La direction de la FIFA a présenté mercredi soir "des excuses" après la polémique sur l'ouverture aux investisseurs privés. Elle a réaffirmé son "plein soutien" à son président Gianni Infantino.
"Des erreurs ont été commises après la fuite de la proposition dans les médias", écrit l'instance dans un communiqué à l'issue d'une réunion de crise au Maroc. "Des excuses ont été présentées pour ces erreurs, assorties d'un engagement à veiller à ce qu'elles ne se reproduisent plus".
Les membres du conseil de direction de la FIFA ont par ailleurs réaffirmé leur plein soutien au président de l'organisation Gianni Infantino, "en tant que seul responsable élu par les 211 associations membres de la FIFA", ajoute le communiqué.
Le président était attaqué de toutes parts, y compris par certains de ses propres collaborateurs, depuis la divulgation d'un projet d'ouverture de la FIFA à des fonds privés, qui avait pris tout le monde de court.
Cadre réglementaire "respecté"
"Il a été convenu qu'il n'était nullement dans l'intention d'exclure le conseil de la FIFA et les associations membres de la FIFA du processus et que celui-ci aurait dû être géré différemment", admet le communiqué, sans citer nommément M. Infantino.
Le texte relève que "tout ce qui a été fait l'a été dans le strict respect du cadre réglementaire de la FIFA", ajoutant que "la FIFA ne tolérera plus aucune attaque à son intégrité, à sa bonne gouvernance et au respect de la procédure régulière et qu'elle prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger et préserver son nom et sa réputation".
Le communiqué publié mercredi soir s'efforce encore de réaffirmer la solidarité au sein de la direction de la FIFA. Gianni Infantino y réitère "son plein soutien au secrétaire général de la FIFA [Mattias Grafström, ndlr] et à l'administration de la FIFA pour leur travail indispensable et remarquable dans la mise en oeuvre de sa vision".
M. Grafström, dans une lettre aux salariés de la FIFA et consultée par l'AFP, avait pourtant regretté "une série d'événements tristes et condamnables". Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, avait, quant à lui, démissionné vendredi, disant s'opposer "catégoriquement" au projet d'Infantino.
Pressions politiques
A la tête de la FIFA depuis dix ans, Gianni Infantino a multiplié les projets clivants, jusqu'à annoncer la semaine dernière vouloir créer une société extérieure (la FIFA Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois comme les coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.
Présenté à la surprise générale mardi dernier après qu'il a été révélé par la presse, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du football, dont la confédération européenne (UEFA).
Mercredi, le premier ministre canadien Mark Carney a ajouté sa voix à celle de son homologue britannique Andy Burnham pour fustiger le patron de la FIFA.
"Je n'ai certainement aucune confiance en M. Infantino, après ce qui s'est passé", a taclé M. Carney. "L'idée qu'une bonne gouvernance consiste à ne pas divulguer d'informations à ses plus proches conseillers [...] c'est fatal".
Vendredi, M. Burnham avait jugé que Gianni Infantino était "la mauvaise personne pour diriger" la FIFA.
Infantino seul candidat
M. Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la FIFA, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.
L'Italo-Suisse de 56 ans a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans. Jusqu'ici, une poignée de fédérations (Finlande, pays de Galles, Serbie, Suède) lui ont officiellement retiré leur soutien.
"Infantino doit partir", a asséné mercredi l'ancienne légende du football portugais Luis Figo, conseilleur auprès de l'UEFA, dans une tribune publiée par le Daily Mail.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp