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Politique

Vassilis Venizelos, un Vert rassembleur vise le Conseil d'Etat

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Le Vert Vassilis Venizelos est officiellement en lice pour le Conseil d'Etat vaudois (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vassilis Venizelos brigue le Conseil d'Etat vaudois. Rassembleur, ce député et conseiller communal de longue date réclame des mesures fortes contre le réchauffement climatique. Mais pas question, pour l'élu écologiste, de bloquer un pont avec des militants.

Né le 7 avril 1977, Vassilis Venizelos est aujourd'hui cadre à l'Etat de Genève. Il est le numéro deux de l'office de l'urbanisme, entité de 85 collaborateurs.

Milieu modeste

L'homme a grandi dans un milieu modeste. Son père grec a posé ses valises en Suisse dans les années 1960. Il était issu d'une famille paysanne très pauvre, entre Athènes et Delphes. Il a travaillé dans l'hôtellerie, puis comme ouvrier et mécanicien de précision.

Sa mère, engagée comme aide-soignante, vient du Nord de la France. Cette femme "cultivée et passionnée par la Grèce" s'installera à Yverdon-les-Bains "par amour pour un beau Grec qui avait la gueule de Sean Connery", raconte Vassilis Venizelos.

Sans surprise, avec cette histoire familiale, le quadragénaire "se sent européen". "Je suis un produit de l'immigration intra-européenne", dit-il. Il "parle mal" le grec, mais le "comprend très bien". L'urbaniste est marié et père de deux enfants de 13 et 15 ans.

Musique et sport

Tôt, le jeune Venizelos s'engage dans la vie associative, sportive et musicale de sa commune d'Yverdon-les-Bains, qu'il n'a jamais quittée. Il a été chanteur, puis bassiste des Cinnamon Funky Market dans les années 90, comme l'atteste une vidéo d'archives de la télévision locale Canal NV, encore visible sur Internet.

Le sport est une autre de ses passions. Ce fan de tennis, qui aime autant Federer que Tsitsipas, alterne la course à pied et le vélo. Enfant, il a pratiqué assidument la gymnastique artistique puis le basketball, en sélection vaudoise. C'est dans ce cadre qu'il a côtoyé un municipal Vert qui lui a proposé de se présenter à sa première élection au Conseil communal, à 19 ans. Il y siège encore actuellement.

Député

L'élu a fait depuis un bout de chemin. Il est entré en 2007 au Grand Conseil, où il a déposé près de 80 interventions parlementaires et a été chef de groupe pendant dix ans. Est-il consensuel? "Quand il faut l'être. On ne peut rien faire tout seul". Mais il précise qu'il "sait aussi taper du poing sur la table".

Au Grand Conseil, il a fait passer un fonds de 300 millions pour la transition énergétique, un postulat pour des WC non genrés et une motion pour favoriser les alternatives au béton. A chaque fois, grâce à ses "compétences de rassembleur" qui "permettent de construire des majorités", observe-t-il.

Plus récemment, il a proposé de créer une Assemblée citoyenne par tirage au sort. Elle serait chargée d'examiner le Plan climat vaudois.

Désobéissance civile

L'écologiste ne se voit toutefois pas bloquer une rue ou un pont avec des militants du climat. En tout cas pas tant qu'il a un mandat politique. "J'ai choisi la voie institutionnelle", explique-t-il.

Il reconnaît que la désobéissance civile peut faire avancer une cause. "Elle est louable tant que cela reste non violent". Les deux approches sont complémentaires, ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Séoul condamne la tentative de lancement d'un satellite par le Nord

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Des télévisions japonaises et coréennes ont montré des images de ce qui semble être un projectile enflammé dans le ciel nocturne, qui a ensuite éclaté en une boule de flammes. (© KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN)

La Corée du Sud a condamné mardi la tentative de mise en orbite d'un satellite-espion par la Corée du Nord qui a finalement échoué. Séoul a qualifié ce lancement d'"acte de provocation" menaçant la stabilité régionale.

Il constitue "une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, quel qu'en soit le résultat, et un acte de provocation", a dénoncé l'agence à la sécurité nationale sud-coréenne.

