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Politique

Qui sont les cinq socialistes qui veulent succéder à Alain Berset?

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Alain Berset devant le drapeau Suisse à Berne (Archive) (© KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Il sont cinq à être sortis du bois pour succéder au socialiste Alain Berset au Conseil fédéral: le sénateur zurichois Daniel Jositsch, le conseiller national bernois Matthias Aebischer, le conseiller d'Etat bâlois Beat Jans, le conseiller national grison Jon Pult et le conseiller national vaudois Roger Nordmann. Découvrez leurs portraits

Roger Nordmann, le Vaudois âgé de 50 ans a une riche expérience en politique. Cet ex-député communal lausannois a été élu au Conseil national en 2004, après un bref passage au Grand Conseil vaudois. Il entend "bâtir des ponts" entre les régions, lui qui parle aussi excellemment l'allemand et le dialecte alémanique, notamment. M. Nordmann est marié à la municipale lausannoise des finances Florence Germond. Ils ont deux enfants.

Jon Pult, 39 ans le 12 octobre, siège au Conseil national depuis 2019. Il y préside la commission des transports et des télécommunications. Double national italo-suisse, il est aussi vice-président du PS. Il a travaillé plusieurs années comme conseiller en communication dans une PME. Avec sa candidature, le Grison veut mettre en avant la diversité et la cohésion.

Beat Jans, 59 ans, a siégé au Conseil national de mai 2010 à décembre 2020. Il est ensuite entré en février 2021 au gouvernement de Bâle-Ville, qu'il préside. Il fait valoir son expérience au sein d'un exécutif cantonal, "particulièrement précieuse" pour la fonction de conseiller fédéral.

Matthias Aebischer, 55 ans, est membre du Conseil national depuis 2011. Il préside actuellement la commission judiciaire. Il est très connu en Suisse alémanique comme ancien journaliste, animateur et producteur à la radio télévision alémanique SRF. Il a été de 2001 à 2015 chargé de cours à l'Université de Fribourg dans le domaine des médias et de la communication. Il est le conjoint de la conseillère nationale Tiana Angelina Moser (PVL/ZH).

Daniel Jositsch, le sénateur zurichois bénéficie d'une longue expérience politique: âgé de 58 ans, le professeur de droit pénal à l'Université de Zurich est conseiller aux Etats depuis huit ans. Il avait siégé auparavant au Conseil national durant huit ans également. L'actuel président de la société des employés de commerce a dit qu'il n'accepterait une élection que si le groupe parlementaire le nomme candidat.

D'AUTRES ONT RENONCE

Mustafa Atici, premier candidat potentiel à être sorti du bois, cet entrepreneur né en Turquie ambitionnait de devenir le premier conseiller fédéral provenant de la migration. Il s'est toutefois retiré de la course après l'annonce de la candidature de Beat Jans au profit du président du gouvernement de Bâle-Ville.

Eva Herzog, conseillère aux Etats de 61 ans, renonce à une troisième candidature au Conseil fédéral. La Bâloise avait échoué en décembre dernier face à la Jurassienne Elisabeth Baume-Schneider pour sept voix. Elle avait déjà fait acte de candidature en 2010 pour succéder à Moritz Leuenberger, mais n'avait pas été retenue par son groupe. L'an prochain, elle est promise à la présidence du Conseil des Etats. "En cas d'élection, j'ai l'intention d'y représenter la population, la Suisse urbaine et ouverte et l'égalité des genres", a-t-elle écrit sur le réseau X.

Jean-François Steiert, conseiller d'Etat fribourgeois socialiste a annoncé dans le Temps renoncer à briguer la succession d'Alain Berset. Outre la lourdeur de la tâche, le ministre fribourgeois de 62 ans estime qu'il vient d'une région, la Suisse occidentale, déjà largement représentée au Conseil fédéral. Il avait siégé au Conseil national de 2007 à 2017.

Priska Seiller-Grad, conseillère nationale zurichoise a confirmé le 4 septembre qu'elle ne briguerait pas la succession d'Alain Berset. La fonction de conseiller fédéral est sans aucun doute une tâche très intéressante et pleine de défis, mais elle entend privilégier "(ses) libertés personnelles".

Samira Marti, la conseillère nationale de Bâle-Campagne vient d'être nommée coprésidente du groupe socialiste aux Chambres fédérales, avec le Vaudois Samuel Bendahan. Elle dirigera le processus de sélection des candidats socialistes, avec la conseillère nationale bernoise Nadine Masshardt.

