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Politique

« Pierre Maudet a perdu tout crédit politique »

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A Genève, la justice a décidé de poursuivre le conseiller d’Etat Pierre Maudet après son voyage controversé à Abu Dhabi en 2015.
Le Ministère public a indiqué vouloir demander l’autorisation au Grand Conseil de le poursuivre pour acceptation d’un avantage. Un tournant dans cette affaire rocambolesque, Raphaël Leroy:

« J’ai sans doute été imprudent ». C’est par ces mots que Pierre Maudet expliquait en mai dernier un voyage aux contours flous. En novembre 2015, l’élu part à Abu Dhabi pour assister au Grand Prix de formule 1 sur place. Il vole en business class en compagnie de sa femme, ses trois enfants, son bras droit et un ami actif dans la construction. Tout ce beau monde loge dans une suite du luxueux Emirates Palace, l’un des plus beaux hôtels du monde. Coût du séjour : au moins 50 000 francs, selon des experts. A Abu Dhabi, Pierre Maudet ne fait pas que profiter de la course automobile. Il rencontre l’homme fort du régime, le cheikh Mohamed Bin Zayed, et il passe une partie du grand prix en compagnie du vice-président de l’émirat et ministre de l’intérieur, cheikh Hamza. Le tout fortuitement, selon l’édile. Côté financier, le président du Conseil d’Etat genevois prétend d’abord avoir payé de sa poche le montant du voyage. Il avance alors un chiffre farfelu de 4’000 francs pour cinq personnes en business class. Devant ses contradictions, il change de version et dit avoir été invité par Saïd Bustany, un énigmatique homme d’affaire libanais.

Pierre Maudet a bel et bien menti

Mais ce que montre le communiqué du Parquet, c’est que Pierre Maudet a bel et bien menti, et c’est peut-être cela le plus grave. Le Ministère public genevois confirme que Pierre Maudet a volé en business class et que, donc, il n’a pas été upgradé comme il le prétendait publiquement. La justice indique encore que le libéral-radical, sa famille et son chef de cabinet ont été invités « formellement » par le cheikh Mohamed en sa qualité « expressément mentionnée de conseiller d’Etat ». Il s’agissait donc d’un voyage public et non privé comme le répétaient les intéressés pour se soustraire aux questions des médias. La justice confirme également le montant du voyage estimé à « plusieurs dizaines de milliers de francs ». Enfin, « le dénommé Saïd BUSTANY, écrit le Parquet, n’a joué aucun rôle dans le financement du voyage, sa mention ayant été décidée par les intéressés en 2018, dans le but de dissimuler la véritable source de financement. » Traduction : il y a eu une stratégie collective de dissimulation de la vérité. Non seulement dans les médias, mais aussi auprès du Ministère public. Pierre Maudet a perdu ce jeudi soir tout crédit politique.

@raphaelleroy

Affaire Pierre Maudet
Affaire Pierre Maudet

 

 

 

Politique

Pierre-Yves Maillard défend le système des bilatérales

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Pour le président de l'Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard, la Suisse n'a pas de raison de partir perdante" dans les négociations avec l'UE (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le président de l'Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard estime que, dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne, la voie bilatérale reste pertinente. Il doute également que l'Europe veuille une "escalade conflictuelle".

Interrogé mercredi dans les journaux romands de Tamedia s'il estime qu'il n'y a pas besoin d'accord-cadre, M. Maillard répond qu'il croit "qu'on verra que la logique bilatérale a un avenir". Il ajoute que "l'UE et la Suisse ont gagné ensemble à ces accords" et que la Suisse est un partenaire commercial très important en particulier pour les grands pays voisins.

Pour le Vaudois, les négociations sur l'accord-cadre sont dans l'impasse car les négociateurs fédéraux "ont outrepassé leur mandat et sont entrés en matière sur la question des salaires et du service public".

Interrogé sur le fait qu'en l'absence d'un accord-cadre l'Europe risquerait de se fâcher et même de faire sauter les Bilatérales, M. Maillard n'écarte pas totalement cette possibilité, mais doute que "l'escalade conflictuelle soit voulue, notamment par nos pays voisins avec lesquels nous avons des liens si étroits".

Et de préciser que "si nous négocions avec la crainte de fâcher le partenaire, même quand notre position est légitime", autant demander à l'UE ses conditions et signer tout de suite. "La Suisse n'a pas de raison de partir perdante", assure le conseiller national (PS/VD).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des cas de Covid-19 à l’OSR et au Grand Théâtre de Genève

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Un cluster de Covid-19 a touché les musiciens de l'Orchestre de la Suisse romande et son directeur musical et artistique Jonathan Nott lors de la dernière production du Grand Théâtre de Genève, "Parsifal", de Wagner. Des cas ont aussi été détectés au sein de la maison lyrique, sans liens (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un cluster de Covid-19 a touché les musiciens de l'Orchestre de la Suisse romande (OSR) et son chef Jonathan Nott lors de la dernière production du Grand Théâtre de Genève. Des cas ont aussi été détectés au sein de la maison lyrique, sans liens.

