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Economie

Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens

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Des sirènes d'alerte ont également retenti dans la capitale Téhéran et la défense antiaérienne a été activée. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

A chaque attaque de navire dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions entre Téhéran et Washington, les Etats-Unis répliqueront par des frappes sur des infrastructures civiles iraniennes, a averti mercredi Donald Trump, malgré le très élevé coût de la guerre.

Les hostilités, qui ont repris le 7 juillet, ont réveillé les inquiétudes des marchés sur l'approvisionnement en hydrocarbures alors que le stratégique détroit est de nouveau verrouillé par l'Iran et que les ports saoudiens sont sous la menace d'un blocus des rebelles yéménites.

Le baril de Brent, référence internationale, est monté mercredi au-dessus des 95 dollars pour la première fois depuis près de six semaines, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord mi-juin entre Washington et Téhéran.

Les bombardements américains se succèdent désormais sur le sol iranien, et le marasme économique s'accentue dans un pays affaibli par des décennies de sanctions internationales.

"Nous avons encore du mal à subvenir à nos besoins les plus élémentaires et maintenant nous devons en plus faire face aux ravages de la guerre", se désespère Aïda, une brodeuse de 34 ans d'Iranshahr (sud-est) jointe par l'AFP à Paris, déplorant l'inflation, la pauvreté et "les missiles sur nos villes chaque nuit".

En début d'après-midi mercredi, un missile américain a touché l'île de Larak, située dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars, précisant que les autorités tentaient de déterminer "l'étendue des dégâts potentiels". La télévision d'Etat a de son côté signalé des explosions sur l'île ainsi qu'à Sirik, ville portuaire du sud de l'Iran.

Dans la nuit, la grande ville de Tabriz (nord-ouest) et la province du Khouzestan, proche du Golfe, avaient été ciblés, selon des médias officiels iraniens, tandis que des explosions étaient rapportées à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire du pays.

Des sirènes d'alerte ont également retenti dans la capitale Téhéran et la défense antiaérienne a été activée.

Plus de 37 milliards

Le président américain a assuré mardi n'en avoir "pas fini du tout" avec l'ennemi iranien.

Déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains, la guerre est pourtant impopulaire aux Etats-Unis: selon le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, elle a déjà coûté 37,5 milliards de dollars. Il a défendu mardi la demande du gouvernement d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone, jugée "urgente" et "nécessaire".

Au coeur du différend, le contrôle de Téhéran sur Ormuz: la République islamique n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant, et veut instaurer des frais de service.

"A partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz (...), les Etats-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés près de, ou dans, la capitale Téhéran", a lancé mercredi sur sa plateforme Truth Social le président américain.

"Nous restons ouverts à la diplomatie", a souligné de son côté le secrétaire d'Etat Marco Rubio auprès de journalistes, en marge d'une réunion à Manille. "Mais pour l'heure, (les Iraniens) ne semblent pas prendre cela au sérieux".

Plus tôt, il s'était inquiété d'un "très dangereux précédent" en cas de maintien du contrôle de l'Iran sur Ormuz, rappelant que la Chine, important partenaire économique de Téhéran, était "opposée à toute forme de péage ou de restriction".

Depuis la reprise du conflit, qui a fait voler en éclats le cessez-le-feu arraché en avril, l'Iran a resserré son étau sur cette voie stratégique, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures.

Menaces des Houthis

En représailles aux frappes américaines, l'Iran riposte chaque jour en attaquant des pays alliés à Washington dans la région.

En Jordanie, l'armée a intercepté des missiles et des drones iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, a dit y avoir visé des bases américaines. En conséquence, l'Union européenne (UE) a déconseillé aux compagnies aériennes européennes de survoler la Jordanie.

Des sirènes d'alerte ont aussi retenti à Bahreïn, où un correspondant de l'AFP a entendu une explosion.

De l'autre côté de la péninsule arabique, les rebelles houthis yéménites ont annoncé, après des échanges de tirs la semaine dernière, un blocus des ports d'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde. Comme pendant la guerre de Gaza, quand ils avaient mené des attaques de drones et de missiles dans la zone.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié mardi pour la première fois au moins deux navires chargés de brut saoudien faisant demi-tour en mer Rouge.

Le Pakistan, pays médiateur entre Téhéran et Washington et où s'est rendu en début de semaine le ministre de l'Intérieur iranien, s'est dit "profondément inquiet des tentatives visant à entraîner le Royaume d'Arabie saoudite dans le conflit".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Ceuta: Meta et TikTok renforcent la lutte contre la désinformation

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L'UE a annoncé que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leur dispositif de lutte contre la désinformation liée à la crise migratoire à Ceuta. (archive) (© KEYSTONE/EPA/REDUAN)

L'UE a annoncé mardi que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leur dispositif de lutte contre la désinformation liée à la crise migratoire à Ceuta, sans exclure d'imposer à terme des obligations supplémentaires aux géants de la tech.

