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Santé

Vers un vaccin plus efficace contre le paludisme

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Le parasite du paludisme tue encore près d'un demi-million de personnes chaque année. (Image symbolique) (© KEYSTONE/EPA/NADEEM KHAWER)

Des scientifiques bernois ont réalisé une avancée dans le développement d'un vaccin plus efficace contre le paludisme. Une version génétiquement modifiée du parasite complet a été utilisée.

Les vaccins actuellement autorisés consistent en une seule protéine du parasite qui n’active qu’un nombre limité de cellules immunitaires. La vaccination génère une protection tout au plus chez 70% des personnes vaccinées et dure environ un an sans rappel, avant que le taux d’anticorps ne commence à baisser, a indiqué vendredi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.

"C’est évidemment mieux que rien, mais c’est loin d’être optimal", souligne Volker Heussler, responsable de l’Institut de biologie cellulaire de l’Université de Berne. C’est pourquoi son équipe a suivi une nouvelle voie: un vaccin renfermant un parasite complet, mais atténué.

Une atténuation du parasite du paludisme par irradiation avait déjà été testée, mais cette approche souffre d’un manque de précision. Les scientifiques ont donc tenté de freiner le protozoaire par des modifications génétiques ciblées, de manière à ce qu’il n’atteigne que le foie et ne soit pas libéré dans le sang. Il lui est ainsi impossible de déclencher le paludisme.

Autre avantage de cette approche: le parasite reste plusieurs jours dans le foie. Des conditions idéales pour une pleine stimulation du système immunitaire et la formation de cellules mémoires, comme l’ont montré de précédentes études.

"Goulot d'étranglement"

"L’infection des cellules hépatiques est un goulot d’étranglement où il est possible d’attraper le parasite et de l’éliminer", explique Volker Heussler, cité dans le communiqué.

Les auteurs ont procédé à un criblage à grande échelle pour rechercher des gènes dont la perte ne tuerait pas l’agent pathogène, mais l’arrêterait dans la phase hépatique. Pour ce faire, ils ont testé 1500 variantes du parasite, dans lesquelles un gène différent avait été mis KO à chaque fois.

Finalement, ils ont trouvé un parasite génétiquement modifié présentant les propriétés requises: il a atteint le foie et s’y est multiplié, mais n’a ensuite pas été libéré dans le sang. Cet agent pathogène altéré serait donc un bon candidat pour une immunisation efficace.

L'équipe de Volker Heussler a même testé un parasite encore plus affaibli, comptant deux gènes mis KO. Identifié par un groupe de recherche américain, le deuxième gène bloque également le parasite au stade hépatique.

Les premiers essais avec le parasite doublement affaibli ont donné des résultats très prometteurs: des souris vaccinées de la sorte sont totalement protégées contre le paludisme. Elles ne sont pas tombées malades, même avec une très forte dose administrée.

Ces résultats ont été obtenus avec le parasite Plasmodium berghei, étroitement apparenté au Plasmodium falciparum, mais qui infecte des souris et non des êtres humains. Volker Heussler espère désormais que ces résultats pourront être appliqués à P. falciparum.

Mais il reste encore un long chemin à parcourir avant d’obtenir un vaccin vraiment sûr. Il se pourrait même qu’un triple knockout soit nécessaire, selon ces travaux publiés dans la revue PLOS ONE.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Agriculture: Markus Ritter (USP) pense que 2026 sera pire que 2003

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Président de l'Union Suisse des Paysans, Markus Ritter n'a "encore jamais connu une telle sécheresse". (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans une interview accordée à CH Media, le président de l'Union suisse des paysans (USP), Markus Ritter, estime que les pertes subies par le secteur agricole en raison de la canicule estivale sont supérieures à celles de 2003.

À l'époque, l'Union suisse des paysans avait chiffré les dégâts à près de 500 millions de francs.

Comme toutes les régions sont touchées cette année, les pertes seront certainement plus importantes. Il est toutefois encore trop tôt pour se prononcer avec certitude.

La situation est exceptionnelle, car les sols avaient déjà entamé l’été avec un déficit hydrique. "Personnellement, je n’ai encore jamais connu une telle sécheresse", a déclaré M. Ritter lors d’une interview accordée à CH-Media.

La situation s’annonce mauvaise pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. Les rendements seront également moindres pour le maïs.

En conséquence, les prix des denrées alimentaires devraient s'en ressentir. Des hausses de prix sont notamment probables pour les pommes de terre et les betteraves sucrières. La situation semble meilleure pour le blé et l’orge, car une grande partie de ces cultures avait poussé avant la période de sécheresse et avait pu être récoltée dans de bonnes conditions.

