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Politique

Migros va prolonger les horaires d’ouverture, UNIA dénonce

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Migros Vaud revient à la charge et annonce l’extension des horaires d’ouverture de certains magasins. Un allongement « mesuré » selon le groupe.

Dès lundi 20 novembre de nouveaux horaires d’ouverture seront donc en vigueur dans les magasins de Bussigny, Ecublens, Epalinges, Oron et Pully. Il sera possible d’y faire ses courses jusqu’à 20h certains jours de semaine.

Dans un communiqué, Migros Vaud dit avoir entendu les remarques du personnel concernant son projet initial qui avait été contesté. Ces nouvelles décisions feraient suite à une procédure de consultation menée en interne.

Une annonce qui fait bondir le syndicat UNIA, qui dénonce des méthodes « scandaleuses ».

Yves Defferrard, co-secrétaire régional à UNIA Vaud :

Yves Defferrard
Co-secrétaire régional, UNIA Vaud
Yves DefferrardCo-secrétaire régional, UNIA Vaud

UNIA parle aussi d’une décision « unilatérale ». Yves Defferrard :

Yves Defferrard
Co-secrétaire régional, UNIA Vaud
Yves DefferrardCo-secrétaire régional, UNIA Vaud

UNIA Vaud décidera donc ces prochains jours de la suite à donner à cette affaire.

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Economie

Environnement, Covid-19 et terrorisme au menu de dimanche

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Les Suisses sont appelés ce dimanche à se prononcer sur pas moins de cinq objets, concernant le climat, les pesticides, la loi Covid-19 et le terrorisme (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les jeux sont presque faits sur les cinq objets en votation ce dimanche. Les initiatives phytosanitaires devraient échouer et risquent d'entraîner la loi sur le CO2 dans leur sillage. A l'inverse, les lois Covid-19 et sur les mesures policières passeraient la rampe.

Conformément à l'Accord de Paris sur le climat, la Suisse doit réduire d'ici à 2030 ses émissions de gaz à effet de serre de moitié par rapport au niveau de 1990. La loi sur le CO2 lui permettra de tenir ses engagements. Mais rien n'est joué. Si le texte recueillait encore la majorité dans les derniers sondages, le "oui" s'est érodé au fil des semaines.

Soutenu par tous les partis sauf l'UDC, la loi fixe une série d'incitations financières, d'investissements et de programmes d'innovation. Elle introduit une taxe sur les billets d'avion, une augmentation de la taxe sur le CO2 et une hausse jusqu'à 12 centimes du prix du litre d'essence.

Pour les partisans, des changements climatiques non maîtrisés engendreront des coûts nettement supérieurs à ceux de ces mesures. Les opposants, emmenés notamment par la branche pétrolière et automobile, estiment que la loi est antisociale et injuste. Les charges supplémentaires pèseront lourdement sur les revenus faibles et moyens.

Le danger des pesticides

La loi sur le CO2 pourrait aussi pâtir de l'impopularité des deux initiatives visant à interdire les pesticides dans l'environnement. D'après les derniers sondages, les textes devraient être refusés, ce d'autant plus qu'ils nécessitent une double majorité du peuple et des cantons. La campagne a révélé un gros fossé villes-campagnes.

Selon les initiants, le Parlement a traîné les pieds pour réduire les pesticides dans l'environnement. Or aujourd'hui, les dangers pour la nature et la santé sont reconnus et documentés. Deux solutions assez voisines sont sur la table. Les milieux agricoles les jugent extrêmes. Ils craignent pour leur survie.

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent les deux textes. Le gouvernement a prévu des mesures pour protéger les eaux. Les risques liés aux produits phytosanitaires, biocides et excédents de fertilisants doivent être réduits de 50% d'ici à 2027 par rapport à la moyenne des années 2012-2015. Reste à voir si ces annonces de dernière minute convaincront le peuple.

Aides financières en question

Le soutien à la loi Covid-19 est quant à lui resté plutôt constant au fil des sondages. Deux tiers de la population seraient favorables au texte, malgré le fort engagement des opposants. Banderoles, flyers et autocollants se sont multipliés dans les jardins privés, les commerces ou encore les espaces publics.

