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Environnement

Les protéines animales à nouveau au menu des porcs et volailles

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Les farines animales avaient été interdites au début du siècle à la suite de la maladie dite de la vache folle. Elles sont à nouveau autorisées dans l'UE depuis deux ans (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/FRANCK PREVEL)

Plus de 20 ans après la maladie dite de la vache folle et l'interdiction des farines animales, certaines protéines animales doivent à nouveau pouvoir être utilisées, à des conditions strictes. Le DFI a mis lundi en consultation les révisions législatives nécessaires.

Les modifications proposées par le Département fédéral de l'intérieur (DFI) prévoient notamment la possibilité de donner des protéines transformées de volailles à des porcs et inversement. Cela permet de faire un meilleur usage des sous-produits d’abattage de haute qualité qui ne sont pas utilisés dans l'alimentation humaine: les protéines transformées conviennent en effet bien à l’alimentation des animaux de rente omnivores, indique le DFI lundi.

La modification législative nécessaire a déjà été demandée par plusieurs interventions parlementaires. Elle s’inscrit dans la volonté de promouvoir une agriculture et une économie agroalimentaire durables et permet de maintenir l’équivalence avec le droit européen.

Se fondant sur les connaissances scientifiques les plus récentes, l’UE autorise en effet à nouveau l’utilisation de certaines protéines animales dans l’alimentation des bêtes, depuis septembre 2021. En Suisse, le DFI veut modifier une ordonnance et en édicter une nouvelle, respectivement celle sur les sous-produits animaux et celle concernant la valorisation des sous-produits animaux comme aliments pour animaux ou comme engrais.

Les insectes aussi

Selon ces textes, mis en consultation jusqu'au 15 décembre prochain, les aliments destinés aux volailles, d’une part, et aux porcs, d’autre part, pourront désormais contenir des protéines transformées respectivement de porcs et de volailles, à des conditions bien définies. L’utilisation de protéines transformées d’insectes dans l’alimentation des porcs et des volailles sera également possible.

Afin de garantir la sécurité des denrées alimentaires animales et d’éviter toute contamination, les établissements concernés du secteur alimentaire, de la transformation, de la fabrication d’aliments pour animaux et d’entreposage seront soumis à des règles strictes en matière d’hygiène, précise le DFI.

Au tournant du siècle, les farines animales avaient été interdites après qu'il eut été établi qu'elles étaient en cause dans l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), aussi appelée maladie de la vache folle, qui avait alors décimé le cheptel et réduit la confiance des consommateurs dans certains morceaux de viande et abats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Protection des troupeaux face au loup: restructuration critiquée

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Les organisations environnementales Birdlife, Groupe Loup Suisse, Pro Natura et le WWF critiquent la révision de l'ordonnance sur la chasse, actuellement en consultation. (Archives) (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Plusieurs organisations environnementales critiquent la restructuration des mesures de protection des troupeaux dans l'ordonnance révisée sur la chasse. La mise en ½uvre n'est pas suffisamment clarifiée et elle présente un potentiel d'amélioration, estiment-elles.

La nouvelle ordonnance ne prévoit plus un encouragement uniforme des mesures de protection des troupeaux dans toute la Suisse, constatent jeudi devant les médias les organisations environnementales Birdlife, Groupe Loup Suisse, Pro Natura et WWF. Et de critiquer le fait que ce seront désormais les cantons qui décideront quelles mesures seront encouragées et à quel niveau.

Il en résultera une confusion chez les éleveurs, des taux de contribution différents pour les mesures et un possible tourisme de la protection des troupeaux. Les éleveurs pourraient inscrire leurs chiens auprès de collègues du canton voisin, parce qu'il y aurait plus de contributions.

Les cantons ayant plus de loups sur leur territoire seront favorisés dans la répartition des fonds, poursuit le communiqué. Avec moins de prestations pour les éleveurs d'animaux de rente dans les cantons où les loups sont peu présents, la protection préventive des troupeaux deviendrait plus difficile. La Suisse reviendrait ainsi à l'époque d'avant 2014, quand il n'y avait de soutien à la protection des troupeaux que dans les régions où le loup était présent, regrettent les organisations.

