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La FIFA nie avoir "imposé" le calendrier

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La FIFA de Gianni Infantino estime qu'elle n'a pas "imposé" le calendrier de la nouvelle Coupe du monde des clubs. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

La FIFA riposte au sujet du calendrier du Mondial des clubs 2025. Elle a répondu aux injonctions de l'Association mondiale des Ligues et de la Fifpro, niant avoir "imposé" le calendrier international.

Dans une lettre adressée le 2 mai au président de la FIFA, Gianni Infantino, dont l'AFP a obtenu copie jeudi, les Ligues mondiales et la Fifpro, le syndicat mondial des joueurs, avaient soutenu que le calendrier des compétitions était désormais "au-delà de la saturation". Ils sommaient alors l'instance de modifier la programmation de la Coupe du monde des clubs, élargie à 32 équipes et qui doit se tenir du 15 juin au 13 juillet 2025 aux Etats-Unis.

"Nous rejetons toute suggestion selon laquelle la FIFA 'imposerait' d'une manière ou d'une autre le calendrier international à la communauté du football sans consultation adéquate", leur a répondu le secrétaire général par intérim de la FIFA Mattias Grafstorm dans une lettre consultée par l'AFP.

"Pas possible de satisfaire tout le monde"

"En tant qu'instance dirigeante mondiale du football, nous avons le devoir et la responsabilité de concevoir et de mettre en oeuvre un calendrier international qui soit dans le meilleur intérêt du football mondial, y compris, entre autres, les intérêts des confédérations, des équipes nationales, des ligues, des clubs, des joueurs et, bien sûr, des fans de football. Vous comprendrez qu'il s'agit d'un exercice d'équilibre délicat et exigeant, et qu'il n'est pas toujours possible de satisfaire tout le monde à cet égard", a ajouté le dirigeant.

La FIFA affirme ainsi avoir "mené à bien cet exercice de manière efficace et judicieuse" et indique que "toute suggestion selon laquelle elle ne le fait pas, ou ne l'a pas fait, n'est tout simplement pas étayée par les faits", précisant que le sujet du calendrier international avait été discuté à plusieurs reprises avec l'Association mondiale des Ligues de football et la Fifpro en 2021 et 2022.

"Les principes stratégiques du calendrier international pour 2025-2030 ont été approuvés par le Conseil de la FIFA le 16 décembre 2022 et, par la suite, le calendrier lui-même a été approuvé par le Conseil de la FIFA le 14 mars 2023", poursuit l'instance qui invite l'Association mondiale des Ligues de football et la Fifpro à reprendre le "dialogue" avec elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Raids israéliens au Yémen au lendemain d'une attaque des Houthis

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Les frappes israéliennes sur le port de Hodeida au Yémen ont provoqué un énorme incendie. (© KEYSTONE/EPA/HOUTHIS MEDIA CENTER / HANDOUT)

Des avions de combat israéliens ont bombardé samedi le port stratégique de Hodeida tenu par les rebelles Houthis au Yémen, provoquant un énorme incendie. La veille, ces insurgés avaient mené une attaque de drone meurtrière contre Tel-Aviv.

Il s'agit des premières frappes annoncées par Israël contre le Yémen, pays en guerre entre les Houthis et le gouvernement, distant d'environ 1800 km, selon des experts.

Soutenus par l'Iran, ennemi juré d'Israël, les Houthis, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, mènent depuis des mois des attaques contre des navires présentés comme liés à Israël au large du Yémen, et ont tiré des missiles contre des villes israéliennes dont la grande majorité ont été interceptés.

Mais vendredi, une attaque de drone menée par les Houthis a fait un mort à Tel-Aviv après avoir déjoué le système de défense israélien.

"J'ai un message pour les ennemis d'Israël: ne vous méprenez pas. Nous nous défendrons par tous les moyens, sur tous les fronts. Quiconque nous attaque paiera un très lourd tribut", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans une allocution télévisée.

"Le sang des citoyens israéliens a un prix", a asséné son ministre de la Défense Yoav Gallant. "L'incendie qui brûle à Hodeida est visible dans tout le Moyen-Orient et sa signification est claire."