Pyongyang a annoncé lundi avoir tenté en vain de mettre en orbite le satellite de reconnaissance Malligyong-1-1, le lanceur ayant explosé en vol en raison d'un problème de "fiabilité du moteur à oxygène liquide et à kérosène" de conception récente, a précisé l'administration aérospatiale nord-coréenne.

La chaîne publique japonaise NHK a diffusé mardi des images de ce qui semble être un projectile enflammé dans le ciel nocturne, qui a ensuite éclaté en une boule de flammes. La chaîne a précisé qu'elle l'avait filmé du nord-est de la Chine au moment de la tentative de lancement.

Malligyong-1

Mais cet échec ne dissuadera pas Pyongyang de renouveler l'essai, a relevé auprès de l'AFP Hong Min, analyste à l'institut coréen pour l'unification nationale. "Toutes les nations qui développent des technologies spatiales ont échoué à lancer des satellites", souligne-t-il.

Selon lui, grâce aux données recueillies lors de ce dernier lancement, "l'assistance technique prodiguée par Moscou à Pyongyang va encore s'accélérer pour augmenter les chances de succès à la prochaine tentative".

Ce nouvel essai survient après que Pyongyang a affirmé en novembre avoir mis en orbite un satellite-espion fournissant notamment des images des sites militaires américains et sud-coréens. La Corée du Nord affirme que le satellite "Malligyong-1" fonctionne correctement, mais l'agence de renseignements de Séoul conteste cette affirmation.

Dimanche, l'agence sud-coréenne Yonhap a affirmé qu'un groupe d'ingénieurs russes était entré en Corée du Nord pour aider à la préparation du lancement, citant un responsable gouvernemental.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le gouvernement argentin sommé de distribuer de l'aide alimentaire

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Plus de la moitié de la population argentine vit sous le seuil de pauvreté, selon les statistiques (archives). (© KEYSTONE/AP/Nicolas Aguilera)

Un juge argentin a ordonné lundi au gouvernement argentin de procéder "immédiatement" à la distribution auprès des pauvres des tonnes de denrées alimentaires en sa possession mais retenues depuis décembre. Plus de la moitié des Argentins vit sous le seuil de pauvreté.

Le juge fédéral a sommé le ministère du capital humain de fournir dans les 72 heures une liste détaillée des denrées retenues et de procéder "immédiatement" à leur distribution.

Sa décision s'inscrit dans le cadre d'une procédure judiciaire engagée en février par des organisations sociales à la suite de l'interruption, peu après l'arrivée au pouvoir en décembre du président Javier Milei, de l'approvisionnement en denrées alimentaires de leurs soupes populaires.

Le gouvernement avait justifié cette interruption par la mise en oeuvre d'un audit des organisations sociales à l'origine de soupes populaires. Récemment, lors d'une présentation devant le Parlement, le gouvernement avait indiqué que l'audit avait montré que près de 50% des soupes populaires n'existaient pas.

Appel annoncé

Ce "négoce de la pauvreté", un des chevaux de bataille du gouvernement, a conduit à la mi-mai à des perquisitions et actions en justice contre des soupes populaires "fantômes" pour détournement de l'aide sociale.

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la présidence a annoncé que le gouvernement allait faire appel de la décision, expliquant qu'il s'agissait de "réserves" destinées aux "urgences" ou aux situations de "catastrophe".

Selon les organisations sociales, il existe quelque 45'000 soupes populaires dans le pays, mais un nombre indéterminé d'entre elles ont cessé de fonctionner lorsque l'approvisionnement qu'elles recevaient de l'Etat a été interrompu, tandis que d'autres fonctionnent grâce à des dons privés.

L'Eglise catholique argentine a demandé dimanche au gouvernement de livrer "rapidement" les stocks d'aide alimentaire en sa possession.

