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Environnement

SOS formés par des tracteurs: le cri d'alarme lancé par les paysans

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Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte des paysans a également gagné la Suisse fin janvier dernier. (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les agriculteurs ont lancé jeudi soir simultanément à travers la Suisse romande un cri d'alarme. Leur SOS grandeur nature s'est matérialisé avec des tracteurs rassemblés dans des champs. Le prix du lait était la thématique particulière de cette nouvelle mobilisation.

Des rassemblements de tracteurs ont notamment eu lieu à Echallens (VD), Boudevilliers (NE), Perly-Certoux (GE), Vallon, Vaulruz et Lussy (FR), Saignelégier (JU), Reconvilier (BE) ainsi que dans quelques lieux en Suisse alémanique. Outre-Sarine, des mobilisations sont surtout prévues vendredi, comme dans le canton de Zurich.

"L'objectif est de mettre la pression sur les prix de nos produits", a indiqué à Keystone-ATS Arnaud Rochat, agriculteur à Bavois (VD) et instigateur du mouvement Révolte agricole Suisse via un groupe Facebook. "Mais le but est aussi que les gens nous voient et nous comprennent mieux", a-t-il ajouté.

Près d'Echallens, sur la route qui mène à Goumoëns-la-Ville, environ 200 tracteurs sont peu à peu arrivés en début de soirée en direction d'un champ pour former les trois lettres symboliques de l'appel au secours. Cette "révolte agricole" est également une façon de "donner de l'espoir et d'assurer un avenir serein à la nouvelle jeune génération de paysans qui est motivée", souligne encore M. Rochat.

A chaque mobilisation sa revendication

La manifestation sur sol vaudois devait être la plus emblématique de la soirée. Selon Arnaud Rochat, l'idée est désormais de mobiliser les paysans autour de revendications ciblées. Jeudi soir, c'est le prix du lait qui était au coeur des préoccupations en vue de la séance de l'Interprofession du Lait (IP Lait) prévue le lendemain, où il sera question de la détermination du prix indicatif du lait.

"Les paysans demandent d'avoir des prix rémunérateurs sur le long terme pour que notre métier soit viable. Nous voulons être payés pour ce que l'on produit avec des prix qui prennent en compte nos charges. Il y a quand même un problème si le prix du lait est moins cher que l'eau en bouteille", relève l'agriculteur de Bavois.

Après les mobilisations en France, en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe, la révolte a également gagné la Suisse fin janvier dernier. Depuis, plusieurs manifestations collectives, solidaires et pacifiques ont eu lieu à travers le pays. Les agriculteurs helvétiques font dans l'ensemble valoir leurs droits à des rémunérations plus équitables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Les fraises souffrent du temps humide

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Beaucoup de fruits ont souffert du temps humide de cette année, en particulier les fraises. (Photo d'archives) (© KEYSTONE/DPA/PATRICK PLEUL)

Le temps humide de cette année a également fait du tort aux fraises suisses. A la mi-juillet, leur récolte était inférieure de 5% à celle du même mois de l'année précédente. Mais un retour franc de l'été pourrait encore compenser une partie de cette baisse.

"Les températures estivales et les journées ensoleillées actuelles contribuent à la bonne qualité des baies. Nos producteurs récolteront probablement des fraises jusqu'à fin septembre, mais en culture protégée et non plus en plein champ", a déclaré Chantale Meyer, de la Fruit-Union Suisse, à l'agence de presse Keystone-ATS. Ce n'est qu'une fois la récolte terminée que l'on pourra évaluer l'influence réelle du temps humide.

Selon Chantale Meyer, les fraises de plein champ ont particulièrement souffert des fortes pluies, mais les effets varient selon les régions et les exploitations. Au niveau national, la situation s'équilibre quelque peu. Une protection efficace des cultures est en tout cas "décisive" pour l'arboriculture suisse.

Toutes les cultures et toutes les espèces fruitières ne sont donc pas touchées de la même manière, et il existe des différences parfois considérables selon la région ou le type de culture. La Fruit-Union ne dispose pas encore d'estimations de récolte pour les fruits à pépins.

