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International

L'accusation et la défense de Trump bataillent devant le tribunal

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Donald Trump en campagne pendant que ses avocats ferraillent devant un tribunal. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Les procureurs fédéraux qui poursuivent Donald Trump pour tentatives illicites d'inverser les résultats de la présidentielle de 2020 et ses avocats ont ferraillé jeudi sur le calendrier, pour leurs retrouvailles au tribunal après plus de dix mois d'éclipse.

Les débats devant la juge fédérale Tanya Chutkan à Washington étaient les premiers depuis qu'elle a recouvré le contrôle de ce dossier en août, après la décision inédite de la Cour suprême reconnaissant une large immunité pénale au président des Etats-Unis.

Ils ont été dominés par les conséquences de cet arrêt sur un éventuel procès, prévu initialement à partir du 4 mars 2024, et dont la tenue avant l'élection du 5 novembre apparaît hautement improbable.

"Je n'ai pas l'intention de décider d'un calendrier à l'audience", a d'emblée prévenu la juge Chutkan.

Par une majorité de six voix contre trois - les juges conservateurs contre les progressistes - la Cour suprême a considéré le 1er juillet que le président ne jouissait "d'aucune immunité pour ses actes non officiels" mais avait "droit au moins à une présomption d'immunité pour ses actes officiels".

La Cour a donc assigné au tribunal de première instance la tâche de déterminer quels actes étaient potentiellement immunisés de poursuites pénales.

L'un des procureurs, Thomas Windom, a proposé que l'accusation prenne l'initiative en présentant par écrit dans trois semaines ses arguments. L'accusation compte démontrer en quoi les actes poursuivis relèvent de la personne privée Donald Trump et ne sont donc pas couverts par l'immunité pénale.

L'avocat de Donald Trump, John Lauro, a dénoncé au contraire un calendrier "extrêmement préjudiciable pour le président Trump". Il a exigé que la juge tranche en priorité la question de savoir si l'immunité présidentielle couvrait les conversations entre Donald Trump et son vice-président de l'époque Mike Pence, qui sont au coeur du dossier.

"Si ces communications sont couvertes par l'immunité, alors l'ensemble des poursuites sont illégitimes", et tout le dossier s'effondre, a-t-il argué, assurant que l'accusation n'arriverait jamais à prouver le caractère non officiel de ces échanges entre les deux têtes de l'exécutif.

Cascade de recours

L'ex-président et candidat républicain au scrutin de novembre, qui a renoncé à comparaître jeudi, a donné instruction à ses avocats de déclarer officiellement qu'il plaidait de nouveau non coupable.

Le 27 août, le procureur spécial Jack Smith a publié un acte d'accusation révisé afin de tenir compte de l'arrêt de la Cour suprême, qui reprend toutefois les mêmes lourdes charges.

Donald Trump reste donc inculpé de "complot contre les institutions américaines" et d'"atteinte au droit de vote" des électeurs pour ses pressions présumées sur les autorités locales de plusieurs Etats clés afin d'invalider les résultats officiels du scrutin remporté par le démocrate Joe Biden.

Sans surprise, la défense a proposé la semaine dernière un calendrier qui s'étale bien au-delà du jour du scrutin présidentiel et même de la passation de pouvoirs en janvier 2025.

De son côté, le procureur spécial n'a pas mentionné de date, s'en remettant à la décision de la juge. Mais Jack Smith lui a demandé d'examiner cette question sans attendre de s'être prononcée sur les divers recours en annulation de la défense.

Visé par plusieurs procédures pénales, Donald Trump fait feu de tout bois pour passer en jugement le plus tard possible, en tout cas après le vote.

S'il était de nouveau élu, il pourrait, une fois investi en janvier 2025, ordonner l'arrêt des poursuites fédérales à son encontre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

EasyJet décolle à Londres après l'annonce de son possible rachat

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L'accord de principe pour un rachat du pionnier de l'aviation à bas coût donnait des ailes au cours de son action. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Le cours d'EasyJet s'envole de plus de 10% à la Bourse de Londres lundi, après l'annonce dimanche soir d'un "accord de principe" sur les termes financiers d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake.

Le fonds américain, qui gère environ 38 milliards de dollars d'actifs, notamment dans le secteur aéronautique, a désormais jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme ou finalement renoncer.

Il a présenté ce week-end à EasyJet les termes d'une cinquième offre de rachat à 6,90 livres par actions --contre 6,50 livres pour l'offre précédente-- que le conseil d'administration de la compagnie britannique s'est dit dimanche soir "disposé à recommander aux actionnaires".

"Reste à savoir ce que le fondateur Stelios Haji-Ioannou et sa famille pensent de l'opération", souligne cependant Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.

"Collectivement, ils sont les plus gros actionnaires d'EasyJet", avec une participation de plus de 15%. "S'ils s'opposent à l'accord aux côtés d'autres grands investisseurs, il existe encore une possibilité que l'opération échoue", ajoute-t-il.

