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Santé

Le monde de demain: un remède contre le gaspillage de médicaments

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Une solution suisse pour limiter le gaspillage des médicaments en pharmacie… C’est le monde de demain. 

Benoît Rouchaleau
Le monde de demain
Benoît RouchaleauLe monde de demain

On le sait, le gaspillage des médicaments est une vraie problématique en Suisse: Rien qu’en 2017, ce sont près de 4700 tonnes de médicaments non consommés qui ont été récupérés et détruits à travers le pays. Parmi les pistes pour tenter d’y remédier, la vente de médicaments à l’unité qui est en test dans plusieurs cantons… Et puis une autre option a aussi été développée par la startup vaudoise Remedok qui a créé la première plateforme de partage de médicaments entre toutes les pharmacies du pays. Une solution “B2B2”, d’entreprise à entreprise, qui permet aux pharmaciens de mettre en vente ou d’acheter des médicaments d’autres officines à des prix très avantageux, pour diminuer le gaspillage, en réduisant le nombre de médicaments périmés ou en surstock. L’idée c’est qu’en mettant à disposition d’un réseau de pharmaciens des médicaments qui arrivent à échéance, on pourrait ainsi réduire le nombre d’invendus et donc de boîtes non entamées qui finissent en déchèterie. Pour sécuriser le concept, l’accès à la plateforme est uniquement réservé aux professionnels et il est gratuit, et Remedok ne perçoit une commission que si une vente est conclue via sa plateforme.

Où en est l’idée?

Elle est déjà en oeuvre depuis 2018. Plusieurs grossistes et pharmas suisses sont déjà partenaires. Rien que la première année, ils enregistraient 150 inscriptions. Crise sanitaire oblige, le dispositif a d’ailleurs été particulièrement sollicité en cette période de pandémie avec de nombreuses officines qui ont été vidées de leurs stocks, notamment en produits pour soulager des pathologies pulmonaires. Et puis il y a une nouvelle étape aujourd’hui avec l’obtention toute récente d’un prêt de 50 000 francs de la part de la Fondation pour l’Innovation Technologique. Cela va permettre à Remedok de renforcer encore sa présence sur le marché pharmaceutique et dans les hôpitaux. Aux grands maux, ce sera déjà un petit remède…

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La vaccination à domicile débute ce lundi à Genève

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Photo illustration (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Nouvelle étape de vaccination au Covid-19 à Genève

En attendant l’ouverture du centre de Palexpo le 19 avril, un nouveau dispositif débute ce lundi sur le canton: la vaccination à domicile. C’est l’IMAD, l’Institution genevoise de maintien à domicile, qui a été mandatée par la Direction générale de la santé. Mais les critères pour en bénéficier sont très stricts. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Ce sont 2 infirmiers formés spécifiquement qui se déplaceront. Ils pourront ainsi administrer 6 à 12 doses quotidiennes, du lundi au vendredi. 

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

Et le protocole sanitaire à respecter est lui aussi très spécifique.

Christine Renais
Directrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD
Christine RenaisDirectrice du service des pratiques professionnelles à l’IMAD

 

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Migros adopte le Nutri-Score pour ses marques propres

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Photo illustration KEYSTONE/Georgios Kefalas

Migros a décidé d'apposer le Nutri-Score sur tous les produits alimentaires de ses marques propres.

Les associations de consommateurs saluent une "belle victoire d'étape". Selon elles, le géant orange fait "un grand pas en faveur d'une information plus transparente".

Migros avait introduit en août 2020 le Nutri-Score à titre d'essai sur les emballages des marques de poisson Pelican et sa ligne de substitut de viande Cornatur. La coopérative va étendre ce marquage à tous les pains à partir de juin, indique-t-elle mercredi dans un communiqué. Toutes les marques propres du géant orange devraient porter le logo Nutri-Score d'ici 2025.

En complément, Migros rappelle qu'elle affiche en ligne depuis la mi-mars une "signalisation des valeurs nutritionnelles" pour chacun de ses produits. Celle-ci évalue individuellement leur teneur en matières grasses, acides gras saturés, sucres et sel à l'aide des couleurs rouge, orange et vert.

Signalétique claire

La décision de Migros a été saluée par la Fédération romande des consommateurs (FRC) et ses consoeurs alémanique SKS et tessinoise ACSI. Elle "ouvre de bonnes perspectives pour le consommateur puisque l'assortiment va se développer d'abord par centaines cette année, puis par milliers", écrivent-elles dans un communiqué commun.

Les associations de consommateurs luttent depuis plus de dix ans pour qu'une signalétique de couleur figure sur les produits transformés. "De nombreuses personnes sont déconcertées par la complexité des valeurs nutritives figurant au verso", explique Sara Stalder, de la SKS, citée dans le communiqué de Migros.

Le Nutri-Score attribue cinq lettres (A, B, C, D et E) et un code couleurs, du vert au rouge, en fonction de la qualité nutritionnelle de l'aliment. Créé et introduit par la France en octobre 2017, il a été repris par plusieurs autres pays européens. La Suisse le soutient depuis septembre 2019.

