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Politique

Les parlementaires fédéraux de retour sous la Coupole fédérale

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Les parlementaires se retrouvent sous la Coupole fédérale pour la session d'automne jusqu'au 1er octobre (archives). (© KEYSTONE/THOMAS HODEL)

L'heure de la rentrée sonne ce lundi pour les parlementaires fédéraux. La première semaine de la session d'automne sera marquée entre autres par les divergences autour de l'AVS, l'initiative sur les exportations d'armes, les énergies renouvelables et le budget.

Le Conseil national entrera dans le vif du sujet cet après-midi avec l'examen de l'initiative populaire "contre les exportations d’armes dans des pays en proie à la guerre civile". Il devrait la rejeter au profit d'un contre-projet indirect. Si les députés suivent leur commission, ils supprimeront du texte la clause dérogatoire accordée au Conseil fédéral.

Le Conseil des Etats examinera le soutien aux énergies renouvelables élaboré par la Chambre du peuple. Celle-ci propose une solution transitoire pour toutes les technologies dès 2023, en attendant la révision de la loi sur l'énergie. Le projet devrait être mis sous toit durant la session.

Le Conseil des Etats poursuivra mardi avec les divergences dans la réforme de l'AVS. Elles concernent notamment les compensations accordées aux femmes suite au relèvement de l'âge de la retraite. La commission compétente a fait un pas vers le Conseil national sur les montants et les bénéficiaires de ces compensations.

Mardi toujours, c'est la simplification du cadre légal des fondations qui occupera le National. La suspension du Pacte de migration de l'ONU est aussi à son programme.

Test Covid

Sur le plan du Covid-19, les Chambres vont décider d'une modification de loi pour soumettre les personnes renvoyées ou expulsées de Suisse à un test Covid-19 si leur départ en dépend. Le National se prononce mardi, les Etats mercredi. Les sénateurs enchaîneront avec la question des déplacements des admis provisoires.

La Chambre des cantons examinera jeudi les nouvelles dépenses inscrites au budget 2021 qui se montent à 411 millions de francs, dont 164 millions pour les mesures de lutte contre le coronavirus. Le National se prononcera la semaine prochaine.

Jeudi encore, le Conseil des Etats évaluera l'initiative parlementaire pour augmenter les déductions fiscales des parents qui font garder leurs enfants en crèche. Il se penchera aussi sur les salaires des dirigeants des ex-régies fédérales.

Plusieurs projets devront être mis sous toit et commenceront à faire la navette cette semaine. Il s'agit notamment de l'encouragement à la culture, qui devrait faire passer les services de streaming, comme Netflix, HBO ou Disney, à la caisse, de l'aide à l'industrie sucrière, de la suppression des droits de douane sur les produits industriels et de la loi sur les produits du tabac.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

L'initiative sur les soins infirmiers dans le Top 10

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Sur les 223 initiatives populaires soumises aux urnes depuis 1891, seules 24 ont été approuvées (image d'illustration). (© Keystone/PETER KLAUNZER)

L'initiative "pour des soins infirmiers forts" est la 24e initiative populaire acceptée depuis l'introduction du droit d'initiative au niveau fédéral en 1891. Avec 61% de "oui", elle réalise le septième meilleur score de l'histoire.

A ce jour, 223 initiatives ont été soumises aux urnes. Seules huit d'entre elles, en comptant l'initiative sur les soins infirmiers, ont obtenu plus de 60% des voix. Le meilleur score est celui recueilli le 26 septembre 1993 par l'initiative pour un 1er août férié (83,8%).

Celle exigeant un référendum sur les traités internationaux a récolté 71,36% de "oui" en 1921. Viennent ensuite l'initiative "contre les rémunérations abusives" en 2013 (67,96%), celle exigeant l'élection proportionnelle du Conseil national en 1918 (66,78%) et celle réclamant que "les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants" en 2014 (63,53%).

En 1908, l'interdiction de l'absinthe avait recueilli 63,48% des voix. Quinze ans plus tôt, 60,11% des votants avaient dit "oui" à une initiative qui voulait interdire l'abattage du bétail de boucherie sans étourdissement préalable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Les Suisses n'ont pas été séduits par les sirènes des opposants

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Des sympathisants à la loi Covid, réunis dans une salle à Berne, soulagés au moment d'apprendre le oui des Suisses dimanche à la loi Covid. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La politique du Conseil fédéral sort affermie du oui à la loi Covid dimanche. La population a finalement été plus réceptive à la campagne discrète de six partis politiques, des milieux économiques, syndicaux et culturels qu'aux tonitruants appels des opposants.