Il existe encore de nombreux facteurs d'influence jusqu'à la récolte, qui aura lieu dans deux à trois mois, a déclaré Mme Meyer. Pour les pruneaux, elle s'attend toutefois à une très bonne récolte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Douze personnes sont mortes dans des accidents agricoles en Suisse

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Deux personnes sont décédées lors du renversement d'un tracteur ou un transporteur (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Douze personnes ont perdu la vie dans des accidents agricoles en Suisse depuis le début de l'année, dont trois enfants. Deux personnes avaient déjà atteint l'âge de la retraite.

Trois enfants âgés de 6 à 9 ans ont perdu la vie en lien avec des véhicules ou des machines, indique vendredi le service de prévention des accidents dans l'agriculture (SPAA). Deux personnes sont décédées lors du renversement d'un tracteur ou un transporteur. Une personne a été écrasée lors de l'attelage d'un outil porté.

Deux personnes ont perdu la vie dans un accident dû aux gaz dans la fosse à lisier. Une personne est décédée dans une grange en feu. Deux personnes ont fait une chute mortelle d'un toit ou d'un grenier à foin. Et une personne a été retrouvée sans vie dans un box à chevaux, précise le SPAA.

Pour celui-ci, les risques sont souvent trop peu perçus, sous-estimés ou ignorés. Le SPAA et agriss veulent sensibiliser les personnes qui travaillent dans l'agriculture à prendre au sérieux les "dangers invisibles" et à ne pas prendre de risques pour leur sécurité ou leur santé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environnement

Plus de 500 bénévoles ont aidé à protéger les troupeaux en 2023

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Les bénévoles de l'Organisation pour la protection des alpages aident à surveiller les troupeaux durant la nuit (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'an passé, plus de 500 bénévoles ont aidé à protéger les troupeaux contre le loup. Ils sont intervenus sur 40 alpages et exploitations dans les cantons du Valais, de Vaud, des Grisons, de St-Gall et du Tessin, indique mardi le WWF.

En tout, les bénévoles ont aidé à protéger les troupeaux pendant 330 jours et près de 700 nuits. Les chiffres mentionnés par le WWF se basent sur les initiatives OPPAL et Pasturs Voluntaris.

L'Organisation pour la protection des alpages (OPPAL) est active dans les cantons de Vaud et du Valais. Ses bénévoles aident à surveiller les troupeaux durant la nuit. L'an passé, l'organisation est venue en aide à 55 éleveurs sur 16 alpages.

Le projet Pasturs Voluntaris se déploie quant à lui dans les cantons des Grisons et de Glaris. Ses bénévoles aident au montage et démontage des clôtures de protection.

Dans le canton de St-Gall, les interventions de bénévoles sont coordonnées directement par le service cantonal de conseil pour la protection des troupeaux, précise le WWF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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USP: "la Suisse ne se nourrira que d'importations jusqu'à fin 2024"

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"Aujourd'hui déjà, les surfaces mondiales de production sont limitées", écrit l'Union suisse des paysans. "Il suffit d'une guerre dans un pays exportateur important ou d'une année de conditions météorologiques extrêmes pour que l'approvisionnement de toute l’humanité soit menacé." (© KEYSTONE/DPA/PHILIPP SCHULZE)

"D'un point de vue statistique, la Suisse ne se nourrira dès mardi que d’importations jusqu’à la fin de l’année", écrit l'Union suisse des paysans (USP). En effet, affirme-t-elle, "l'agriculture indigène ne produit que 52% des denrées dont a besoin la population".

Ce qu'on appelle le "taux d’auto-approvisionnement brut" n'a cessé de diminuer au cours des dernières années, poursuit l'USP. D’un point de vue statistique, l’auto-approvisionnement de la Suisse prend donc fin mardi.

Jusqu'à la fin de l'année, la population suisse sera tributaire de denrées alimentaires importées, et donc de surfaces à l'étranger. La Suisse fait ainsi partie des plus grands importateurs nets du monde, affirme l'USP.

