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Santé

Comprendre le phénomène glaciaire au Musée historique de Lausanne

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Le Musée historique de Lausanne propose dès jeudi une exposition consacrée à une espèce en voie de disparition, les glaciers (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Chroniqueurs d’histoires passées et métaphores actuelles de la finitude humaine, les glaciers forment un "monde fascinant" et en "perpétuel mouvement". Dès jeudi et jusqu'au 29 septembre, le Musée historique de Lausanne (MHL) consacre une exposition tout public à ces colosses de glace.

Par le biais d’installations, d’images et de sons, de dispositifs interactifs, l’exposition "Glacier. Un monde en mouvement" s'attache à montrer le caractère organique de ces territoires intrigants. Elle "met en scène des ½uvres puissantes, qui traduisent la beauté et la fragilité des glaciers" et "offre une expérience de visite plurielle, tout à la fois sensitive et didactique", relève Laurent Golay, directeur du MHL, cité dans un communiqué.

Plusieurs artistes contemporains y présentent leurs expérimentations par le biais de la sculpture (Fabian Oefner) ou de la photographie (Yves André). "Aletsch Negative", vidéo de Laurence Bonvin, permet de plonger au coeur de la glace. Les visiteurs pourront également découvrir une installation 3D de la coupe d'un glacier.

Recouvrant 3% de la surface totale de la Suisse, ces territoires que l’imaginaire collectif a fait purs et éternels ont entamé leur agonie. L'environnement physique et culturel s’en trouve bouleversé, souligne le MHL. Les regards que les artistes portent sur eux constituent les premiers éléments d’une iconographie de l'époque géologique de l'Anthropocène (l'âge des humains).

La force et la beauté de leurs ½uvres souligne encore plus le tragique de la situation, en une dualité retrouvée à plusieurs titres lorsque le monde des glaciers est abordé: attraction/ menace, blanc/gris, éternité/fragilité, ou encore figé/vivant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'initiative pour "la protection des aliments" n'a pas abouti

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L'initiative "Pour des aliments produits sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)" n'a pas récolté les 100'000 signatures nécessaires à temps, selon la Chancellerie fédérale (archive). (© KEYSTONE/JULIEN GRINDAT)

L'initiative pour la protection des aliments n'a pas récolté les 100'000 signatures requises, a annoncé jeudi la Chancellerie fédérale. Après les vérifications effectuées et les recomptages, 96'200 signatures étaient valables.

Le comité d'initiative "Pour des aliments produits sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)" avait jusqu'au 3 mars 2026 pour récolter les signatures nécessaires.

La Chancellerie fédérale (ChF) a procédé à deux comptages et deux contrôles des listes déposées. Sur les 98'200 signatures déposées, 96'400 étaient valables, note la ChF dans un communiqué. Elle a constaté que les paquets déposés "contenaient plusieurs centaines de listes de signatures relatives à d’autres initiatives populaires".

Un nouveau comptage a été réalisé par un groupe interdépartemental. Il est en ressorti que 96'200 signatures étaient valables.

L'Association pour une alimentation sans OGM, à l'origine de l'initiative, a indiqué faire recours à cette décision devant le Tribunal fédéral. Elle exige une enquête "complète et approfondie", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

A Schwyz, un voyage dans l'histoire de la Suisse touristique

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Une nouvelle exposition du Forum de l'histoire suisse à Schwyz invite à découvrir l'histoire du tourisme helvétique et à réfléchir à son avenir (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le paysage alpin idéalisé a façonné l’identité touristique de la Suisse. Une nouvelle exposition du Forum de l’histoire suisse à Schwyz en retrace l'évolution depuis les "Grands Tours" culturels aux "spots à selfies" incontournables.

De simple étape à la fin du XVIIe siècle lors des voyages éducatifs d'aristocrates en route vers l'Italie, la Suisse est devenue une destination classique de vacances, explique jeudi le Forum de l'histoire suisse, mais aussi un lieu convoité des "Instagrameurs". Dès samedi, l'exposition "Tourisme. Destination Suisse" revient sur les étapes de cette transformation.

Sous l'influence des Lumières, les Alpes cessent d'être une simple zone de transit pour devenir un idéal de nature vierge. Des pionniers tels que Goethe ont façonné cette image romantique et sécurisante qui définit encore l'identité touristique de la Suisse aujourd'hui.

L'exposition met aussi en lumière l'âge d'or de l'alpinisme dès le milieu du XIXe siècle, porté par les exploits britanniques sur les sommets de plus de 4000 mètres, et le faste des palaces de la Belle Époque. Mais déjà, des voix critiques dénoncent la "défiguration du paysage" par le nombre croissant de touristes.