80 blessés

L'armée israélienne a affirmé que ses "avions de combat ont frappé des cibles militaires du régime terroriste houthi dans la région du port de Hodeida, en réponse aux centaines d'attaques menées contre Israël" par ces rebelles.

Ce port, essentiel notamment pour l'aide humanitaire, sert de "route d'approvisionnement principale pour l'acheminement d'armes iraniennes d'Iran vers le Yémen, à commencer par le drone utilisé dans l'attaque" de Tel-Aviv, a accusé le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari.

"L'entité sioniste paiera le prix de ses frappes contre des installations civiles, et nous répondrons à l'escalade par l'escalade", a averti Mohammed Al-Bukhaiti, membre du bureau politique des Houthis qui contrôlent de vastes régions du Yémen dont Hodeida (ouest).

Les frappes ont fait 80 blessés, la plupart souffrant de "graves brûlures", selon le ministère de la Santé des Houthis.

Feu et flammes

Selon un haut responsable houthi, Mohammed Abdelsalam, l'attaque a visé "des installations de stockage de carburant et une centrale électrique", qui approvisionne en électricité Hodeida, "pour faire pression sur le Yémen pour qu'il cesse de soutenir" les Palestiniens.

"Nous répondrons à cette agression (...) Nous n'hésiterons pas à frapper des cibles vitales de l'ennemi israélien", a menacé Yahya Saree, porte-parole militaire des insurgés.

La chaîne de télévision des Houthis Al-Massirah a diffusé des images de Yéménites blessés selon elle dans les frappes et recevant des soins dans les hôpitaux. Plusieurs ont des bandages et sont allongés sur des civières. Un homme interrogé par la chaîne a dit que de nombreux blessés étaient des employés du port.

Les frappes ont provoqué un énorme incendie qui a ravagé le port, recouvert d'une imposante colonne de fumée noire, selon des images d'Al-Massirah. "La défense civile et les pompiers tentent d'éteindre l'incendie qui brûle dans les réservoirs de pétrole." Selon un correspondant de l'AFP sur place, de fortes explosions ont retenti au moment des frappes et des flammes ont couvert le port.

"La ville est dans le noir, les gens sont dans la rue et des files d'attente se sont formées aux stations d'essence qui ont fermé", a indiqué un habitant.

Un mois après le début de la guerre à Gaza déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre, les Houthis ont commencé à mener des attaques contre des navires marchands présentés comme liés à Israël, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, des zones maritimes essentielles pour le commerce mondial.

Tournant "dangereux"

"Nous reconnaissons pleinement le droit d'Israël à l'autodéfense", a affirmé un porte-parole du Conseil de Sécurité nationale américain, soulignant que les Etats-Unis, des alliés d'Israël, "n'étaient pas impliqués dans les frappes" sur Hodeida.

Déclenchée en 2014, la guerre au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a provoqué l'une des plus graves crises humanitaires au monde.

Pour Mohammed Albasha, analyste du Moyen-Orient pour le groupe Navanti, basé aux Etats-Unis, "les commerçants craignent maintenant que (les frappes) n'aggravent la situation déjà critique en matière de sécurité alimentaire et humanitaire, car la majorité des échanges commerciaux transitent par le port de Hodeida".

Ce port est un point d'entrée essentiel pour le carburant et les marchandises dans les régions du Yémen aux mains des rebelles, a-t-il dit.

Pour le Hezbollah libanais, qui a ouvert aussi un front contre Israël après la guerre à Gaza, les raids israéliens au Yémen marquent un tournant "dangereux dans la confrontation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une commission française avait recueilli des témoignages sur l'abbé Pierre

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Selon un rapport indépendant publié cette semaine, l'abbé Pierre est accusée par des femmes d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel entre la fin des années 70 et 2005 (archives). (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

La commission sur les violences sexuelles dans l'église catholique en France avait déjà recueilli trois témoignages d'agressions sexuelles de l'abbé Pierre, mis en cause par un récent rapport, indiquent quatre de ses anciens membres dans une tribune publiée samedi.