Danone et Nestlé

Le groupe rejoint ainsi les multinationales Danone, qui avait ouvert la voie en 2018, et Nestlé qui a suivi le mouvement il y a un an. Le fabricant thurgovien de pâtes Bschüssig (Coop, Denner, Spar, Volg, et ponctuellement Aldi et Lidl) s'est aussi engagé ce printemps.

De nouveaux acteurs étrangers viennent compléter le tableau. Fleury Michon, McCain, Brossard, Alpro et Harry s'engagent à utiliser le Nutri-score en Suisse, selon l'alliance des organisations de consommateurs. "Plus attentistes", Goûters Magiques, PepsiCo et Unilever "préfèrent observer l'évolution européenne".

Concernant les autres distributeurs, Coop a fait une première expérience pilote et devrait communiquer sa stratégie fin avril, ajoutent la FRC et ses partenaires. Quant à Aldi Suisse, il poursuit un test sur deux marques propres.

Lutte contre le gaspillage

Parallèlement, le hard discounter va introduire un nouveau logo pour éviter le gaspillage alimentaire. Ce logo "Souvent, on peut me consommer plus longtemps" viendra s'ajouter à la date de consommation recommandée. Il sera visible dans un premier temps sur certains produits laitiers réfrigérés.

"De nombreux produits peuvent être consommés plus longtemps qu'on ne le pense", souligne Aldi Suisse dans un communiqué. Avec ce logo, l'entreprise veut inciter les clients à "examiner les produits avec leur sens avant de les jeter".

En Suisse, un tiers des denrées alimentaires produites et souvent encore consommables sont jetées. Les ménages privés représentent 40% de l'ensemble des pertes - l'équivalent de plus de 600 francs par an et par personne, précise Aldi.

Avec ATS Keystone

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Pas de longues files d’attente pour se procurer des autotests

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Photo KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Il n'y a pas eu de ruée incontrôlable vers les autotests de dépistage du coronavirus, disponibles gratuitement depuis ce mercredi matin. Dans de nombreuses pharmacies, la matinée était plus chargée que d'habitude, mais il n'y avait pas de longues files d'attente.

Genève, la demande en autotests est forte. Dans une pharmacie de la gare de Cornavin, la clientèle en réclamait à l'ouverture, dès 07h00. On ne parle pas non plus de ruée. Il n'y avait pas de file d'attente de la pharmacie, a déclaré une responsable de l'officine.

Le constat est le même au centre-ville. A la pharmacie de Confédération, plusieurs autotests avaient déjà été vendus mercredi, tôt dans la matinée. Les gens en demandent depuis deux semaines, depuis que les médias en ont parlé, a fait savoir une employée de la pharmacie.

Tests "pas encore arrivés"

Pas de rush non plus devant une pharmacie à Lausanne, qui en avait délivré une dizaine en milieu de matinée, a constaté une journaliste de l'agence de presse Keystone-ATS. A Sion, une pharmacie du centre-ville n'avait pas encore reçu ses autotests. "Nous les avions commandés il y a une dizaine de jours, mais ils ne sont pas encore arrivés. On les attend dans la journée pour les distribuer dès jeudi", espère Pierre-Alain Buchs, coresponsable de l'officine.

"Comme a prévenu la Confédération, il va falloir un peu de temps pour que toutes les commandes soient livrées, et donc un peu de temps pour que toutes les demandes soient satisfaites", explique le Département vaudois de la santé et de l'action sociale. Qui "encourage les gens à les utiliser dès que possible et aussi souvent que possible".

Le Service valaisan de la santé publique rappelle que "ces tests sont destinés en priorité aux personnes asymptomatiques qui souhaitent minimiser les risques avant de recevoir des proches à la maison", par exemple. Ils ne sont "en aucun cas" destinés aux personnes qui ont des symptômes, lesquelles doivent privilégier un test antigénique rapide ou un test PCR.

Comme dans une boulangerie

A Bienne, aucune file d'attente ne s'est créée devant les pharmacies du centre-ville au moment de l'ouverture. A la pharmacie de la gare de Lucerne, une dizaine de personnes attendaient d'être servies à 07h30. Les autotests étaient également disponibles sans longue attente dans des pharmacies de Berne et Winterthour, comme l'ont constaté mercredi matin des journalistes de l'agence de presse Keystone-ATS. Et ce, malgré le fait qu'à Berne, par exemple, le personnel explique en détail à chaque client le fonctionnement des tests.

Dans une pharmacie à Rombach, près d'Aarau, la demande d'autotest était déjà importante après l'ouverture à 08h00. Cela donnait l'impression d'être dans une boulangerie vendant des croissants frais, a déclaré une employée.

Sur quatre officines interrogées à Bâle, un seul pharmacien a déclaré que cinq personnes avaient attendu avant l'ouverture à 08h00. Un autre pharmacien a estimé que les gens avaient entendu l'appel de la présidente de PharmaSuisse, Martine Ruggli, qui avait appelé la population à ne pas se ruer sur ces nouveaux tests dès le premier jour.

