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Michel Pont : "je perds mon grand frère, je perds mon ami !"

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Michel Pont (à gauche) et Köbi Kuhn, réunis ici avant la Coupe du Monde '06 en Allemagne, ont vécu une collaboration humainement intense durant sept ans (© KEYSTONE/Eddy Risch/archives).

L'ancien assistant du coach national est effondré après la disparition de Köbi Kuhn qui a dirigé l'Equipe de Suisse durant sept ans...

Le décès de Jakob "Köbi" Kuhn annoncé mardi a plongé le monde du ballon rond helvétique dans l'affliction de Genève à Romanshorn et de Bâle à Chiasso. Le Genevois Michel Pont est l'un des premiers touché. Lui qui a été l'adjoint de l'entraîneur national durant treize ans, d'abord sous l'ère Kuhn (01-08), avant de poursuivre son travail avec l'arrivée d'Ottmar Hitzfeld. Il nous a livré ses sentiments mardi quelques heures après l'annonce de la nouvelle.

Michel PontEx-adjoint du coach national de l'Equipe de Suisse

 

Johan Djourou : "c’était un papa pour l'Equipe de Suisse !" 

Johan Djourou éprouve aussi énormément de tristesse. Köbi Kuhn a joué un rôle capital dans sa carrière. Ayant "échappé aux radars", il n'est jamais apparu dans une sélection espoir, mais cela n'a nullement empêché le mentor zurichois de le convoquer en équipe A dans l'optique de la Coupe du Monde RFA'06. Pour le défenseur central genevois, Kuhn était le papa de la sélection. C'est cette image de figure bienveillante, à la fois humble et sage qu'il va garder en mémoire.

Johan DjourouEx-défenseur central de l'Equipe de Suisse

 

Aucun but encaissé face à la France (0-0), au Togo (2-0), à la Corée du Sud (2-0) et enfin contre l'Ukraine (0-0 après prolongation), seul le mauvais sort (élimination 0-3 aux tirs de coup de pied au but) a privé les Helvètes d'une qualification pour les quarts de finale. Malgré tout, l'ancien junior d'Etoile Carouge a vécu une expérience mémorable Outre-Rhin au sein d'un groupe très uni.

Johan DjourouEx-défenseur central de l'Equipe de Suisse

 

Décès de Köbi Kuhn: un hommage unanime

De Philippe Senderos, l'un de ses plus fidèles soldats, au président de la FIFA Gianni Infantino, toute la grande famille du football suisse a été touchée par la disparition de Köbi Kuhn. L'hommage est unanime.

"Merci Köbi" a tweeté Philippe Senderos pour reprendre le message que ses coéquipiers et lui avaient adressé à leur coach en 2008 à Bâle au soir de son dernier match à la tête de l'équipe de Suisse. "C'est un grand entraîneur et un merveilleux joueur qui a disparu, souligne pour sa part Gianni Infantino. Il était un homme au grand coeur."

Président du FC Zurich, "le" club de Köbi Kuhn, Ancillo Canepa ne cache pas son immense tristesse. Avec sa femme Eliane, il avait rendu visite à Köbi Kuhn l'hôpital le mois dernier. "Nous avions l'espoir de le revoir bientôt en bonne santé. Les signes qu'ils nous avaient donnés lors cette visite étaient encourageants." Sur le site du FC Zurich, Ancillo Canepa a rappelé quel formidable joueur il avait été. "Il était mon idole", écrit-il.

"Je suis triste. Il a été une personne importante dans ma vie de footballeur. On nous a donné et repris un ange", souligne pour sa part Alex Frei. "Je suis très très triste. Je lui suis reconnaissant pour ces moments incroyables en équipe de Suisse. C'était fantastique. Il sera toujours pour moi LE sélectionneur", poursuit Pascal Zuberbühler qui fut son gardien durant toute la campagne de la Coupe du monde 2006.

Capitaine de l'équipe de Suisse, Stephan Lichtsteiner avait été appelé pour la première fois en sélection par Köbi Kuhn en 2006. "Il était un entraîneur avec lequel le travail rimait avec plaisir", lâche le Lucernois.

 

Une carrière exemplaire

Malgré des hauts et des bas, Jakob "Köbi" Kuhn a eu un parcours exemplaire.

Né le 12 octobre 1943 à Zurich, il a fait toute sa carrière de joueur au FC Zurich (1960-77). Avec son club de toujours, les consécrations ont été nombreuses: six titres de Champion de Suisse (63, 66, 68, 74, 75, 76), cinq victoires en Coupe de Suisse (66, 70, 72, 73, 76). Il a été demi-finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions à deux reprises (64, 77). Il a connu une participation à la Coupe du monde (1966) et soixante-trois sélections avec l'Equipe de Suisse en un peu plus de dix ans. Unique ombre au tableau: la fameuse nuit d'Oslo qui a mis fin à son parcours sous le maillot national. A la veille du premier tour préliminaire de la Coupe du Monde '78 en Argentine. "Köbi" et son coéquipier, le Servettien "Joko" Pfister, ont "fait le mur" dans la capitale norvégienne. L'incident et la défaite initiale (0-1) ont entraîné le limogeage du coach René Hüssy et l'exclusion des deux internationaux.

