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Politique

Fin de séjour à l’hôpital pour Skripal

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L'ex-espion russe Sergeï Skripal, découvert empoisonné avec sa fille Ioulia le 4 mars dernier à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre), a pu quitter l'hôpital dans lequel il était soigné. L'information a été confirmée vendredi par le NHS (service de santé public).

Les Skripal avaient été admis au Salisbury District Hospital. "C'est une nouvelle fantastique que Sergeï Skripal se sente assez bien pour quitter l'hôpital", a déclaré vendredi la directrice de l'établissement, Cara Charles-Barks, citée dans un communiqué.

Skripal et sa fille avaient dû être hospitalisés après qu'un agent innervant de conception soviétique, le Novitchok, a été aspergé sur la porte d'entrée de leur domicile. La Grande-Bretagne a jugé hautement probable que la Russie soit derrière cet empoisonnement. Mais Moscou a toujours démenti catégoriquement cette thèse.

L'affaire Skripal a provoqué une crise diplomatique entre l'Occident et la Russie, la plus grave depuis la fin de la Guerre froide avec l'expulsion de dizaines de diplomates de part et d'autre.

Empathie de Poutine

Lors d'une conférence de presse vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel, Vladimir Poutine a ouvertement souhaité le meilleur à l'ex-agent double russe. "J'ai entendu dire aujourd'hui dans les médias qu'il était sorti de l'hôpital. Que Dieu lui donne bonne santé !", s'est exclamé le président russe depuis Sotchi.

"Si un agent toxique militaire avait été employé, cette personne serait morte sur place. Heureusement il est guéri, sorti (de l'hôpital) et j'espère qu'il restera vivant", a ajouté M. Poutine.

"Nous avons proposé à de nombreuses reprises à nos partenaires britanniques d'apporter toute l'aide nécessaire à l'enquête. Il n'y a aucune réaction pour l'instant. Notre proposition reste ouverte", a encore déclaré le président russe.

Dans un communiqué, la police britannique a souligné pour sa part "qu'il s'agit d'une enquête complexe et les détectives continuent de rassembler toutes les preuves pour établir les faits et les circonstances de cette horrible attaque", sans en dire davantage, notamment sur l'emplacement actuel de l'ancien espion russe.

"Dans l'intérêt de la sécurité de Sergueï et de Ioulia, nous ne parlerons d'aucun des dispositifs de protection ou de sécurité en place", a conclu Scotland Yard.

Source : ATS

Photo: (©KEYSTONE/AP/FRANK AUGSTEIN)

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Actualité

Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19

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Des dépenses extraordinaires ont été approuvées pour atténuer les conséquences liées au Covid, comme la fermeture des restaurants. Pour la commission, la dette doit être réduite plus rapidement (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.

Réduire délai et dette

La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.

La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).

Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.

Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.

Indolore

La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.

Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.

La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.

Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

L'armée suisse a perdu de nombreuses capacités, selon un sénateur

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L'armée suisse a besoin de nouveaux chars de combat, estime le président de la commission de sécurité du Conseil des Etats Werner Salzmann (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

L'armée suisse saura quoi faire de l'argent supplémentaire qu'une partie des Chambres fédérales veut lui donner, affirme le conseiller aux Etats Werner Salzmann (UDC/BE). Après des années de budgets serrés, elle a perdu de nombreuses capacités, assure-t-il.

"La capacité de combat des troupes au sol est lacunaire dans les équipements lourds, comme l'artillerie, dans l'équipement personnel et dans la défense sol-air", déclare dans un entretien diffusé mercredi par la Neue Zürcher Zeitung M. Salzmann, qui préside la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats.

Il estime aussi que la Suisse a besoin de chars d'assaut supplémentaires. Quant à la flotte aérienne, il faut se demander si elle peut attendre de disposer des F-35 Lightning II, qu'elle veut acheter, ou si les F/A-18 actuels doivent être mis à nouveau d'ici à la réception des nouveaux avions.

M. Salzmann préconise en outre de remettre à nouveau la munition de poche aux soldats pour accroître la disponibilité et la volonté de résistance. Il veut également une hausse des effectifs de l'armée, pour que la Suisse puisse se défendre par elle-même, sans un rapprochement avec l'OTAN, qu'il rejette.