De même, les conseils en matière de protection des troupeaux ne seront plus donnés qu'aux exploitations d'alpage, selon les organisations environnementales. Cela désavantagerait les acteurs sans connaissances préalables sur le loup et la protection des troupeaux.

Utiliser le potentiel de protection des troupeaux

Un autre point critique est l'abandon de l'obligation d'un examen par la Confédération des chiens de protection des troupeaux. Des examens cantonaux plus simples seraient désormais possibles. Le manque de subventions pour l'élevage et la formation conduirait à l'utilisation de races inconnues, augmentant le risque d'incidents. L'acceptation des chiens de protection des troupeaux en serait compromise.

Les organisations environnementales voient au contraire dans la protection des troupeaux un potentiel important et inexploité. Selon elles, quatre alpages à moutons sur cinq n'ont pas encore de chiens de protection.

Or la majorité des attaques de loups ont lieu contre des troupeaux qui ne sont pas du tout protégés. Et quand elles surviennent malgré la présence de chiens de protection, c'est parce que les troupeaux sont insuffisamment bien gérés et répartis sur une trop grande surface, estiment-elles en réponse à la procédure de consultation.

La révision partielle de l'ordonnance sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages est en consultation ordinaire jusqu'au 5 juillet. L'ordonnance devrait entrer en vigueur le 1er février 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Le chiffre d’affaires du bio continue de croître

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Les consommateurs suisses ont souvent acheté des produits bio en 2023, malgré une humeur de consommation morose (inflation, hausse des prix), relève Bio Suisse. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le chiffre d’affaires des produits bio a continué de croître en Suisse en 2023. Il s’élève désormais à 4,075 milliards de francs, pour une part de marché de 11,6%, contre 11,2% en 2022. A la fin de l’année dernière, 7362 fermes étaient certifiées Bourgeon.

Les consommateurs suisses ont souvent acheté des produits bio en 2023, malgré une humeur de consommation morose (inflation, hausse des prix), relève mercredi Bio Suisse.

Le chiffre d'affaires total du bio, y compris le commerce spécialisé, la vente directe et les autres canaux de distribution, s'est élevé à 4,075 milliards de francs, contre 3,873 milliards en 2022. Vu ces évolutions positives, la tendance à long terme vers plus de bio et de régionalisme pour les denrées alimentaires demeure, selon l'organisation.

Nouveaux producteurs recherchés

Le nombre d'entreprises certifiées Bourgeon, en hausse de 21, a à peine évolué par rapport à 2022. Le Bourgeon est aussi attrayant pour la transformation et le commerce. Fin décembre, 1356 preneurs de licence étaient certifiés Bourgeon, soit 48 de plus que l'année précédente.

Dans le cadre de l'offensive grandes cultures, Bio Suisse continue de rechercher activement des productrices et producteurs pour la reconversion, indique l'organisation. Celle-ci renvoie les personnes intéressées à son site Internet ou aux Journées des Grandes Cultures Bio les 26 et 27 juin 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Moutons tués par un loup: cadavres déposés à Lausanne

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Des agriculteurs ont déposé une dizaine de moutons tués par un loup dans la nuit devant le siège du gouvernement vaudois à Lausanne samedi. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Des éleveurs de St-Barthélémy, près d'Echallens, sont venus déposer les cadavres de douze moutons devant le siège du gouvernement vaudois à Lausanne samedi en fin de matinée. "Ces moutons ont été tués cette nuit", a dit Eric Herb, à Keystone-ATS.

Dans ce village du Gros-de-Vaud situé en plaine, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne, les loups font des ravages, selon la dizaine d'éleveurs rassemblés samedi sur la place du Château. Pour M. Herb, membre du comité de l'association romande pour la régulation des grands prédateurs, "il faut maintenant vraiment bouger".

"Dix-sept moutons ont été tués il y a une dizaine de jours à Poliez-Pittet, treize cette nuit, deux dans la nuit de mardi à mercredi: cela devient la catastrophe", a souligné M. Herb.

