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Politique

Mettre fin à la solidarité fiscale entre ex-conjoints

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Valérie Dittli a promis un changement rapide de la loi sur la solidarité fiscale entre ex-conjoints (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plusieurs députées ont fait le forcing mardi devant le Grand Conseil pour abolir une vieille pratique vaudoise: la responsabilité solidaire pour dette fiscale en cas de séparation pour les montants d'impôts impayés. Le Conseil d'Etat a promis de réagir "rapidement".

Vaud est le seul canton romand où subsiste cette règle. Ailleurs, mais aussi pour l'impôt fédéral, la solidarité fiscale s'arrête dès que les époux ne vivent plus en ménage commun.

La pratique vaudoise pénalise en grande majorité des femmes. Celles-ci, malgré leur séparation, doivent parfois rembourser la dette fiscale que leur ex-conjoint a contractée à l'époque où ils vivaient ensemble.

Plusieurs députées ont dénoncé mardi, à la veille de la Grève féministe, cette "discrimination", cette "injustice" qui plonge des femmes dans "la spirale infernale de l'endettement". Elles ont critiqué l'argument du Conseil d'Etat, qui affirme que c'est en raison d'un problème informatique que la loi ne peut pas encore être modifiée.

Travaux en cours

Dans une réponse à un postulat, le Conseil d'Etat a pris l'engagement de changer la loi. Mais, selon une majorité du Grand Conseil (67 voix à 63), cela n'est pas suffisant. La réponse au postulat a ainsi été refusée mardi, le gouvernement étant prié de revenir avec "des propositions concrètes" et un "calendrier".

La ministre des finances Valérie Dittli a répété son "engagement ferme" à changer la loi, sa volonté à "aller de l'avant rapidement". Elle a expliqué que "les travaux avaient déjà commencé". Toutefois, "cela prend du temps car il faut trouver une solution technique adaptée. Je n'ai pas encore de calendrier", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Peut-on rire de Dieu ? "Oui mais", dit le pape à des humoristes

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Whoopi Goldberg, l'actrice de "Sister Act" (au centre), figurait parmi les participants de la rencontre avec le pape. (© KEYSTONE/AP/Riccardo De Luca)

"On peut rire de Dieu (...) mais sans offenser les sentiments religieux des fidèles", a dit le pape François en recevant vendredi une centaine d'humoristes d'une quinzaine de pays. Pour le Saint-Père, il s'agissait d'une parenthèse légère avant le sommet du G7.

Vendredi matin, devant son auditoire de comiques conquis d'avance, le pontife de 87 ans a enfoncé son pouce dans son oreille droite et agité ses doigts, un geste qui a provoqué rires et applaudissements: "Au lieu du discours, je fais ça", a-t-il lancé en souriant.

Les comédiens américains Whoopi Goldberg ("Sister Act"), Julia Louis-Dreyfus ("Seinfeld"), Chris Rock et Jimmy Fallon étaient de la partie, tout comme le Français Manu Payet et la slammeuse et cabarettiste américano-suisse Hazel Brugger, même si la majeure partie d'entre eux venaient d'Italie.

Certains venaient également d'Irlande, de Colombie, d'Allemagne, l'un d'entre eux arrivant même du très lointain Timor oriental où François doit se rendre en septembre.

"Plaisanter avec ceux qu'on aime"

"Peut-on rire de Dieu?", a lancé le pape aux artistes, avant de donner lui-même sa propre réponse: "Certainement, comme on joue et on plaisante avec les personnes qu'on aime". Il s'est cependant empressé de nuancer aussitôt cet apparent feu vert: "On peut le faire, mais sans offenser les sentiments religieux des fidèles".

Une prise de position ayant une résonance toute particulière au vu du choc qu'avaient provoqué ses déclarations de 2015 après l'attentat djihadiste qui venait de décimer la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris.

Interrogé sur la liberté d'expression des caricaturistes après le sanglant attentat, il avait répondu: "Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!"

Des déclarations qui avaient été interprétées à l'époque comme une quasi-justification de l'attaque. Ses auteurs voulaient punir les journalistes de Charlie Hebdo, journal qui avait notamment publié des caricatures du prophète musulman Mahomet.

Rôle social positif

Le pape a également encensé vendredi le rôle social positif des humoristes: "Vous avez le pouvoir de propager la sérénité et le sourire", a-t-il dit. "Votre talent est un don précieux car avec le sourire, il propage la paix dans le coeur des personnes, nous aidant ainsi à surmonter les difficultés et supporter le stress quotidien".

"C'était à la fois très protocolaire et en même temps assez détendu", a confié à l'AFP Manu Payet, qui, accompagné de sa mère, a offert au pape une carte de l'île de la Réunion, dont il est originaire.

Il a constaté "une espèce d'irrévérence respectueuse assez jolie et très émouvante" et a été marqué par la "modernité" du pape. "Aujourd'hui, ses paroles ont rendu notre fantaisie intelligente, nécessaire. C'est très touchant", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Salaire: les chefs de La Poste, des CFF, Postfinance encore en tête

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Le patron des CFF Vincent Ducrot a touché une rémunération globale légèrement supérieure à un million de francs (archives) (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Les salaires des directeurs des entreprises de la Confédération ont augmenté en 2023. Le trio de tête reste inchangé: le patron de La Poste Roberto Cirillo, celui des CFF Vincent Ducrot et le directeur de Postfinance ont gagné en gros un million de francs.

L'an dernier, neuf directeurs d'entreprises ou établissements proches de la Confédération ont gagné plus de 500'000 francs, indique le rapport annuel dont a pris connaissance le Conseil fédéral vendredi.

Le patron de La Poste Roberto Cirillo a gagné un peu plus de 824'000 francs, quasiment la même chose qu'en 2022. Il est suivi de Vincent Ducrot qui a perçu 776'000 francs (+15'000). Si l'on y inclut la prévoyance professionnelle et les cotisations de l'employeur aux assurances sociales, leur rémunération globale dépasse le million de francs.

En troisième position arrive le directeur de Postfinance Hansruedi Köng: il a gagné près de 835'000 francs (+9000), la rémunération la plus élevée. Mais avec la prévoyance professionnelle, le total atteint 993'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Ethiopie: l'ONU veut la libération de détenus de l'Etat d'urgence

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Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande l'arrêt des violences qui se poursuivent en Ethiopie entre armée et milices (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU veut la libération des détenus arrêtés pendant l'état d'urgence d'août 2023 à début juin dernier en Ethiopie s'ils ne sont pas poursuivis. Vendredi à Genève, le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a appelé à la fin des violences dans le pays.

Selon un rapport du Haut-Commissariat, plus de 1300 civils ont été tués l'année dernière par l'armée, les forces érythréennes, les milices d'opposition ou d'autres acteurs encore. Plus de la moitié d'entre eux se trouvaient dans l'Etat d'Amhara. La situation s'est en revanche largement améliorée dans la région du Tigré.

Des drones gouvernementaux ont tué près de 250 civils d'août à décembre de l'année dernière. Ils ont aussi provoqué d'importantes destructions d'infrastructures. Au total, près de 600 incidents des droits humains ont affecté près de 8300 personnes, une augmentation de 56% sur un an. Les acteurs étatiques étaient responsables de 70% de ces violations, ajoute le rapport.

Le Haut commissaire salue la décision de ne pas prolonger l'Etat d'urgence qui a abouti à des exactions, selon lui. Il demande la libération des détenus arrêtés sous l'état d'urgence s'ils ne sont pas poursuivis selon la législation actuelle, et jugés "rapidement et équitablement".

Le Haut commissaire demande également la fin des restrictions contre la population et la relance des dispositifs de sécurité habituels. Alors que des violences continuent, il souhaite que "les parties au conflit mettent un terme aux violences actuelles" et trouvent une solution pacifique. Les responsables doivent être poursuivis, affirme-t-il encore. Et le Haut-Commissariat de demander à nouveau le retrait des forces érythréennes du territoire éthiopien.

Une Commission internationale d'experts sur les droits humains avait estimé que de probables crimes contre l'humanité avaient été perpétrés dans le conflit entre armée et séparatistes pendant deux ans dès fin 2020, notamment par les armées éthiopienne et érythréenne mais aussi par des milices. Les violences ont fait des millions de déplacés ou de réfugiés. De nombreuses personnes sont décédées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Le National rejette les nouvelles règles d'internement pour adultes

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Rien ne change dans l'exécution des mesures pour les délinquants adultes : le Conseil national a rejeté de nouvelles règles, par exemple sur l'internement (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'exécution des mesures dans le droit pénal des adultes reste inchangée. Le Conseil national a rejeté vendredi par 129 voix contre 69 lors du vote final un projet qui prévoyait des modifications pour les personnes internées.

La Chambre des cantons a rejeté les modifications du Code pénal suisse lors du vote final par 129 voix contre 69. Les groupes UDC, PS et Verts ont voté en bloc contre. Le projet est donc liquidé.

L'élément le plus controversé de la révision était les nouvelles règles en matière d'internement. Après des tergiversations, les Chambres se sont prononcées contre l'internement systématique des récidivistes en cas de crimes graves, à la faveur d'une proposition du Conseil des Etats.

Une majorité initiale du Conseil national voulait élargir les conditions d'un internement systématique aux personnes ayant commis pour la deuxième fois un meurtre, un homicide volontaire ou un viol. Une récidive justifiait cette protection contre les délinquants les plus dangereux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Michael Graber (UDC/VS) s'excuse pour sa comparaison avec les nazis

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Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) regrette la comparaison qu'il a faite avec les nazis lors de l'altercation entre lui et son collègue de parti Thomas Aeschi et deux policiers fédéraux.

"Je suis désolé et je demande pardon aux policiers", a déclaré M. Graber dans une interview publiée vendredi par le Blick. Lors de l'incident survenu mercredi sur les marches du Palais fédéral, Michael Graber leur avait lancé qu'ils "auraient été les premiers à exécuter les ordres d'Hitler".

Au-delà de ce regret exprimé, M. Graber estime dans l'interview qu'il n'était pas responsable de la situation: "La véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité avec des policiers armés de pistolets mitrailleurs chargés sur les escaliers qui ne font pas la différence entre des parlementaires démocratiquement élus et des personnes qui pourraient représenter un danger", a-t-il déclaré.

Il remet également en question l'argument selon lequel le président du Parlement ukrainien Rouslan Stefantchouk était une cible potentielle d'attentat. Ce "danger supplémentaire" pendant une session parlementaire est "discutable", a-t-il affirmé.

Le soutien de Rösti

Mercredi, M. Graber ainsi que le chef du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi avaient été repoussés énergiquement par des policiers armés au Palais fédéral, en raison d'un périmètre de sécurité que les deux politiciens avaient voulu forcer lors de cette visite ukrainienne.

Le conseiller fédéral UDC Albert Rösti a exprimé sa compréhension envers ses collègues de parti jeudi soir lors de l'émission "Rundschau" de la télévision suisse alémanique SRF. Les parlementaires élus et connus de tous doivent pouvoir vaquer à leurs occupations. Le dispositif de sécurité doit garantir leur liberté de mouvement, a-t-il jugé.

Son collègue Beat Jans, chef du Département de justice et police, a lui en revanche défendu le travail de la police. Le fonctionnement du Parlement n'a à aucun moment été entravé, selon lui. Les parlementaires ont simplement dû prendre un autre escalier, on pouvait donc se tenir aux instructions de la police", a déclaré Beat Jans jeudi à Keystone-ATS.

Après l'incident, MM.Aeschi et Graber ont reçu aussi bien du soutien que des critiques sévères de la part de parlementaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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