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Economie

Le photovoltaïque doit être développé le long des routes et rails

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Les panneaux solaires pourraient se multiplier le long des axes routiers et ferroviaires (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'installation de panneaux solaires doit être accélérée le long des routes et des rails. Le National a largement adopté jeudi deux motions en ce sens.

"Sans un développement massif du photovoltaïque, il ne sera pas possible de s'affranchir de l'énergie fossile", a rappelé Christine Bulliard-Marbach (C/FR) au nom de la commission. C'est pourquoi il faut exploiter toutes les possibilités à disposition. D'autant plus que "l'énergie solaire est la moins chère à produire", a pointé Martina Munz (PS/SH) également pour la commission.

Rôle de modèle

La première motion, adoptée par 138 voix contre 48, exige que les CFF et l'Office fédéral des routes (OFROU) utilisent le potentiel exploitable de leurs surfaces convenant à la production photovoltaïque. Murs antibruit, façades ou toits doivent être mieux équipés le long des axes routiers et ferroviaires. "La Confédération a un rôle de modèle", a relevé la Schaffhousoise.

L'opposition est principalement venue de l'UDC. Le texte entraînerait, selon elle, une restructuration du budget des CFF et de l'OFROU. Des dépenses importantes et urgentes devraient être repoussées pour pouvoir installer de nouveaux panneaux solaires. Un argument balayé par la ministre des transports. Les dépenses sont déjà prévues dans le budget, a expliqué Simonetta Sommaruga.

Encourager la construction

La deuxième motion, acceptée par 153 voix contre 26, propose que l'OFROU mette gratuitement à disposition de tiers des surfaces pour la construction d'installations photovoltaïques. Actuellement, une telle utilisation est soumise à rémunération au prix du marché. "La mesure permettra d'encourager la construction d'installations photovoltaïques", a plaidé Christine Bulliard-Marbach.

Le parti national-conservateur est de nouveau monté au front. Il craignait une distorsion de concurrence et une extension des installations photovoltaïques aux dépens des axes de circulation. Les critères d'attribution des surfaces et les coûts d'entretien sont quant à eux peu clairs, estimait-il encore.

"Seules les surfaces libres seront mises à disposition. Les routes ne seront pas prétéritées", a contré la conseillère fédérale. Les coûts d'entretien sont eux réglés dans les contrats. Ils seront à charge de l'utilisateur et non de l'OFROU.

Pompes à chaleur facilitées

Toujours dans le domaine de l'énergie, les députés ont approuvé, par 158 voix contre 11, une troisième motion qui entend supprimer les obstacles à l'installation de pompes à chaleur, dont la partie extérieure peut occasionner des nuisances sonores. L'ordonnance sur la protection contre le bruit doit être modifiée à cet effet.

"Un permis est actuellement nécessaire pour construire les pompes à chaleur", a expliqué Roger Nordmann (PS/VD) au nom de la commission. Les installations ont toutefois été améliorées, notamment en terme de nuisances sonores. Les procédures, qui peuvent durer six semaines, doivent être facilitées.

Bâle-Ville a déjà renoncé à demander un permis de construire pour les petites pompes, a-t-il poursuivi. "La politique fonctionne très bien. Il y a peu de réclamations." Et d'appeler à simplifier les procédures là où c'est possible.

Pour Simonetta Sommaruga, il n'est pas nécessaire de réviser la loi pour atteindre cet objectif. Une modification d'ordonnance suffirait et permettrait une mise en oeuvre plus rapide. Elle n'a pas réussi à convaincre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Nyon: la parade navale de la CGN a réuni plus de 8000 personnes

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Pour la première fois, un Naviexpress (2e depuis la droite) s'était joint à la parade navale. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Plus de 8000 personnes se sont rassemblées dimanche sur les quais de Nyon pour assister à la traditionnelle parade navale de la CGN. L'événement faisait son retour après une année d'absence en raison de l'indisponibilité de plusieurs navires.

Quatre bateaux Belle Epoque, - le "Montreux" (1904), l’"Italie" (1908), le "Savoie" (1914) et le "Rhône" (1927) - ont assuré le spectacle. Pour la première fois depuis la création de la manifestation en 1995, ils étaient accompagnés d'un "invité inédit", le Naviexpress "Thonon-les-Bains", qui assure habituellement la traversée Suisse-France, a relevé la CGN dimanche dans son communiqué de bilan. Quelque 1350 passagers avaient pu trouver une place à bord de ces embarcations.

