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Rapport Meylan: Valérie Dittli a bien signé un accord secret

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Jean-Francois Meylan a dévoilé vendredi son rapport sur les mandats accordés par Valérie Dittli. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ministre vaudoise Valérie Dittli a bel et bien conclu un accord pour qu'une plainte pénale soit retirée à son encontre. Cette convention écrite prévoyait notamment l'octroi de 10'000 francs d'argent public au plaignant.

L'ancien juge cantonal Jean-François Meylan, qui avait été sollicité par le Conseil d'Etat pour mener l'enquête, a rendu vendredi son rapport sur l'attribution de mandats suspicieux par Valérie Dittli. Ceux-ci avaient été attribués à l'ancien président de la Commission foncière rurale, Jean-Claude Mathey, après que ce dernier a retiré une plainte pénale contre elle.

M. Meylan a pu prouver l'existence d'une telle convention écrite, signée le 12 décembre 2024. Le Conseil d'Etat n'a jamais été informé.

Le Conseil d'Etat a réagi en affirmant que Mme Dittli avait menti et disposé d'argent public sans lui en faire part. "Le rapport de confiance avec Mme Dittli s'en trouve entamé et il sera difficile à le rétablir", relève-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Kühne+Nagel doit proposer des routes alternatives

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Au Moyen-Orient, les volumes de fret maritime se sont effondrés du jour au lendemain avec le début du conflit (archives). (© KEYSTONE/AP)

La fermeture du détroit d'Ormuz consécutif à la guerre en Iran représente un défi majeur pour le secteur de la logistique. Kühne+Nagel n'y échappe pas et a dû proposer à ses clients des itinéraires alternatifs.

Ce, dans un délai très court, selon son directeur financier, Markus Blanka-Graff. La hausse des coûts, notamment les prix du carburant, est en définitive supportée par les clients.

"Au Moyen-Orient, les volumes de fret maritime se sont effondrés du jour au lendemain avec le début du conflit", a déclaré M. Blanka-Graff à l'agence de presse AWP vendredi. La légère baisse d'activité du fret maritime de Kühne+Nagel au premier trimestre 2026 s'explique également par le fait que de nombreuses entreprises, craignant des droits de douane américains élevés, ont expédié leurs produits aux États-Unis plus tôt que prévu l'année dernière.

"Nous proposons à nos clients des itinéraires alternatifs par voie terrestre et via d'autres ports. Ces ajustements prennent du temps ", a poursuivi le directeur financier, faisant référence à la situation au Moyen-Orient. À court terme, la demande de fret aérien a également augmenté. Dans ce segment, le groupe a enregistré une croissance stable de ses volumes au niveau mondial au premier trimestre par rapport à l'année précédente.

Hausse des tarifs de fret

La situation tendue au Moyen-Orient ne devrait pas impacter significativement la rentabilité des entreprises de logistique, au contraire. "Les perturbations sur les voies de transport au Moyen-Orient, ainsi que la hausse des coûts du carburant et des risques, ont entraîné une augmentation des tarifs de fret. Nous prévoyons d'en tirer un léger avantage au cours des prochains trimestres ", a poursuivi M. Blanka-Graff. La hausse des coûts sera principalement supportée par les clients.

Dans le fret aérien, la hausse des prix du carburant pourrait devenir problématique à long terme. "A court terme, la demande de fret aérien a augmenté en raison de l'évolution de la situation au Moyen-Orient. A moyen terme, cependant, nous prévoyons également que la hausse des prix du kérosène freinera la croissance du fret aérien", estime M. Blanka-Graf.

Le retour à la normale prendra du temps

Le directeur financier de Kühne+Nagel espère que la situation au Moyen-Orient s'apaisera bientôt et qu'une résolution pacifique garantira également des conditions stables dans le secteur de la logistique. Le secteur prévoit toutefois qu'il faudra jusqu'à un mois pour que le trafic maritime mondial et les opérations portuaires retrouvent leur fonctionnement normal.

"Les compagnies maritimes estiment que la normalisation des routes de transport au Moyen-Orient prendra environ six à huit semaines", a déclaré Blanka-Graff. Il a ajouté que des retards sont à prévoir sur les itinéraires, et notamment dans les ports d'arrivée, lors de la première phase.

"Pour qu'un retour à la normale du trafic maritime soit possible, il est essentiel de disposer de routes de transit sûres et durables", a souligné le responsable. En effet, en situation de crise, les compagnies maritimes privilégient la sécurité avant d'envoyer leurs navires en eaux dangereuses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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