Pour parvenir à une hausse du budget militaire de 300 millions de francs par an, l'élu UDC propose de limiter les dépenses dans d'autres domaines, comme dans l'Etat social, les universités et l'aide au développement. "C'est maintenant au tour de l'armée", lâche-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

EMS à Corseaux (VD): 4 associations unies contre sa construction

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Quatre associations de défense du patrimoine et du Lavaux combattent le projet de la Municipalité de Corseaux de transformer 10'000 m2 de vignoble en un EMS, objet d'un référendum spontané (photo prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les habitants de Corseaux (VD) se prononceront le 19 juin sur le plan d'affectation spécial (PA) "EMS Résidence du Léman". Quatre associations, dont la Fondation Franz Weber et Sauver Lavaux, s'unissent pour combattre ce projet "destructeur du patrimoine et du paysage" et qui veut "raser 10'000 m2 de vigne pour construire un EMS".

Le 9 octobre 2019, la Municipalité de Corseaux, village inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, a mis à l'enquête le PA "EMS Résidence du Léman". Il vise à "autoriser la construction de bâtiments gigantesques, en sacrifiant 10'000 m2 de vignoble", écrivent les associations Protégeons Corseaux, Sauver Lavaux, Patrimoine Suisse section Vaud et la Fondation Franz Weber (FFW) mardi dans un communiqué commun.

Le projet avait reçu plus de 200 oppositions. En octobre 2021, le Conseil communal de Corseaux a décidé d'approuver le PA, mais de le soumettre à un référendum spontané. Les quatre associations font désormais front commun "pour tenter de tuer dans l'½uf le projet" soumis aux Corsalins le 19 juin.

Menaces pour le patrimoine

Pour la présidente de Sauver Lavaux Suzanne Debluë, "le paysage si typique de Lavaux et l'identité du village s'en verraient à jamais dégradés, en contradiction avec la protection du vignoble, introduite dans la Constitution vaudoise en 1977 par l'initiative de Franz Weber. Le classement de la région au Patrimoine mondial de l'Unesco s'en verrait également menacé."

Le bétonnage de cette immense parcelle aujourd'hui entièrement plantée en vignes aurait pour conséquence de faire perdre l'appellation "Clos de Châtonneyre" à ce domaine historique, ajoute-t-elle.

Déjà un EMS

Le PA autoriserait la construction d'un nouvel EMS, alors même que la commune en abrite déjà un, au bord du lac, dans un bâtiment inscrit à l'inventaire du recensement architectural, regrette pour sa part Georges Charotton, président de Protégeons Corseaux et ancien syndic de la commune.

Et de déplorer que la Municipalité préfère confier à un tiers la construction d'un nouveau bâtiment plutôt que de contraindre les exploitants de l'EMS à rénover les infrastructures actuelles, pas remises aux normes depuis 10 ans. Parallèlement, un autre PA a été déposé qui permettrait aux propriétaires de l'actuel EMS de construire, à sa place, des logements de luxe, poursuit M. Charotton.

Crèche comme carotte

Pour tenter de faire"passer la pilule", la commune a décidé d'inclure au projet la création de nouvelles places de crèche, qui font défaut dans la région. Seulement, les procédures politiques et judiciaires, ainsi que les longs délais inhérents à la durée des travaux de construction, ne permettront certainement pas à cette garderie de voir le jour avant au moins dix ans, avertissent les opposants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Vaud: lancement de la plateforme d'action "agissons-ch.org"

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La plateforme citoyenne "Ag!ssons" doit permettre aux citoyens de choisir parmi 18 propositions trois thèmes qui feront l'objet d'un lancement d'une initiative populaire vaudoise (photo prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle plateforme d’action citoyenne en ligne a vu le jour: agissons-ch.org. Jusqu'au 17 juin, elle met en consultation populaire 18 propositions politiques visant à un changement de société. Les trois mesures qui auront récolté le plus de points seront transformées en initiatives populaires vaudoises.

"Ag!ssons" vise à unir tous les citoyens inquiets en lançant un appel pour un plan d’urgence démocratique, écologique et social, expliquent mardi dans un communiqué les initiateurs du projet Steven Tamburini, ancien gréviste du climat et Victor Cannilla, ex-trader algorithmique et consultant du Boston Consulting Group.

