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Politique

Non au projet de foyer de migrants à Nyon : et après ?

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Où et comment héberger les requérants d’asile ? La question se pose au lendemain du référendum à Nyon.

Dimanche, les nyonnais ont refusé par 55% des voix de mettre un terrain à disposition de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants. L’objectif était d'y construire un foyer de requérants d’asile qui aurait pu accueillir jusqu’à 180 personnes. Si ce projet tombe à l’eau, le débat n’est de loin pas terminé. Le syndic de Nyon, Daniel Rossellat :

Daniel RossellatSyndic de Nyon

Nyon héberge aujourd’hui environ 80 migrants alors que, vu la taille de la ville, il faudrait en accueillir 200. L’Etablissement vaudois d’accueil des migrants a fait part de sa déception après le résultat du vote. Erich Dürst, directeur de l’EVAM :

Erich DürstDirecteur, EVAM

Certains élus vaudois se posent aussi cette question de la stratégie à moyen terme. En mars 2015, le député socialiste Alexandre Démétriadès, également conseiller communal à Nyon, avait déposé un postulat au Grand Conseil pour un état des lieux de l’hébergement des requérants d’asile dans le canton et connaître les stratégies à moyen et long termes. La votation nyonnaise ramène ses interrogations au premier plan :

Alexandre DémétriadèsDéputé, PS, VD

En attendant d'éventuelles réponses devant le Grand Conseil vaudois, la Municipalité de Nyon analysera de son côté les résultats du vote de dimanche avant de préparer un nouveau projet avec les acteurs concernés.

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Genève

Dérive climatique: le président des Vert-e-s s'en prend à la droite

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Le président des Vert-e-s Balthasar Glättli espère que son parti sorte renforcé des élections afin qu'ils puissent "en finir avec les obstructions de la droite, construire des passerelles, créer des alliances climatiques, promouvoir des solutions" (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Il n'est plus possible de tergiverser face à la dérive climatique. Tel est le message délivré samedi, à Genève, lors de l'assemblée des délégués des Vert-e-s suisses, par le président de la formation écologiste Balthasar Glättli en cette année d'élections fédérales.

"Notre maison brûle et il n'est plus temps de crier au feu. Il est temps d'éteindre l'incendie", a déclaré M. Glättli. Selon lui, des solutions existent. Il faut économiser l'énergie, sortir des énergies fossiles et construire du solaire. Le défi, aujourd'hui, est de trouver des majorités politiques autour de ces questions.

Pour y aider, le conseiller national zurichois a dit son espoir que le parti des Vert-e-s sorte renforcé des élections. "Pour que nous puissions en finir avec les obstructions de la droite, construire des passerelles, créer des alliances climatiques, promouvoir des solutions".

Même si des compromis semblent inévitables, les Vert-e-s ne doivent pas perdre de vue leur objectif qui est de bâtir "une société juste et heureuse au sein des limites planétaires", a insisté M. Glättli. A ses yeux, trop de personnes craignent de transformer la Suisse. Or l'immobilisme pourrait coûter cher.

"La plus grande erreur de la droite, en particulier de l'UDC, c'est de croire qu'en ne faisant rien contre la crise climatique, qu'en continuant à faire comme avant, tout restera comme avant". Un comportement que M. Glättli qualifie d'erreur. "Si tout reste tel quel, rien ne restera tel quel".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Marco Chiesa veut des apparentements de liste avec le PLR partout

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Devant les membres de l'UDC réunis en congrès à Bülach (ZH), Marco Chiesa a appelé le PLR à signer des apparentements dans tous les cantons avec son parti pour battre la gauche rose-verte lors des élections fédérales d'octobre prochain (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Marco Chiesa appelle le PLR à des apparentements de liste avec l'UDC dans chaque canton pour les élections fédérales du 22 octobre prochain. Selon le président de l'UDC, c'est le seul moyen d'empêcher la gauche de progresser, comme en 2019.

Devant les membres de l'UDC réunis samedi en congrès programmatique à Bülach (ZH), Marco Chiesa s'en est pris une nouvelle fois à la gauche rose-verte et à sa "politique suicidaire". Le conseiller aux Etats tessinois l'a accusée de "détruire tout ce qui fait le succès de la Suisse".

