Rejoignez-nous

Genève

Alzheimer: Une technique d'imagerie permet de mieux prédire le déclin cognitif

Publié

,

le

(KEYSTONE/DPA/Z5466/_Britta Pedersen)
Une équipe de l’Université et des Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) a comparé trois techniques d’imagerie utilisées en relation avec la maladie d'Alzheimer. L'une d'elles, la "PET tau", s'est avérée meilleure pour prédire la rapidité du déclin cognitif, même sans symptômes marqués au départ.

À l’heure actuelle, l’un des principaux outils de diagnostic de la maladie d’Alzheimer est la tomographie par émission de positons (PET selon l’acronyme anglais), une technique d’imagerie où l’injection de traceurs permet de visualiser les processus pathologiques dans le cerveau.

"Le PET consiste à injecter aux patients un traceur faiblement radioactif qui se lie aux molécules que l’on souhaite détecter, afin de les rendre visibles", indique Valentina Garibotto, professeure associée au Département de radiologie et informatique médicale de l’UNIGE et médecin-cheffe aux HUG, qui a dirigé ces recherches.

"Des traceurs spécifiques de l’amyloïde existent depuis un certain temps, de même que pour suivre le métabolisme du glucose, mais ces deux techniques ne suffisent pas à apporter toutes les réponses", ajoute la spécialiste, citée dans un communiqué des deux institutions.

Les scientifiques en ont donc testé une troisième qui utilise le Flortaucipir, un radiotraceur qui se lie à la protéine tau, dont les agrégats sont typiques de la maladie. Mis au point par une compagnie pharmaceutique, il a été approuvé en 2020 par la Food and Drug Administration américaine.

Quelque 90 volontaires ont été recrutés parmi les patients du Centre de la mémoire des HUG afin de tester les trois modalités d’imagerie, PET amyloïde, PET du métabolisme du glucose ou le nouveau PET tau.

"Nos résultats montrent que si les différents examens étaient tous associés à la présence des troubles cognitifs, le PET tau était le meilleur pour prédire la rapidité du déclin cognitif", résume Cecilia Boccalini, doctorante et première auteure de l'étude.

Variations individuelles

Les plaques d’amyloïde ne s’accompagnent pas forcément de perte cognitive ou de perte de mémoire. Or, la présence de tau va toujours de pair avec des symptômes cliniques.

"En parvenant à détecter la maladie le plus tôt possible, avant que le cerveau ne soit trop endommagé, et grâce aux nouveaux traitements, nous espérons réellement pouvoir faire une différence dans le futur et pour la qualité de vie des malades", souligne Valentina Garibotto.

"De même, nous commençons à cartographier la distribution de tau afin de comprendre comment sa localisation sur les différentes régions du cerveau influe sur les symptômes", complète la chercheuse.

Ces résultats, publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia: The Journal of the Alzheimer’s Association, plaident selon les auteurs pour l’intégration du PET tau dans les examens cliniques de routine.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Un écran géant en plein air pour découvrir "Maria de Buenos Aires"

Publié

le

Le parc des Eaux-Vives servira de décor naturel à la projection sur grand écran de l'opéra "Maria de Buenos Aires" le vendredi 21 juin) (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre de Genève organise le vendredi 21 juin une soirée de clôture de saison dans le cadre verdoyant du Parc des Eaux-Vives. L'opéra-tango "Maria de Buenos Aires" d'Astor Piazolla sera diffusé sur un écran géant. Une projection gratuite, à savourer dès 21h00 sous les étoiles.

L'oeuvre mise en scène par le Tessinois Daniele Finzi Pasca a été l'un des plus grands succès de la saison écoulée. Cette ode à la femme, à la fois libre et mystique, s'inscrit dans un univers poétique où évoluent des acrobates, des danseurs et des funambules. Le public pourra louer des transats sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

L'Eglise protestante revisite la Pêche miraculeuse de Konrad Witz

Publié

le

La Pêche miraculeuse de Konrad Witz est exposée au Musée d'art et d'histoire de Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un photomontage grand format basé sur La Pêche miraculeuse du peintre Konrad Witz a été accroché à la façade du temple de la Fusterie, à Genève. La toile de cinq mètres de haut et de 12 mètres de large restera visible pendant la durée des travaux de restauration de l'édifice religieux, jusqu'en 2027.

L'initiative revient à l'Eglise protestante de Genève (EPG), la propriétaire du temple. Le but du projet est de proposer à la population "une réflexion sur l'image dans la cité", indique l'EPG dans un communiqué. Outre le photomontage, quinze panneaux retraçant l'histoire de la place de la Fusterie sont érigés autour du chantier.

Le photomontage intitulé "Déplié", conçu par l'artiste Jean Stern, propose "une relecture" du célèbre tableau que Konrad Witz a achevé en 1444. L'oeuvre du peintre allemand a la particularité d'être la première représentation dans l'histoire de l'art "d'un lieu topographiquement exact et reconnaissable".

On y voit au premier plan le Christ, marchant sur l'eau, et des pêcheurs sur une barque, qui s'activent à remonter leurs filets. Au loin, le spectateur familier du paysage genevois distinguera immédiatement les montagnes qui servent de décor à la scène: les Voirons, le Môle et une extrémité du Salève.

L'observateur en déduit que le plan d'eau où se déroule l'épisode évangélique ne représente pas une rive du lac de Tibériade imaginée par le peintre allemand, mais qu'il s'agit bel et bien de la rade de Genève comme les yeux de Konrad Witz la percevaient, voilà bientôt six siècles.