"Le Conseil fédéral ne doit pas prendre la décision du peuple pour un blanc-seing", a dit Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC, le seul parti opposé à la loi Covid.

Interpellée par une journaliste de la RTS sur les "excès" de la campagne du non, la conseillère nationale genevoise a botté en touche rappelant les grandes manifs contre le climat et le droit qui existe en Suisse de donner son avis. "Non, je ne regrette rien", a-t-elle affirmé.

Malgré la défaite, le référendum contre la loi Covid-19 constitue la victoire de l'éveil des consciences, a déclaré Werner Boxler, coprésident des Amis de la Constitution. Il faut parfois plusieurs tentatives pour arriver à faire passer le message sur le certificat sanitaire, les pleins pouvoirs du Conseil fédéral et la surveillance des citoyens, a-t-il déclaré au micro de la télévision RTS.

Le résultat de ce scrutin n'étonne pas Rossana Scalzi, membre du comité référendaire Réseau Choix Vaccinal: "Il reflète le climat anxiogène, qui règne depuis deux ans". Pour elle, "la partie n'est pas terminée. Ce qui nous inquiète maintenant, c'est la vague de mesures qui vont être prises chaque fois qu'un nouveau variant apparaît".

Mass-Voll est plus radical et ne reconnaît pas la légitimité du scrutin de dimanche. Il ne se sent pas engagé par ce qu'il appelle les "irrégularités massives et sans précédent" de ce vote.

"L'énorme majorité silencieuse"

Pour les Verts, qui étaient divisés sur la loi Covid, le résultat au-dessus des 60% de oui est incontestable. Cela met en lumière l'énorme majorité silencieuse restée assez discrète durant la campagne de votation, sans doute par peur pour certains politiciens de s'attirer des menaces, a dit Céline Vara (Vert.e.s/NE) à Keystone-ATS.

"La population a saisi l'enjeu sécuritaire, économique, culturel et social de cette votation", selon Brigitte Crottaz (PS/VD), coprésidente du comité interparti favorable à la loi Covid-19. En Suisse, cette loi est nécessaire pour que les aides financières puissent continuer à soutenir les secteurs en difficulté, a-t-elle déclaré sur le plateau de la RTS.

Jusqu'à présent, la Suisse a réussi à gérer la pandémie avec une certaine retenue. Elle a renoncé aux mesures très sévères prises dans de nombreux pays voisins. Mme Crottaz s'attend à des décisoins prochaines au vu de la hausse des contagions, mais elle comprend la stratégie pondérée du Conseil fédéral menée jusqu'à présent.

Avec une majorité de près de deux tiers, le peuple a montré qu'il approuve la voie de la modération choisie par le Conseil fédéral pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, selon Isabelle Moret (PLR/VD). Elle appelle maintenant au dialogue: "Il est important de traverser cette crise ensemble", a-t-elle dit.

Un souhait repris par Michel Matter (PVL/GE) pour qui il est difficile de voir une Suisse aussi divisée alors que les autorités essaient de laisser le plus de liberté possible aux citoyens.

"Finalement, ces deux référendums sont soutenants pour la politique fédérale, a dit Marianne Maret, conseillère aux Etats (Le Centre/VS) dimanche sur les ondes de la RTS. A son avis, la politique suivie a jusqu'à maintenant a bien pris en compte les aspects sanitaires et économiques de la pandémie, mais pas suffisamment les aspects sociaux: "On devra veiller à ne pas créer de fracture entre les uns et les autres", a-t-elle plaidé.

"La loi ne contient en aucun cas des "durcissements extrêmes", comme le proclament les opposants, souligne la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, mais permet au contraire d'agir de manière proportionnée.

Les milieux culturels peuvent respirer. La Taskforce Culture Suisse appelle toutefois la Confédération et les cantons à prendre en charge les tests Covid.

Soulagement aussi dans le secteur du tourisme: le certificat Covid permet de garantir des voyages en toute sécurité, tant en Suisse que pour l'étranger, écrit la Fédération suisse du tourisme.

