Rejoignez-nous

Culture

La course à pied, une expérience immersive au Musée olympique

Publié

,

le

Le commissaire d'exposition Pierre Morath, ancien athlète de haut niveau devenu historien du sport et documentariste. "Free to Run: en route pour le marathon de Paris 2024" est à découvrir au Musée olympique jusqu'en mars 2024. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée olympique à Lausanne s'intéresse à la course à pied. Une exposition multimédia retrace l'évolution de la discipline, du point de vue sportif mais aussi social. Les femmes ont dû lutter pour avoir le droit de courir les 42,195 km du marathon.

En 1966, l'Américaine Bobbi Gibb a pris part clandestinement au marathon de Boston, car les femmes n'étaient pas autorisées à courir plus de 1500 mètres en compétition. L'année suivante, Kathrine Switzer devient la première femme à y participer officiellement.

Mais ce n'est qu'en 1984, que le marathon féminin devient enfin une discipline aux JO de Los Angeles. Désormais, l'évolution des records montre que les performances féminines se rapprochent de celles des hommes. Prochain défi pour les coureuses et les coureurs: passer sous la barre des deux heures sur un parcours homologué, explique le commissaire d'exposition Pierre Morath, ancien athlète de haut niveau devenu historien du sport et documentariste.

"Free to Run: en route pour le marathon de Paris 2024" revient sur ces pionnières et pionniers, et sur d'autres athlètes emblématiques. L'exposition est à découvrir jusqu'en mars 2024.

Dès les JO d'Athènes

Le marathon constitue l'un des temps forts des premiers JO de l'ère moderne, en 1896 à Athènes. En 1908, l'arrivée dramatique de Dorando Pietri sur la ligne d'arrivée crée une fascination voyeuriste pour la discipline qui met en scène souffrance et effort extrême.

D'autres grands moments jalonnent l'histoire de la discipline: en 1948 à Londres, Emil Zatopek devient le seul athlète à avoir remporté le 5000 m, le 10'000 m et le marathon lors des mêmes JO. A Rome en 1960, Abebe Bikila court pieds nus et est le premier Africain noir à décrocher une médaille d'or olympique, note le musée.

Pour le plus grand nombre

La course de fond s'ouvre ensuite au plus grand nombre. Dans les années 80, le jogging devient un phénomène planétaire. Et désormais courir devient un style de vie. On court dans la rue ou dans la nature, pour les loisirs, la santé ou le plaisir.

Depuis quelques années, les coureurs dits populaires ont choisi de repousser les limites de la distance, de la durée et des dénivelés en pratiquent des trails de plus de 100 km. Et lors des JO de Paris de 2024, pour la première fois champions et coureurs populaires vont fouler le même parcours lors d'un Marathon pour Tous.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Dix-sept personnes blessées lors d'un concert d'AC/DC à Stuttgart

Publié

le

Le groupe AC/DC est en tournée en Europe : dix-sept personnes ont été légèrement blessées lors d'un concert à Stuttgart mercredi. (© KEYSTONE/EPA ANP/MARCEL KRIJGSMAN)

Dix-sept spectateurs ont été légèrement blessés lors du concert du groupe de rock AC/DC à Stuttgart mercredi. Lors d'une bousculade après le concert, des personnes ont été victimes de crises de panique.

Suite à une erreur de manipulation, les écrans géants avaient communiqué par erreur que les visiteurs devaient quitter le site par les sorties de secours. Une fois sur place, les portes étaient fermées. Des bousculades se sont produites. Certains visiteurs auraient escaladé une clôture et se seraient ainsi blessés.

Finalement, les masses de visiteurs ont tout de même été dirigées vers les sorties habituelles. Environ 90'000 personnes ont assisté au concert.

Le légendaire groupe de rock australien AC/DC a joué le 29 juin dernier devant 50'000 fans au stade du Letzigrund de Zurich. Le guitariste Angus Young et le chanteur Brian Johnson avaient interprété 21 chansons en un peu plus de deux heures.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

Continuer la lecture

Culture

Lancy (GE): les immeubles Bordigoni seront démolis

Publié

le

Les bâtiments d'Alexandre et André Bordigoni n'ont pas trouvé grâce devant le Tribunal fédéral. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les associations de protection du patrimoine et les voisins échouent dans leur tentative de préserver trois immeubles des années 1930 dans la commune de Lancy (GE). Le Tribunal fédéral rejette leurs recours contre le refus de classer et le permis de construire.

Réalisés par Alexandre Bordigoni et son fils André, les immeubles se situent le long du chemin de Claire-Vue. Avec une villa, ils occupent une parcelle d'un hectare. Lors du recensement architectural des années 1990, ils ont reçu la mention "monument et bâtiment exceptionnel et leurs abords".

Cette appréciation a été revue en 2018 avec la qualification "intéressants". Un an auparavant, la caisse de pension UBS, propriétaire du fonds, avait demandé l'autorisation de démolir les bâtiments et de les remplacer par des immeubles de 184 logements.