Confondant la loi Covid-19 et les mesures gouvernementales de lutte contre la pandémie, le camp du "non" assure que le Conseil fédéral a rendu "les gens malades par la peur" et leur a enlevé leurs libertés. Les Amis de la Constitution s'indignent également contre les futures inégalités que les personnes non-vaccinées subiraient.

Télétravail, fermeture des restaurants, des écoles ou des magasins ou encore vaccination n'ont rien à voir avec la loi Covid-19, ont rappelé de leur côté les partisans. Le texte règle avant tout les aides financières pour un million de personnes et 100'000 entreprises mises en difficulté par la crise du coronavirus, ont pointé le Conseil fédéral et tous les partis, à l'exception de l'UDC.

Mesures préventives problématiques

Dernier objet soumis au peuple, les mesures policières de lutte contre le terrorisme devraient elles aussi être adoptées sans trop de difficulté. Selon les derniers sondages, plus de 60% des votants se disent prêts à serrer la vis dans le domaine.

Recrutement, formation et voyage en vue d'un acte terroriste devraient notamment être réprimés. Tout comme les activités de financement. Mais c'est surtout les mesures préventives envers les terroristes présumés qui ont été au centre de la campagne.

La gauche, le Parti pirate, les Vert'libéraux, les ONG, des experts en droit et des rapporteurs de l'ONU critiquent une définition trop large du terrorisme et un risque d'arbitraire. Ils dénoncent le fait que la plupart de ces mesures pourront s'appliquer à des adolescents dès 12 ans. Le Conseil fédéral et la majorité du camp bourgeois assurent que ces mesures sont proportionnées et qu'elles ne seront appliquées qu'en dernier recours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le Conseil des Etats contre le tirage au sort des juges fédéraux

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Le Conseil des Etats ne veut pas de l'initiative pour le tirage au sort des juges fédéraux (archives). (© /KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'élection des juges fédéraux ne doit pas être revue. A l'instar du National, le Conseil des Etats a rejeté jeudi l'initiative sur la justice, souhaitant instaurer une élection par tirage au sort. Il n'a pas non plus voulu d'un contre-projet direct.

Déposée par l'entrepreneur Adrian Gasser, l'initiative "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort" entend rendre les juges plus indépendants. Les candidats doivent pouvoir accéder à ces hautes fonctions grâce à leurs seules qualifications, même s'ils n'ont pas de réseau politique, selon le texte.

Sélectionnés par une commission d'experts, les juges seraient ensuite tirés au sort de façon à ce que les langues officielles soient équitablement représentées. Et ils pourraient exercer cinq ans au-delà de l’âge ordinaire de la retraite.

Légitimité démocratique

Les sénateurs ont tacitement rejeté le texte. L'initiative contredit la pratique en Suisse où les juges sont élus et bénéficient d'une légitimité démocratique, un principe qui n'a rien à voir avec une désignation selon un processus aléatoire, a déclaré Beat Rieder (Centre/VS) pour la commission.

Le système en vigueur a fait ses preuves. Pour Andrea Caroni (PLR/AR), président de la commission judiciaire, le mot d'ordre doit être 'voter plutôt que jeter les dés, démocratie plutôt que loterie'. Le tirage au sort ne garantirait en rien une meilleure indépendance et une meilleure équité, a renchéri Thomas Minder (Ind/SH).

Le choix des membres de la commission d'experts ne serait pas neutre non plus, a ajouté Carlo Sommaruga (PS/GE). Et ce ne serait pas forcément les meilleurs qui seraient désignés puisqu'on se reposerait sur la chance, a abondé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Pour elle, cette initiative introduit un "corps étranger" dans nos institutions.

Contre-projet aussi rejeté

Une proposition de contre-projet direct de Lisa Mazzone (Verts/GE) a également été rejetée par 26 voix contre 8. Les juges fédéraux élus pour six ans auraient été tacitement réélus.

Lisa Mazzone (Verts/GE) craint l'audience que pourra avoir l'initiative auprès de la population. Si elle recueille 30 à 40% d'approbation, cela constituera un signal de défiance envers l'institution judiciaire qui lui sera préjudiciable. Il faut lui opposer un contre-projet.

L'expérience a montré que la réélection des juges fédéraux dans des délais assez courts peut faire naître des suspicions sur l'indépendance des juges. L'an dernier, l'affaire Donzallaz - un juge lâché par son parti - a montré l'ingérence potentielle mais bien réelle du politique sur le pouvoir judiciaire.