Démocratisation et responsabilité

Au XXe siècle, le tourisme de masse s’impose – avec le camping au Tessin ou les vacances de ski en montagne. Aujourd'hui, l'industrie oscille entre succès et responsabilité car le changement climatique, les crises globales et les réseaux sociaux transforment aussi le voyage.

Le secteur est confronté au manque de neige, à l’envolée des résidences secondaires et au surtourisme. Le Forum de l’histoire suisse invite ainsi le public à réfléchir à son propre comportement de voyageur et à l’avenir de la Suisse en tant que destination.

Avec une pointe de nostalgie, le parcours jalonné de bornes interactives démarre dans la zone d’accueil présentée comme une réception d'hôtel. Les visiteurs obtiennent, lors du "check-in", un "budget" de vacances sous la forme de jetons.

Avant même l'inauguration, le public est invité à faire don - via un formulaire disponible sur le site du Forum - de selfies privés de vacances qui deviendront partie intégrante de l’exposition. Une sélection de ces photos rejoindra ensuite, en tant que patrimoine culturel numérique, la collection de photographies du Musée national suisse. L'exposition court jusqu'au 2 mai 2027.

https://www.forumschwyz.ch/tourisme

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le G7 a eu un impact sur les collectes de dons de sang

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Ce vendredi 19 juin, les HUG fêtent la journée mondiale des donneurs et donneuses de sang. Une journée initialement prévue le 14 juin mais qui a été décalée à cause du G7. Le sommet a eu un impact cette semaine sur les collectes de sang, le Centre de transfusion sanguine des HUG a noté une perte de 25% de donneurs.

Le G7 a perturbé les collectes de dons de sang à Genève.

D’ailleurs, les HUG ont décidé cette année d’organiser la journée mondiale des donneurs et donneuses de sang ce vendredi 19 juin, qui est initialement prévue le 14 juin. Elle a été décalée à cause du G7. Le sommet a eu un impact cette semaine sur les collectes de sang, le Centre de transfusion sanguine des HUG a noté une perte de 25% de donneurs en moins. Pour rappel, le sang ne sert pas qu’aux situations d’urgences, il est aussi utilisé comme médicament pour des malades.

En Suisse, chaque jour, 700 dons de sang, dont 50 dans le canton de Genève, sont nécessaires pour faire face aux besoins.

Sophie Waldvogel-Abramowski est la Médecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG. Elle ne cache pas son inquiétude:

Sophie Waldvogel-AbramowskiMédecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG

"C'est particulièrement inquiétant parce qu'on n'est pas dans une période de vacances (...) on est justement dans une période où on doit préparer un bon stock pour l'été à venir."

Cette année 2026 est décidément particulièrement, après le drame de Crans-Montana ou l’opération Metallica, comme le rappelle Sophie Waldvogel-Abramowski:

Sophie Waldvogel-AbramowskiMédecin-responsable de l’unité d’hématologie transfusionnelle aux HUG

"L'année 2026 ne ressemblera décidément à aucune autre. Ce sont principalement les événements externes qui influencent la venue des donneurs, ce qui entraîne des approvisionnements en dents de scie particulièrement complexes à gérer."

Rendez-vous donc ce vendredi 19 juin, de 7h30 à 15h au Centre de transfusion sanguine des HUG pour un petit déjeuner et des collations gourmandes qui seront offerts aux donneurs.

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Economie

Roche désormais menacé aux Etats-Unis par un générique du Xofluza

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Xofluza ne figure pas parmi les dix principaux moteurs de vente du groupe rhénan, (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant pharmaceutique Roche devra désormais composer aux Etats-Unis avec la concurrence d'un générique pour son antigrippal Xofluza (baloxavir marboxil).

L'Agence sanitaire américaine (FDA) a homologué le premier produit de ce type pour le traitement de la grippe aiguë sans complications et à des fins prophylactiques chez les patients âgés de 5 ans et plus. Dans un communiqué publié jeudi, la FDA rappelle que cette autorisation intervient à temps pour la saison de la grippe 2026-2027 et "témoigne de la volonté de l'administration Trump d'améliorer l'accès aux médicaments génériques".

Le générique en question pourra notamment être prescrit à des patients âgés de 5 ans et plus présentant des symptômes depuis plus de 48 heures et des risques élevés de complications liés à la grippe.