Easyjet évoluait vers 09H30 GMT à 6,16 livres par action, "soit très loin du prix de rachat proposé", souligne l'analyste, pour qui "cela suggère que le marché n'est pas encore totalement convaincu que l'offre soit suffisante".

Fondé en 2005, Castlelake est un acteur important du leasing aéronautique, avec une flotte de 375 avions loués à des compagnies aériennes dont Etihad, Qantas, Air India Express, Frontier et Viva, d'après le Financial Times.

"Le transporteur low-cost offrirait à Castlelake des créneaux de décollage et d'atterrissage extrêmement difficiles à obtenir dans des aéroports clés comme Londres Gatwick", le deuxième plus important de la capitale britannique, relève Victoria Scholar, de chez Interactive Investor.

Selon elle, "Castlelake cherche clairement à tirer parti de la faiblesse du secteur aérien cette année" en raison de la guerre en Iran, qui provoque "d'importantes perturbations du trafic et une flambée des coûts du carburant".

EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.

Il compte cependant s'appuyer sur la vitalité de son offre de séjours EasyJet Holidays, en fort développement ces derniers mois, et dont il annonçait en mai dernier une hausse du nombre de clients de 22% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Netflix, Disney+, Prime Video contestent des règles de financement

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Les recours en "excès de pouvoir" devant le Conseil d'État ont été déposés séparément par les plateformes, après le rejet d'un recours gracieux auprès de Matignon, ont-elles indiqué à l'AFP, confirmant une information du site spécialisé Satellifacts. (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Netflix, Disney+ et Prime Video ont déposé des recours pour contester de nouvelles règles en France qui les obligent à diriger 20% de leurs obligations d'investissement dans la création audiovisuelle à l'animation, aux documentaires et au spectacle vivant.

"Ces nouvelles règles doublent subitement notre obligation d'investir dans ces genres, ciblent uniquement les services de streaming et finissent par orienter notre offre éditoriale sans tenir compte des attentes du public", a protesté dans une tribune au Monde parue lundi matin la vice-présidente de Netflix France, Pauline Dauvin.

Les recours en "excès de pouvoir" devant le Conseil d'État ont été déposés séparément par les plateformes, après le rejet d'un recours gracieux auprès de Matignon, ont-elles indiqué à l'AFP, confirmant une information du site spécialisé Satellifacts.

Ils visent une modification du décret qui impose depuis 2021 aux plateformes de streaming vidéo étrangères de financer la création audiovisuelle et le cinéma français à hauteur d'une partie de leur chiffre d'affaires.

Depuis janvier 2026, le nouveau décret impose de flécher 20% des obligations d'investissement dans l'audiovisuel aux programmes d'animation, documentaires et spectacle vivant, afin de soutenir la diversité des genres.

"Ces nouvelles règles vont trop loin (...) Quand la réglementation prend le pas sur la liberté éditoriale, la diversité devient un exercice de conformité, au détriment des attentes du public", a ajouté Pauline Dauvin, en rappelant que Netflix consacre "250 millions d'euros chaque année dans des séries, des films et des documentaires français".

"Notre recours devant le Conseil d'État ne remet pas en cause notre engagement en faveur de la production créative française - bien au contraire", a fait valoir un porte-parole d'Amazon, propriétaire de Prime Video, dans une déclaration à l'AFP. "Il vise à garantir un cadre réglementaire équilibré, équitable et juridiquement solide, dans l'intérêt du public, des créateurs et de la filière", poursuit le groupe américain.

Ces recours sont annoncés alors que Netflix a récemment fait savoir qu'il souhaitait travailler à un plafonnement de ses investissements obligatoires, fixé actuellement à 20% de son chiffre d'affaires, ce qui le rend évolutif. "Ce n'est pas un système tenable pour nous. C'est disproportionné par rapport à ce qu'on veut et peut faire en France", a récemment fait savoir la plateforme auprès de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

EasyJet décolle à Londres après l'annonce de son possible rachat

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EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le cours d'EasyJet s'envole de plus de 10% à la Bourse de Londres lundi, après l'annonce dimanche soir d'un "accord de principe" sur les termes financiers d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake.

Le fonds américain, qui gère environ 38 milliards de dollars d'actifs, notamment dans le secteur aéronautique, a désormais jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme ou finalement renoncer.

Il a présenté ce week-end à EasyJet les termes d'une cinquième offre de rachat à 6,90 livres par actions --contre 6,50 livres pour l'offre précédente-- que le conseil d'administration de la compagnie britannique s'est dit dimanche soir "disposé à recommander aux actionnaires".

"Reste à savoir ce que le fondateur Stelios Haji-Ioannou et sa famille pensent de l'opération", souligne cependant Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.

"Collectivement, ils sont les plus gros actionnaires d'EasyJet", avec une participation de plus de 15%. "S'ils s'opposent à l'accord aux côtés d'autres grands investisseurs, il existe encore une possibilité que l'opération échoue", ajoute-t-il.

