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Politique

L’accueil de réfugiés aux Etats-Unis réduit

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L'administration de Donald Trump veut limiter le quota de réfugiés qu'accueillent les Etats-Unis à 18'000. C'est un nouveau plus bas historique depuis que le programme de réinstallation a été créé en 1980. Les activistes avaient déjà protesté lors de (©KEYSTONE/AP/MANUEL BALCE CENETA)

Le gouvernement américain a présenté une nouvelle réduction draconienne du quota de réfugiés accueillis aux Etats-Unis dans le cadre de leur politique de réinstallation. Celui-ci passera à 18’000 en 2020 contre 30’000 cette année. Il était de près de 85’000 en 2016.

C’est un nouveau plus bas historique: depuis que ce programme de réinstallation a été créé en 1980, la moyenne annuelle dépasse les 95’000 réinstallations. Cette politique concerne des réfugiés sélectionnés par les agences américaines de sécurité et de renseignement dans les camps de l’ONU à travers le monde pour être réinstallés aux Etats-Unis, essentiellement parmi les plus vulnérables comme les personnes âgées, les veuves et les handicapés.

Ce quota doit maintenant être discuté avec le Congrès avant d’être, sauf énorme surprise, confirmé par Donald Trump, dont la lutte contre l’immigration reste un des principaux chevaux de bataille à un an de l’élection présidentielle. « Le président donnera toujours la priorité au bien-être des citoyens américains », a martelé la Maison Blanche.

« Le poids sous lequel croule actuellement le système d’immigration américain doit être allégé avant que les Etats-Unis puissent de nouveau réinstaller un grand nombre de réfugiés », a ainsi justifé jeudi le département d’Etat américain dans un communiqué.

« La nation la plus généreuse »

« Notre quota de réfugiés doit aussi prendre en compte nos intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère », a estimé le département d’Etat. « Ces dernières années, les forces de l’ordre ont appréhendé des terroristes présumés passés par notre programme pour les réfugiés », a-t-il affirmé.

« En outre, afin de servir les intérêts de la politique étrangère des Etats-Unis, la proposition de réinstallation de réfugiés » pour l’année budgétaire 2020 « prévoit des quotas spécifiques pour les personnes persécutées pour leur foi religieuse, pour des Irakiens mis en danger en raison de leur assistance aux Etats-Unis, et des réfugiés légitimes des pays du Triangle du Nord » qui comprend le Salvador, le Guatemala et le Honduras.

Les programmes de réinstallation se différencient des demandes d’asile classiques aux frontières américaines, et Washington appelle à analyser sa politique dans sa globalité. « Les Etats-Unis ont toujours été et vont toujours rester la nation la plus généreuse au monde quand il s’agit de l’accueil de ceux qui ont besoin de protection humanitaire », a plaidé le ministre par intérim de la Sécurité intérieure Kevin McAleenan dans un communiqué.

Le gouvernement met ainsi l’accent sur le fait qu’il prévoit par ailleurs de recevoir 350’000 nouvelles demandes d’asile en 2020. Mais seule une petite partie de ces personnes se voit in fine octroyer le statut de réfugié.

« Un jour très triste »

« C’est un jour très triste pour l’Amérique », a réagi le président de l’organisation non gouvernementale International Rescue Committee David Miliband. « C’est un nouveau coup porté au leadership américain dans la protection des personnes les plus vulnérables de la planète », a-t-il ajouté, évoquant une décision « sans fondement et non nécessaire qui nuit aux intérêts de l’Amérique et ternit ses valeurs ».

Refugees International a aussi dénoncé un « triste constat pour le leadership américain ». « Je me trouve actuellement en Colombie où quelque 5000 Vénézuéliens cherchent refuge chaque jour », a dit le président de cette organisation humanitaire, Eric Schwartz, dans un communiqué. « Ce que le président Trump dit trouver difficile à faire pour les Etats-Unis, c’est-à-dire accueillir 18’000 personnes en un an, la Colombie le fait tous les quatre jours. »

 

Source ATS.

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Maudet et Brandt vont bouder la réunion du comité du PLR genevois

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La pression monte: le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet pourrait être exclu lundi par le comité directeur du PLR genevois (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Ni le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet, menacé d’exclusion, ni son ex-collaborateur Simon Brandt ne s’expliqueront lundi devant les dirigeants du PLR genevois. Le conseiller national Christian Lüscher se dit convaincu que le ministre sera évincé.

Dès le début du week-end, le conseiller d’Etat aura lancé la contre-attaque, dénonçant « un procès politique » et un « acharnement » contre lui. « Mon droit à être entendu est un leurre », estime le chef du Département du développement économique (DDE) sur son site personnel.

