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60 ans de la Coupe du monde 1966 avec René-Pierre Quentin

L’ancien footballeur René-Pierre Quentin se souvient de la Coupe du monde 1966. Il revient sur cette époque où le football était bien moins professionnalisé qu’aujourd’hui.

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Dans "Le truc en plus" sur Radio Lac, Sophie Gaillard et Benjamin Smadja reviennent sur la Coupe du monde de football de 1966, il y a exactement 60 ans. Invité de l’émission, René-Pierre Quentin partage ses souvenirs de cette époque où la Nati a marqué un but unique, œuvre d'un Valaisan, face à l'Angleterre. L'ancien joueur évoque une période où le football était bien moins professionnalisé qu'aujourd'hui, soulignant le plaisir de participer malgré les difficultés de qualification. Alors que la Suisse se prépare pour le Mondial 2026, cette plongée nostalgique rappelle l'évolution fulgurante du sport et du statut des joueurs.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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La Coupe du monde bat son plein, on se replonge avec vous dans les souvenirs. 1966, il y a 60 ans exactement. Ça ne rajeunit pas, on n’était pas là niveau niveau. La Suisse rentrait de la Coupe du monde en Angleterre avec trois défaites concédées en trois matchs. La Nati avait marqué un seul but, l'œuvre d'un Chablésien, René-Pierre Quentin, qui est de Collombey. C'est Thierry Nicolet de Radio Chablais qui l'a rencontré. Sa mémoire, vous allez l'entendre, est encore excellente.

C'était ma spécialité de marquer des buts sur des centres. Et par la suite, j'en avais même marqué un deuxième contre l'Espagne. Il a été annulé, je ne me souviens plus pourquoi. J'ai eu l'impression, sur le moment, que c'était pas possible qu'on gagne contre l'Espagne. On menait 2-0 à ce moment-là. Annulé, j'ai jamais compris pourquoi.

Alors il faut dire que l'équipe de Suisse de l'époque n'était pas celle d'aujourd'hui. Non non, le statut n'était d'ailleurs pas si professionnel que ça. Rien d'insultant là-dedans, c'est pas moi qui le dis, c'est René-Pierre Quentin. On peut prendre ça comme du sport loisir. On travaillait tous, tout le monde travaillait. On s'entraînait le soir, trois fois par semaine et le dimanche on allait jouer avec les copains. C'était un peu ça, c'était pas c'était de l'amateurisme à 100 %.

C'est un autre univers cette Coupe du monde 1966, particulière, à plus d'un titre d'ailleurs. Oui parce que la coupe elle-même, la physique avait été volée et juste avant le début de la compétition. Et puis c'était un chien, Pickles, un Border Collie qui l'a retrouvé lors de sa balade un soir, emballé dans du papier. Et on a dit ça y est, grâce à Pickles, on a retrouvé la Coupe.

C'est dingue. Alors on ne sait pas si René-Pierre Quentin a vu Pickles, mais en tout cas, lui et ses coéquipiers, ils ont vu les vedettes. C'est vrai que pour nous, c'était un grand honneur de participer à la Coupe du monde. Surtout que c'était difficile de se qualifier déjà. Il y avait que 16 équipes qui étaient prises pour ce tournoi. Après, c'est vrai que sur place, on était vis-à-vis des grandes équipes mondiales, on courait pas dans la même catégorie. C'est comme si vous faites une course de voiture maintenant, une Formule 1, et puis vous prenez une voiture de tourisme, c'était exactement ça.

Voilà donc pour 1966, mais là on est en 2026, la Nati s'est bien professionnalisée depuis, Benjamin. Avec un premier match face au Qatar, contrasté, je veux dire comme ça. Et René-Pierre Quentin a un avis. Ils sont capables de faire beaucoup mieux que ce qu'ils ont fait contre le Qatar. C'est peut-être pas une mauvaise chose non plus qu'ils aient été contraints de concéder le match nul. Peut-être qu'ils vont se ressaisir pour la suite et certainement que ça va se passer comme ça.

Alors, si à 82 ans, on a sa forme, et bien on sera content, Benjamin ! Mais oui, mais oui, j'espère bien ! J'espère bien. Non, mais il est encore vraiment vraiment d'attaque, René-Pierre Quentin, ça fait très plaisir de l'entendre. Et bien merci pour ces souvenirs, il y a 40 ans. Il y a déjà 40, non 60. 60, 40 ans. Je comprends qu'on Radio Lac, les anniversaires et tout... 60 et non pas 40, Sophie. Oui, c'est ça ! Merci beaucoup, Benjamin ! Le truc en plus, vous le retrouvez en podcast sur radiolac.ch. Merci.

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