Parlement assez fort

Andrea Caroni reconnaît que la réélection d'un juge peut donner lieu à certains problèmes. C'est en effet une spécificité suisse. Mais il rappelle que les non-réélections sont restées archi-rares dans toute l'histoire des tribunaux fédéraux, se limitant à trois cas au total. Dans l'un clairement politiquement motivé, le Parlement a corrigé le tir une semaine plus tard. Pour lui, le Parlement sait protéger l'institution judiciaire.

Pour Carlo Sommaruga, la réélection n'est pas le meilleur système et le Parlement pourrait s'inspirer de la pratique de Fribourg où les juges sont nommés à vie. Mais cette réflexion doit se faire en dehors de cette initiative, selon lui.

La ministre de la justice Karin Keller-Sutter s'est aussi opposée au contre-projet. Selon elle, une réélection tacite serait peu démocratique et donnerait un pouvoir important aux juges. Il faut en rester à la pratique actuelle, même si des ajustements sont possibles dans le cadre du droit existant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Christiane Brunner: lancer une initiative pour l’égalité salariale

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Christiane Brunner, figure de proue du féminisme en Suisse, ne voit qu'un seul moyen pour obtenir l'égalité salariale: lancer une initiative populaire (archives). (© KEYSTONE/STR)

Christiane Brunner propose de lancer une initiative populaire pour obtenir enfin l'égalité salariale. Féministe, syndicaliste et politicienne socialiste, la Genevoise, une des instigatrices de la première grève des femmes en 1991, revient sur ce combat.

A cinq jours d'une nouvelle mobilisation féministe, le Conseil national a voté mercredi le relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes. "C'est scandaleux. Nous n'avons pas vu de progrès en matière d'égalité et n'avons pas un réel programme pour l'obtenir. Pourquoi l'égalité se fait-elle au détriment des femmes? Je ne suis pas sûre que le peuple l'accepte", s'indigne cette pionnière de la lutte pour les droits des femmes.

Trente ans après la grève de 1991, des combats restent à mener. L'égalité salariale, exigée depuis quarante ans n'est toujours pas atteinte en 2021, souligne Mme Brunner: "Les femmes ont encore des raisons de faire grève. De nombreuses discriminations découlent de l'inégalité des salaires", reproche-t-elle.

Pour cette militante de toujours et ancienne syndicaliste, il n'y a plus qu'un seul moyen pour obtenir l'égalité des salaires: lancer une initiative populaire qui décrirait concrètement les obligations des entreprises et mettrait en place un moyen de contrôle. "Je me trompe peut-être, mais je crois que la population est mûre pour une telle initiative", soutient-elle.

Retirée de la vie politique depuis quatorze ans, cette figure de proue du féminisme a observé la société évoluer. Et les dernières élections fédérales, avec son importante arrivée d'élues, a réjoui cette ex-parlementaire. "En tant que femmes, nous étions peu nombreuses et isolées au Parlement... Voir les résultats des dernières élections m’a fait un bien fou! C’était incroyable de voir toutes ces femmes être élues, et pas seulement à gauche", se réjouit la Genevoise.

Elle a aussi suivi, avec un brin de fierté, la grève féministe de 2019 et les actions en 2020. "C'est beau de voir ces mouvements qui durent. A mon avis, on pourrait utiliser cet instrument de manière plus ciblée, pour ne pas perdre en efficacité", estime-t-elle.

Elle voit dans "la convergence des luttes", le groupement de plusieurs causes comme l'écologie et le féminisme, une manière de renforcer les mouvements, au risque parfois de les éparpiller. Mais elle réserve ses conseils: "Ce n'est pas mon rôle, je ne suis plus sur le terrain. Mais je suis avec enthousiasme les mouvements jeunes qui se lancent".

Retour en 1991

Elle partage plus volontiers ses souvenirs. Le 14 juin 1991, une marée fuchsia envahit la Place fédérale à Berne. La première grève des femmes implique plus de 500'000 manifestantes à travers la Suisse. "Dix ans après l'inscription de l'égalité entre hommes et femmes dans la constitution, notre situation n'avait pas changé. Nous voulions du concret", rappelle l'organisatrice d'alors, Christiane Brunner.