Voisins plus autosuffisants

La faîtière des paysans établit des comparaisons avec l'Allemagne, qui aurait un taux d’auto-approvisionnement de 88% et pourrait donc se contenter de denrées indigènes jusqu'au 1er novembre. La France produirait, elle, suffisamment d’aliments pour subvenir entièrement aux besoins de sa population.

Or, écrit l'USP, la production alimentaire présente un impact écologique plus important à l’étranger qu’en Suisse. "Il ressort d’ailleurs du rapport de l’Office fédéral de l’environnement que 75% de l’empreinte écologique liée à la consommation en Suisse est générée à l'étranger".

"Moins nous produisons chez nous et plus nous importons, plus nous impactons la planète", insiste la faîtière. "La protection de nos surfaces de production et de l'agriculture indigène est donc importante non seulement pour la sécurité alimentaire, mais aussi pour des raisons environnementales globales".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les capites de vignes vont pouvoir retrouver une seconde vie

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Les capites de vignes en bois vaudoises pourront être utilisées à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les capites de vignes dans le vignoble vaudois auront droit à une seconde vie. Dès le printemps prochain, les vignerons seront en effet autorisés à valoriser ces petites constructions en bois et d'y accueillir touristes et habitants pour une offre oenotouristique, comme par exemple des dégustations de vins et des planchettes de produits locaux.

"Afin de faire des capites de vigne un lieu d'exception et faciliter le déploiement des activités oenotouristiques ainsi que la promotion de la viticulture et des produits du terroir, le Canton assouplit leurs conditions d'exploitation", a annoncé vendredi le gouvernement dans un communiqué.

"Fort d'un dialogue constructif réunissant à la même table l'Etat et les acteurs de la branche, dont les faîtières Vaud Oenotourisme et Vaud Promotion, la démarche a permis de mettre à profit la marge de man½uvre dont dispose le Canton de Vaud en matière réglementaire", explique-t-il. Ce programme de simplification administrative a été mis en ½uvre pour mieux répondre aux attentes des vignerons-exploitants, est-il ajouté.

"L'allègement du cadre réglementaire comprend, entre autres, la suppression de l'obligation imposée aux capites de vigne de disposer de sanitaires, dispensant ainsi de la réalisation de travaux. Afin de limiter les nuisances et d'éviter une distorsion de concurrence, l'usage des capites est conditionné à une limitation l'horaire, à l'exclusivité d'une dégustation de vin du vigneron-exploitant ainsi qu'à une offre de restauration restreinte, détaille le Canton.

Nouvelle formation

Il indique aussi parallèlement le lancement dès cet automne, en collaboration avec GastroVaud, d'une nouvelle formation à l'oenotourisme destinée aux exploitants de capites ainsi que de caveaux. Condensée sur une semaine, celle-ci se décline en quatre modules de formation.

Ils comprennent notamment un cours d'introduction générale sur l'oenotourisme, une sensibilisation à l'hygiène alimentaire ainsi qu'aux réglementations en vigueur en lien avec la loi sur les débits de boissons (LADB), dispensé par la Police cantonale du Commerce (PCC), ou encore un module d'instruction sur le droit des constructions, dispensé par la Direction générale du territoire et du logement (DGTL).

Une demi-journée consacrée à la prévention des risques liés à la consommation d'alcool complète encore cette formation, note l'Etat de Vaud. L'accès à l'information liée à ces réglementations est en outre simplifié et centralisé sur une page web dédiée, précise-t-on.

Postulat encore tout frais

Cet assouplissement répond presque simultanément à une motion transformée en postulat accepté à l'unanimité au Grand Conseil, il y a un peu plus de deux semaines. Le texte de l'élu PLR Maurice Neyroud, lui-même vigneron-encaveur, demandait justement de permettre d'utiliser les capites à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole.

Il relevait que la législation fédérale est particulièrement contraignante en la matière. Et au niveau cantonal, les autorisations sont souvent "très disparates" quant à leur utilisation pour la promotion et la vente de vin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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