Barbecue: le dernier refuge de la virilité masculine?
Pour beaucoup d'hommes, le barbecue n'est pas que de la cuisson. C'est une quête spirituelle, une relation mystique avec la viande et le dernier bastion de leur virilité.
Barbecue: le dernier refuge de la virilité masculine?
Pour beaucoup d'hommes, le barbecue n'est pas que de la cuisson. C'est une quête spirituelle, une relation mystique avec la viande et le dernier bastion de leur virilité.
Pour de nombreux hommes, le barbecue est bien plus qu'un simple repas: c'est une véritable quête spirituelle, le dernier refuge de leur virilité. Dès les premiers rayons de soleil, ils renouent avec un instinct de chasseur-cueilleur, contemplant leur côte de bœuf avec une émotion quasi religieuse. Pendant que l'homme est au plus près du feu sacré, sa compagne gère toute la logistique du repas, des salades au cousin végan. Que faire si votre passion est tournée en dérision? La chroniqueuse conseille l'honnêteté: avouez que votre virilité se résume désormais à cet espace restreint entre la tireuse à bière et votre grill.
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Une question de Simon: «Ma femme se moque de ma passion pour le barbecue. Que faire?»
Mon cher Simon, nous sommes officiellement rentrés dans cette période de l'année où les hommes renouent avec leur instinct de chasseur-cueilleur. Dès les premiers rayons de soleil, ils répondent à cet appel primitif du feu sacré et retrouvent cette connexion mystique avec leur entrecôte. Moi-même, cher Simon, je surprends mon mari dans un état contemplatif devant sa côte de bœuf de 1,8 kg, qu'il a choisie comme on adopte un animal de compagnie.
Les anthropologues cherchent encore le chaînon manquant entre l'homme moderne et ce besoin irrépressible de faire du feu dehors pour y cuire un animal mort. Car un barbecue, ce n'est pas faire à manger. Sinon, on ferait des chipos-merguez à la poêle et on passerait à autre chose. Le barbecue chez un homme, c'est une quête spirituelle, c'est la philosophie du gastronome. Il contemple ses braises avec une émotion qu'il n'aura jamais, même devant ses propres enfants à la maternité.
Pendant ce temps-là, la femme, enfin que dis-je, Bobonne, gère la réalité logistique de ce repas tribal: les salades, l'apéro, le rosé, la table, les enfants et aussi ce cousin végan qu'il faut isoler du reste du troupeau. Mais tout ça n'a évidemment pas la dimension quasi religieuse du plateau de barbaque, le Graal que l'homme amène à table tel un chef de village qui apporterait le feu à sa tribu, et qui attend silencieusement la validation de son peuple sur la cuisson basse température de son gigot.
Donc dites-vous, Simon, que votre femme se moque surtout de la relation quasi adultère que vous entretenez avec vos côtelettes de veau, à coups de chuchotements équivoques: «Magnifique», «Quelle beauté», «Ça frémit». Je vous recommande donc l'honnêteté avec votre femme. Avouez-lui qu'après des siècles de domination masculine, votre virilité est désormais réduite à un périmètre restreint entre la tireuse à bière et votre barbecue Weber.
Touchée par cette déclaration, elle comprendra et fera preuve de plus de tolérance en réalisant qu'autrement, vous finirez émasculé devant une poêlée de pousses de soja revenues à la plancha.
Sur ce, bonne dégustation, cher Simon.
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