La grève est lancée par l'Union syndicale suisse: "Obtenir le soutien du syndicat a été l'une de mes plus belles victoires", raconte Mme Brunner. Le matin du 14 juin 1991, elle n'était pas rassurée: "J'ignorais si la grève allait réellement prendre. J'ai été surprise par la mobilisation", se souvient-elle.

"Lutter à droite et à gauche"

Pourtant, elle a parcouru durant des mois la Suisse pour convaincre les assemblées féministes et les syndicats de se joindre à elle: "Faire grève n'allait pas de soi, pour certains, l'idée était simplement absurde. D'autres estimaient que l'on galvaudait le symbole. J'ai eu à lutter à ma gauche et à ma droite, mais pas avec les femmes!".

Durant sa carrière politique, Christiane Brunner a essuyé de violentes attaques sexistes, en particulier en 1993. Après avoir été députée au Grand Conseil genevois, puis conseillère nationale, elle est l'unique candidate du PS pour le Conseil fédéral. Mais l'Assemblée fédérale lui préfère un homme, Francis Matthey, puis Ruth Dreifuss. "Ces remarques étaient violentes. Il n’y avait pas de grand mouvement, comme #Metoo aujourd'hui. On agissait sans guère de soutien, à part l’appui des femmes".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le National veut créer un musée sur l’histoire des femmes

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Bientôt un musée sur l'histoire des femmes en Suisse? (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les femmes en Suisse pourraient bientôt avoir leur musée. Le National a accepté mercredi par 94 voix contre 81 une motion en ce sens de Marianne Streif-Feller (PEV/BE). Le débat sur cette institution coïncide avec les 50 ans cette année du droit de vote des femmes.

La Suisse n'a pas joué de rôle précurseur en ce qui concerne les droits des femmes. L'égalité n'est pas non plus acquise dans de nombreux domaines. Il est temps de rattraper le retard et de créer un musée pour elles. Dans le monde, il existe déjà 95 musées des femmes, par exemple à Berlin, à Hittisau (Autriche) ou à Merano (Italie).

L'institution pourrait s'intituler "Maison des femmes: hier - aujourd'hui - demain ". L'idée serait de couvrir les nombreuses facettes de l'histoire des femmes, de leur vie réelle et de l'évolution de leur rôle dans la société suisse, a indiqué la Bernoise. Le thème de l'égalité devrait y occuper une place prépondérante.

Le Conseil fédéral ne soutient pas la création d'une telle institution. Des musées de Suisse consacrent déjà des expositions spéciales sur la thématique des femmes à travers les âges et dans la culture et la société, a rappelé le ministre de la culture Alain Berset. Pour lui, il n'y a pas lieu de créer un musée spécifique.

La création d'un nouveau musée au niveau fédéral nécessiterait en outre de modifier la loi sur les musées. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Le Parlement fixe l’âge de la retraite des femmes à 65 ans

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Le nouvelle réforme de l'AVS veut stabiliser l'AVS en harmonisant l'âge de la retraite des femmes sur celui des hommes (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les femmes travailleront jusqu'à 65 ans pour percevoir une rente AVS complète. Le National a adopté mercredi par 126 voix contre 67 la réforme qui doit permettre de stabiliser le premier pilier, malgré l'opposition de la gauche.

La population vieillit et les caisses de l'assurance vieillesse doivent être renflouées. En 2030, sans intervention, les dépenses dépasseront les recettes et l'AVS aura besoin de 26 milliards de francs pour garantir ses prestations.

Il n'y a pas de temps à perdre, a affirmé Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission. Le projet passe par une harmonisation de l'âge de la retraite. Une mesure rejetée à plusieurs reprises dans les urnes. La dernière fois en 2017, avec la réforme conjointe du premier et du deuxième pilier Prévoyance 2020.

La réforme actuelle devrait connaître un sort meilleur, espère le ministre des affaires sociales Alain Berset. Les compensations prévues pour les femmes de la génération transitoire et l'amélioration de la flexibilisation de la retraite devraient faire passer la pilule.

Dix milliards économisés

Après le Conseil des Etats, le National a accepté, par 124 voix contre 69, de relever de 64 ans à 65 ans l'âge de référence pour les femmes. La hausse se fera en quatre étapes de trois mois chacune, l'année suivant l'entrée en vigueur de la réforme.