Nadine Masshardt, la présidente de la Fondation alémanique pour la protection des consommateurs a elle aussi décliné. Elle dirigera le processus de sélection avec Samira Marti.

Faliva Waeerfallen, la conseillère nationale bernoise a renoncé dès le mois de juin. Elle préfère se consacrer à sa campagne pour le Conseil des Etats lors des élections fédérales d'octobre. Elle va tenter de conserver pour le PS le siège laissé vacant par l'ancien maire de Bienne Hans Stöckli.

Avec Keystone-ATS

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Genève

Un nombre de bulletins nuls exceptionnellement élevé

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A Genève, la complexité des sujets fédéraux et cantonaux a abouti à un nombre de bulletins nuls exceptionnellement élevé. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, 1453 bulletins de vote ont été considérés comme nuls dimanche en raison de ratures, de correction au Tipp-Ex ou de coquilles, a annoncé la chancelière. Ce nombre exceptionnellement élevé est dû à la complexité et à la proximité des objets en votations.

En règle générale, le taux de bulletins nuls varie entre 0,001 et 0,1%. Or, il atteint dimanche près de 1%, soit entre 100 et 10 fois plus. "Il faudra analyser pour voir si la clarification du message est nécessaire", a indiqué devant les médias Michèle Righetti-El Zayadi.

"Les citoyens se sont vraisemblablement trouvés empruntés devant leurs bulletins", a ajouté la chancelière. Le nombre élevé d'objets n'est par forcément en cause, selon Mme Righetti-El Zayadi. Ce scrutin était plutôt compliqué en raison de la nature des objets qui allaient par paires, comme les objets fédéraux sur l'AVS et cantonaux sur le PAV et l'impôt auto.

Le taux de participation de 52,57% est "très important". Il est largement au-dessus de la moyenne des onze dernières votations (47%), a relevé avec satisfaction la chancelière.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Votations du 3 mars

Comment a voté votre commune en ce 3 mars?

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Image d'illustration (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Entre l'AVS, le cé qu'è lainô dans la constitution, le PAV ou encore l'imposition des véhicules, c'est un dimanche dense à Genève! Comment a voté votre commune et comment Genève se compare au reste de la Suisse? Radio Lac vous propose de le vérifier avec nos graphiques. Le suivi de ce dimanche de votations est à retrouver ici.

 

Avec Keystone-ATS

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Genève

Satigny: non au crédit pour acheter de nouveaux locaux commerciaux

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Les Satignotes ont dit non dimanche à l'acquisition d'arcades commerciales dans le nouveau quartier des Celliers, le long de la route du Mandement. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La commune de Satigny (GE) ne pourra acquérir des locaux commerciaux dans le nouveau quartier des Celliers. Les Satignotes ont refusé dimanche le crédit de 2,1 millions de francs destiné à cet achat qui était contesté par référendum.

Le crédit a été refusé par 63,81% des votants, avec un taux de participation de 56,96%. L'exécutif voulait acquérir ces espaces commerciaux afin de contribuer au développement de l'économie locale. Il s'agissait aussi de répondre aux besoins de prestations de proximité des habitants de cette commune dont la population a plus que doublé en vingt ans.

Les arcades commerciales se situent dans le nouveau quartier des Celliers au centre du village, le long de la route de Mandement. La Municipalité avait notamment évoqué l'installation d'un magasin de vélos, d'une épicerie de produits du terroir ou d'un fleuriste.

Le PLR et l'UDC s'étaient opposés à cet investissement "disproportionné" et "pas raisonnable". Selon ces deux partis, la commune dispose déjà de locaux commerciaux vacants depuis des mois sur la place du village. La priorité des dépenses doit aller à la construction d'une nouvelle école, à l'encadrement des jeunes et des seniors ou au développement de places de crèche, défendaient-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse accepte une 13e rente AVS à 58%

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La Suisse accepte une 13e rente AVS dimanche. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La Suisse va introduire une 13e rente AVS pour tout le monde. Le peuple et la majorité des cantons ont accepté dimanche par 58,2% des voix l'initiative populaire des syndicats.

La Suisse romande est la championne du "oui". Le Jura arrive en tête des avis favorables avec 82%.

Suivent Neuchâtel (78%) Genève (75%), Vaud (74%), Fribourg (72%), ainsi que le Tessin (71%). Le Valais se situe lui à quelque 64% de votes favorables.

