Le désamorçage : l’art de lâcher du lest au quotidien selon François Michalon
L’art du désamorçage permet d’alléger sa charge mentale pour retrouver un équilibre. Apprendre à lâcher prise sur le superflu est essentiel pour avancer sereinement au quotidien.
Le désamorçage : l’art de lâcher du lest au quotidien selon François Michalon
L’art du désamorçage permet d’alléger sa charge mentale pour retrouver un équilibre. Apprendre à lâcher prise sur le superflu est essentiel pour avancer sereinement au quotidien.
Dans cette émission, il est question de désamorçage, un terme qui fait écho à la charge mentale. Contrairement à l’idée reçue, les « vieux » ne sont pas les seuls à porter ce poids. Le magazine « Vieux » aborde ce sujet avec légèreté. L’idée est de reconnaître ce qui nous appartient réellement et de se libérer du reste. Qu’il s’agisse d’obligations sociales, professionnelles ou familiales, apprendre à lâcher prise est essentiel. Il s’agit de décider consciemment ce qui mérite encore notre énergie. Ce processus, loin d’être un échec, est un espace de liberté et de respiration nécessaire pour retrouver un équilibre et avancer sereinement. Il n’est jamais trop tard pour apprendre à s’alléger.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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François Michelon est expert en désamorçage. J'aime bien ce mot de désamorçage en charge mentale et en burn-out. Tout à l'heure, on parlait de la peur. Là, on parle des vieux, c'est juste. Oui, les vieux, ils ont le droit d'exister. Justement, on dit que les vieux ont des charges, cher Frédéric. Moi, je dis qu'ils sont les seuls à les avoir posées.
Il y a un magazine en kiosque qui s'appelle « Vieux ». Oui, vieux, assumé, revendiqué, presque jouissif. Son numéro 8 titre « Lâcher du lest » et il parle de légèreté, de s'alléger avec l'âge. C'est tout à fait mon univers. On a besoin de lâcher un peu. Antoine de Caunes, 71 ans, irrévérencieux comme au premier jour, en est l'éditorial. Et je dois vous dire, en 20, 30 ans d'accompagnement de dirigeants, que ce titre m'a traversé comme une évidence. Alors, imaginez votre...
Non, c'est vrai, c'est vrai, mais on ne le dit pas. Imaginez votre charge mentale comme un grenier, cher Frédéric. À 30 ans, vous montez les premières caisses. Les ambitions à prouver, les regards à convaincre, la légitimité à construire, puis vous empilez, bien sûr. À 45 ans, le grenier est plein. Vous ne savez plus ce qu'il y a dedans. Mais c'est pour ça qu'il faut faire du ménage. Mais mais vous continuez à monter des caisses par habitude, par peur que si vous vous arrêtez, quelque chose s'effondre. Et puis, un jour, pour certains à 60, pour d'autres à 70 ou 70, vous ouvrez la porte du grenier, vous regardez et vous réalisez que la moitié des caisses sont vides. Que vous portiez le poids d'une charge qui n'existait plus.
Lâcher du lest, ce n'est pas abandonner, c'est enfin faire le tri. Alors, je vous propose trois façons de descendre ces fameuses caisses. Première : distinguer ce qui vous appartient de ce qu'on vous a confié. Une grande partie de notre charge mentale n'est pas la nôtre. C'est celle de nos parents, de notre milieu, de notre génération. Réussir, tenir, ne pas montrer, ces injonctions ont été glissées dans votre grenier sans que vous le demandiez. Là, je donne enfin la permission de les rendre.
Deuxième façon de descendre les caisses : choisir ses batailles et surtout choisir ses retraites. Lâcher du lest, ce n'est pas capituler. C'est décider consciemment ce qui mérite encore votre énergie et ce qui n'en mérite plus. Les vieux qui rayonnent ne sont pas ceux qui ont tout abandonné, ce sont ceux qui ont gardé l'essentiel et posé le reste avec élégance.
Et puis troisième façon de descendre ces caisses : laisser de la place au vide. La charge mentale déteste le silence. Elle remplit tout, s'alléger, c'est tolérer des espaces sans taches, sans projets, sans performance. Ce vide n'est pas un échec, c'est l'espace où la pensée respire.
Et puis enfin, je tiens en ce moment même le numéro 9 de « Vieux », pas encore en kiosque. Et devinez quoi ? Après Lâcher du lest, ils invitent maintenant à un peu de sport. Ce n'est pas une chronique sponsorisée, je précise. Du sport à 70 ans, non, pas pour performer, mais pour habiter son corps autrement que par l'accumulation. Finalement, Vieux a tout compris avant nous. On n'allège pas seulement le grenier de la tête, on allège aussi celui du corps. Antoine de Caunes a eu l'intelligence de comprendre ça à 71 ans et d'en faire un magazine. La vraie maturité ne pèse pas, elle allège. Allégez-vous de ce grenier que vous n'avez plus à porter, cher Frédéric. C'est de là que vous vous élèverez.
C'est lourd. Bah voilà, c'est parti. On se retrouve dans 15 jours pour la dernière avant de lâcher du lest. Avec joie. Absolument. Pour les vacances. Bye-bye.
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