Easyjet évoluait vers 09H30 GMT à 6,16 livres par action, "soit très loin du prix de rachat proposé", souligne l'analyste, pour qui "cela suggère que le marché n'est pas encore totalement convaincu que l'offre soit suffisante".

Fondé en 2005, Castlelake est un acteur important du leasing aéronautique, avec une flotte de 375 avions loués à des compagnies aériennes dont Etihad, Qantas, Air India Express, Frontier et Viva, d'après le Financial Times.

"Le transporteur low-cost offrirait à Castlelake des créneaux de décollage et d'atterrissage extrêmement difficiles à obtenir dans des aéroports clés comme Londres Gatwick", le deuxième plus important de la capitale britannique, relève Victoria Scholar, de chez Interactive Investor.

Selon elle, "Castlelake cherche clairement à tirer parti de la faiblesse du secteur aérien cette année" en raison de la guerre en Iran, qui provoque "d'importantes perturbations du trafic et une flambée des coûts du carburant".

EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant déjà les conséquences du conflit, et avait prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.

Il compte cependant s'appuyer sur la vitalité de son offre de séjours EasyJet Holidays, en fort développement ces derniers mois, et dont il annonçait en mai dernier une hausse du nombre de clients de 22% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les Spurs poursuivent leur mercato

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Sandro Tonali rejoint Tottenham (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Le milieu de terrain italien de Newcastle Sandro Tonali s'est engagé lundi avec Tottenham, a annoncé le club londonien sur son site.

Les Spurs poursuivent ainsi un mercato d'été dépensier après une saison très décevante, terminée à la 17e place de Premier League.

Selon la BBC, les Spurs auraient déboursé 100 millions de livres sterling (133,4 millions d'euros) pour s'attacher les services du joueur de 26 ans pour un contrat de trois ans, ce qui deviendrait un record pour le club du nord de Londres.

Le précédent record date d'il y a... quatre jours, et la signature du milieu de terrain portugais Mateus Fernandes en provenance de West Ham contre 99 millions d'euros.

Tottenham, qui a longtemps eu la réputation de dépenser moins que ses rivaux, enregistre avec Tonali (26 ans) sa sixième recrue de l'intersaison, après les arrivées de Fernandes, Jean Paul van Hecke (60 millions), Martin Dubravka, Marco Senesi et Andy Robertson.

En 2024, Sandro Tonali avait été suspendu dix mois par la Fédération italienne (FIGC) pour avoir parié sur des matches de football, dont ceux de l'AC Milan, son club de 2020 à 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cambriolage d'Alain Prost à Nyon: cinq personnes mises en examen

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Alain Prost avait été légèrement blessé lors du cambriolage (archives). (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

Cinq personnes ont été mises en examen pour vol en bande organisée et séquestration après leur interpellation en France pour le violent cambriolage subi par Alain Prost le mois dernier à son domicile de Nyon (VD), a annoncé lundi le procureur de Pontoise.

"Trois majeurs âgés entre 22 ans et 21 ans et deux mineurs âgés de 17 ans et 16 ans" ont été interpellés le 1er juillet, a précisé le procureur dans un communiqué, confirmant une information de France Info. Ils ont été mis en examen pour "vol en bande organisée avec arme", "arrestation, enlèvement et séquestration en bande organisée pour faciliter un crime" et "association de malfaiteurs", selon le communiqué.

Le quadruple champion du monde de Formule 1 français, 71 ans, avait été légèrement blessé lors de ce cambriolage à Nyon le 19 mai dernier. Les auteurs avaient emporté le contenu du coffre-fort, notamment "des montres de luxe", précise le procureur de Pontoise, et s'étaient ensuite enfuis en direction de la France.

Les trois personnes majeures ont été mises en détention provisoire et les deux autres, mineures, placées sous contrôle judiciaire. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Enquête conjointe

Du côté français, l'enquête a été menée par la section de recherches de Versailles et l'unité nationale de la police judiciaire de la gendarmerie, les cambrioleurs ayant été identifiés comme ayant des liens avec le Val d'Oise. La police vaudoise a aussi eu son rôle à jouer.

Une demande d'entraide judiciaire internationale (DEJI) a été décernée par la procureure vaudoise en charge du dossier, a précisé à Keystone-ATS le procureur général Eric Kaltenrieder. L'équipe suisse a travaillé "de concert" avec la section de recherches de Versailles, notamment en se déplaçant sur place à deux reprises, a-t-il également précisé.

"La collaboration a été excellente (...), a déclaré le magistrat. Concrètement les informations ont été transmises dans le cadre de la DEJI dans les deux sens pratiquement en temps réel et les enquêteurs comme les magistrats ont été particulièrement disponibles. Cela a permis un recoupement efficace des renseignements et données obtenus de part et d’autre, et ainsi d’identifier rapidement les auteurs."

L'instruction sera déléguée "incessamment" aux autorités françaises, a encore relevé le Ministère public vaudois. A l'exception d'un mineur, tous les auteurs identifiés sont des Français domiciliés en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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