Patrimoine suisse et sa section genevoise, Action Patrimoine Vivant et plusieurs voisins ont tenté de s'opposer à ce projet. Dans trois arrêts publiés jeudi, le Tribunal rejette leurs demandes tendant au classement des immeubles et à l'annulation des permis de construire.

En substance, la 1ère Cour de droit public n'admet que de manière restreinte la qualité pour agir des divers recourants. Cela l'amène à examiner une partie seulement de leurs griefs et, au final, à rejeter les recours. (arrêts 274, 275 et 276/2023 du 24 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Le festival bernois du Gurten attire les foules sous le soleil

Publié

le

La chanteuse biennoise Naveni a ouvert mercredi après-midi le festival du Gurten sur la scène dédiée aux artistes suisses. (© Miriam Abt / Keystone-SDA)

Premières files d'attente devant le funiculaire du Gurten et bières en abondance: le Festival du Gurten de Berne a lancé sa 41e édition mercredi. D'ici samedi, les organisateurs s'attendent à accueillir jusqu'à 80'000 festivaliers.

Si les places à l'ombre étaient rares mercredi sur la colline du sud de la ville qui accueille l'événement, la jauge limite n'était pas encore atteinte. A l'exception de vendredi, il est encore possible d'acheter des billets pour la journée.

Sur les 135 concerts prévus, c'est l'auteure-compositrice-interprète Naveni, originaire de Bienne, qui a ouvert les feux. Sa musique soul s'est emparée de la Waldbühne, scène réservée aux créateurs de musique suisses.

Cette même scène devrait être particulièrement prisée jeudi soir, lorsque la superstar de Bienne Nemo interprétera sa chanson "The Code". Ce titre lui a valu de gagner en mai le concours eurovision de la chanson à Malmö en Suède.

Chaleur au menu

La soirée de mercredi sera elle rythmée par deux têtes d'affiche du festival: le rappeur britannique Stormzy et le hip-hopper reggae allemand Peter Fox. Parmi les autres artistes annoncés: le musicien afrobeat Burna Boy, le duo électro Justice et la pop star canadienne Nelly Furtado.

Face aux températures chaudes annoncées ces prochains jours, le festival a élaboré des mesures, a indiqué la porte-parole du festival Lena Fischer. Parmi celles-ci, le recours à des parasols et la distribution d'eau en cas de fortes chaleurs. Mais elle a aussi rappelé que "sur le Gurten, il fait toujours quelques degrés de moins qu'en ville"!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Le Festival du film de Locarno fait un saut à Lausanne

Publié

le

Giona Nazzaro, le directeur artistique du festival du film de Locarno, a ouvert un open air d'une semaine à Lausanne mardi soir. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

A trois semaines du début du Festival de Locarno, des films sont à voir sur la Piazza Picola à Lausanne. Giona Nazzaro, le directeur artistique du rendez-vous tessinois, a fait le déplacement dans la capitale vaudoise, l'occasion d'évoquer la prochaine édition.

Depuis trois ans, Giona Nazzaro vient à Lausanne lancer un open air sur l'esplanade du quartier des arts, Plateforme 10. Mardi soir, 425 personnes, selon un porte-parole, ont pu voir "The Old Oak", un film du cinéaste britannique Ken Loach.

"Voir ou revoir un film, ce n'est pas le luxe d'une minorité bourgeoise. C'est l'idée que la culture, la rencontre et le dialogue nous permettent d'éviter de faire la guerre", a dit le directeur artistique à Keystone-ATS.

Pas de blockbuster cette année

A Locarno, la menace d'une nouvelle grève à Hollywood, qui avait pesé l'an dernier sur le festival, semble s'éloigner. L'absence de blockbuster cette année sur la Piazza Grande n'a pas de lien, souligne-t-il. "Il sort moins de grands films américains, sur qui repose tout le poids de l'industrie, surtout pendant l'été."

L'échec commercial du dernier film de George Miller "Furiosa" a créé la panique à Hollywood. Le prequel de "A Quiet Place" a ensuite bien marché. Suivi d'un nouvel échec, celui d' "Horizon"de Kevin Costner. La deuxième et la troisième partie vont du reste sortir directement en streaming.

"On partage des enthousiasmes"

L'édition 2024 est la première depuis l'arrivée de Maja Hoffmann à la présidence du festival. "On partage des enthousiasmes", a résumé Giona Nazzaro tout en soulignant qu'elle laisse la même autonomie à la direction artistique qu'auparavant.

"Quand j'ai essayé de convaincre le réalisateur britannique Ben Rivers de venir à Locarno, je l'ai tenue au courant de nos échanges. Elle a été ravie d'apprendre que le cinéaste chinois Wang Bing avait donné son feu vert. Sachant que j'avais envie de faire venir le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, elle lui en a parlé lors d'une rencontre à Londres."