Avec ATS Keystone

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Une appli de l’UNIGE pour aider les étudiants déprimés

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Photo APA ROLAND SCHLAGER

La pandémie de Covid-19 aura, au moins, permis de mettre en lumière l’ampleur de la détresse psychologique chez les étudiants.

Une problématique sur laquelle planche, depuis déjà 2 ou 3 ans, l’Université de Genève. Via son pôle santé, elle a développé une appli sur smartphone pour venir en aide aux étudiants déprimés.

Présentation avec Benoît Rouchaleau. 

 

L’idée de cette appli n’est pas née avec le Covid mais le constat s’est amplifié avec la pandémie: bon nombre d’étudiants souffrent de symptômes de dépression, de stress ou d’anxiété. Et peu demandent de l’aide. D'où l'idée de cette application sur smartphone pour tenter de les accompagner différemment. Arnaud Pictet, psychologue au pôle santé de l’UNIGE.

Arnaud Pictet
Psychologue au Pôle Santé de l'UNIGE
Arnaud PictetPsychologue au Pôle Santé de l'UNIGE

Autre originalité de la méthode: c’est une application d’auto-assistance psychologique, c’est à dire que c’est à l’étudiant de faire la démarche. 

Arnaud Pictet
Psychologue au Pôle Santé de l'UNIGE
Arnaud PictetPsychologue au Pôle Santé de l'UNIGE

L'application s’appelle Actidote et son nom résume assez bien le concept: Une planification d’activités comme antidote à la déprime, via un programme étalé sur 5 semaines.

Arnaud Pictet
Psychologue au Pôle Santé de l'UNIGE
Arnaud PictetPsychologue au Pôle Santé de l'UNIGE

Après une phase test, une trentaine d’étudiants volontaires, présentant des symptômes légers à modérés, a déjà commencé à utiliser l’application depuis quelques semaines. Avec un coach bien réel pour assurer le suivi à distance. 

Arnaud Pictet
Psychologue au Pôle Santé de l'UNIGE
Arnaud PictetPsychologue au Pôle Santé de l'UNIGE

Sous couvert d’un questionnaire de vérification et de validation, le programme est réservé aux 18-35 ans qui étudient à l’Université de Genève, à la HES-SO ou à l'IHEID. Reste encore à confirmer les bienfaits de l'application mais, à terme, l’ambition est de la mettre à disposition gratuitement de tous les étudiants. 

L’appli Actidote est disponible sur les plateformes de téléchargement IPhone et Android. Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter le site www.unige.ch/actidote/ ou adresser un mail à actidote@unige.ch.

 

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Santé

Le personnel de Joli-Mont mène la fronde contre la direction des HUG

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Une cinquantaine de collaborateurs de la clinique de Joli-Mont à Genève s'est réunie ce mardi devant l'entrée de l'établissement pour dénoncer l'augmentation de la charge de travail. Aussi, ils parlent d'une inégalité de traitement avec les HUG, notamment par rapport à la prime gériatrie, accordée aux autres services des HUG.

 

La quasi totalité du personnel de la clinique de Joli-Mont s'est rassemblée ce mardi devant la bâtisse genevoise. Tous semblaient sur les dents, notamment à cause de la cirse sanitaire qui met les nerfs à rude épreuve. Mais plus que la crise du covid-19, c'est l'inégalité de traitement avec les autres services des HUG que les collaborateurs de Joli-Mont dénoncent:

Marion Gogniat
Infirmière à la clinique de Joli-Mont
Marion GogniatInfirmière à la clinique de Joli-Mont

 

7 mois de passif

Si le personnel semble à ce point désabusé, c'est aussi par ce que les problèmes ne datent pas d'aujourd'hui et que les tentatives de négociations avec la direction des HUG ont été vaines à chaque essai. En effet, en août dernier, 71 des 80 collaborateurs de la clinique avaient signé une pétition dénonçant la détérioration des conditions de travail. Aujourd’hui, face à l’inaction de la direction, la situation se tend. Et la question de la prime non perçue revient au centre des débats, en plus du manque criant d'effectif, comme le confirme Maria-José Teixeira, elle est aide-soignante à Joli Mont:

 

Maria-José Teixeira
Aide-soignante à la clinique de Joli-Mont
Maria-José TeixeiraAide-soignante à la clinique de Joli-Mont

 

Soutiens divers

Cet après-midi, les collaborateurs mécontents ont donné de la voix, tour à tour sur le parvis de la clinique avec les syndicats dans le rôle de chauffeurs de salle. Aussi, le mouvement était soutenu par deux employés de Swissport (qui ont mené un combat similaire en janvier dernier) et deux collaboratrices de la maison de retraite du Petit Saconnex. Pas sur pour autant que cette action de débrayage ne suffise à convaincre la direction des HUG de changer de cap. Mais le personnel et les partenaires sociaux se disent déterminés à mener d'autres frondes pour arriver à leurs fins:

David Andenmatten
Secrétaire syndical à Avenir Syndical
David AndenmattenSecrétaire syndical à Avenir Syndical

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