Concrètement, le président de l'UDC impute à la gauche la crise énergétique, à travers la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral, approuvée en votation fédérale par le peuple, ainsi que la crise migratoire. Il l'accuse de vouloir donner le droit d'asile "au monde entier", dénonçant au passage "une immigration (actuellement) sans limite" et attirant les étrangers dont la Suisse ne veut pas. Et de conclure: "Le système de l'asile a échoué."

En outre, la gauche veut prescrire la manière adéquate de penser, de parler et d'écrire, a-t-il dénoncé dans une allusion au "wokisme". En vue de la probable votation sur la loi sur la protection du climat, en juin prochain, Marco Chiesa a souligné qu'une victoire du référendum contre ce texte était la condition à une victoire électorale de la droite en automne, pour autant que le PLR accepte des apparentements de liste généralisés avec l'UDC.

Pour rappel, la gauche et les Vert'libéraux sont minoritaires aux Chambres fédérales: ils détiennent 95 des 200 sièges du Conseil national et 12 des 46 mandats au Conseil des Etats (ndlr).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Grand Conseil approuve le plan d'actions du stationnement

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Le Grand Conseil a approuvé le plan d'actions du stationnement 2020-2025 du gouvernement. En réduisant les places sur le domaine public, cette stratégie doit contribuer à diminuer de 40% le trafic motorisé individuel d'ici à 2030 (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Par 50 oui contre 42 non, le Grand Conseil genevois a approuvé vendredi soir le plan d'actions du stationnement 2020-2025 du gouvernement. En réduisant les places sur le domaine public, cette stratégie doit contribuer à diminuer de 40% le trafic motorisé individuel d'ici à 2030.

"Ce plan d'actions ambitieux s'inscrit dans le plan climat cantonal", a salué la députée verte Marjorie de Chastonay, rapporteuse de majorité. La stratégie du canton prévoit notamment une baisse du nombre de places sur les domaines public et privé, une hausse du prix du macaron et des mesures auprès des entreprises.

La socialiste Caroline Marti a rappelé que le stationnement est un levier puissant pour une transformation profonde des moyens de déplacement. "La baisse du nombre de places pour les voitures favorise la mutualisation des véhicules et le transfert modal", a-t-elle relevé.

"Antidémocratique"

L'UDC s'est fortement opposée à ce plan, sur le fond comme sur la forme. "La baisse drastique des places de stationnement publiques ne s'accompagne pas d'une compensation", a déploré le rapporteur de minorité Christo Ivanov, qui demande des mesures incitatives et non restrictives. Son collègue Stéphane Florey a qualifié la manoeuvre d'antidémocratique: "En cas de vote ce soir, la population n'aura plus rien à dire."

"La politique de l'immobilité est bien plus restrictive que par le passé", a critiqué le PLR Murat-Julian Alder, déplorant la guerre des transports qui sévit à Genève. Pour le député, la gestion de la mobilité ne doit pas être réduite aux seuls objectifs climatiques: "La liberté des modes de transport et donc de mouvement est restreinte."

"S'il y a guerre des transports, c'est peut-être parce que certains campent sur des postures archaïques", a rétorqué le Vert David Martin. Pour Pablo Cruchon, d'Ensemble à gauche, les automobilistes participent à la pollution et au réchauffement climatique. "C'est irresponsable!" a-t-il lancé.

"Réalisme et bon sens"

"La loi prévoit l'élaboration de plans d'actions", a répondu le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures, aux critiques de l'UDC et du PLR. En termes climatiques, les déplacements terrestres représentent 27% des émissions de CO2 du canton. Pour le magistrat, il y a toutefois assez d'arguments économiques pour vouloir réduire le trafic individuel motorisé.

"Le trafic est très élevé. Avec une population croissante, ce serait encore pire si aucune mesure n'était prise. Il faut libérer la route pour que ceux qui en ont besoin, notamment les entreprises, puissent circuler. C'est du réalisme et du bon sens", a déclaré le ministre. Or, selon une enquête, 87% des pendulaires disent n'avoir aucune difficulté à trouver une place de stationnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

La commission du Conseil des Etats rejette la solution du oui

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La solution du consentement ne satisfait toujours pas la commission du Conseil des Etats (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La redéfinition du viol divise toujours les Chambres. La commission des affaires juridiques du Conseil des Etats ne veut pas de la solution du consentement, "seul un oui est oui". Elle propose une nouvelle formulation pour l'état de sidération.

