Rejoignez-nous

Le langage du pouvoir au bureau : l'art de la communication avec Deborah Abbott!

Deborah Abbott analyse le "langage du pouvoir" et son impact sur la culture d’entreprise. Elle met en lumière les risques des comportements toxiques au travail.

Publié

le

Deborah Abbott, experte en culture d’entreprise, aborde le thème du "langage du pouvoir" dans le cadre professionnel lors de cette émission sur Radio Lac. Elle illustre son propos avec une anecdote personnelle survenue lors d'un séminaire d'entreprise, où une remarque désobligeante sur la performance des employés a révélé des problèmes de communication et de management. Deborah souligne que ces expressions, perçues comme banales, peuvent être le signe d'une culture d'entreprise toxique, nuisant au bien-être et à la santé mentale des collaborateurs. Elle encourage les entreprises à privilégier une culture de la performance durable, basée sur le respect mutuel plutôt que sur l'humiliation.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

On parle de culture d'entreprise aujourd'hui avec notre pro dans le domaine, elle nous rejoint tous les 15 jours sur Radio Lac et c'est le fun de l'avoir une fois de plus ce matin avec nous, Deborah Abbott. Bonjour Deborah. On parle de quoi aujourd'hui ?

Alors aujourd'hui, on va parler toujours dans le contexte de la culture organisationnelle. C'est le langage du pouvoir au bureau. Et qu'est-ce que ça signifie ?

C'est la question que je vous pose. Alors, et ben en fait, je vais commencer avec une une petite, une vraie petite histoire qui m'est arrivée la semaine passée. J'intervenais auprès d'un client organisationnel, donc au sein d'une entreprise et on était, j'étais avec un groupe de 11 personnes, des cadres, et puis que des cadres, oui. Et voilà, un atelier sur 3 heures.

Et on avait fait une simulation de business, donc un cas, un cas d'étude et à la fin, on faisait un débrief. Et donc là c'est on ouvre le groupe. Et là, en fait, bah il y a eu quelque chose un petit commentaire qui est sorti presque avec un ton triomphant, si si ça se dit, comme ça. Euh par une une des personnes qui était dans la salle, qui a dit "Ah bah, franchement, voilà, si on s'investit avec dans dans son collègue avec du coaching, du mentoring et du soutien et malgré ça, la la la performance ne s'améliore pas, et ben, on la vire."

Ah ouais.

Comme ça, voilà, et C'est un peu violent quand même. Un peu, un peu violent. Et ce qui était encore plus intéressant, c'est après coup, qu'est-ce qui s'est passé ? Et en fait, il y avait La réaction des autres. En fait, est-ce que, est-ce que d'après vous, vous croyez qu'il y avait une réaction ? Il y avait aucune. Il y avait un silence total. Il y avait même pas de d'expression d'étonnement, il y avait même pas d'objection ou quoi que ce soit.

Donc, vous avez repris la parole.

Et donc là, je me suis dit "Waouh ! En fait, il y a il y a deux il y a deux problèmes ici." En fait, déjà dans un premier temps, il y a un problème de de communication, de forme et et en fait, la personne qui a qui a sorti ça comme ça, elle s'est pas rattrapée derrière non plus. Donc euh c'était tout à fait Elle n'a pas voulu s'excuser en fait. Euh non, mais elle, ouais, mais pourquoi faire ? Pourquoi s'excuser ? C'était tout à fait, elle savait très bien ce qu'elle ce qu'elle avait dit et que elle restait sur son terrain.

Et en fait, donc la forme, ça veut dire, mais il y a aucune, à aucun moment est-ce qu'elle s'est dit "Ben peut-être qu'il y a un certain impact, peut-être que mon message, voilà, qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça ça nourrit, quel est le message sous-jacent ? Quelles sont les répercussions des personnes autour de la table ?" Non, rien de ça. Et deuxième chose, c'est la croyance que euh euh que bien plus souvent qu'on souhaite le croire, c'est que "Oh ben finalement on va on va licencier cette personne, c'est la meilleure solution." Ah, le pouvoir.

Et ben ça revient toujours au pouvoir. Et donc en fait, c'est c'est qu'est-ce que ça représente ? Donc ce moment-là, je me suis dit "Mais si c'est une normalité, une banalité ce qu'elle a dit, qu'est-ce qui se passe ? Ça veut dire que c'est accepté, c'est toléré ?" C'est ça. Voilà, c'est institutionnalisé Dans l'entreprise même. dans l'entreprise, et donc cette dureté qui qui veut représenter l'efficacité, cette humiliation comme franchise et tout ça, eh ben en fait, c'est l'animal de la toxicité. Et rendre cette culture toxique, eh ben en fait, c'est l'animal qui grignote au bien-être et à la santé mentale de ses employés.

Et donc la question, première chose, c'est est-ce qu'on veut euh est-ce qu'on veut tolérer ce genre de langage ou est-ce qu'on qui qui finalement, qui va vraiment grignoter à au bien-être, ou est-ce qu'on veut pouvoir euh apporter une culture qui encourage la performance durable ?

Alors justement, on va poursuivre cette discussion dans quelques minutes, on marque juste une pause musicale, on se retrouve dans trois petites minutes. À tout de suite. Merci.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

CultureIl y a 2 minutes

Festi'neuch: 60'000 personnes en fête sur les Jeunes-Rives

La 25e édition de Festi'neuch s'est déroulée sans problème sécuritaire ou sanitaire majeur. Les 60'000 festivaliers étaient heureux de retrouver...

EconomieIl y a 40 minutes

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum....

InternationalIl y a 51 minutes

Cdm: Alessandra Keller 3e à Leogang

La Suissesse Alessandra Keller s'est hissée au 3e rang dimanche lors de la troisième manche...

SuisseIl y a 1 heure

Refuser l'uniforme en 1989: récit d'un réfractaire à l'armée

Jusqu'en 1996, tout homme suisse était soumis à un service militaire obligatoire. Marcel*, "grande gueule...

Suisse RomandeIl y a 1 heure

[ITW] Action sur le Léman: «Le but était de dénoncer la complicité de la Suisse»

Une vingtaine d’embarcations ont navigué sur le Léman en marge du sommet du G7 à...

GenèveIl y a 2 heures

Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus

Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des...

SuisseIl y a 2 heures

Bâle-Ville introduit une part quasi généralisée d'impôt à la source

Bâle-Ville devrait introduire un forfait quasi généralisé d'impôts retenus à la source. Seules les plus...

SuisseIl y a 2 heures

Reconnaissance des aînés dans la Constitution neuchâteloise

La population neuchâteloise a accepté très largement dimanche l'introduction d'une disposition sur le droit des...

SuisseIl y a 2 heures

Les Suisses rejettent l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions"

Les Suisses ont rejeté dimanche l'initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions", selon une...

SportIl y a 2 heures

Football: Infantino rend hommage aux victimes de Crans-Montana

Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a évoqué le drame de...

Ces vidéos peuvent vous intéresser