Rouvrir la porte ou la laisser fermée? Les Islandais votaient samedi pour un référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un scrutin à suspense suivi de près à Bruxelles.
"Je pense que nous devrions faire partie d'un ensemble plus vaste et que cela vaut le coup d'examiner cette possibilité", a confié à l'AFP Unnur Jokulsdottir, une retraitée de 71 ans, après avoir déposé son bulletin à l'Hôtel de ville de Reykjavik.
"J'aimais bien l'Union européenne à l'époque où c'était une bonne chose. Mais aujourd'hui, c'est devenu une sorte de grande prison économique", estime au contraire Olafur Thorsson, un négociant de poissons de 53 ans.
Dans le sillage de la crise financière qui avait terrassé son économie, l'île de près de 400'000 habitants avait présenté sa candidature à l'UE en 2009, mais les discussions avaient été gelées en 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique.
Treize ans plus tard, l'issue de la consultation s'annonce indécise: les sondages donnent les deux camps au coude-à-coude, la dernière enquête Maskina parue vendredi créditant le "oui" d'une majorité étriquée de 50,4%, soit dans la marge d'erreur statistique.
"La course a été serrée, extrêmement passionnante", a noté la Première ministre sociale-démocrate Kristrun Frostadottir après avoir voté dans une école samedi.
La campagne "a permis de relancer le débat sur l'Union européenne, sur la place de l'Islande dans le monde et, plus largement, sur son positionnement géopolitique", a-t-elle dit.
Les discussions ont surtout porté sur des enjeux économiques et intérieurs, même si la guerre en Ukraine et les visées de Donald Trump sur le Groenland voisin ont donné au scrutin une dimension géopolitique.
Les bureaux de vote fermeront à 22h00 GMT (minuit en Suisse). En l'absence de sondages à la sortie des urnes, les premiers résultats crédibles sont attendus tard dans la nuit.
En cas de victoire du "ja", un second référendum serait organisé sur la question de l'adhésion elle-même. La question de la pêche, pilier historique de l'économie nationale, dont Reykjavik veut garder le contrôle exclusif, sera probablement âprement débattue, même si Bruxelles affiche sa volonté de trouver des "solutions créatives".
L'économie dans les esprits
Pour l'heure, quelque 273'000 électeurs sont invités à répondre à la question suivante: "L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne?".
Une majorité "renforcera notre position lorsque nous négocierons avec l'Union européenne", a déclaré à l'AFP la ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, porte-drapeau du "oui". "Ils ont intérêt à nous proposer un bon accord".
L'Islande, dont l'économie est redevenue florissante, participe déjà pleinement au marché unique via l'Espace économique européen (EEE).
Sa prospérité s'accompagne d'une devise très volatile ainsi que d'une inflation et de taux d'intérêt élevés, ce qui rend séduisante la perspective, à terme, d'adopter l'euro.
"J'ai des enfants et aucun d'eux ne peut acheter de logement parce que c'est trop cher", explique Bryndis Magnadottir Munka, une guide touristique de 55 ans, venue voter en costume national.
"On ne vote pas encore pour décider si on va adhérer ou non. Il s'agit simplement de voir ce qu'ils (les Européens, ndlr) ont à nous proposer. Et moi, je veux savoir ce qu'ils ont à dire", dit-elle.
L'ombre de Trump
Stratégiquement située aux portes de l'Arctique, l'île de l'Atlantique Nord ne dispose pas de forces armées et s'appuie pour sa défense sur l'Otan et sur un accord bilatéral conclu avec les Etats-Unis en 1951.
L'imprévisibilité de Donald Trump et sa volonté de s'emparer du Groenland - qu'il a à plusieurs reprises confondu avec l'Islande - nourrissent certaines inquiétudes.
Les résultats du vote seront suivis de près par l'UE, qui n'a pas accueilli de pays riches, contributeurs nets au budget européen, depuis 1995.
A Bruxelles, une éventuelle adhésion de l'Islande serait perçue comme une vitrine positive de la politique d'élargissement. Le parcours de candidats comme le Monténégro, l'Albanie, la Moldavie ou l'Ukraine s'annonce plus complexe.
Elle permettrait aussi à l'UE d'accroître sa présence dans une région arctique de plus en plus convoitée. Et peut-être aussi de relancer le débat chez la richissime Norvège, toujours rétive à une adhésion.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
invité
31 janvier 2023 à 9 h 04 min
12% des émissions c'est le chiffre officiel européen du taux d'émission de CO2 des automobiles.
Plutôt que de proposer de l'éthanol à la pompe ou des carburants synthétiques peu polluant, ils préfèrent virer les voitures, ce sans tenir même compte du fait qu'elle deviennent de plus en plus propres et électrifiées !!!
Ce sont juste des extrémistes anti-voitures ;-(
Je ne voterai plus à gauche comme bien d'autres gens je présume, voila ce que ces crétins dualistes y auront gagné...
Quand au fait de faire venir 50 à 70 % des migrants de pays en voie de développement ou ils ne polluaient que peu, pour les parquer ici à surconsommer selon le modèle occidental, c'est aussi un facteur d'augmentation de l’empreinte de CO2 en général !!
Ces écolos pourrait tout aussi bien cesser de se chauffer en hivers, de partir en vacances, cesser de sortir manger au resto, d'aller au cinéma ou autre, chacune des actions de leurs vies polluent la planète ;-(
Ce sont juste des autoritocrates irresponsables qui sont censés représenter le peuple et qui au lieu de cela s'en prennent à lui ;-( Vive la dictature de la gauche...