Lors de l'enquête (2019-2021) de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise (Ciase), "nous avons disposé d'informations établissant qu'Henri Grouès - l'abbé Pierre - avait commis des actes violant la civilité et la moralité communes, la législation pénale et les préceptes canoniques", écrivent les quatre chercheurs dans cette tribune parue dans le quotidien Le Monde.

"Parmi les quelque 1200 témoignages traités par notre équipe, trois mettaient en cause l'abbé Pierre" (1912-2007), expliquent-ils notamment.

L'image de ce défenseur inlassable des sans-abri et des mal-logés, cofondateur du mouvement Emmaüs, et longtemps personnalité préférée des Français, a été ternie cette semaine par un rapport indépendant, commandé par trois organisations qui poursuivent son oeuvre.

Cette figure iconique en France y est accusée par des femmes d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel entre la fin des années 70 et 2005.

Cas "assez banal d'un point de vue historique"

L'un des témoignages recueillis par la Ciase "correspond très vraisemblablement au témoignage B du rapport Emmaüs" publié mercredi, et concerne des faits commis au début des années 80 à Namur (Belgique), expliquent les chercheurs. Dans ce témoignage l'abbé avait "saisi un sein" et "embrassé la bouche à pleine langue" de la victime, avant de s'enfuir.

Pour les quatre chercheurs, le travail de la Ciase et le rapport d'Emmaüs montrent que "la compulsion sexuelle de l'abbé Pierre qui débouche dans l'agression récidivante paraît indubitable".

D'une manière générale, "le cas de l'abbé Pierre est assez banal d'un point de vue historique. Il présente cependant l'intérêt de synthétiser à lui seul nombre des caractéristiques de l'agression sexuelle par les clercs catholiques depuis les années 1950", estiment-ils.

Femme "utilisée"

Le rapport Emmaüs publié mercredi citait sept témoignages au total.

Parmi les trois témoignages recueillis par la Ciase pendant ses travaux, figure également celui d'une femme aidée matériellement dans les années 1989-90 par l'abbé Pierre, puis "utilisée" : "relations sexuelles, masturbation devant elle, fellation, flagellation, proposition de triolisme avec une autre femme", selon la tribune du Monde.

Résultat de deux ans et demi de travaux, le rapport de la Ciase a été remis publiquement à Paris en octobre 2021 à l'épiscopat français et aux ordres et congrégations religieuses.

Cette commission estimait que depuis 70 ans, environ 330'000 personnes avaient été agressées au sein de l'Eglise lorsqu'elles étaient mineures.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Assemblée: LFI garde la commission des Finances

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Le camp présidentiel a obtenu samedi six des huit présidences de commission à l'Assemblée nationale : Marine Le Pen fait la moue. (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Après une nouvelle matinée de tensions, le camp présidentiel a obtenu samedi six des huit présidences de commission à l'Assemblée nationale française. Mais l'Insoumis Eric Coquerel a été réélu à la présidence de la commission des Finances, dévolue à l'opposition.

Eric Coquerel a battu l'élue de la Droite républicaine (ex-LR) Véronique Louwagie qui avait pourtant le soutien du bloc central au terme d'un accord conclu entre les deux présidents de groupe Gabriel Attal et Laurent Wauquiez sur la répartition des postes clés.

Cet accord avait été dénoncé comme un "pacte de corruption" par le RN Jean-Philippe Tanguy qui convoitait également cette présidence, chargée notamment de la supervision du budget et qui revient depuis 2007 à un député d'un groupe s'étant déclaré dans l'opposition.

Dans cette Assemblée sans majorité absolue, c'est le cas de la France insoumise mais aussi de la Droite républicaine (ex-LR) qui a conclu un pacte avec les macronistes permettant jeudi la reconduction de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l'Assemblée.

Eric Coquerel a cependant promis de démissionner si Emmanuel Macron nommait un Premier ministre du Nouveau Front populaire, comme la coalition de gauche le revendique toujours.

Le camp présidentiel a néanmoins remporté six commissions sur huit, dont la puissante commission des Lois qui sera présidée par le macroniste Florent Boudié. Les socialistes ont arraché d'une voix la commission des Affaires culturelles, remportée par Fatiha Keloua Hachi, au détriment du Modem.