Deux autres nouveautés ont marqué l'édition 2026. Le bateau "Lausanne" a fait office de tribune flottante, permettant au public d'admirer le spectacle également depuis le lac, tandis qu'une "petite parade" composée de sept bateaux privés de l'époque s'est déroulée au large avant le début de l'événement à l'initiative du Musée du Léman à Nyon, a précisé à Keystone-ATS Romuald Micheloud, responsable de l'événement pour la CGN.

Ballet aquatique

Les parades navales consistent en une chorégraphie aquatique de 45 minutes en général, puis le spectacle se poursuit aux abords des quais avec un deuxième tableau du ballet aquatique. En tout, la parade dure souvent une heure trente et se termine par le concert des coups de sirène des bateaux ayant défilé.

La chorégraphie de la parade 2026 a été imaginée par le 1er Capitaine Alex Beauval, aux commandes du bateau "Thonon-les-Bains". Lors de la prochaine édition en 2027, la parade navale célébrera un "anniversaire inédit", annonce la CGN sans en dire plus.

La dernière parade avait eu lieu en 2024 au large de Vevey et de La Tour-de-Peilz (VD). Pas moins de 10'000 personnes étaient venues admirer le spectacle offert par cinq bateaux Belle Epoque. Les trois dernières parades avec sept navires remontent à 2023, 2022 et 2017. En 2018, la Parade navale s'était tenue pour la première fois en France, à Evian, accueillant plus de 10'000 personnes également.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La RTS ouvre les portes de son site d'Ecublens: 15'000 visiteurs

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Une vue du studio de Couleur 3 sur le site RTS de Lausanne-Ecublens (Archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de 15'000 personnes ont afflué ce week-end sur le nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens. La RTS prévoit de prolonger l'expérience en y proposant des activités et autres découvertes au public tout au long du mois de juin.

Des personnes faisaient déjà la queue avant l’ouverture samedi sur le campus de l'EPFL, par exemple pour la vente des vinyles venant des archives de la radio à la Sallaz, écrit la RTS dimanche dans un communiqué. Elles étaient curieuses de découvrir son nouveau site de production, les coulisses de l’information et de la création audiovisuelle. De nombreuses familles avec enfants se sont rendues sur place, précise-t-elle.

Durant ces journées, le public a pu plonger au c½ur des métiers de la RTS grâce à une série d’ateliers interactifs et immersifs. Parmi les expériences les plus appréciées, la RTS cite la visite des cars-régie, la possibilité de lire un prompteur comme un journaliste, de tester la réalisation de la descente de ski ou de présenter la météo.

Prolongement

Les visiteurs ont aussi eu la possibilité d’assister au direct des émissions radio ou à l’enregistrement de podcasts en public, des événements qui ont fait salle comble au grand studio 1. Ils ont bien sûr pu se promener dans les coulisses. La RTS dit nourrir sa réflexion éditoriale de ces échanges avec le public, invité notamment à partager ses attentes et ses habitudes de consommation.

La RTS prévoit un prolongement de ce week-end avec des activités ouvertes au public tout au long du mois de juin. Sur inscription, il sera possible de continuer à explorer les métiers, les contenus et les valeurs du service public SSR, précise la RTS.

Au-delà, l'éducation aux médias, très demandée et plébiscitée, passera dès l'an prochain de 300 à 400 ateliers par année (pour la plupart gratuits, à disposition des écoles et du grand public). Au total, entre visites et ateliers, la RTS prévoit d'accueillir 10'000 personnes par année sur son nouveau site de Lausanne-Ecublens. Ce dernier remplace le bâtiment de la Sallaz-Lausanne ainsi que plusieurs infrastructures de Genève comme le studio 4, le bâtiment des sports et le garage des cars de production de Meyrin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

EPFL: Sascha Nick défend une vision durable du territoire

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Sascha Nick, chercheur au Laboratoire d'économie urbaine et de l'environnement de l'EPFL, plaide pour un changement de cap drastique en matière de transition énergétique. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Sascha Nick travaille au Laboratoire d'économie urbaine et de l'environnement de l'EPFL. Depuis longtemps, le chercheur s'inquiète du poids que fait peser notre mode de vie sur les écosystèmes. Ses travaux l'amènent à plaider pour un changement de cap drastique. Ses efforts portent notamment sur le réaménagement du territoire.

L'urgence est là et il n'est plus temps d'attendre. Si l'on ne fait rien et que l'on continue à tout voir sous le prisme de la croissance économique, alors "nous nous dirigeons vers un effondrement certain", explique Sascha Nick à l'agence Keystone-ATS. La destruction de l'environnement se poursuivra, menaçant l'avenir de l'humanité.