Sa carrière d'entraîneur a été moins fulgurante dans un premier temps. Au FC Zurich, il n'a connu qu'un intérim (1984). C'est surtout au sein de l'Association Suisse de Football qu'il acquérir sa notoriété. D'abord coach national des sélections nationales juniors, puis espoirs (95-01), il a repris l'Equipe A (01-08). Il a dirigé les "Rouges" au cours de septante-trois matches, participant à trois phases finales de tournois majeurs : deux fois l’Euro (04 au Portugal, 08 en Suisse et en Autriche) et une fois la Coupe du Monde (06 en Allemagne).  Il a, par ailleurs, été élu "Suisse de l'année" suite à cette épopée allemande.

 

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Alex Frei respire, Zeki Amdouni régale

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Zeki Amdouni inscrit le 5-3. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Alex Frei respire ! La qualification pour les quarts de finale de la Coupe de Suisse obtenue à Zurich face aux Grasshoppers offre un sursis à l'entraîneur du FC Bâle.

Porté par un Zeki Amdouni très tranchant avec un doublé qui traduit son excellent degré de forme en ce début d'année, les Rhénans se sont imposés 5-3. Quatre jours après la défaite à domicile devant Lucerne, ils ont redressé la tête pour bien signifier qu'ils n'ont pas lâché leur entraîneur.

Buteur de la tête pour le 3-1 et sur une magnifique rupture pour le 5-3, Zeki Amdouni est en passe de s'affirmer comme l'atout no 1 du FC Bâle. Alex Frei aura bien besoin d'un buteur inspiré pour la suite de la saison dans la mesure où son équipe est toujours aussi vulnérable sur le plan défensif.

Sans Marwin Hitz annoncé blessé, Mirko Salvi a, ainsi, vécu une soirée compliquée dans la cage rhénane. Fébrile comme ses défenseurs, il a encaissé deux buts sur des corners en raison d'un marquage déficient pour le moins surprenant à ce niveau.

En quart de finale, le FC Bâle sera confronté à une tâche bien ardue avec un déplacement à St. Gall. Alex Frei n'a pas fini de souffrir...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coupe de Suisse : Thoune sort Lucerne aux tirs au but !

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La joie des joueurs de Thoune, qui joueront les quarts de finale de la Coupe de Suisse (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Thoune poursuit sa route en Coupe de Suisse. L'ancien Servettien Dimitri Oberlin a joué un rôle déterminant dans la qualification des joueurs de l'Oberland bernois.

L'actuel septième du classement de Challenge League s'est offert le scalp de Lucerne au stade des huitièmes de finale, s'imposant 4-2 aux tirs au but. Les deux équipes étaient à égalité (2-2) au terme des prolongations.

D. Oberlin: 1 but et le penalty décisif

C'est l'ex-Servettien Dimitri Oberlin qui a envoyé la troupe de Mauro Lustrinelli en quarts de finale en transformant son penalty après avoir dejà marqué le deuxième but de son équipe au cours du temps règlementaire. Thoune aura ainsi le redoutable honneur de défier le futur champion de Suisse Young Boys au stade des quarts de finale.

Mateo Matic fut le grand héros de cette séance de tirs au but. Le gardien de Thoune a placé son équipe sur la bonne orbite en repoussant les deux premiers penaltys lucernois, tirés par Max Meyer et Dejan Sorgic. Il avait pourtant été battu dans cet exercice dès la septième minute par le même Meyer, qui avait ouvert la marque.

Cet article a été publié automatiquement, mis à jour ultérieurement. Source : ats

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Servette perd Monteiro

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Diogo Monteiro quitte les Grenat pour rejoindre Leeds United (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Servette voit l'un de ses joueurs les plus prometteurs s'en aller. L'actuel 3e du classement de Super League annonce le départ de Diogo Monteiro pour Leeds United.

Le défenseur central de 18 ans s'est engagé pour trois ans et demi avec la formation de Premier League, précise celle-ci. "Un accord satisfaisant" a été trouvé entre les deux clubs, se réjouit le Servette FC dans son communiqué.

International junior portugais formé à Etoile Carouge puis à Servette, Diogo Monteiro est le troisième plus jeune joueur à avoir évolué en Super League avec une première apparition sous le maillot grenat à 16 ans et 2 mois. Il a disputé trois matches de championnat durant l'exercice en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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FC Sion: Celestini a du pain sur la planche

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Celestini a un immense chantier devant lui (© KEYSTONE/Pierre Albouy)

"On ne va aller nulle part comme ça !" Malgré le point arraché à dix contre onze sur le terrain de Servette, Fabio Celestini jetait un regard sans concession sur son équipe.