Le RN écarté

Vendredi, c'est de nouveau dans une grande confusion que l'Assemblée issue des élections des 30 juin et 7 juillet avait procédé à l'élection de son bureau, marquée par la mise à l'écart du Rassemblement national.

Aucune des six vice-présidences, pas de poste de questeur sur les trois en jeu, pas même un secrétaire sur douze: Marine Le Pen et ses alliés ont été barrés des postes du bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive.

"Ces décisions rendent pour l'avenir les décisions de ce bureau parfaitement illégitimes", a estimé la cheffe de file des députés RN.

Aux premières heures samedi, le Nouveau Front populaire (NFP), bloc le plus nombreux de la nouvelle Assemblée, est de son côté parvenu à rafler neuf des 12 postes de secrétaires, s'assurant la majorité au sein de cette instance chargée notamment de décider des sanctions contre les députés.

"Le Nouveau Front Populaire a la majorité. Maintenant il faut nommer un Premier ministre NFP sans tarder. Assez de déni du vote des Français", a insisté samedi le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon sur la plateforme X.

Avec 193 députés, mais loin de la majorité absolue, le NFP revendique Matignon. Mais il s'est montré jusqu'ici incapable de s'entendre sur un nom pour le poste de Premier ministre.

Le chef de l'Etat de son côté a fait savoir qu'il attendait de connaître la "structuration" de la nouvelle Assemblée, tandis que son camp plaide pour une large coalition autour du bloc central.

L'Insoumise Clémence Guetté a ainsi été élue vendredi première vice-présidente de l'Assemblée. Les autres vice-présidences ont été remportées par Nadège Abomangoli (LFI), l'ancienne vice-présidente Horizons Naïma Moutchou, Xavier Breton et la députée Annie Genevard (tous deux de la Droite républicaine), et le ministre de l'Industrie démissionnaire Roland Lescure (Ensemble pour la République, ex-Renaissance).

Brigitte Klinkert (EPR), Michèle Tabarot (Droite républicaine), Christine Pirès-Beaune (PS) ont chacune hérité d'un poste à la questure, cette fonction très prisée de supervision des services financiers et administratifs de la chambre.

Il y a deux ans, la macronie avait concédé au Rassemblement national deux vice-présidences, dans le souci d'une représentation équitable des groupes, comme le préconise le règlement de l'Assemblée.

Cette fois-ci, rien de tel: le groupe Ensemble pour la République (EPR) présidé par le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal avait décidé lundi de ne mettre aucun bulletin "ni pour le RN, ni pour LFI", et de s'affranchir de cette proportionnalité.

Marine Le Pen a dénoncé des "magouilles" et des "achats de postes" qui "foulent aux pieds la démocratie", privant les "11 millions d'électeurs" du RN de représentants dans les instances de l'Assemblée.

Les opérations de vote avaient été marquées vendredi par un incident sans équivalent de mémoire d'administrateur: l'apparition de dix enveloppes en surnombre dans les urnes, qui a contraint à annuler un scrutin.

Une entrée en piste qui laisse présager des fortes tensions qui traverseront cette 17e législature, et de l'étroitesse du chemin pouvant conduire à la formation d'un gouvernement stable.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

A Chypre, les sirènes retentissent 50 ans après l'invasion turque

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Chypre marque le coup 50 ans après l'invasion turque. Photo : le Premier ministre chypriote Nikos Christodoulides à Bruxelles en juin dernier. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Les sirènes ont retenti samedi à l'aube à Chypre, pour marquer les 50 ans de l'invasion par les troupes turques de l'île méditerranéenne, qui reste depuis coupée en deux.

Dans la partie sud de l'île contrôlée par la République de Chypre - seule reconnue internationalement et membre de l'UE depuis 2004 - les sirènes ont été activées à 05h30 locales, heure du début, en 1974, de l'opération Attila de l'armée turque, qui allait conquérir un tiers du territoire, provoquant le déplacement d'environ 40 % de la population.

Une zone tampon, où patrouillent les forces de maintien de la paix de l'ONU, traverse aujourd'hui l'île d'ouest en est, avec des points de passage et des contrôles frontaliers séparant le sud, à majorité chypriote grecque, du nord chypriote turc.