La diarrhée, la bronchite, les nausées, la sinusite et les maux de tête figurent parmi les principaux effets secondaires indésirables de la molécule baloxavir marboxil, rappelle le régulateur américain.

Xofluza est une marque déposée de Genentech, filiale américaine de Roche. Ce médicament - le successeur du célèbre Tamiflu - ne figure pas parmi les dix principaux moteurs de vente du groupe rhénan, qui ne détaille pas dans son rapport annuel le chiffre d'affaires lié.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Neuchâtel: le Musée d'ethnographie ouvre la porte aux skateurs

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L'exposition "Skate of Mind" montre les graphismes de planches de skateurs qui n'hésitent pas à bousculer les convenances jusqu'à l'extrême. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les skateurs pourront pratiquer leur art dans un musée à Neuchâtel. Le Musée d'ethnographie propose dès vendredi une exposition sur le skate, qui permettra aux visiteurs de "rider" sur différents modules qui évolueront au gré des ateliers d'auto-construction.

"Un des objectifs de cette exposition est de pousser des jeunes et des personnes qui n'entrent pas forcément dans les institutions muséales à se déplacer", a déclaré à Keystone-ATS Aurélie Carré. La directrice du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN) présente sa première grande exposition depuis qu'elle est à ce poste en octobre 2024.

"Ce laboratoire à mobilité augmentée n'est pas juste une coquetterie. Si l'on veut mettre en scène du patrimoine culturel, il faut que le processus soit vivant et collaboratif", a ajouté la directrice.

L'exposition "Skate of mind" est aussi destinée aux non-initiés. Ces derniers pourront par exemple découvrir l'histoire de ce sport et le tester sans risque de chute avec un simulateur embarqué "collector" - il en reste que deux en Europe- d'un jeu de 1987.

Le premier brevet pour un skateboard date de 1962. La planche a séduit rapidement les jeunes Bâlois, pionniers en Suisse, qui se sont approprié la fontaine aux plans inclinés du Bruderholzspital. La culture skateboard est souvent érigée au rang d’art de vivre et revendique une place à part, entre sport, art, éthique et philosophie.

Après le succès en 1985 du film "Retour vers le futur", le skateboard gagne en popularité. Cette médiatisation accrue cristallise le stéréotype d'un skateur jeune, blanc, d'un bon niveau socio-économique et jouissant d'une liberté sans limites. Dans les années 1990, le skate est au creux de la vague, ouvrant la voie à une tendance punk, une image d'irrévérence qu'il entretient toujours.

Le skate de plus en plus féminin

"Si le skate reste un milieu à prédominance masculine, les filles y sont de plus en plus visibles et revendiquent de plus en plus le droit d'occuper aussi un espace public", a expliqué Aurélie Carré. Des ONG y travaillent. A Kaboul, le skate est un prétexte pour faire l'école aux filles. En Bolivie, un collectif de femmes autochtones skatent en détournant leur costume traditionnel.

Faisant une large place à la culture visuelle, l’exposition explore le skater’s eye, cette lecture singulière de l’environnement en quête inlassable de nouveaux spots. Pour l'exposition, Fred Mortagne révèle le potentiel des "toblerones", ces obstacles antichars dont la silhouette bétonnée hante les frontières suisses.

Le skateur finlandais Jaakko Ojanen les a domptés sous l'oeil du photographe français. Le Fribourgeois Yves Marchon en a tiré un documentaire, intitulé "Shapes of Resistance".

Le photographe zurichois Alan Maag va aussi présenter son travail où il pense le skateboard comme un miroir qui révèle la part artistique et philosophique de notre monde.

50 planches collector à vendre

A l'image du skate, où l'innovation est reine et où copier une figure déjà validée sur un spot est exclue, le musée veut montrer avec "Skate of mind" que le patrimoine du skateboard réside dans la réactivation constante des espaces par ses pratiquants. Des sessions skate pour enfants ou pour personnes plus avancées sont prévues. Le MEN a édité également 50 planches de skateboard collector, qui seront vendues sur place.

L'exposition a été réalisée en collaboration avec le projet de recherche "Santé et urbanisme participative: la gouvernance des projets de skateparks “Do It Yourself” et leur contribution au bien-être des jeunes" de la Haute Ecole de travail social de Fribourg et de la Haute Ecole de gestion Arc de Neuchâtel.

Le vernissage de l'exposition, qui se tient jusqu'au 7 mars 2027, aura lieu vendredi soir, tout comme celui de "Chroniques anthropiques". Cette dernière est le fruit d’une collaboration avec l’Académie de Meuron et prendra place dans le parc fraîchement rénové.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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