Les détaillants ont fait savoir qu’ils étaient prêts à prendre en compte certains coûts supplémentaires liés à la sécheresse. "Il y aura des négociations", a déclaré M. Ritter. C’est toutefois l’agriculture qui subira les pertes financières les plus importantes. Si, par exemple, un maraîcher enregistre une baisse de rendement d’un tiers et que les prix à la production augmentent de 10 %, il se retrouvera au final avec nettement moins de bénéfices.

"Le plus important est de ne pas céder à la panique"

La situation est également particulièrement tendue chez les éleveurs. En raison de la pénurie de fourrage, beaucoup ont déjà puisé dans leurs réserves d’hiver. Les prix du foin ont augmenté jusqu’à 50 %. Comme les animaux se vendent difficilement dans la situation actuelle, un plus grand nombre d’entre eux finissent chez le boucher. En juin et juillet, 7000 vaches de plus ont déjà été abattues par rapport à l’année dernière. Avec le retour prématuré des animaux des Alpes, le nombre d’abattages devrait encore augmenter.

M. Ritter s'oppose toutefois à la déclaration d'une situation d'urgence. "Le plus important est de ne pas céder à la panique". L'Union suisses des paysans collabore étroitement avec l’administration fédérale et le Conseil fédéral. Entre autres mesures, de l’eau est acheminée par les airs vers certains alpages et les droits de douane sur les importations d’aliments pour animaux ont été supprimés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les assurés suisses ne profitent que peu des rabais des médicaments

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Le Contrôle fédéral des finances souligne des contrôles insuffisants concernant les répercussions des rabais des médicaments sur les assurés suisses (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les rabais des médicaments profitent plus aux cabinets médicaux, aux hôpitaux et aux pharmacies qu'aux patients suisses, critique le CDF. Alors que les avantages s'élèvent à 743 millions de francs par an, seuls 12% sont répercutés sur les assureurs et les assurés.

L'industrie pharmaceutique octroie des réductions et d'autres avantages matériels liés à la remise de médicaments aux cabinets médicaux, aux pharmacies et aux hôpitaux. Ceux-ci sont légalement tenus de répercuter ces avantages aux assureurs et assurés. Les contrôles en la matière de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont insuffisants, déplore le Contrôle fédéral des finances (CDF) dans un rapport publié mercredi.

En 2024, les coûts des médicaments pris en charge par l'assurance obligatoire des soins ont atteint 9,9 milliards de francs. En parallèle, le CDF estime à 743 millions par an, soit près de 8% des 9,9 milliards, les avantages octroyés par la pharma. Seuls 88 millions de francs (12%) de ces avantages sont répercutés sur les assureurs et les assurés. Ainsi, les cabinets médicaux, les pharmacies et les hôpitaux en conservent 655 millions (88%).

Le CDF souligne des lacunes dans le système de surveillance. Premièrement, il manque des données sur l'ampleur et la nature des avantages matériels. De plus, aucun chiffre n'est disponible quant à la nature des avantages matériels accordés par les grossistes aux fournisseurs de prestation, ni leur volume. Le CDF relève que ses conclusions sont donc entourées de grandes incertitudes.

Par ailleurs, l'OFSP manque de personnel en charge de cette surveillance, en raison de mesures d'économies et d'une priorisation modifiée lors de la crise du Covid-19. Le CDF mentionne toutefois certains points positifs, comme une plateforme destinée aux lanceurs d'alertes. Dans sa prise de position dans le rapport, l'OFSP accepte dans une large mesure les recommandations du CDF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Guy Parmelin lance la campagne contre l'initiative alimentation

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Des militants en faveur de l'initiative sur l'alimentation remettent les signatures à la Chancellerie fédérale. Le Conseil fédéral recommande aux électeurs de voter non le 27 septembre. (Photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative sur l'alimentation. Mardi, à Berne, le ministre de l'Agriculture et président de la Confédération, Guy Parmelin, a expliqué devant les médias pourquoi le gouvernement recommande de voter non le 27 septembre.

L'initiative "Pour une alimentation sûre - grâce au renforcement d'une production indigène durable, à davantage d'aliments d'origine végétale et à une eau potable propre (initiative sur l'alimentation)" exige un taux d'autosuffisance plus élevé. Cet objectif doit être atteint grâce à une culture accrue d'aliments d'origine végétale.