Quatre artistes du choeur et un collaborateur administratif ont été testés positifs, a réagi mardi le Grand Théâtre à la suite d'un communiqué de l'OSR annonçant un cluster. "Ces cas sont bien isolés et n'ont pas été en contact direct avec les musiciens", écrit l'opéra, précisant que les mesures de protection en vigueur ont été respectées et qu'aucun cas n’a été déclaré au sein des équipes techniques.

La représentation en streaming le 2 avril dernier de l'opéra "Parsifal", de Wagner, avait été annulée le jour-même. Les répétitions de l'opéra se sont déroulées dans le respect du plan de protection validé par le service du médecin cantonal, assurent les deux institutions.

Afin de préserver la santé de ses employés, le conseil de la Fondation de l'OSR a toutefois décidé de suspendre les activités musicales jusqu'à fin juin. "Seules les activités ne présentant aucun risque pour le personnel seront maintenues", a-t-il annoncé lundi.

Conditions strictes

De son côté, le Grand Théâtre indique que les répétitions de "Didon et Enée" se déroulent sous conditions strictes, tandis que le spectacle de ballet "Le Sacre", autour du "Sacre du printemps", de Stravinski", sera probablement produit avec un enregistrement sonore. La faisabilité de l'opéra "La Traviata", à la mi-juin avec l'OSR, est, quant à elle, en cours d'évaluation.

"La réalisation de ces prochains spectacles est également sujette aux décisions fédérales prévues pour mercredi ainsi qu’à l’évolution générale de la situation", conclut le Grand Théâtre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Covid oblige, les ados s’informent davantage à travers la TV

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Selon l'étude de la ZHAW, la télévision de service public a fait partie des principales sources d'information pour 61% des jeunes de 12 à 19 ans en Suisse durant la première vague de coronavirus. Avant la pandémie, ils n'étaient que 33% à lui accorder une telle crédibilité (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les ados ont redécouvert la TV comme canal d'informations lors de la première vague de coronavirus. Une étude sur la consommation des médias le révèle. Elle conclut aussi que les élèves d'origine modeste ou étrangère souffrent le plus de l'enseignement à distance.

Dans sa dernière enquête JAMESfocus commandée par Swisscom, la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) a interrogé, au printemps dernier, 1000 jeunes de 12 à 19 ans vivant dans les différentes régions linguistiques du pays, indique-t-elle mardi. Le sondage a été réalisé en ligne en raison du semi-confinement lié à la pandémie.

Pour 61% des adolescents, la télévision a fait partie des principales sources d'information sur le Covid-19. Avant la pandémie, ce média n'était cité à ce titre que par 33% des jeunes, dans le cadre de la précédente étude JAMES, en 2018. Les personnes interrogées au printemps dernier accordent une crédibilité particulièrement élevée à la télévision de service public.

Angoisses

Selon l'étude, la consommation de médias élevée s'inscrivait en corrélation avec d'importantes angoisses liées à la pandémie. Ce lien s'explique soit par la surexposition des personnes concernées à ce sujet, soit par le fait que des adolescents au naturel angoissé présentaient un important besoin d'information, indique la ZHAW.

Pour plus de la moitié des adolescents, la principale peur concernait une éventuelle infection d'un proche au Covid-19. Seuls 17% étaient angoissés à l'idée de tomber, eux-mêmes, malades. Les filles ont davantage fait part de leurs inquiétudes que les garçons, les Latins davantage que les Alémaniques. En outre, 40% des jeunes interrogés n'avaient jamais échangé avec leurs proches en visioconférence avant de s'y résoudre au printemps dernier.

Parler et ne pas se laisser submerger

Outre la télévision, les discussions en famille ou avec des amis ont constitué l'autre source principale d'information pour les ados. D'ailleurs, les chercheurs recommandent d'échanger avec les jeunes sur les contenus des informations consommées, notamment pour évoquer les peurs qui y sont liées. En outre, l'échange critique sur les fausses informations et les théories complotistes en circulation en période de crise peut protéger le bien-être, écrit la ZHAW.

Une consommation modérée des médias d'information est également conseillée afin de de ne pas se laisser submerger. S'informer une à deux fois par jour à travers un maximum de trois ou quatre médias crédibles est suffisant. Par ailleurs, porter son attention uniquement sur les problèmes révélés par les médias d'actualité peut nuire au bien-être. Il est donc recommandé de s'informer aussi sur les perspectives positives et les solutions possibles.