"Je crains notamment une défaillance de production alimentaire qui se produirait sur deux ou trois continents simultanément", avertit le scientifique, qui est physicien de formation. Les conséquences d'un tel phénomène seraient terribles, avec l'apparition de famines, de guerres et des déplacements forcés de populations.

"Il y a de quoi se faire du souci, mais cela ne doit pas nous empêcher d'agir", insiste toutefois Sascha Nick. Alors que des solutions pour réduire le trafic aérien, par exemple, nécessiteraient des discussions internationales, d'autres mesures pourraient parfaitement être mises en oeuvre localement.

Critère d'accessibilité

En ce moment, Sascha Nick et son équipe travaillent sur un modèle d'aménagement du territoire en Suisse qui permettrait de limiter les longs déplacements. Un indicateur mesurant l'accessibilité a été développé. Allant de 0 à 100, il varie en fonction de la distance à parcourir pour accéder depuis chez soi à 10 services essentiels.

Pour l'ensemble de la population suisse, l'accessibilité moyenne est actuellement de 40. Elle est très bonne dans les grandes et petites villes, où elle tourne autour de 80. En revanche, elle est très mauvaise ailleurs, oscillant entre 0 et 10. Dans ces lieux, il est impossible d'éviter de fastidieux trajets, souvent motorisés.

L'ambition du chercheur serait de "transformer toute la Suisse" en concevant des quartiers d'habitations où tout serait accessible à 8 minutes à pied maximum, soit un score supérieur à 60. "C'est un enjeu majeur d'inclusion sociale, de santé et d'écologie", note-t-il. En matière de coûts, la société serait également gagnante.

Rénovation toute

Selon Sascha Nick, cette transformation pourrait se faire sans construire un seul nouveau bâtiment. Elle serait réalisable en misant uniquement sur la rénovation et la reconfiguration des constructions. Pour loger plus de personnes, il faudrait par exemple offrir plus de parties communes dans les immeubles d'habitation.

En s'occupant chaque année de 6% du parc immobilier, "le pays serait rénové en 15 ans", souligne le chercheur. Si l'on repensait l'aménagement d'une commune comme Confignon (GE) avec ces critères, l'indicateur d'accessibilité bondirait de 48 à 78. Pour le canton de Genève, on pourrait arriver à 78, au lieu de 59 aujourd'hui.

Ce programme de recherche est soutenu par l'Office fédéral de l'énergie. Des immeubles mieux isolés, des déplacements moins longs, c'est aussi une manière de renforcer la sécurité énergétique de la Suisse en réduisant sa dépendance aux importations d'énergies fossiles.

Se passer des énergies fossiles

S'il devait faire une recommandation, Sascha Nick prendrait des mesures radicales. "Je fixerais un cap clair: une sortie des énergies fossiles d'ici à 10 ans", indique-t-il. Une échéance couperet qui devrait inciter à la construction d'installations d'énergies renouvelables. "Refuser des éoliennes impliquerait d'accepter une consommation d'énergie plus faible, surtout en hiver".

Le chercheur décréterait aussi un moratoire sur toutes les nouvelles constructions. Une façon de pousser les métiers du bâtiment à se concentrer sur les rénovations et les isolations d'immeubles existants. Au niveau alimentaire, il préconiserait une sortie rapide des méthodes de production agroindustrielles.

La nouvelle société imaginée par le chercheur serait moins mondialisée, moins mobile, "tout en atteignant une meilleure qualité de vie, plus de santé et plus de résilience". Aux yeux de Sascha Nick, les besoins humains sont plutôt sociaux. Mieux y répondre augmenterait le bien-être de tous.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Hantavirus : désinfecté, le Hondius peut repartir en croisière

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Après avoir été dûment nettoyé et désinfecté, le bateau de croisière Hondius a pu reprendre la mer (archives). (© KEYSTONE/EPA/JEFFREY GROENEWEG)

Le bateau de croisière Hondius, qui a suscité une inquiétude mondiale en raison d'un foyer d'hantavirus à son bord, a été autorisé samedi à reprendre la mer, après avoir été dûment nettoyé et désinfecté.

"D'un point de vue de santé publique, il n'y a plus d'obstacles à la mise en service du navire Hondius", a annoncé l'agence de santé municipale de Rotterdam sur son site internet, à l'issue d'une inspection finale effectuée vendredi.

Lors de ces vérifications, des experts en prévention des infections "ont établi que le Hondius avait été nettoyé efficacement et que la désinfection avait été réalisée conformément aux directives établies", a ajouté l'organisme sanitaire.

De son côté, le croisiériste Oceanwide Expeditions, propriétaire du bateau, avait précisé cette semaine que le bateau quitterait prochainement Rotterdam, une fois les inspections achevées, et qu'il reprendrait son programme de croisières à compter du 13 juin.