La production d’aliments d’origine animale - viande, ½ufs notamment - revêt une grande importance en Suisse. Et de nombreuses terres agricoles suisses ne se prêtent pas à la culture, mais uniquement au pâturage, écrit le Conseil fédéral dans son exposé des motifs.

Et d'ajouter qu'en cas de oui, l’agriculture et l’alimentation devraient être réorientées d'ici dix ans. Les répercussions négatives sur l’environnement seraient ainsi délocalisées à l’étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Alcon: un échec clinique a coûté 402 millions de dollars

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Alcon a acté l'échec des programmes PowerVision, qui a entraîné une charge nette avant impôts de 402 millions de dollars, soit environ 326 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Alcon a vu son résultat d'exploitation chuter lourdement au second trimestre, en raison de l'échec des programmes PowerVision. Celui-ci a entraîné une charge nette hors trésorerie et avant impôts de 402 millions de dollars, soit environ 326 millions de francs.

Les résultats ont été affectés "par la décision de mettre fin aux programmes relatifs aux lentilles intraoculaires (LIO) acquis auprès de PowerVision, Inc. en mars 2019 à la suite des dernières données issues d'études cliniques". Le géant des lentilles de contacts et implants oculaires Alcon, alors filiale de Novartis, avait acquis la société américaine PowerVision pour 285 millions de dollars, auxquels devaient s'ajouter des paiements d'étapes à partir de 2023.

Les programmes PowerVision "n'ont pas donné lieu à des résultats cliniques acceptables chez les patients, en particulier en raison de résultats visuels postopératoires imprévisibles et persistants chez un sous-groupe de patients, problèmes qui n'ont pas pu être résolus en dépit de multiples efforts de développement", a souligné Alcon lundi soir.

Dans la foulée, le résultat d'exploitation du groupe genevo-texan s'est évaporé de 96% à 11 millions de dollars, contre 247 millions de dollars pour la même période de l'exercice précédent. La marge d'exploitation a reculé de 9,2 points de pourcentage (-9,3 pp à taux de change constant). Le bénéfice net s'est, lui, intégralement tari.

Pour Sibylle Bischofberger de Vontobel, l'annonce de l'échec est une surprise. L'analyste s'accroche au fait que le groupe vient de nouer une collaboration avec le californien RxSight dans le domaine des implants intraoculaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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International

Mexique: Sheinbaum veut retirer le nom de Cortés d'un col

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Le "Paso de Cortés" est un passage situé dans le centre du Mexique entre deux volcans, le Popocatépetl et l'Iztaccíhuatl (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/HILDA RIOS)

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a proposé dimanche de rendre hommage aux peuples indigènes en rebaptisant un col portant le nom du conquistador espagnol Hernán Cortés. Depuis plusieurs années, le Mexique s'efforce de mettre en valeur son passé indigène.

Le "Paso de Cortés" est un passage situé dans le centre du Mexique entre deux volcans, le Popocatépetl et l'Iztaccíhuatl. Au XVIe siècle, Hernán Cortés (1485-1547) l'avait emprunté avant de conquérir Tenochtitlán, capitale de l'empire aztèque, d'où son nom.

"Aujourd'hui, je vous propose que nous cessions d'appeler cet endroit 'Paso de Cortés', car des peuples y sont passés bien avant" lui, a déclaré la cheffe de l'Etat lors d'un événement organisé sur les lieux. "Appelons ce col le 'Paso de los Pueblos Indígenas'" (le col des peuples indigènes), a-t-elle ajouté.

Arbre de la nuit victorieuse

Lorsque Claudia Sheinbaum était maire de la capitale, Mexico, elle avait milité pour rebaptiser un vieux cyprès emblématique de la capitale, l'arbre de la nuit triste, près duquel, d'après la légende, le conquistador avait pleuré après avoir subi une défaite. Le lieu s'appelle depuis l'arbre de la nuit victorieuse.

En 2019, l'ancien président Andrés Manuel López Obrador (2018-2024) avait envoyé une lettre à l'Espagne pour exiger de la couronne espagnole des excuses pour les violences commises durant la conquête espagnole, qui a ouvert la voie à une période de colonisation de 300 ans.

Claudia Sheinbaum avait repris cette revendication, appelant de nouveau à des excuses officielles et refroidissant encore les relations bilatérales.

Finalement, en mars 2026, le roi d'Espagne Felipe VI a reconnu l'existence de "nombreux abus" pendant la conquête espagnole de l'Amérique au XVIe siècle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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