Malbouffe: faut-il interdire la publicité pour les enfants?
La Confédération veut restreindre la publicité pour la malbouffe ciblant les enfants. Une mesure jugée complexe à mettre en œuvre à l'heure des réseaux sociaux et des algorithmes.
Malbouffe: faut-il interdire la publicité pour les enfants?
La Confédération veut restreindre la publicité pour la malbouffe ciblant les enfants. Une mesure jugée complexe à mettre en œuvre à l'heure des réseaux sociaux et des algorithmes.
Le Conseil fédéral souhaite restreindre la publicité pour la malbouffe destinée aux enfants de moins de 13 ans. Cette mesure vise à lutter contre le surpoids et l'obésité, un problème qui touche près d'un enfant sur cinq en Suisse. Dans Le meilleur des réveils, l'équipe débat de la pertinence et de la complexité de cette proposition. Si l’idée est saluée sur le papier, son application semble difficile, notamment sur les réseaux sociaux où les algorithmes ciblent en permanence les utilisateurs avec du contenu culinaire. Les chroniqueurs partagent d'ailleurs leurs propres expériences, avouant être très influencés par ces publicités et suggestions.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Berne veut réduire la publicité pour la malbouffe. La Confédération souhaite en effet restreindre les publicités pour les sucreries et les aliments trop gras ou trop salés qui s'adressent aux enfants de moins de 13 ans. Cette volonté s'explique par le fait que l'obésité et le surpoids touchent près d'un enfant sur cinq en Suisse, ce qui témoigne d'une véritable prise de conscience de cette problématique. Faut-il donc limiter cette publicité? Sur le papier, la réponse semble évidente, mais la mise en œuvre s'annonce compliquée. Pour les moins de 13 ans, c'est une bonne chose, même si on pourrait étendre la mesure aux moins de 16 ou 18 ans.
La principale difficulté est d'appliquer une telle mesure sur les réseaux sociaux. S'il est possible de limiter la publicité sur les médias traditionnels, comment faire sur des plateformes comme Instagram? Un contenu sur cinq peut y concerner la nourriture. Mon algorithme a par exemple complètement compris que j'aimais la bouffe, je suis foutue! Dès que j'ouvre mon téléphone, j'ai des recettes qui apparaissent tout le temps. C'est difficile de résister, surtout à 7 heures du matin, ça donne faim.
Il faut donc légiférer sur ce sujet. La question se pose d'ailleurs pour tout le monde, pas seulement pour les enfants: sommes-nous perméables à ces suggestions, que ce soit dans la publicité ou sur les réseaux sociaux? Quand on voit de la nourriture, et souvent de la malbouffe, cela donne envie. Tout dépend si on a faim ou non au moment où l'on voit la publicité, c'est un facteur qui pèse dans la balance. Par exemple, je suis devenue accro à un certain granola, je pense qu'ils le passent au four avec du miel, c'est terriblement addictif, j'en rêve la nuit!
Certains d'entre nous sont tellement influencés qu'après avoir vu une recette, ils notent les ingrédients et vont faire les courses dans les minutes qui suivent pour la préparer le soir même. Parfois, il suffit qu'on nous parle d'un restaurant pour qu'une réservation soit faite le lendemain. Il n'y a pas d'heure pour la bonne bouffe, ni pour la malbouffe d'ailleurs
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