"Les éleveurs sont restés gentils pour le moment, mais cette fois il y a trop". Ils entendent augmenter la pression sur le conseiller d'Etat vaudois vert, en charge du Département de l'environnement et de la sécurité, Vassilis Venizelos.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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El Niño/sécheresse: le Zimbabwe déclare l'état de catastrophe

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Des zones de culture majeures au Malawi, au Mozambique, en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe "n'ont reçu que 80% des précipitations moyennes entre la mi-novembre 2023 et février 2024", période estivale dans l'hémisphère sud, a souligné la FAO. (© KEYSTONE/AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Le président du Zimbabwe a déclaré mercredi l'état de catastrophe nationale. Le pays d'Afrique australe est en proie à une grave sécheresse liée au phénomène climatique El Niño, qui a fait resurgir le spectre de la faim pour des millions de personnes.

"Je déclare l'état de catastrophe nationale en raison de la sécheresse liée à El Niño", a déclaré Emmerson Mnangagwa lors d'une conférence de presse. Cette mesure permet principalement de débloquer des ressources exceptionnelles pour faire face à la crise.

"Aucun Zimbabwéen ne doit succomber à la faim", a poursuivi le président. Plus de 2,7 millions de personnes manqueront de nourriture à cause des pluies faibles et les récoltes de céréales ne devraient nourrir qu'à peine plus de la moitié de la population, a alerté le chef de l'Etat.

3e pays africain concerné

Le Zimbabwe est le troisième pays d'Afrique australe à déclarer l'état de catastrophe naturelle, après le Malawi et la Zambie, en lien avec la sécheresse.

Début mars, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait averti que les conditions météorologiques globalement sèches début 2024 en Afrique australe associées au phénomène climatique El Niño "devraient aggraver l'insécurité alimentaire".

Des zones de culture majeures au Malawi, au Mozambique, en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe "n'ont reçu que 80% des précipitations moyennes entre la mi-novembre 2023 et février 2024", période estivale dans l'hémisphère sud, a souligné la FAO.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Environnement

Deux intoxications de colonies d'abeilles en 2023

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Deux cas d’intoxications de colonies d’abeilles ont été confirmés en Suisse l'an dernier. Dans un cas, plus de 80 colonies ont été touchées. (image symbolique) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Deux intoxications de colonies d'abeilles ont été confirmées en Suisse en 2023. Elles sont dues à des produits phytosanitaires: un des produits était interdit, l'autre a été mal utilisé.

Au total, quinze suspicions d'intoxication ont été signalées l'an dernier au Service sanitaire apicole, écrit celui-ci mercredi. Dans deux cas, une forte intoxication aiguë a été confirmée. La première est survenue après une application de diméthoate, un insecticide qui n'est plus autorisé depuis plusieurs années: 81 colonies d'abeilles ont été touchées.

Le deuxième cas est survenu suite à une pulvérisation de spinosad sur une plantation de noisetiers. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires avait délivré une autorisation d'urgence pour ce produit, mais avait interdit son utilisation sur les plantes présentant du miellat.

Le miellat est une source de nourriture importante pour les abeilles. Il est facilement reconnaissable car il rend les feuilles brillantes et collantes. Ce phénomène n’a malheureusement pas été vu avant l'application, explique apiservice.

Varroa

Outre les deux cas d'intoxication avérés, la mort des abeilles était due au virus de la paralysie chronique dans cinq autres cas suspects. Les symptômes de cette infection virale sont très similaires à ceux d'une intoxication.

Dans quatre cas, la mort de nombreuses abeilles s'explique par une forte charge en varroa et, dans deux cas, par le froid. A deux reprises, la cause des dommages subis par les abeilles n'a pas été élucidée.

Les intoxications sont observées depuis une dizaine d'années et la tendance est à la baisse, explique à Keystone-ATS Marianne Tschuy, spécialiste chez apiservice. Un pic a été enregistré en 2017, avec une quinzaine d'intoxications, dues notamment aux nicotinoïdes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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