"Nous avons appris qu'il existe deux entrepôts d'aliments au sein du ministère [du capital humain, ndlr] qui disposent de cinq millions de kilogrammes d'aliments stockés [...] En période d'urgence alimentaire cela devrait nous inciter à réfléchir. Ils doivent être livrés rapidement", a indiqué le président de la conférence épiscopale argentine, Oscar Ojea, dans un message enregistré diffusé par l'épiscopat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky attendu à Bruxelles mardi

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Volodymyr Zelensky demande plus d'aide de l'Occident pour repousser un assaut russe dans la région de Kharkiv. (© KEYSTONE/EPA/CHEMA MOYA)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu mardi matin à Bruxelles, a annoncé lundi soir la chancellerie belge. Il doit y signer avec le premier ministre belge Alexander De Croo un accord bilatéral de sécurité.

Le dirigeant ukrainien, qui demande aux Occidentaux de renforcer leur aide militaire pour faire face à l'invasion de la Russie, doit ensuite rencontrer le roi des Belges, Philippe.

Le déplacement de quelques heures se conclura à la mi-journée à l'aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, où la Belgique devrait rappeler son engagement à fournir des avions de combat F-16 à Kiev, "si possible avant la fin de l'année".

La défense belge contribue à la formation de pilotes et de techniciens ukrainiens pour l'usage de ces appareils. Volodymyr Zelensky doit rencontrer à Melsbroek quelques-uns de ces pilotes, instructeurs et techniciens belges spécialistes des F-16, selon les services de M. De Croo.

Après l'Espagne lundi et la Belgique, il a prévu de se rendre à Lisbonne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Macron: l'Europe doit penser sa défense pour "elle-même"

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L'Europe doit "sortir de la naïveté" et "se protéger mieux" sur le plan commercial en bâtissant "une préférence européenne" dans certains domaines, a dit M. Macron, qui a également appelé à "doubler" le budget de l'UE. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'Europe est à "un moment de son histoire" qui la contraint à penser par elle-même "sa défense et sa sécurité", a déclaré Emmanuel Macron, notamment face à une Russie qui "sera là demain, après-demain". Il a aussi appelé l'Europe à se protéger sur le plan commercial.

Le président français a également appelé lundi à "bâtir un nouveau paradigme de croissance pour les générations à venir", un modèle "qui assume des investissements massifs dans le climat et la décarbonisation de nos économies". Il s'exprimait dans un discours devant de jeunes Européens, à Dresde, dans l'est de l'Allemagne où est en visite d'Etat.

L'Europe doit "sortir de la naïveté" et "se protéger mieux" sur le plan commercial en bâtissant "une préférence européenne" dans certains domaines, a aussi dit M. Macron, qui a également appelé à "doubler" le budget de l'UE.

"L'Europe est le dernier endroit où nous sommes ouverts au reste du monde sans préférence européenne et sans règle", a déploré le dirigeant lors d'un discours en Allemagne, pays hostile aux règles protectionnistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Les espions russes et étrangers seront systématiquement expulsés

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Suivant le National, le Conseil des Etats a avalisé un durcissement envers les espions étrangers (KEYSTONE/Anthony Anex). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La Suisse doit expulser systématiquement les espions russes et étrangers. Suivant le National, le Conseil des Etats a transmis lundi, par 32 voix contre 9 et 2 abstentions, une motion en ce sens au Conseil fédéral.

Il s'agit d'expulser tous les espions étrangers qui mettent en danger la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse ou son rôle en tant qu'Etat hôte et qui ne peuvent pas être poursuivis pénalement, détaille le texte de la commission de politique extérieure du Conseil national.

Les personnes appartenant au corps diplomatique invoquent souvent leur immunité diplomatique. La présence d'espions étrangers dans les représentations diplomatiques est un danger selon le Service de renseignement de la Confédération, a rappelé Franziska Roth (PS/SO) pour la commission. Il faut une tolérance zéro, a-t-elle ajouté.

Certains PLR et certains centristes étaient opposés au texte. Il n'apporte pas de plus-value par rapport à la pratique actuelle du Conseil fédéral, a estimé Petra Gössi (PLR/SZ). Et d'ajouter qu'il ne faut pas renoncer à une évaluation au cas par cas dans ce domaine à l'avenir.

La motion ne conduit à aucun automatisme, a relevé la ministre de la défense Viola Amherd, qui était favorable au texte. Il s'agit aussi d'envoyer un message que la Suisse se défend.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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