Fort pour l'heure de 920 signataires et 96 bénévoles, "Ag!ssons" soutient l’idée d’entreprendre des vagues d’initiatives populaires, construites autour d’un plan de changement de société. Les 18 propositions politiques s’inscrivent en effet dans trois piliers: la démocratie, l'écologie et la solidarité internationale.

Casser l'immobilisme

Parmi les thèmes qui pourraient potentiellement devenir des initiatives populaires, la semaine de quatre jours, des mesures sur les loyers, un revenu de transition écologique. Ou encore sept jours de formation obligatoire pour toutes les personnes élues, des moratoires locaux sur la 5G et la fin des exemptions fiscales "aberrantes" accordées aux holdings de multinationales, décrivent les co-initiateurs.

"Nous voulons montrer des alternatives, donner du courage, casser l’immobilisme", souligne Victor Cannilla, cité dans le communiqué. "Nous sommes les co-initiateurs d’une dynamique originale, mais ce sont les individus qui doivent se saisir de l’outil qu’est "Ag!ssons" pour définir leurs priorités et influencer le cours des choses", ajoute Steven Tamburini.

Ouvert à tous

Chaque citoyen peut participer jusqu'au 17 juin indépendamment de son âge, de sa nationalité, de son canton. Les trois mesures préférées seront ensuite transformées en initiatives populaires vaudoises.

En parallèle, deux initiatives sont déjà en cours d'élaboration: l'une porte sur l'instauration d'une chambre citoyenne permanente vaudoise, l'autre sur la protection de l'agriculture et la démocratisation de l'accès à une alimentation saine et locale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Vaud devrait voter sur l'initiative pour protéger le Mormont

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L'exploitation de la colline du Mormont a débuté dans les années 1950. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La population vaudoise va sans doute pouvoir se prononcer sur l'avenir de la colline du Mormont. L'initiative populaire des Verts, qui vise à inscrire la protection du site dans la Constitution vaudoise et à encourager les autorités à s'émanciper du béton, a abouti.

Les initiants annoncent lundi avoir récolté plus de 14'500 signatures, alors qu'ils devaient en glaner 12'000. Le dépôt formel des signatures, qui doivent encore être validées par les communes, est programmé pour le vendredi 3 juin.

Le comité d'initiative est composé des Vert-e-s, de l'Association pour la Sauvegarde du Mormont, de ProNatura, de décroissance alternatives, des Jeunes Vert-e-s, du Parti socialiste, de solidaritéS, du POP et de la Jeunesse socialiste. Il affirme avoir ratissé tout le canton en obtenant des signatures dans 274 communes (sur environ 300).

L'aboutissement de cette initiative constitue "un signe important en vue de la protection urgente de la colline, de plus en plus rongée par les pelles mécaniques pour en extraire les sables et matériaux nécessaires au ciment encore bien trop utilisé dans la construction, malgré son lourd bilan d’émissions nocives à la santé et au climat", écrivent les Verts dans leur communiqué.

Le Mormont, qui surplombe les villages d'Eclépens et de La Sarraz, est utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim. Il a été affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu'à menacer son sommet.

La colline est devenue célèbre, au-delà des frontières vaudoises, lorsqu'elle a été occupée par la première Zone à défendre de Suisse (ZAD), entre octobre 2020 et mars 2021.

Site protégé

Des tentatives politiques ont aussi été amorcées pour protéger le site. Une motion du futur conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a, par exemple, été refusée fin mars par le Grand Conseil.

L'initiative populaire "Sauvons le Mormont" a, elle, abouti. Elle demande que la colline soit déclarée "site protégé" dans la constitution vaudoise. "Toute exploitation du sol y est interdite, à l'exception d'une activité agricole et sylvicole respectueuse de l'environnement et de la nature", peut-on lire dans le texte de l'initiative.

Celui-ci demande aussi que le canton et les communes favorisent "l'utilisation de matériaux de construction respectueux de l'environnement et privilégient eux-mêmes l'utilisation de tels matériaux en lieu et place du ciment."

Pour mémoire, l'avenir du Mormont se joue aussi actuellement devant le Tribunal fédéral. Le projet de la Birette, au sommet de la colline, est inscrit dans un Plan d'affectation cantonal (PAC) qui a fait l'objet d'un recours d'associations environnementales et de particuliers. En cas de décision positive du TF sur l'acceptation du projet, les prochaines étapes seraient les suivantes: défrichement, fouilles archéologiques, décapage des sols puis exploitation de la roche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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