Avant l'anniversaire, des vétérans chypriotes grecs de l'invasion se disaient pessimistes quant aux perspectives de réunification.

"Cela fait 50 ans maintenant et il n'y a toujours pas de solution, et il n'y a pas d'espoir", a déclaré à l'AFP Demetris Toumazis, emmené en Turquie en tant que prisonnier de guerre en 1974.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, est attendu à Chypre dans la soirée pour assister aux commémorations aux côtés du président chypriote, Nikos Christodoulides.

Ce dernier doit présider une cérémonie à la mémoire des soldats tombés au combat dans la matinée, suivie d'un service religieux dans le village de Kokkinotrimithia, à l'ouest de Nicosie, la dernière capitale divisée au monde.

M. Mitsotakis le rejoindra pour la présentation d'un projet artistique autour de la mémoire de l'invasion au palais présidentiel de Nicosie, avant des discours des deux dirigeants.

"Penser différemment"

Dans la République Turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue seulement par Ankara, l'ambiance sera tout autre, à la fête.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, y est attendu, sous haute sécurité, pour participer à des événements commémoratifs, dont un défilé militaire.

La RTCN, qui a déclaré unilatéralement son indépendance en 1983, reste soumise à un embargo international, et vit sous perfusion de la Turquie.

Après des décennies de pourparlers, qui ont échoué à conduire à la réunification, la dernière envoyée en date des Nations unies, la diplomate colombienne Maria Angela Holguin Cuellar, a écrit dans une lettre ouverte début juillet qu'il était nécessaire de "s'éloigner" des solutions du passé et de "penser différemment".

Le dernier cycle de négociations a échoué en 2017. Auparavant, les Chypriotes grecs avaient rejeté, en avril 2004, lors d'un référendum, un plan d'unification soutenu par les Nations unies.

L'invasion a été déclenchée par une tentative de coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs, soutenu par la junte des colonels à Athènes, pour rattacher l'île à la Grèce, ce à quoi la communauté chypriote turque s'opposait avec acharnement.

L'opération Attila a été le point culminant d'une période de conflits dans l'histoire de l'île, colonie britannique à partir de 1878 et devenue indépendante en 1960.

Le Royaume-Uni, la Grèce, la Turquie et les dirigeants chypriotes avaient négocié cette indépendance dans le cadre d'une Constitution complexe, conçue pour garantir les droits de la minorité chypriote turque, forte alors d'environ 18% de la population.

Le traité d'indépendance de Chypre interdit l'union avec la Grèce ou la Turquie ainsi que la partition, et fait de Londres, Athènes et Ankara les garants de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de la sécurité de l'île.

Mais le système s'était effondré fin 1963 dans un contexte de violences intercommunautaires, qui avaient conduit les Chypriotes turcs à se retirer dans des enclaves, divisant déjà Nicosie.

Huseyin Silman, un Chypriote turc originaire de Nicosie, raconte à l'AFP que ses parents sont encore "traumatisés", "opposés à toute réunification". Mais ce quadragénaire travaillant pour le groupe de réflexion Global Policies Center se veut toutefois optimiste, misant sur les jeunes générations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Panne informatique mondiale: retour progressif à la normale

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La situation revenait progressivement à la normale samedi après la panne informatique mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

La situation, notamment dans les aéroports, reprend son cours normal samedi après une panne informatique géante qui a semé la pagaille dans les transports, les médias, sur les marchés financiers et mis des travailleurs du monde entier au chômage technique.

En France, les aéroports de Roissy et Orly, les deux principaux points d'entrée pour les délégations étrangères des Jeux olympiques de Paris qui débutent vendredi, sont particulièrement scrutés.

"La situation est revenue à la normale dans tous les aéroports de France", a posté le ministre délégué aux Transports Patrice Vergriete samedi sur les réseaux sociaux.

Plus globalement, la situation s'éclaircit dans le ciel mondial. De nombreux aéroports asiatiques ont fait état à partir de vendredi soir heure locale d'une activité "normale" ou "quasi-normale", notamment en Corée du Sud, à Singapour, en Nouvelle-Zélande, à Hong Kong ou aux Philippines.