Aussi en Suisse alémanique

Outre-Sarine, neuf cantons ont soutenu l'initiative syndicale, dix l'ont refusée. Le plus fort taux d'approbation se trouve à Bâle-Ville, avec 64%. Dans le canton de Berne, le "oui" atteint 56%. A Zurich, le "oui" l'emporte d'une tête à 52%.

Soleure et Bâle-Campagne ont soutenu l'initiative à plus de 60%, Glaris et Schaffhouse à plus de 56%. Argovie et les Grisons acceptent dans une moindre mesure, autour de 52%.

Dans le camp du "non", on retrouve Thurgovie et St-Gall (51%), Lucerne et Appenzell-Rhodes-Extérieur (53%), Nidwald et Uri (56%), Zoug et Schwyz (58%), ainsi qu' Obwald (60%). Appenzell-Rhodes-Intérieur a refusé à 69%.

La participation s'est élevée à 58%, en forte hausse par rapport aux votations récentes.

Une première

Lancée par l'Union syndicale suisse (USS) ainsi que des organisations féminines et de retraités, l'initiative inscrit dans la Constitution le principe du versement d'une rente de vieillesse supplémentaire, du même montant que celle perçue chaque mois. Cela correspond à une hausse mensuelle des rentes de 8,3%.

Jamais une initiative sur l'AVS n'avait été acceptée en Suisse. Dans un contexte marqué par l'inflation et une perte de pouvoir d'achat, et suite à une campagne tendue, la proposition des syndicats a séduit bien au-delà du camp de la gauche, comme le laissaient présager les sondages.

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Genève

Deux fois oui pour un renforcement des droits démocratiques

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Genève dit deux fois oui pour renforcer les droits démocratiques. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève va faciliter l'accès aux droits démocratiques. Le peuple a largement accepté dimanche deux modifications constitutionnelles en ce sens: l'une diminue le nombre de signatures exigées pour les initiatives et les référendums et l'autre suspend le délai de récolte des paraphes à Pâques.

La loi constitutionnelle visant à faire baisser le nombre de signature a été approuvée par 63,20% des votants. Elle est issue de l'UDC et a été soutenue par le MCG et la gauche.

Le nombre de signatures nécessaires est calculé sur la base d'un pourcentage des titulaires des droits politiques. La modification réduit les pourcentages de 3% à 2% pour les initiatives constitutionnelles et de 2% à 1,5% pour les initiatives législatives et les référendums facultatifs.

Le nombre de signatures requises pour faire aboutir une initiative constitutionnelle passerait ainsi en 2024 de 8307 à 5538. S'agissant des initiatives législatives et des référendums, il diminuerait de 5538 à 4153. Les pourcentages sont aussi abaissés en matière communale.

Deux baisses

Selon les partisans de cette mesure, Genève avait placé la barre très haut comparativement à d'autres cantons. A Zurich, qui compte plus de 1,5 million d'habitants, 6000 citoyens peuvent déposer une initiative populaire et 3000 signatures suffisent pour faire aboutir un référendum facultatif. Les délais de récolte y sont aussi plus longs.

Les opposants, soit le PLR et Le Centre et LJS, rappelaient qu'il y avait déjà eu deux baisses des exigences relatives au nombre de signature, en 2021 et en 2017. Le Conseil d'Etat était aussi contre l'abaissement de ces seuils. En diminuant le nombre de signatures requises, le risque est de banaliser, voire de galvauder l'exercice des droits politiques, estimait le Conseil d'Etat.

Partis unanimes

Sans surprise, la deuxième modification constitutionnelle, qui vise à suspendre le délai de récolte des signatures pour les référendums pendant les vacances de Pâques, a été acceptée par 83,58%. Ce changement également initié par l'UDC était soutenu par l'ensemble des partis.

La suspension des délais référendaires à Pâques, à l'instar de ce qui se pratique déjà pendant les fêtes de fin d'année et la pause estivale, participe au bon exercice de la démocratie directe, selon l'ensemble de la classe politique. Elle permet d'effectuer des récoltes de signatures dans de meilleures conditions.

Le Conseil d'Etat était pour sa part opposé à cette mesure. Il craignait qu'elle ne retarde l'entrée en vigueur des lois votées par le Grand Conseil. Le taux de participation s'est élevé à 52,57%.

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