Trois morts

Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa en Argentine à l'archipel du Cap-Vert, a vu son périple bouleversé après le décès de trois de ses passagers, en raison d'un foyer d'hantavirus, un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique.

Les passagers ont été évacués à Tenerife, sur l'archipel espagnol des Canaries, avant leur rapatriement par avion vers leurs pays respectifs.

Le bateau battant pavillon néerlandais a ensuite achevé son voyage le 18 mai à Rotterdam, plus grand port d'Europe, où le reste de son équipage a été placé en quarantaine.

L'OMS dénombre à ce jour 13 cas confirmés ou probable liés à cet épisode, dont les 3 décès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Accord avec le Mercosur: quelle différence dans les assiettes?

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L'accord avec le Mercosur fera peu de différences dans les magasins, selon les experts (image d'illustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

L'accord de libre-échange avec le Mercosur suscite des interrogations chez les consommateurs: que trouveront les Suisses dans leurs assiettes? Les experts s'attendent à peu de différences dans les magasins. Dans les restaurants par contre, c'est une autre histoire.

Le traité permettra de réduire considérablement les taxes sur les exportations suisses vers le bloc sud-américain composé du Brésil, de l'Argentine, du Paraguay et de l'Uruguay (la Bolivie n'est pas comprise dans l'accord). Davantage de viande et de vins de ces pays seront en contrepartie importés.

Pas moins de 3000 tonnes de viande bovine et 1000 tonnes de volailles supplémentaires pourront passer la frontière suisse. Ces contingents sont plafonnés à moins de 2% de la consommation totale.

Une question vient à l'esprit de tous et toutes: est-ce que des steaks de boeufs argentins boostés aux hormones vont se retrouver sur les étals suisses?

Etiquetage "qui fonctionne"

Cette augmentation ne va pas révolutionner les produits qu'on trouve dans les magasins, selon Hansjürg Jäger, chargé de cours en politique et marchés agricoles à la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires de Berne. La Suisse, qui n'est pas autosuffisante, importe déjà de ces pays.

L'étiquetage fonctionne en magasin. La loi oblige les commerçants à indiquer clairement lorsque la viande qu'ils vendent est produite selon des standards interdits en Suisse, comme l'utilisation d'hormones ou d'antibiotiques.

Pas de traçabilité dans les restaurants

Le plus grand danger se trouve ailleurs: le marché de la volaille en forte croissance et sa consommation en take-away. La Suisse est autosuffisante à 60% pour la volaille, contre 80% pour le boeuf, selon le dernier rapport agricole. Elle doit donc passablement importer pour se fournir en viande blanche.

Une enquête de la Fédération romande des consommateurs (FRC) montre que la traçabilité de la viande dans les restaurants laisse à désirer. Résultat: des consommateurs se retrouvent à manger de la volaille brésilienne dopée aux antibiotiques sans le savoir, se désole Laurianne Altwegg, responsable agriculture, énergie et environnement de la fédération.

Là où ça pose problème, c'est que le consommateur ne choisirait pas cette viande s'il était correctement informé. Les contingents prévus dans l'accord ne sont certes pas énormes, mais il s'agit là d'une occasion manquée d'améliorer une situation actuellement insatisfaisante, explique-t-elle.

Chute des prix pour la viande noble

Les prix risquent d'être plus bas pour ces produits. Les agriculteurs sont déjà montés au créneau pour protéger le secteur.

Dominique Barjolle se dit très inquiète pour la rémunération des producteurs de viande sur le segment bien particulier des morceaux nobles des races à viande de qualité supérieure. Il s'agit par exemple des éleveurs de charolaises.

"La provenance 'Mercosur' de ces morceaux pèse déjà pour plus de 40% des achats des consommateurs en Suisse", indique l'économiste et agronome responsable de recherche à l'Unil. "Trois mille tonnes libres de droits représentent un appel d'air pour cette viande et vont très probablement tirer les prix vers le bas de manière significative."

Danger sur le vin

Autre volet controversé de l'accord: l'importation du vin. Les viticulteurs suisses peinent déjà à joindre les deux bouts. Ils craignent une concurrence déloyale avec l'arrivée de vins sud-américains bien moins chers dans les rayons.

"Là ça peut faire mal", confirme Mme Barjolle. La préférence pour le vin suisse est encore là, mais la consommation recule. Et la population d'origine étrangère établie en Suisse, qui participe à la consommation globale, a probablement besoin d'un temps d'adaptation avant d'adopter un réflexe de consommation de vin helvétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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