Locarno fait la part belle aux films suisses cette année, avec une quarantaine qui ont été retenus. "Der Spatz im Kamin" ("Le moineau dans la cheminée") du réalisateur bernois de 42 ans Ramon Zürcher concourt en compétition internationale pour un Léopard d'Or, avec seize autres cinéastes.

Quatre films suisses seront projetés sur la Piazza Grande, dont, hors sélection, les premières suisses de deux longs métrages romands dévoilés à Cannes en mai dernier, "Sauvages" de Claude Barras et "Le Procès du chien" de Laetitia Dosch.

Effervescence et résistance

Pour Giona Nazzaro, le cinéma suisse vit un moment d'effervescence particulier : "De nombreux films tournés en Suisse ont l'ambition d'être vus par un public international et y parviennent".

L'an dernier, le Festival de Locarno avait primé un film iranien "Critical Zone" du réalisateur Ali Ahmadzadeh. Autre film iranien découvert sur la Croisette, "Les Graines du figuier sauvage", de Mohammad Rasoulof, sera projeté cette année en plein air : "Dans le cinéma iranien, il y a évidemment une nécessité. Il donne à voir cette force de résistance quand la liberté manque".

Plusieurs premiers films de réalisatrices

Si on revient à la sélection officielle, la moitié des films retenus ont été réalisés par des femmes, dont quatre premières oeuvres, le résultat d'un choix volontariste. "Il y a un déséquilibre structurel, que l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel devrait affronter d'une façon non idéologique. Car ce n'est pas quelque chose qu'on peut ressoudre avec des conférences, avec des séminaires."

En choisissant plusieurs premiers films de réalisatrices, il s'agit d'une déclaration de principe : "Elles ne devront pas faire un deuxième ou troisième film - souvent plus difficile à réaliser que le premier - pour être en compétition, car elles y sont déjà." Et de citer les films lituanien "Toxic" et libanais "Green Line".

Pour clore cet entretien, Keystone-ATS a demandé au directeur artistique ce qui le réjouit particulièrement lors de cette prochaine édition : "De pouvoir proposer des films de la méga star indienne Shah Rukh Khan comme du cinéaste expérimental américain Stan Brakage (1933-2003). Il rêve que le public de l'un découvre les films du second et vice versa.

La venue de Shah Rukh Khan à Locarno mobilise d'ailleurs déjà ses nombreux fans, ce qui présage d'un casse-tête pour les organisateurs de la manifestation.

Le Festival du film de Locarno se déroule du 7 au 17 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Irène Schweizer, la grande dame du jazz suisse, est morte

Publié

le

La grande dame du jazz suisse, Irène Schweizer, est décédée mardi à Zurich à l'âge de 83 ans. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La grande dame du jazz suisse est morte : la pianiste Irène Schweizer est décédée à l'âge de 83 ans. Elle s'est éteinte mardi dans une institution à Zurich, a indiqué le label de disques Intakt Records à Keystone-ATS.

Du dixieland dans le restaurant de ses parents, Irène Schweizer est passée au free jazz qu'elle a joué sur les scènes du monde entier. La pianiste et percussionniste suisse a été primée à de multiples reprises.

Irène Schweizer a donné son dernier grand concert public en juillet 2019 au festival "Konfrontationen" à Nickelsdorf, en Autriche: un duo avec le batteur américain Hamid Drake est sorti depuis sur CD (Intakt Records) sous le titre "Celebration".

Née à Schaffhouse le 2 juin 1941, Irène Schweizer est l'une des personnalités les plus marquantes du jazz moderne, dont le travail a été salué par le Grand Prix suisse de musique 2018. Pianiste et percussionniste, elle se met à explorer les milieux du jazz de Londres et de Zurich dans les années 1960.

En 1968, elle rencontre à Zurich le batteur neuchâtelois Pierre Favre, avec lequel elle tissera une longue complicité artistique. Ensemble, ils apporteront une contribution importante au développement du free jazz et de la musique improvisée pour piano.

Ecriture sans fioritures

Charismatique, Irène Schweizer cultive une écriture musicale sans fioritures. Elle s'est produite en concert dans le monde entier, comme soliste ou avec différentes formations. Elle a aussi enregistré de nombreux albums en solo ou en duo (notamment avec Pierre Favre et Joey Baron).

Les duos d'Irène Schweizer avec des batteurs comme l'Américain Andrew Cyrille, le Néerlandais Han Bennink, l'Allemand Günter Sommer et plus récemment l'Américain Hamid Drake sont légendaires.

Figure centrale du mouvement féministe dans la musique en Europe ("Feminist Improvising Group", "Les Diaboliques"), elle est cofondatrice du festival Taktlos, du "Werkstatt für Improvisierte Musik Zürich" (WIM), et du label de jazz Intakt Records.

Malgré son succès à l'étranger, Irène Schweizer n'a jamais oublié la scène locale. Elle a continué de jouer aux côtés des musiciens suisses, comme la saxophoniste Co Streiff - Irène Schweizer a souvent joué de la batterie avec elle -, Omri Ziegele et Jürg Wickihalder.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture