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Politique

Mais qui êtes-vous Monsieur Maudet ?

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Les turbulences se sont installées dans la République et Canton de Genève. Notre ex-président (provisoirement) du Conseil d’Etat Pierre Maudet a créé la surprise avec son premier échec professionnel voir même personnel. Est-il encore utile de rappeler son mensonge au sujet de son voyage à Abu Dhabi en novembre 2015 dont on sait aujourd’hui qu’il était officiel et non pas privé ? Non.

Depuis deux semaines, Genève vit au rythme du communiqué du Ministère public qui demande la levée d’immunité de Pierre Maudet pour l’entendre en qualité de prévenu, des réactions des partis politiques envers et contre le magistrat, sans oublier les coups portés par son propre parti, le PLR. Le Conseil d’Etat a tranché pour le bon fonctionnement des institutions en lui retirant la police, l’aéroport et la présidence. Mais Pierre Maudet est solide et il est loin de jeter l’éponge… La démission ? Pas pour lui, il faudra le contraindre.

On connait l’animal politique Maudet. Celui que l’on surnomme le prodige, le virtuose de la politique. Les Genevois ont rêvé de le voir siéger au Palais fédéral. La comparaison avec le président français Emmanuel Macron a même surgi. Un rêve aujourd’hui brisé. Nul ne sait ce que l’avenir lui réservera.

Mais derrière la bête politique quel homme est Pierre Maudet? De lui, on ne sait que peu de choses. Il est grand, il est fin, il est juriste, gradé à l’armée, il est marié, père de famille et sportif. Il ne s’attarde jamais sur sa vie privée. Au fond, on peut imaginer qu’il y a un petit Pierre qui dort dans le corps du grand Maudet. Il lui reste peut-être une carte à jouer. Répondre à la question suivante : qui est Pierre Maudet ? Il faut aujourd’hui qu’il donne un peu de lui-même. Il le doit aux Genevois. Il sait se montrer humain, comme il l’a fait au détour d’un café ici ou là avec bon nombre de personne. L’accessibilité n’est pas un vilain défaut en politique. Cher Pierre, vous avez l’aura. Vous avez le talent politique, soyez juste plus humain en somme. A vous de jouer.

@GhufranBron

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La triple sauteuse Caterine Ibarguen se lance en politique

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Caterine Ibarguen, des bacs à sable au Sénat? (© KEYSTONE/EPA/HOW HWEE YOUNG)

La star féminine de l'athlétisme colombien, Caterine Ibarguen, championne olympique du triple saut en 2016, a annoncé se lancer en politique: elle sera candidate aux sénatoriales de mars 2022.

"Je crois que le sport peut faire beaucoup pour changer les choses", a-t-elle déclaré lors de la présentation de sa candidature pour le Parti de la U (centre droit), fondé en 2005, qui détient 39 des 280 sièges au Parlement.

A l'origine de plusieurs records internationaux, cette femme noire est la figure de proue de l'athlétisme colombien. Elle a remporté la médaille d'argent du triple saut à Londres-2012, puis la médaille d'or à Rio 2016.

Début août, à 37 ans, elle a annoncé que les Jeux de Tokyo étaient les derniers de sa carrière, après avoir échoué à monter sur le podium.

Si elle est élue l'an prochain, Mme Ibarguen, issue de la minorité noire (environ 9% de la population selon les chiffres officiels), deviendra la deuxième médaillée olympique de son pays à obtenir un siège au Sénat colombien.

L'haltérophile Maria Isabel Urrutia, qui avait remporté la première médaille d'or olympique pour le pays sud-américain à Sydney en 2000, a occupé un siège à la chambre basse du Parlement entre 2002 et 2010.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Politique

Baromètre électoral: l'UDC creuse l'écart, resserrement derrière

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Le ministre de la santé Alain Berset et le président de la Confédération Guy Parmelin, au premier plan, ont multiplié les apparitions en cette année marquée par la pandémie. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'UDC conforte sa place de premier parti de Suisse loin devant le PS à mi-législature, selon le Baromètre électoral de la SSR. Derrière, les positions se resserrent, le PLR, Le Centre et les Verts se trouvant quasi ex-aequo au 3e rang.