Le comité directeur du PLR genevois se réunit lundi matin pour obtenir des éclaircissements au sujet d’un échange de messages entre le conseiller d’Etat et son ex-collaborateur Simon Brandt concernant le financement d’une soirée. Les deux élus y mentionnent le projet de modifier un PV et parlent d’en informer les membres sûrs du parti, suggérant qu’il en existe de moins sûrs.

Fâché, le président du parti a mis à l’ordre du jour une possible exclusion de M. Maudet qui demanderait une approbation de deux tiers des membres présents. Le conseiller d’Etat aurait ensuite 30 jours pour faire recours face à cette décision sur laquelle l’assemblée générale devrait alors se prononcer.

Appel au retrait lancé par Lüscher

La pression monte aussi sur M. Maudet pour son siège au gouvernement après la décision cette semaine du Ministère public de le renvoyer devant les juges dans certaines composantes de l’affaire le concernant. Si le ministre a annoncé qu’il ne se retirerait qu’en cas de condamnation, certains de ses camarades de parti ne relâchent pas l’étau sur lui. Comme le conseiller national Christian Lüscher, qui l’appelle dans le Matin Dimanche à nouveau à démissionner.

Le conseiller d’Etat doit « arriver à son jugement en citoyen ordinaire, par sens des responsabilités et respect pour les institutions », estime-t-il. M. Lüscher se dit convaincu que le comité directeur du PLR genevois exclura M. Maudet du parti lundi, parce qu’il « n’a désormais plus de doute sur sa capacité à nuire et sur ses méthodes totalement incompatibles » avec les valeurs du parti.

De son côté, M. Brandt, qui a annoncé cette semaine sa démission de la vice-présidence du PLR de la Ville de Genève, ne sera pas non plus à la réunion prévue lundi matin. « Je n’ai pas connaissance d’une menace d’exclusion contre moi », a-t-il dit dimanche à Keystone-ATS. « L’ordre du jour ne requiert pas ma présence », a-t-il ajouté.

Dans le Matin Dimanche, il affirme ne jamais avoir eu « l’intention de modifier un PV de quelconque manière ». Il a seulement laissé entendre au conseiller d’Etat « qu’il ne devait pas s’inquiéter ». De même, sur les membres prétendument « sûrs » au sein du parti, il rétorque s’être confié à une seule personne et dément toute structure parallèle.

Aussi bien le conseiller d’Etat que son ex-collaborateur s’étonnent aussi du calendrier des révélations. M. Maudet relève que l’échange de messages avec Simon Brandt, saisi il y a plusieurs mois lors d’une perquisition, n’a été publié que cette semaine, un jour avant l’annonce de la prochaine clôture du Ministère public dans l’affaire le concernant.

« Etape importante » pour Maudet

La principale accusation contre le magistrat est son voyage à Abu Dhabi, le Parquet soupçonnant une acceptation d’avantages. Le volet sur le financement des activités politiques est lui sur le point d’être abandonné, à la grande satisfaction du conseiller d’Etat.

« C’est une étape importante qui a été franchie », relève M. Maudet. Il mentionne un « soulagement » de voir un juge indépendant se prononcer sur le dossier et attend également une décision « le plus rapidement possible ».

M. Brandt se dit lui « dévasté de voir une fois de plus le contenu de mes conversations finir dans la presse en violation totale de ma vie privée et du secret de l’instruction ». Il affirme que le seul objectif des fuites sur ces différents messages est de « nuire à Pierre Maudet par tous les moyens ».

« Trahi » selon lui par le Ministère public, il a récemment déposé plainte pour abus de pouvoir en raison des conditions de son interpellation en décembre dernier dans le cadre d’une investigation pour violation du secret de fonction. Et le candidat malheureux il y a quelques mois à la mairie de Genève estime avoir été maltraité avant d’avoir été blanchi dans cette affaire.

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Neuchâtel: Le Locle et Les Brenets fusionnent

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La nouvelle commune s'appellera Le Locle (photo) mais le nom des Brenets demeurera pour la localité (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Locle et Les Brenets (NE) vont fusionner au 1er janvier 2021. Les citoyens de la Mère Commune ont approuvé dimanche la fusion à 82,5%, ceux du village des bords du Doubs à 71,8%. La nouvelle entité comptera près de 12’000 habitants.

Le taux de participation s’est élevé à 31% au Locle et à 58% aux Brenets, ont indiqué devant la presse aux Brenets Denis de la Reussille et José Decrauzat, présidents des conseils communaux respectivement du Locle et des Brenets. La campagne n’a pas été très animée, dans la mesure où aucun véritable opposant à la fusion ne s’est manifesté.