Milieux économiques rassurés

La garantie des emplois et des salaires doit continuer à aller de pair avec toutes les actions nécessaires visant à endiguer la progression de la pandémie, écrit l'Union syndicale suisse. Les aides pour les cas de rigueur et des moyens financiers supplémentaires pour le chômage partiel pourront être augmentés, met en avant Travail.Suisse.

La base légale nécessaire pour les aides à l'économie est conservée tout en restant limitée dans le temps, souligne l'Union suisse des arts et métiers. Le certificat Covid est un instrument indispensable pour de nombreuses entreprises, estime Economiesuisse.

Les mesures qui ont fait leurs preuves ne seront pas interrompues brutalement en cas de nouvelle vague, relève l'Union patronale suisse. L'organisation patronale relève cependant le ton "émotionnel et parfois haineux des opposants au certificat Covid". Il appartient désormais au Conseil fédéral de calmer les esprits et de poursuivre une politique mesurée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

La Tour-de-Peilz (VD): la rénovation du Château refusée

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La population boélande a refusé dimanche le projet de rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population boélande a refusé à 58% dimanche l’octroi d’un crédit de dix millions de francs pour la rénovation du Château de la Tour-de-Peilz (VD) et l’aménagement d’un restaurant dans l’ancien donjon. La participation a atteint 61,68 %.

Au décompte final, 2908 non ont été glissés dans l’urne pour 2134 oui et 227 bulletins blancs. La Municipalité prend acte de cette décision. Elle se donnera le temps de la réflexion avant de revenir avec un projet correspondant davantage aux attentes des Boélands, écrit-elle dans un communiqué.

La syndique Sandra Glardon se dit satisfaite de la participation. "Un grand nombre de citoyens se sont mobilisés derrière ce sujet qui n'a pas trouvé preneur. Il est clair que nous allons remettre l'ouvrage sur le métier, le château ayant besoin de rénovations", a-t-elle déclaré à Keystone-ATS, rappelant que des échafaudages empêchaient les pierres de tomber.

Tensions autour du donjon

Le comité référendaire s'est déclaré très satisfait du résultat. Il rappelle dans un communiqué qu’il n’a jamais été opposé au principe d’une rénovation de ce site. Il se dit prêt à collaborer avec la Municipalité et le Conseil communal pour qu’un nouveau projet, plus modeste et plus équilibré, puisse rapidement voir le jour.

Les opposants, issus de tous bords politiques, dénonçaient essentiellement la création d'un restaurant sur les vestiges d'un donjon, l'impact de ce sarcophage de béton sur le patrimoine, ainsi que son coût ruineux (3,3 millions) pour les finances communales.

Retard pour le musée

Pour la Municipalité, propriétaire des lieux, les travaux proposés devaient garantir la pérennité du monument et de ses bâtiments qui ont subi l'outrage du temps. Ils devaient aussi accompagner la modernisation et le redéploiement de son locataire, le Musée suisse du jeu.

Un projet désormais retardé. "Le Conseil de fondation va se réunir prochainement pour discuter de la marche à suivre", a déclaré Suzanne Sinclair, chargée de communication du Musée suisse du jeu. En attendant les propositions de la Municipalité, les travaux de concept de la nouvelle scénographie, qui mettra l'accent sur l'expérience vécue par le visiteur, pourront se poursuivre.

Déjà des dépenses

Le législatif qui avait opté pour un référendum facultatif avait également approuvé à mi-septembre le crédit de construction de dix millions, dont deux millions ont déjà été dépensés en études et en fouilles. Fin octobre, un permis de construire avait été délivré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Genève abolit les rentes à vie des conseillers d'Etat

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A Genève, les conseillers d'Etat n'auront plus droit à une rente à vie après leur huitième année en fonction. Le souverain a accepté de réformer la retraite des magistrats. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, les conseillers d'Etat n'auront plus droit à une rente à vie après huit ans de mandat. L'initiative des Vert'libéraux a été préférée dimanche par 54,69% des votants au contreprojet élaboré par le Grand Conseil.

L'initiative et le contreprojet ont été tous les deux acceptés par le souverain par 77,85%, respectivement 56,01% des votants. La première l'a toutefois emporté à la question subsidiaire par 11'910 voix. Le taux de participation s'est élevé à 54,01%.