Par rapport aux élections fédérales de l'automne 2019, l'UDC gagne un point de pourcent, à 26,6%. Le PS conserve sa 2e place, à 15,8% (- 1). Malgré la pandémie de Covid-19, on observe une situation très stable, relève vendredi l'Institut Sotomo à l'origine du sondage pour la SSR.

Le PLR subit le plus fort recul (- 1,5 point), à 13,6%. Le Centre, qui a entretemps bénéficié de la fusion entre le PDC et le PBD, ne perd qu'un demi-point de pourcent, à 13,3%, tandis que les Verts se maintiennent à 13,2%. Ce sont les Vert'libéraux qui réalisent la meilleure progression (+ 2 points), les mettant en embuscade à 9,8%.

Si on se réfère non pas aux dernières élections mais au baromètre de l'an passé, l'UDC gagne même 2,5 points en un an, mettant fin à une tendance négative amorcée en 2019. Les auteurs de l'étude relèvent qu'alors qu'ils sont quasi ex-aequo, PLR, Centre et Verts comptent respectivement deux, un et aucun représentant au Conseil fédéral.

Défis

Interrogés sur les principaux défis auxquels la Suisse doit faire face, les près de 28'000 sondés font passer le changement climatique, avec 44% des citations, devant la lutte contre les pandémies (32%).

Les mesures sanitaires adoptées par le Conseil fédéral ont suscité des critiques quant à la restriction des libertés individuelles au point que 17% des électeurs classent aujourd'hui la protection des libertés individuelles parmi les trois défis politiques les plus importants, selon le Baromètre de Sotomo.

Ainsi, les libertés individuelles sont presque aussi souvent citées que la sécurité sociale (18%). Pour l'UDC en particulier, la question des libertés est un ajout bienvenu à ses thèmes centraux traditionnels que sont l'immigration et la relation avec l'Union européenne, qui ont eu tendance à s'essouffler ces dernières années.

Désintérêt pour les primes maladie

Ce sont surtout les deux thèmes compétitivité, économie et chômage, pression sur les salaires qui sont moins souvent mentionnés que l'année dernière. Il y a un an, la crainte du chômage et d'une crise économique comme conséquences de la pandémie était grande. Aujourd'hui, les préoccupations concernant l'économie et l'état de l'emploi semblent s'être largement estompées.

Cela a des répercussions surtout pour le PLR et le PS, l'économie et le social étant les thèmes centraux de ces deux partis. Il n'est donc pas surprenant, selon Sotomo, que ceux-ci aient plutôt perdu de leur audience par rapport au dernier sondage.

Par rapport aux élections de 2019, ce sont surtout les primes d'assurance maladie qui ont perdu de l'importance. Il y a deux ans à peine, 43% des personnes interrogées plaçaient les primes parmi les trois principaux défis politiques. Elles ne sont aujourd'hui plus que 14%.

Peu de différences régionales

Les principaux défis politiques ne diffèrent pas fondamentalement entre les régions linguistiques. La lutte contre la pandémie est moins centrale aux yeux des électeurs et électrices de Suisse romande où elle est un des principaux défis politiques pour 19% des sondés, contre 34% en Suisse alémanique.

La différence entre les deux régions sur les autres défis ne dépasse pas 2 points, sauf sur la réforme de la prévoyance vieillesse (un défi pour 26% des Romands et 30% des Alémaniques) et la sécurité sociale (13% contre 19%). La Suisse italienne se distingue surtout sur le thème de l'indépendance et la souveraineté, qui y remporte 10 points de pourcent de plus que dans les autres régions (28% contre 18%).

Berset et Parmelin

Le Covid pèse aussi sur la perception par les sondés de l'influence des conseillers fédéraux. Déjà considéré comme particulièrement influent avant le début de la pandémie 20 mois plus tôt, à 46%, il n'est pas étonnant que le ministre de la santé Alain Berset ait fait un bond impressionnant dans l'évaluation. Ainsi trois quarts des sondés classent le socialiste parmi les deux personnes les plus puissantes en fonction.

Outre Alain Berset, seul le président en exercice Guy Parmelin (UDC) a gagné en influence depuis 2019, passant de 4% à 21%, selon les personnes interrogées. En revanche, Karin Keller-Sutter (PLR) est en net recul, de 50% à 31%. Viola Amherd (Le Centre) ainsi qu'Ignazio Cassis (PLR) sont considérés comme étant les moins influents.

Le sondage, effectué par l'institut Sotomo pour le compte de la SSR, s'est déroulé du 29 septembre au 3 octobre. Près de 28'000 personnes y ont participé, une partie via le site de la SSR, l'autre un panel recruté en ligne par Sotomo. L'échantillon a été pondéré afin d'être représentatif statistiquement. La marge d'erreur est de +/- 1,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les jeunes de droite s'opposent à la "loi Netflix"

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La loi sur le cinéma prend en otage les producteurs de films et ignore complètement les besoins des gens, critiquent les jeunes PLR, UDC et PVL (archives). (© KEYSTONE/AP Netflix/Disney+/Hulu/HBO Max/Amazon/Paramount+)

La "loi Netflix" est une tromperie. Elle passe complètement à côté des besoins des consommateurs, notamment des jeunes, dénoncent les jeunesses des partis de droite. Elles ont lancé vendredi le référendum contre la loi sur le cinéma.

Face à l'explosion des plateformes en ligne, le Parlement a concocté un projet pour protéger la création cinématographique suisse indépendante. Les services de streaming (Netflix, Disney+, etc) et les diffuseurs étrangers, comme TF1 ou M6, devront affecter 4% de leurs recettes brutes réalisées en Suisse au secteur. Ils seront également obligés de programmer 30% de films européens.

Pour Matthias Müller, président des jeunes PLR Suisse, l'investissement équivaut à un impôt extraordinaire. Les producteurs répercuteront les frais sur les consommateurs et augmenteront le prix des abonnements.

"C'est injuste - surtout pour les jeunes générations", estime-t-il. "Une part non négligeable des utilisateurs se dirigeront vers des sites de téléchargement illégaux", argumente encore la vice-présidente des jeunes Vert'libéraux, Virginie Cavalli.

Liberté et discrimination

Chacun devrait être libre de décider ce qu'il veut regarder ou non, critique l'alliance "non à la taxe sur les films". L'Etat essaie de nous dicter ce que nous devons regarder, précise Matthias Müller.

Certains services de vidéo à la demande ne pourront jamais atteindre le quota des 30% de films européens. L'offre sera moins bonne, avance Samuel Hasler de l'UDC. Pour Virginie Cavalli, ce quota représente une discrimination à l'égard des producteurs de pays hors de l'UE.

Il est faux de ne soutenir que la culture européenne et suisse. Cela "dénote un manque d'ouverture des politiques publiques appliquées par la Suisse qui n'est pas tolérable", précise-t-elle. Cette loi crée un avantage concurrentiel inacceptable. L'octroi du soutien devrait se baser sur la qualité des films et non sur leur provenance.

Cette loi est hostile à l'innovation et à Internet, estime le parti pirate qui se rallie aux jeunes partis bourgeois. Il protège d'anciens modèles de travail.

Tâche de l'Etat

Par ailleurs, la promotion de la culture est une tâche de l'Etat, souligne le conseiller national Philipp Kutter (Centre/ZH). La Confédération et la SSR soutiennent déjà le cinéma suisse à hauteur de 100 millions de francs par an.

Et les films subventionnés ne s'adressent qu'à un public de niche, relève le conseiller national UDC Mike Egger (SG). Les offres de streaming sont mieux accueillies par le public que les films suisses. De plus, la loi est une attaque massive contre la liberté économique des entreprises.

Hypocrite

De son côté, cinésuisse, l'association faîtière de la branche suisse du cinéma et de l'audiovisuel, décrit un référendum "peu crédible et hypocrite". Les entreprises internationales ne doivent pas transférer à l'étranger tout l'argent qu'elles gagnent ici. Sans obligation, l'industrie cinématographique suisse perdra progressivement de son importance au niveau international.

"Les jeunes poussent les entreprises internationales à faire encore plus de profits", déclare Mathias Aebischer, président de cinésuisse. Par ailleurs, il n'y a pas d'indication que le prix des abonnements pourrait augmenter.

Les jeunes UDC, PLR et PVL ont jusqu'au 20 janvier 2022 pour récolter 50'000 signatures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Sondage : oui à la loi Covid et aux soins infirmiers

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Pour la deuxième fois cette année, les Suisses vont voter sur la loi Covid le 28 novembre. Ils l'avaient déjà fait le 13 juin en l'approuvant à 60,2%. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Sept semaines avant les votations fédérales du 28 novembre, les Suisses disent oui à 63% à la loi Covid, selon un sondage de Tamedia. L'initiative sur les soins infirmiers serait acceptée à 82% tandis que la désignation des juges serait refusée (48%).

La loi Covid-19 (certificat, cas de rigueur, assurance chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) bénéficie actuellement d'un soutien clair, dont le niveau est comparable à celui obtenu lors de la dernière votation sur le même sujet le 13 juin dernier, peut-on lire dans le premier sondage 20 Minuten/Tamedia jeudi.

La loi est soutenue par une nette majorité (63% disent oui et 35% non). Les hommes sont plus favorables au projet de loi que les femmes.

A l'exception des partisans de l'UDC, ceux de tous les partis sont favorables au projet de loi. L'enquête montre donc un net clivage entre l'électorat de l'UDC et celui des autres formations politiques.

Sinon, la loi Covid trouve des majorités partout, même si la tranche d'âge la plus jeune est la plus critique. Le soutien est plus faible à la campagne qu'en ville.

Survivre à l'hiver

Si l'on regarde les arguments, près de la moitié des partisans disent que la loi est essentielle pour survivre à l'hiver, sans doute lié à une hausse des cas de Covid. Un quart affirme que la loi et le certificat empêcheront de nouvelles fermetures.

Du côté des opposants, la majorité d'entre eux rejette la loi Covid-19 parce qu'elle discrimine les personnes non vaccinées et les exclut de la vie publique, ce qui crée des tensions dans la société.

Soins infirmiers : soutien "inhabituel"

Concernant l'initiative populaire "Pour des soins infirmiers forts (initiative sur les soins infirmiers)", même si le pourcentage est "exceptionnellement haut", la forte proportion de réponses "plutôt oui" suggère que le processus de formation de l'opinion n'est pas très avancé. Sans oublier que les taux d'approbation des initiatives diminuent généralement au cours de la campagne.

Tandis que 82% auraient voté en faveur de la proposition, 11% l'auraient rejetée et 7% n'ont pas encore indiqué leurs intentions de vote.

Actuellement, la proposition bénéficie du soutien de tous les partis politiques, toutefois plus marqué à gauche. Cependant, le niveau important de soutien parmi les électeurs du centre et de droite est également frappant. En outre, l'enquête ne montre pratiquement aucune différence entre l'électorat urbain et rural.

L'argument le plus fréquemment cité par les partisans est que la pandémie a mis à mal le personnel soignant. Le secteur des soins a besoin d'améliorations rapides pour garantir la qualité du système de santé.

Parmi les opposants, on pense que d'autres secteurs professionnels souffrent également d'une pénurie de travailleurs qualifiés. Et que le contre-projet du Parlement qui prévoit un renforcement de la formation résoudrait le problème plus rapidement.

Juges fédéraux : texte peu connu

Les Suisses vont encore se prononcer sur l'initiative populaire "Désignation des juges fédéraux par tirage au sort (initiative sur la justice)". Avec cette proposition, les plus hauts juges de Suisse ne seraient plus élus par les partis, mais filtrés par un comité d'experts puis tirés au sort.

Actuellement, 48% voteraient en faveur et 33% contre. Cependant, le texte semble être peu connu : la proportion d'électeurs indécis, un sur cinq, est très élevée, selon les personnes qui ont réalisé le sondage.

La proposition n'est soutenue que par les sympathisants des partis de gauche et des Vert'libéraux. Les opposants se trouvent principalement dans le camp du centre-droit.

Parmi les personnes favorables à l'initiative, un peu moins des deux tiers d'entre eux déclarent que les juges devraient être indépendants des partis politiques. Et environ un quart sont d'avis que le Tribunal fédéral et le Parlement sont trop interdépendants, "ce qui devrait changer".

Les opposants au projet de loi estiment pour leur part que la procédure de tirage au sort ne permettrait pas d'élire les personnes les plus capables - ce qui affaiblirait la confiance dans le système judiciaire.

L'enquête se base sur 15'374 réponses, dont 12'351 en Suisse alémanique, 2683 de Suisse romande et 340 du Tessin. La marge d'erreur est de 1,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz se représentent

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Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite et Cesla Amarelle (de gauche à droite) ont annoncé jeudi à Bussigny qu'elles se représentaient au Conseil d'Etat vaudois. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les trois socialistes du Conseil d'Etat vaudois repartent pour un tour. Nuria Gorrite, Cesla Amarelle et Rebecca Ruiz souhaitent se représenter aux élections cantonales de mars prochain.

Leur annonce, jeudi matin devant la presse dans un café de Bussigny, ne constitue pas une surprise, tant il semblait évident que toutes trois désiraient rempiler. "Ce n'est pas la fin d'un suspense insoutenable", a d'ailleurs reconnu Nuria Gorrite.

La validation de leur ticket à trois devrait aussi être une formalité, le 13 novembre à Lausanne lors du congrès du Parti socialiste vaudois. Aucune autre candidature socialiste, en théorie possible, n'a émergé. "Nous serions déjà au courant si c'était le cas", a estimé Mme Gorrite.

Même si rien n'est encore acté, une nouvelle alliance avec les Verts semble se dessiner pour l'élection au Conseil d'Etat (1er tour le 20 mars, 2e tour le 10 avril). "Cette alliance est naturelle et elle a fait ses preuves", a continué la présidente du gouvernement vaudois.

"Nous nous engageons très sereinement dans cette alliance", a renchéri Cesla Amarelle, soulignant que lors des dernières élections communales, la progression des Verts ne s'était pas faite au détriment du PS.

Outre le Conseil d'Etat, les trois candidates ont promis "une implication complète" pour les élections au Grand Conseil, où la gauche espère pour la première fois prendre la majorité. "Nous serons très présentes sur le terrain pour appuyer les listes dans nos districts respectifs", a relevé Rebecca Ruiz.

Projets à poursuivre

Tour à tour, les trois socialistes ont insisté sur le fait qu'elles formaient "une équipe soudée". Et que cette solidarité s'avérait plus que jamais nécessaire pour affronter les défis actuels et futurs. "Le canton a besoin de personnalités qui ont envie de créer du lien, pas de gens qui divisent", a dit Nuria Gorrite.

Rebecca Ruiz a aussi remarqué que la crise du coronavirus avait "renforcé" leur conviction d'avoir "un Etat solide et agissant qu'il ne fallait surtout pas affaiblir."

Cesla Amarelle a également insisté sur l'importance de poursuivre les projets qu'elles avaient "mis sur les rails" ces dernières années. De quoi imaginer qu'elles souhaiteraient, en cas de réélection, conserver leur département.

"Nous sommes candidates au Conseil d'Etat, pas à un département", a toutefois relevé Nuria Gorrite, rappelant que la distribution des départements, ou leur éventuelle modification, se ferait dans le cadre du gouvernement.

Elues entre 2012 et 2019

La Morgienne dirige elle-même le Département des infrastructures et des ressources humaines depuis son entrée en fonction en 2012. Cesla Amarelle a accédé au Conseil d'Etat cinq ans plus tard, en tant que cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.

Quant à Rebecca Ruiz, elle a rejoint l'exécutif cantonal à la faveur d'une élection complémentaire en 2019, organisée après le départ de Pierre-Yves Maillard. La Lausannoise est en charge du Département de la santé et de l'action sociale.

Autres candidats déjà connus

Pour mémoire, dans les autres partis vaudois, le PLR présentera la sortante Christelle Luisier ainsi qu'Isabelle Moret et Frédéric Borloz. L'UDC partira avec Michaël Buffat.

Les Verts n'ont pas encore validé leur stratégie, mais ils devraient lancer Vassilis Venizelos, seul candidat en lice à ce stade. Les plus petits partis n'ont pas encore annoncé de candidats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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