Cette mesure permettra à l'AVS d'économiser 10 milliards de francs, a relevé Philippe Nantermod. En prenant en compte la suite du processus parlementaire et un éventuel référendum, la réforme entrerait en vigueur en 2023. La hausse progressive de l'âge de la retraite des femmes se ferait de 2024 à 2027.

Le camp rose-vert a défendu le statu quo. L'AVS est un système social et solidaire, a lancé Barbara Gysi (PS/SG). Il est inacceptable que la principale mesure consiste à augmenter l'âge de la retraite des femmes. Cette solution sera rejetée "tant qu'on ne mettra pas fin à la discrimination salariale dont elles sont victimes".

Si les femmes et les hommes recevaient le même salaire, l'AVS percevrait 825 millions de francs supplémentaires par année et le relèvement de l'âge de la retraite des femmes serait inutile. La Suisse a un modèle économique et sociale hostile aux femmes, a ajouté Léonore Porchet (Verts/VD).

Réforme nécessaire

A droite et au centre, on dresse un tableau différent. "Nous voulons sauver et assainir l'AVS", a rappelé Albert Rösti (UDC/BE). Les générations futures doivent pouvoir elles aussi en profiter. Il ne s'agit ni d'une mesure d'économie ni d'un démantèlement, mais d'un paquet équitable.

La réforme de l'AVS n'est pas une question de femmes, mais une question de société, a affirmé Regine Sauter (PLR/ZH). L'AVS doit s'adapter aux réalités, a rappelé Ruth Humbel (Centre/AG). Les compensations permettront l'acceptation du projet, a estimé François Pointet (PVL/VD).

Compensations

La priorité doit être accordée à ces générations de femmes, proches de la retraite, qui auront moins de temps pour se préparer aux nouvelles conditions, a noté Benjamin Roduit (Centre/VS). Sur ces mesures compensatoires, le Conseil national s'est montré plus généreux que le Conseil des Etats.

Pour les six premières cohortes de femmes, la compensation irait de 50 à 150 francs par mois en fonction du salaire. Celles dont le revenu est inférieur ou égal à 57'360 francs recevraient 150 francs par mois, 100 francs s’il est inférieur ou égal à 71'700 francs et 50 francs pour les autres.

Ce modèle, qui entraînera des coûts de 670 millions de francs, a été accepté par 79 voix contre 74 et 40 abstentions venant du PS et des Verts en signe de protestation. La durée des mesures de compensation, sur six ans, est trop courte, a regretté Alain Berset. Le Conseil fédéral, comme le Conseil des Etats, avait fixé une période de neuf ans.

Retraite anticipée

Sur la flexibilisation de la retraite, le National a en revanche suivi la Chambre des cantons. Il a fixé l'âge de la retraite anticipée à 63 ans, alors que le gouvernement proposait 62 ans. La gauche a déploré une autre mesure désavantageant les femmes.

En cas de retraite anticipée, hommes et femmes bénéficieront en outre désormais d'une rente AVS partielle. Correspondant à 20 à 80% de la pension complète, elle sera perçue entre 63 et 70 ans.

Le Conseil national n'a en revanche pas voulu de l’augmentation de la franchise en faveur des retraités qui continuent à travailler, décidée par les sénateurs. Ceux-ci devraient pouvoir renoncer à cette franchise pour améliorer leur rente même si leur revenu est modeste.

La BNS à la rescousse

Pour garantir le financement de l’AVS d’ici 2030, le Conseil national veut s'aider de la BNS. Par 108 voix contre 82, et grâce à une alliance contre nature de l'UDC, du PS et des Verts, il a décidé que les bénéfices tirés des taux d'intérêts négatifs soient transférés à l'assurance.

La Banque nationale suisse devrait en outre effectuer un versement unique au fonds AVS correspondant aux intérêts négatifs perçus depuis 2015, soit 1 à 2 milliards de francs par an tant que les taux d'intérêt négatifs restent en vigueur.

Dans le même temps, le National a décidé d'augmenter le taux de TVA de 0,4 point de pourcentage, toujours pour couvrir les besoins financiers de l'AVS. Les sénateurs avaient fixé la hausse à 0,3 point alors que le gouvernement demandait 0,7 point.

Le dossier retourne au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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