La commission maintient ainsi sa position de départ et ne veut pas se rallier au National. La solution du oui n'est pas compatible avec les principes de la procédure pénale en matière de preuve, indique-t-elle vendredi dans un communiqué. De plus, cette solution ne résout pas de manière appropriée la qualification pénale en cas de vice de consentement.

La commission s’est toutefois unanimement prononcée en faveur d'une modification des éléments constitutifs de l'agression sexuelle et du viol. La notion de sidération y est explicitement mentionnée. Avec cet ajout, la solution du refus ("non c'est non") tiendrait aussi compte des cas d’agression sexuelle et de viol si la victime se trouve dans un cas d'immobilité tonique.

Prévention

La commission propose aussi d'inscrire expressément dans la loi la possibilité que les auteurs des délits contre l'intégrité sexuelle soient obligés de suivre des programmes de prévention. Selon elle, de tels programmes seraient plus efficaces dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes que l'inscription symbolique d'un principe dans le droit pénal en matière sexuelle.

La commission maintient également une autre divergence notable en matière d'imprescriptibilité des délits sexuels sur des enfants. Seuls les délits commis sur des mineurs de moins de 12 ans doivent être inscrits dans la loi comme étant imprescriptibles. Le National avait opté pour une limite à 16 ans.

Peines et amendes

En ce qui concerne les peines applicables à l'infraction de viol, la commission s'en tient également à son projet initial. Elle veut maintenir une peine pécuniaire pour l'infraction de base et prévoir une peine minimale d’un an d’emprisonnement pour le viol qualifié.

Une minorité propose de suivre le National et de supprimer la peine pécuniaire dans l'infraction de base et de fixer à plus de deux ans la peine minimale pour le viol qualifié. Cette décision a été prise avec la voix prépondérante du président.

La commission a par ailleurs clairement rejeté la nouvelle disposition introduite par le Conseil national sur le cyberharcèlement. Cela conduirait à une extension considérable de la punissabilité d'un acte. Elle ne veut pas non plus de la pénalisation du pédopiégeage en ligne comme le souhaite le National.

Session de printemps

Le Conseil des Etats devrait traiter ces divergences lors de la session de printemps. Avec cette révision, le Conseil fédéral veut adapter le droit pénal en matière sexuelle aux évolutions de ces dernières années. Les délits de violence et les délits sexuels, dont les femmes et les enfants sont la plupart du temps victimes devraient à l'avenir être plus sévèrement punis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Assez de signatures pour la responsabilité environnementale

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Les Jeunes Verts suisses passent à l'offensive avec leur initiative pour la responsabilité environnementale (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Les Jeunes Verts indiquent avoir récolté les signatures nécessaires pour leur initiative pour la responsabilité environnementale. Ils la déposeront le 21 février. L'initiative veut inscrire le respect des limites planétaires dans la Constitution.

Plus de 100'000 signatures ont été récoltées, a indiqué vendredi à Keystone-ATS Vera Becker, secrétaire générale des Jeunes Verts. Ils avaient lancé leur texte en août 2021.

Avec cette initiative, les Jeunes Verts veulent que la protection de l'environnement devienne une priorité inscrite dans la Constitution. Le texte veut que l'économie suisse, y compris ses importations, se réinsère dans les limites naturelles terrestres d'ici dix ans. Et ce dans six domaines: le climat, la biodiversité, la consommation d'eau, l'utilisation des sols, la pollution atmosphérique et les apports d'azote et de phosphore.

Au cours des dernières années, l'économie et les profits ont été placés au-dessus de tout le reste, constatent les Verts. L'environnement et la durabilité sont secondaires.

Soutien à gauche

Par limites planétaires, on entend les limites écologiques de la Terre, au-delà desquelles la stabilité de l'écosystème et les bases de vitales de l'humanité sont menacées.

L'initiative s'inscrit dans le cadre des efforts visant à sortir des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Elle est soutenue entre autres par des parlementaires du PS, du parti des Verts, de Greenpeace et de la Jeunesse socialiste suisse. Une huitantaine de scientifiques avait également exprimé leur soutien au texte dans une déclaration en avril dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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