Découvrez les secrets du Jardin botanique de Genève
En période de canicule, le Jardin botanique de Genève offre un refuge végétal rafraîchissant. Ses arbres centenaires et systèmes de brumisation permettent de tempérer efficacement les fortes chaleurs estivales.
Découvrez les secrets du Jardin botanique de Genève
En période de canicule, le Jardin botanique de Genève offre un refuge végétal rafraîchissant. Ses arbres centenaires et systèmes de brumisation permettent de tempérer efficacement les fortes chaleurs estivales.
En pleine période de canicule, le Jardin botanique de Genève offre un refuge rafraîchissant aux citadins. Grâce à ses nombreux arbres centenaires et à ses systèmes de brumisation, ce lieu permet de supporter les fortes chaleurs urbaines. Plus de 11 000 espèces de plantes y sont cultivées, un travail colossal qui exige un suivi rigoureux. Nathalie Mivelaz Tirabosco, responsable communication, explique que le jardin est également un lieu d'adaptation où les équipes testent la résistance de végétaux face au changement climatique. Entre culture et préservation, ce jardin constitue un pilier essentiel, aussi bien pour la biodiversité que pour le bien-être des visiteurs en quête de fraîcheur.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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On parlait chaleur tout à l'heure, des températures caniculaires forcément et on est nombreux à choisir un petit peu des options : ventilateurs, climatiseurs, brumisateurs. Il faut savoir qu'en plein cœur de Genève, il existe un endroit où il fait souvent quelques degrés de moins qu'en ville, où on peut flâner à l'ombre avec des arbres centenaires, découvrir des milliers d'espèces végétales et puis voyager aussi. Pour en parler ce matin, on va recevoir dans ce studio Nathalie, responsable communication du Jardin botanique de Genève. Bonjour Nathalie. Bonjour. Merci d'être avec nous sur Radio Lac. Avec plaisir. Alors pour le coup Nathalie, c'était pas fait exprès, à la base on s'était dit "Tiens, et si on parlait un petit peu du jardin botanique, on en parle pas assez". C'est vrai que les Genevois sont nombreux à y aller de temps en temps, mais pas tous. C'est vrai, ça tombe bien en cette période de grandes chaleurs. Le Jardin botanique de Genève tient à cœur aux Genevoises et aux Genevois. Mais effectivement, les gens viennent, se promènent. Il y a plein de choses à faire, il y a vraiment des quantités d'activités à découvrir et surtout, plus de 11 000 espèces de plantes que nos équipes cultivent, qui sont souvent rares, menacées et qui viennent du monde entier. On constate vraiment une réelle différence de température entre le Jardin botanique et le centre-ville de Genève. Oui, bien sûr. Déjà, on est un petit peu à l'extérieur, il y a de la végétation, on a des arbres centenaires qui sont à différents lieux du jardin, qui amènent beaucoup d'ombre et de fraîcheur. Et puis en période de canicule, il y a nos serres, on a trois grandes serres. Ça peut paraître contre-intuitif, mais en été quand il fait très chaud, il fait beaucoup plus frais à l'intérieur des serres. C'est un phénomène qui vient du fait que nos jardiniers et jardinières arrosent les plantes et encore plus en période de canicule. Il y a aussi de la brumisation dans les serres pour amener de l'humidité. Cette projection de gouttelettes très fines permet d'absorber la chaleur, faire monter le taux d'humidité et rafraîchir. Ce qui fait que quand vous venez au Jardin botanique de Genève et qu'il fait très chaud, vous êtes au frais, vous êtes bien. Moi, je me demandais, avec cette chaleur, il y a aussi des adaptations qui doivent être faites, il y a certaines espèces qui doivent aussi mal supporter, non ? Oui, exactement. On a fait un sujet sur notre site internet là-dessus. On développe vraiment le fait que, nous, on souffre de la chaleur et les plantes aussi souffrent de la chaleur. C'est un vrai défi au quotidien pour nos équipes, déjà sans chaleur de cultiver ces plantes qui viennent du monde entier, ici à Genève, que ça soit des plantes alpines ou des plantes sous serres. Et quand il y a des périodes de canicule comme ça qui sont très très chaudes, ça devient encore plus compliqué. Je peux vous donner un exemple : on cultive dans le secteur de nos rocaille qui est le secteur des plantes alpines, les Edelweiss, et c'est vrai que souvent le public arrive et demande à nos équipes "Où est le Edelweiss, etc.". Pendant longtemps, les Edelweiss, on a cultivé dans un massif qui est au soleil, etc. C'était déjà un défi, puisqu'on cultive ici en plaine une plante d'altitude. Mais aujourd'hui, on se rend compte, nos jardiniers et jardinières se rendent compte que ça devient de plus en plus difficile. Ils continuent à la cultiver dans ce lieu, mais elle dure beaucoup moins longtemps et ils l'ont déplacé à un autre endroit dans les rocailles, à côté d'une cascade qui n'est pas du tout l'endroit où normalement cette plante a tendance à prospérer. Ils se rendent compte qu'en fait la plante change de morphologie, ça veut dire qu'elle devient beaucoup plus longue et allongée. Elle s'adapte, elle change. C'est un vrai défi. Par exemple, tout ce qui est plantes méditerranéennes, ça marche bien, elle prospère. Nos jardiniers et jardinières font aussi beaucoup de tests d'acclimatation avec des palmiers, des bananiers, plein d'espèces pour voir comment ils résistent. Combien d'employés bossent au Jardin botanique ? On parlait de jardiniers, jardinières, les botanistes, notamment. Il y a environ 100 personnes qui travaillent. C'est des jardiniers, jardinières, c'est beaucoup de scientifiques aussi, des médiateurs et des médiatrices scientifiques aussi qui accueillent le public pour expliquer le monde végétal et les champignons. C'est vraiment une palette très large. Bon, on va continuer d'en parler parce que je crois, Nathalie, que vous proposez beaucoup de choses.
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