Inégalités face aux cours à distance

L'enquête JAMESfocus a aussi porté son attention sur les effets de l'enseignement à distance et du télétravail sur les adolescents. Selon elle, 56% des jeunes d'origine étrangère rencontrent des difficultés dans ce cadre. Chez les Suisses de 12 à 19 ans, cette proportion n'est que de 38%.

Le constat est semblable en fonction du statut socio-économique des adolescents. Les familles aux moyens financiers modestes disposent généralement d'un nombre plus faible d'écrans dans leur ménage, supposent les chercheurs. De même, les adolescents issus de ces familles sont souvent moins soutenus par leurs parents dans leurs tâches scolaires et davantage livrés à eux-mêmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Les accidents de vélo électrique augmentent, une campagne lancée

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L’année dernière, 536 cyclistes ont subi un grave accident de vélo électrique en Suisse, dont 15 ont perdu la vie. Le BPA constate une augmentation des accidents et lance une nouvelle campagne de prévention (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le nombre de personnes grièvement ou mortellement blessées dans un accident de vélo électrique a doublé par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le BPA lance une nouvelle campagne de prévention.

L’année dernière, 536 cyclistes ont subi un grave accident de vélo électrique en Suisse, dont 15 ont perdu la vie. En réaction, le Bureau de prévention des accidents (BPA) a annoncé mardi dans un communiqué le lancement d'une campagne composée d'affiches et de brèves vidéos, qui montrent comment un accidenté perçoit le monde quand il est à terre, après un choc.

Des conseils de sécurité simples sont formulés: porter un casque, se rendre visible même de jour, être prêt à freiner ou encore opter pour un vélo électrique doté d'un système ABS (de l'allemand "Antiblockiersystem").

Dix accidents de vélo électrique par semaine ont été enregistrés en moyenne en 2020. Ce chiffre, deux fois plus élevé que ceux enregistrés entre 2015 et 2019, constitue "un triste record", juge le BPA.

Vitesses et blessures graves

Les utilisateurs de vélos électriques atteignent une vitesse plus élevée que les cyclistes de vélos classiques et ne parviennent pas toujours à réagir à temps à un imprévu. Ils sont aussi exposés à des blessures graves en raison de la vitesse. La campagne a pour but de rendre les usagers de vélos électriques conscients d'être exposés à un plus grand risque d'accident que sur un vélo classique.

Un projet de révision du droit de la circulation routière est actuellement en discussion, rappelle le BPA. Il prévoit une série de mesures comme l’extension de l’obligation de porter un casque aux utilisateurs de vélos électriques lents, l’obligation d’allumer les feux même de jour et l'équipement obligatoire des vélos électriques rapides d’un compteur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Deux records du monde pour Swissmint

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La pièce d'or, émise en 2020, mesure seulement 2,96 mm de diamètre et pèse 0,063 g (archives). (© KEYSTONE/EPA SWISSMINT/BENJAMIN ZURBRIGGEN / SWISSMINT HANDOUT)

La pièce d'or d'un quart de francs et la pièce de 10 centimes, frappées par Swissmint, font leur entrée dans le livre Guiness des records. Elles sont respectivement la plus petite monnaie commémorative du monde et la plus ancienne monnaie originale en circulation.

La pièce d'or, émise en 2020, mesure seulement 2,96 mm de diamètre et pèse 0,063 g, rappelle mardi la Monnaie fédérale Swissmint. Malgré la taille extrêmement réduite de la pièce, l'avers et le revers ont été frappés mécaniquement et ornés de divers motifs.

Le célèbre portrait d'Albert Einstein tirant la langue a été choisi pour figurer sur l'avers de la pièce. Il a été choisi en tant que symbole de la ténacité et de la patience. Le revers présente pour sa part la valeur nominale de la monnaie, ainsi que l'inscription "HELVETIA" et la croix suisse.

Aux vu des dimensions de la pièce, sa frappe n'est pas visible à l'oeil nu. Swissmint a donc développé un coffret spécial muni de loupes et d'une source de lumière. Avec un tirage limité à 999 unités, toutes les pièces ont rapidement été vendues.

Pièce inchangée depuis 1879

A l'exception du millésime, l'avers et le revers de la pièce de 10 centimes n'ont quant à eux pas changé d'apparence depuis 1879. Cette année-là, le motif précédent a été remplacé par le profil droit de Libertas portant un diadème, entouré de l'inscription" CONFOEDERATIO HELVETICA". Le relief original a été créé par Karl Schwenzer et est encore utilisé tel quel de nos jours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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