Quelques "problèmes résiduels" causant du retard persistent cependant à Sydney et "cinq vols" opérés par la compagnie low-cost Jetstar au Japon sont perturbés samedi.

L'aéroport international de Berlin, le plus touché en Allemagne, fonctionne à nouveau presque normalement. Certains voyageurs ne peuvent toutefois pas encore utiliser les machines d'auto-enregistrement, en raison des "séquelles des perturbations chez les compagnies aériennes", et doivent se rabattre sur les guichets, a précisé à l'AFP un porte-parole de l'aéroport.

Dans la nuit de vendredi à samedi, des autorisations exceptionnelles ont été accordées pour 19 vols, afin de permettre encore des départs.

"Sans précédent"

Aux Etats-Unis, les services d'urgence dans au moins trois Etats ont été touchés et 2400 vols ont été annulés vendredi. "Selon nos informations, les vols ont repris à travers le pays mais certaines congestions persistent", a souligné un responsable gouvernemental auprès de la presse. Quelque 1280 liaisons restaient annulées samedi aux Etats-Unis, où la journée ne fait que commencer, selon les derniers décomptes.

En cause: une mise à jour défectueuse, sur les systèmes d'exploitation Windows de Microsoft, d'une solution informatique du groupe américain de cybersécurité CrowdStrike, qui écarte une cyberattaque ou un problème de sécurité informatique.

"L'ampleur de cette panne est sans précédent et entrera sans aucun doute dans l'Histoire", a souligné Junade Ali, expert en cybersécurité contacté par l'AFP.

"Je tiens à m'excuser personnellement auprès de toutes les organisations, de tous les groupes et de toutes les personnes qui ont été touchés", a déclaré George Kurtz, le PDG de CrowdStrike, sur la chaîne américaine CNBC vendredi.

Dans un billet de blog samedi, CrowdStrike explique avoir publié dans la nuit de jeudi à vendredi une mise à jour pour Windows qui a entrainé "un crash du système et un écran bleu". Cette mise à jour a été corrigée après 78 minutes, indique l'entreprise, qui publie des conseils de remédiation sur son blog, que Microsoft recommande à ses clients de "suivre"

"Nous comprenons comment ce problème s'est produit et nous effectuons une analyse approfondie des causes", écrit aussi CrowdStrike. "Nous mettrons à jour nos conclusions (...) au fur et à mesure que l'enquête progresse."

Autre conséquence de cette panne, des hackers tentent de profiter du chaos en envoyant des messages frauduleux pour s'accaparer de données personnelles, selon les services allemands, britanniques ou australiens chargés de la sécurité électronique.

"Arrêt cardiaque"

"C'est une des rares fois où on trouve un logiciel de sécurité à l'origine d'une panne aussi énorme", a commenté Kayssar Daher, autre expert en cybersécurité interrogé par l'AFP. L'ampleur du phénomène s'explique, selon lui, par le fait que "Windows est extrêmement répandu, et CrowdStrike aussi".

Après avoir perturbé un temps les opérations informatiques des Jeux olympiques de Paris 2024, dont le système d'accréditation mais pas la billetterie, les activités "ont repris normalement" vendredi après-midi, selon les organisateurs.

"Le système informatique de Paris 2024 a priori ne s'est pas effondré, donc s'il y a quelques dysfonctionnements ici ou là, c'est un moindre mal", a estimé un cadre du mouvement sportif français auprès de l'AFP.

Selon le patron de Tesla, Elon Musk, la panne a "provoqué un arrêt cardiaque dans la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile".

CrowdStrike chute en Bourse

Des chaînes de télévisions en France ou en Australie et plusieurs hôpitaux aux Pays-Bas ont également été touchés, entraînant la fermeture d'un service d'urgences et le report d'opérations.

Les Bourses mondiales ont reculé vendredi, inquiètes de cette panne qui a empêché les indices de Londres et Milan d'afficher leur taux de variation pendant une bonne partie de la journée. A New York, CrowdStrike a terminé en baisse de 11,10% et Microsoft de 0,74%.

CrowdStrike s'appuie beaucoup sur l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (machine learning) et propose notamment une plateforme de protection numérique nommée Falcon.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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