La campagne, sans contact , a été inédite en raison du Covid-19. Il n’y a pas eu de stand sur les marchés pour aborder les gens. Les conseillers communaux ont assuré une permanence téléphonique pour répondre aux questions de la population. Des séances d’information publiques, avec respect des distances sanitaires, ont toutefois eu lieu, avec entre 50 et 70 personnes présentes.

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Alain Berset veut mieux soutenir les femmes

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Le conseiller fédéral Alain Berset est venu défendre des initiatives en faveur de la classe moyenne samedi devant les délégués du parti socialiste par écran interposé. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le conseiller fédéral Alain Berset s’est exprimé par écran interposé devant les membres du PS samedi. Il est venu présenté des initiatives, qui visent à soutenir la classe moyenne.

« L’heure est venue de montrer plus de solidarité avec les femmes qui travaillent à temps partiel, qui peinent à joindre les deux bouts et qui – en plus – assurent l’essentiel des tâches domestiques. Malgré leur énorme engagement, ces femmes risquent de basculer dans la pauvreté à la retraite, à cause de rentes trop faibles. »

Pour cette raison, le Conseil fédéral a décidé d’introduire une nouvelle assurance sociale pour les chômeurs en fin de droit de plus de 60 ans, a-t-il rappelé. Celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie doivent pouvoir arriver à la retraite dans la dignité.

Mais il appelle à la vigilance. « Oui, la réforme a été adoptée par le Parlement avec une majorité claire, mais elle risque d’être combattue par référendum. »

Alain Berset a encore mis en avant deux autres réformes. Celle de l’assurance invalidité a également été acceptée la semaine dernière par le parlement. Il a aussi tenu à évoquer le congé paternité, soumis en votation populaire le 27 septembre: « c’est un pas important vers une société plus équilibrée. Il contribue à une meilleure répartition du travail entre les femmes et les hommes, au travail comme à la maison. »

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Alain Berset ira à Paris pour la cérémonie du 14 juilllet

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Alain Berset assistera aux cérémonies du 14 juillet à Paris (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le conseiller fédéral Alain Berset participera à la cérémonie du 14 juillet célébrant la fête nationale française. Le ministre de la santé a répondu favorablement à une invitation d’Emmanuel Macron.

Le président français souhaite ainsi remercier la Suisse d’avoir accueilli dans ses hôpitaux 49 patients français atteints du coronavirus au plus fort de la crise.

La porte-parole de l’ambassade de France en Suisse a confirmé dimanche à Keystone-ATS la présence d’Alain Berset le 14 juillet à Paris, revenant sur des informations parues dans le Matin Dimanche. Le Fribourgeois assistera à une « cérémonie petit format » en raison de la crise sanitaire. L’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg ont également reçu une invitation, adressée aux ministre de la santé.

La cérémonie n’aura pas lieu sur les Champs-Elysées comme d’habitude, mais sur la place de la Concorde, avec 2000 participants et 2500 invités. Le cortège militaire se limitera à un défilé aérien. Un hommage au personnel soignant y sera rendu.

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Crise du nouveau coronavirus: Alain Berset loue le modèle suisse

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Pour Alain Berset, le système suisse a fait ses preuves (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le système suisse, avec sa recherche permanente du compromis, a permis de gérer la crise avec autant d’efficacité que des systèmes centralisés, selon Alain Berset. Il appelle également à une revalorisation des emplois d’importance systémique, majoritairement féminins.

A la fin du mois de février, « nous nous sommes demandé si nos institutions seraient assez robustes pour tenir le choc de cette pandémie, si notre système réputé pour sa lenteur serait capable d’affronter un phénomène à la croissance exponentielle. Aujourd’hui, nous avons la réponse: la Suisse a fait ses preuves », écrit le ministre de la santé dans des tribunes publiées samedi dans Le Temps et les journaux alémaniques de Tamedia.

Et d’ajouter: « Pragmatisme, souplesse, calme et humilité: les grands traits de caractère qui font la Suisse ont été déterminants pour nous aider à surmonter la crise ». L’approche adoptée par le Conseil fédéral, qui a misé sur l’intelligence collective, le discernement et la responsabilité individuelle « a permis d’éviter des mesures extrêmes, à un moment où d’autres pays restreignaient bien davantage les libertés de leurs citoyens », illustre le conseiller fédéral.

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Le socialiste souhaite que la solidarité qui s’est manifestée perdure au-delà de la crise: « Durant la crise, nous avons protégé les personnes que la santé fragile rendait vulnérables. Après la crise, il ne faudra pas oublier ceux que la crise a rendus fragiles économiquement ».

Il ne faudra pas non plus oublier les personnes qui travaillent dans ces « secteurs systémiques » de la santé, l’accueil des enfants ou l’alimentation, où les femmes sont surreprésentées, les salaires souvent bas et les conditions de travail difficiles, relève M. Berset. Il s’agira de corriger les inégalités constatées.

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