Comme s'il mesurait l'immense chantier qui se dresse devant lui.

"Sur les deux rencontres face à Lugano et Servette, nous ne méritions pas davantage qu'un point, lâche froidement le successeur de Paolo Tramezzani. Nous ne pouvons pas livrer une telle première mi-temps lors d'un derby avec l'effectif que nous possédons. Il y a trop de hauts et de bas. Nous sommes toujours dans la réaction, au lieu d'agir."

Le technicien vaudois se "réjouissait" pourtant de voir son équipe à la Praille. Il l'avait bâtie pour prendre le match à son compte avec un milieu à quatre - Cyprien, Zuffi, Grgic et Araz - très fin techniquement et deux latéraux - Lavanchy et Baltazar - capables de prendre le couloir. "On peut être mené 2-0 à la pause, c'est vrai. Mais je l'aurais accepté si mon équipe avait joué dans les deux sens et si Servette avait été plus en réussite," poursuit-il.

L'échéance du 1er mars

Fabio Celestini a un mois devant lui pour trouver la bonne alchimie. Le FC Sion jouera en effet sa saison le 1er mars à Tourbillon avec le quart de finale de la Coupe de Suisse contre Lugano.

La Coupe semble aujourd'hui l'unique moyen offert aux Sédunois pour retrouver la saison prochaine la scène européenne, une dernière fois faut-il le préciser si Christian Constantin devait se retirer au 30 juin 2024 comme il le suggère depuis des semaines. Fabio Celestini va sans doute très vite l'admettre: le FC Sion est avant tout une équipe capable de coups d'éclat. Son inconstance le pénalise trop sur la longueur d'un championnat.

D'ici le 1er mars, il devra réinventer une défense. A Genève, Dimitri Cavaré, Nathanaël Saintii, bien à la peine dans l'axe, et Baltazar, dépassé à gauche, ont failli. Avec Joël Schmied, Reto Ziegler et François Moubandjé, l'entraîneur bénéficie de véritables alternatives. Malheureux contre Lugano dans un poste de latéral gauche qui ne lui convient plus vraiment, Reto Ziegler peut s'affirmer dans un rôle plus axial comme le patron de la défense. N'a-t-il d'ailleurs pas été engagé pour cela cet hiver ?

"Ce n'était pas un cadeau de le faire entrer"

"Il faut assembler toutes les pièces du puzzle", avoue Fabio Celestini. La plus belle de toutes demeure bien sûr Mario Balotelli. A Genève, Super Mario a fait du Super Mario.

Introduit à la pause, il a armé une frappe sur sa première action bien misérable si on la compare avec le feu d'artifice lancé par les fans sédunois avant de jouer dans le registre qui est le sien depuis le 3 septembre: une implication réelle dans le match, mais toujours cette répugnance à enchaîner les courses même lorsque son équipe évolue en infériorité numérique.

"Ce n'était pas un cadeau de le faire entrer dans de telles circonstances, souligne Fabio Celestini. Il était seul devant. Il a défendu. Mais peut-être que sa seule présence a été un motif d'inquiétude pour l'adversaire." Peut-être, oui...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Geiger: "Nous avons surclassé Sion..."

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Alain Geiger, l'entraîneur de Servette, regrette que son équipe n'ait pas fait la différence quand elle menait 2-0. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Alain Geiger a-t-il déjà vécu au cours de belle et longue carrière un match aussi "étrange" que ce premier derby du Rhône de l'année ? On ne mettrait pas notre main au feu.

"Nous avons surclassé Sion, lance l'entraîneur du Servette FC avec force. Mais deux erreurs individuelles nous coûtent les deux buts sédunois. Nous étions trop dans la gestion en seconde période. Nous avons joué de manière trop "facile" aussi, sans la volonté de faire mal à l'adversaire. C'est l'un des domaines dans lesquels nous devons progresser."

"C'est un match que nous devons gagner 4-0. On aurait dû marquer ce troisième but pour prendre le large, poursuit Alain Geiger. A 2-1, le jeu se crispe un petit peu. Nous n'avions plus la même maîtrise qu'en première mi-temps."

Sans chercher d'excuses, l'entraîneur du Servette FC affirme que les feux d'artifice lancés par les supporters du FC Sion ont eu une influence sur la rencontre. "Tout d'abord, l'arbitre n'a pas décompté tout le temps perdu à cause de ces feux d'artifice, dit-il. Ensuite, on n'y voyait pratiquement plus rien pendant cinq minutes. Pour emballer le match, ce n'était pas idéal.".

Mais fumigène ou pas fumigène, il demeure au final un immense sentiment de gâchis. Ne pas gagner un match lorsque l'on mène 2-0 à onze contre dix relève de la faute professionnelle. Et un tel scénario dans un tel match tombe mal pour un entraîneur dont l'avenir n'a pas encore été tranché par sa direction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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