Lancée dans le sillage de l'affaire Maudet, l'initiative prévoit que les conseillers d'Etat et le chancelier touchent 70% de leur dernier traitement durant 24 mois au maximum. Ce qui différenciait les deux projets portait sur la prévoyance. Sur ce point Bertrand Reich, président du PLR genevois ne cachait pas sa satisfaction à l'issue des résultats.

Bertrand ReichPrésident du PLR Genevois

Des propos recueillis par Miguel Hernandez

Pas d'affiliation

L'initiative ne permet toutefois pas de rendre leur système de retraite conforme au droit fédéral. D'où l'élaboration d'un contreprojet qui visait à affilier les conseillers d'Etat mais aussi les magistrats de la Cour des comptes à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève en primauté des prestations, comme les fonctionnaires.

La droite avait appelé à voter "non" à ce contreprojet. Elle voulait l'affiliation en primauté des cotisations, plus favorable aux jeunes magistrats. L'initiative ayant été préférée, la question de la prévoyance professionnelle des magistrats devra encore être réglée.

Avec ATS Keystone.

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Economie

La réforme des horaires d'ouverture des magasins est refusée

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Les Genevois ont refusé dimanche la réforme des horaires des magasins. Les heures d'ouverture actuelles sont maintenues: 19h00 du lundi au jeudi, 19h30 le vendredi et 18h00 le samedi (image prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Genevois ont refusé dimanche par 53,79% de revoir les horaires d'ouverture des magasins. La réforme permettait d'ouvrir une heure de plus le samedi, supprimait la nocturne du jeudi et accordait trois ouvertures dominicales facilitées.

La gauche et les syndicats ont attaqué cette réforme par référendum. Ils craignaient que cette modification ne se fasse au détriment du personnel de vente, majoritairement féminin. L'extension de l'horaire du samedi rendait difficile la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, selon les syndicats. Ecoutez la réaction de Davide de Filippo, président de la Communauté d'action syndicale genevoise.

Davide de FilippoPrésident de la CGAS

Déception du côté des commerçants

La révision était voulue par le Conseil d'Etat et la majorité de droite du Grand Conseil. L'objectif était d'adapter les horaires des commerces à l'évolution des habitudes de consommation. Les partisans de la réforme estimaient aussi que l'impact du tourisme d'achat en France voisine et l'augmentation des achats en ligne nécessitaient une adaptation des horaires. C'est la déception du côté des commerçants. Flore Teysseire, secrétaire patronale du Trade Club et de la Fédération du commerce genevois.

FloreTeysseire Secrétaire patronale du Trade Club et de la Fédération du commerce genevois

Pour les syndicats, une extension des horaires ne sont pas de nature à changer la situation des commerçants.  Davide de Filippo.

Davide de FilippoPrésident de la CGAS

C'est donc le statu quo au bout du lac: les commerces peuvent rester ouverts du lundi au mercredi jusqu'à 19h00, le jeudi jusqu'à 21h00, le vendredi jusqu'à 19h30 et le samedi jusqu'à 18h00. La possibilité d'ouvrir trois dimanches par an ainsi que le 31 décembre, qui est férié à Genève, demeure. Mais elle est conditionnée à l'existence d'une convention collective de travail (CCT) étendue dans le commerce de détail.

Appel à la négociation

Les patrons appellent les syndicats à négocier. Flore Teysseire

Flore Teysseire Secrétaire patronale du Trade Club et de la Fédération du commerce genevois

Les syndicats estiment que les patrons n'ont pas fait preuve de bonne volonté jusqu'à présent. Davide de Filippo.

Davide de FilippoPrésident de la CGAS

Trois fois en cinq ans

C'était la troisième fois en cinq ans que les Genevois votaient sur les horaires des magasins. En 2016, ils avaient accepté l'ouverture des commerces le 31 décembre ainsi que trois dimanches par an à condition qu'une CCT étendue existe dans la branche. Ces négociations n'ont jamais abouti. En 2019, ils votaient une loi expérimentale de deux ans pour ces ouvertures dominicales sans CCT. La réforme refusée dimanche devait pérenniser ce régime.

La carte des résultats à Genève:

ATS avec Judith Monfrini

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