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Le langage du pouvoir au travail : attention aux non-dits... les explications de Deborah Abbott!

Le langage du pouvoir peut dissimuler des intentions toxiques au travail. Avant de réagir hâtivement, il est préférable de diagnostiquer les situations avec curiosité.

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Le langage du pouvoir en entreprise peut parfois masquer une certaine banalité, voire une toxicité, dissimulée derrière des mots en apparence anodins. Ces paroles, loin d'être inoffensives, portent une charge émotionnelle et une intentionnalité forte. Elles peuvent briser la confiance ou au contraire engager les collaborateurs. Face à des situations de management délicates, il est crucial de s'accorder un temps de réflexion avant de réagir. Au lieu de se précipiter vers des solutions radicales comme le licenciement, il est préférable de privilégier la curiosité, d'observer le comportement des employés et de diagnostiquer les problèmes en amont pour mieux les résoudre.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

Alors, il y a quelques minutes, juste avant la pause musicale, nous avons découvert cette très belle histoire que vous nous avez racontée, Deborah Abbot. C’est vrai que le langage du pouvoir devient parfois une banalité dans le bureau et il y a un coût qui est caché à travers ces mots. On poursuit cette discussion avec des actes finalement.

Pas des actes parce qu’en fait, on dit oui oui, ce ne sont que des mots, ça fait pas mal. Et pourtant, en fait les mots, ils portent une certaine énergie. Elles sont livrées avec une certaine tonalité dans un certain contexte. Et oui, ils sont tout à fait des actes. Et la question c’est que combien en fait, à combien de temps est-ce qu’on réfléchit d’abord ? On fait une petite pause, juste des millisecondes.

Non mais là, à ce niveau-là, il y a quand même un manque de bienveillance. On a compris un manque de communication, c’est évident. Mais il y a un manque de bienveillance, hein. C’est important.

C’est ça. Et qu’est-ce que ça fait ? Et ben, en fait les mots, c’est deux choses, soit ça brise la confiance, soit ça embauche l’engagement. Donc c’est soit l’un, soit l’autre, c’est tout simple. Et en fait, il faut revenir à l’intention. Donc en fait, quelle était l’intention derrière son message à elle, donc dans la première, enfin, lors de mon histoire ? Donc j’aimerais revenir sur cet exemple. Et on va parler de la deuxième partie, qui est cette croyance de penser que, bon ben, cette personne, elle ne fout rien au travail. Comment on dit ? Elle rase les murs, on se le dit comme ça.

Oui, c’est ça, les mains dans les poches.

Ou voilà, où on cherche vraiment à la soutenir et qu’elle avance et qu’elle performe dans sa fonction. Et malgré ça, à la fin de l’année, c’est toujours la même évaluation et rien qui se passe. Mais avant avant de dire voilà, on va on va virer cette personne-là, c’est pourquoi ne pas apporter une certaine curiosité avec la personne et se dire peut-être qu’on va poser les quelques questions et faire un diagnostic en premier. Parce que qu’est-ce que j’ai dit en fait, ma deuxième réaction ? Ma deuxième réaction à la table, j’ai dit, ben en fait, on parle de licenciement, on croit que c’est vraiment la solution, mais ça a un coût qui est très élevé. Un coût culturel, donc la la la la culture de la peur, un coût réputationnel et un coût bien évidemment direct qui est, ben en fait, il faut retourner dans le processus de recrutement, et cetera.

Donc en fait, la question c’est, euh, la solution c’est plutôt voilà, quelle est la situation où on se trouve, quel est le comportement conjoncturel ou pas, et quel est l’impact qu’il a sur nos, euh, co-collègues.

Voilà. Vous avez la clé en ce moment, vous qui êtes derrière le poste. Cette chronique est à revisionner sur radiolac.ch/podcast ou vous allez même sur, euh, la page de l’émission, il suffit de demander et vous allez trouver les solutions grâce à Deborah Abbot. Merci infiniment Deborah.

Merci Fred.

On se retrouve dans 15 jours.

Dans 15 jours.

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