Figures décalées

Le photomontage accolé au temple de la Fusterie associe La Pêche miraculeuse à des images contemporaines. "Entre quatre découpes du tableau, trois scènes d'aujourd'hui se déroulent sur la même rive, face aux montagnes". Le photomontage contient aussi un fragment du lac Léman peint par Ferdinand Hodler, au même endroit.

A travers ce projet, l'EPG veut sortir la toile de Konrad Witz de son écrin de verre, au Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH). La réplique revisitée doit interroger le public sur le sens de l'oeuvre en tant qu'image religieuse et de sa signification dans la cité. Le tableau a été admiré, rejeté, déplacé, restauré au cours du temps.

Le temple de la Fusterie a été inauguré en 1715. Il a été le premier sanctuaire urbain bâti à Genève après la Réforme. Son architecture, calquée sur le temple de Charenton, lieu de culte des réformés parisiens détruit en 1686, contraste avec l'architecture des églises élevées au Moyen-Age dans le périmètre de la Vieille-Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Le nouveau directeur du CICR parlera d'humanité à l'UNIGE

Publié

le

Pierre Krähenbühl, directeur général du CICR, donnera lundi une conférence sur les actions et dilemmes de l'organisation (archives). (© KEYSTONE/FR170905 AP/ANDRES KUDACKI)

Le nouveau président du CICR Pierre Krähenbühl donnera lundi une conférence publique à l'Université de Genève (UNIGE). Elle portera sur les défis et les dilemmes actuels auxquels l’organisation genevoise est confrontée.

Conflits armés, violence, souffrance des populations, violation des droits humains: quelle est la pertinence pour l'action et le droit international humanitaire aujourd'hui? Pour en discuter, Alumni UNIGE, l’association des diplômés de l'UNIGE, a invité Pierre Krähenbuhl.

Fort de plus de 30 ans d’expérience dans le secteur humanitaire, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui est entré en fonction en avril, reviendra sur le rôle de l'institution fondée il y a 160 ans. Outre les défis et les dilemmes actuels, il évoquera également les perspectives pour l'avenir de l'engagement du CICR en faveur de la dignité humaine.

Préserver l’humanité

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Des milliers de personnes manifestent dans les rues genevoises

Publié

le

La grève féministe a rassemblé des milliers de personnes dans les rues genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des milliers personnes ont défilé vendredi en fin de journée à l'appel du collectif de la grève féministe. Les manifestants ont revendiqué un féminisme intersectionnel, inclusif, décolonial et sans frontière.

"Le féminisme: c'est l'espoir!" a lancé Françoise Nyffeler, membre du collectif, devant une foule rassemblée dans le parc des Bastions, devant le Mur des Réformateurs. Elle a encouragé à pousser un cri de colère, juste avant que le cortège ne se mette en marche. La clameur a résonné jusqu'en haut de la vieille-ville.

Pendant tout l'après-midi, les prises de paroles se sont succédé pour revendiquer l'égalité salariale, la fin des discriminations, une protection sérieuse contre les violences sexistes ou des assurances sociales équitables et dignes. La montée de l'extrême-droite en Europe a été fustigée. "On ne lâche rien!", ont martelé plusieurs personnes sur la scène.

De nombreuses associations ont exprimé leur soutien aux peuples opprimés. Des performances musicales, dont un "Bella ciao!" revisité, ont fait monter l'ambiance. Le cortège est parti des Bastions peu après 18h30. "Solidarité avec les femmes du monde entier!" ont scandé les manifestants au son des tambours. Ou encore "Patriarcat tu es foutu, les féministes sont dans la rue".

Selon le collectif de la grève féministe, entre 25'000 et 30'000 personnes ont exprimé vendredi leur colère dans les rues genevoises. L'estimation fournie par la police se situe entre 6000 et 8000 personnes. La manifestation s'est déroulée sans incident.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Le cri de colère des femmes contre l'inégalité salariale

Publié

le

Une centaine de manifestantes ont crié leur colère devant les Bastions contre les inégalités salariales

Les femmes dénoncent toujours les inégalités salariales, à l'occasion de la traditionnelle grève féministe du 14 juin. 

Elles étaient une petite centaine, toutes de violet vêtues, rassemblées ce vendredi après-midi à l'entrée du Parc des Bastions pour crier leur colère face aux inégalités salariales persistantes. Un cri qui a commencé à résonner à 15h24, heure à laquelle les femmes travaillent gratuitement en Suisse, si on se réfère à la différence de salaire entre homme et femme sur une journée. Anne Michel, membre du collectif grève féministe :

Anne MichelMembre du collectif de la grève féministe à Genève

En parallèle, Unia a exigé un salaire minimum de 5000 francs par mois pour les femmes. On leur signale que leur travail a moins de valeur, ce qui les met à juste titre "en colère", a déclaré la présidente du syndicat Vania Alleva à Berne

Il est incroyable que les femmes en Suisse gagnent toujours 1500 francs de moins par mois que les hommes, a ajouté la syndicaliste. Il est aussi tout à fait scandaleux qu'une femme sur trois soit encore victime de harcèlement sexuel au travail. Et il est honteux pour la riche Suisse qu'un quart des femmes soient touchées par la pauvreté dans la vieillesse.

 

 

 

 

 

 

 

Continuer la lecture