D'après plusieurs experts, une vague de désinformation sur les réseaux sociaux a largement contribué à la ruée de dizaines de milliers de personnes vers cette enclave espagnole en Afrique du Nord. Parmi les rumeurs ayant circulé figurait notamment celle selon laquelle la frontière avec le Maroc était ouverte.

Après cette crise, qui a provoqué de vives tensions diplomatiques entre certains membres de l'UE, Bruxelles a organisé plusieurs réunions avec Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram, ainsi qu'avec TikTok.

Un accord a alors été trouvé pour créer un outil de communication dédié sur la question des migrations vers Ceuta, réunissant plateformes et fact-checkeurs sous l'égide de l'UE, afin de rendre encore plus rapide le signalement de contenus faux ou trompeurs.

"Grâce à ce mécanisme, les plateformes peuvent recevoir de meilleures informations de la part des personnes chargées de la vérification de faits", a expliqué un porte-parole de l'exécutif européen, Balazs Ujvari.

"Pour l'instant, nous estimons que c'est un outil efficace. Mais, bien sûr, si nécessaire, nous sommes prêts à aller plus loin", a-t-il ajouté.

Ce mécanisme peut être activé en période de crise dans le cadre des puissantes règles européennes sur le numérique. Ce qui, d'après Bruxelles, a été fait de façon volontaire par les plateformes, en coordination avec la Commission.

Un porte-parole de Meta a indiqué qu'une équipe "surveillait la situation à Ceuta en temps réel et supprimait les contenus qui enfreignent nos politiques, notamment ceux qui proposent, facilitent ou recherchent des services de trafic de migrants".

L'AFP, comme d'autres médias dans le monde, est rémunérée par certaines plateformes technologiques (Meta, Google) dans le cadre de la lutte contre la désinformation. Elle travaille avec Meta en Espagne.

TikTok a également souligné qu'il appliquait des règles strictes contre les contenus encourageant ou facilitant le trafic de migrants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Onze Français détenus en Thaïlande pour trafic de drogues

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Onze jeunes Français ont succombé à un "plan Thailande": ils sont détenus pour trafic de drogue alors qu'ils pensaient transporter des téléphones. (image symbolique) (© KEYSTONE/EPA/BARBARA WALTON)

Onze jeunes Français sont détenus depuis le début de l'été en Thaïlande après avoir été arrêtés dans un aéroport avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages, a indiqué mardi à l'AFP une source policière. Ils pensaient transporter des téléphones.

Selon les témoignages de proches de certains de ces jeunes recueillis par le quotidien Libération, ils ont répondu sur le réseau social Snapchat à un "plan Thaïlande" : leur séjour dans ce pays d'Asie du Sud-Est était intégralement payé et en contrepartie, ils devaient rapporter une valise remise par une tierce personne et contenant soi-disant des téléphones portables.

La proposition émanait d'un gérant d'une société d'achat-vente de smartphones et, selon leurs proches, les Français ignoraient le contenu réel des valises, d'après Libération qui a recensé au moins cinq jeunes âgés de 18 à 26 ans arrêtés dans un aéroport en Thaïlande mais aussi à Hong Kong.

"La situation de nos compatriotes est suivie avec attention par les services compétents du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à Paris, qui sont en contact avec leurs familles", a précisé une source diplomatique à l'AFP.

L'AFP a recueilli le témoignage d'une femme, Amira (prénom modifié), dont le beau-frère Elias, un aide-déménageur de 20 ans vivant à Amiens (nord), a été arrêté alors qu'il "devait repartir de Thaïlande le 14 juillet pour Hong Kong, puis Londres, puis Paris", avec un autre Français prénommé Ibrahim.

"Choqués"

Dans leur "valise, cadenassée", dont ils "n'ont pas le code", ils ont découvert avec les douaniers "16,8 kilos de cannabis". "Ils sont restés choqués, ils ne s'y attendaient pas du tout", affirme Amira.

Elias "a été contacté via Snapchat par une personne qui lui a envoyé des flyers 'plan Thaïlande'" assurant que "c'est 100% légal, encadré, que c'est pour des téléphones, que c'est une durée d'une semaine, qu'il y a une rémunération. Tous les frais sont payés, billets, hébergement sur place", relate-t-elle.

"Il a été victime d'un 'plan Thaïlande'. Il s'est fait avoir", ajoute-t-elle.

"Nous avons des investigations en cours sur ce phénomène dont nous avons effectivement connaissance", a indiqué à l'AFP le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

"Notre objectif est d'identifier les commanditaires et les réseaux potentiels, de comprendre les modalités des passages: comment ces jeunes sont recrutés, pris en charge, s'il y a d'autres personnes qui interviennent", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Protection salariale: rejet en commission de la mesure controversée

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Accroc dans les débats au Parlement sur le paquet d'accords Suisse-UE: la mesure controversée garantissant la protection des salaires est rejetée en commission (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La mesure controversée garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE, vacille. La commission de l'économie du Conseil des Etats la rejette par 8 voix contre 4 et 1 abstention, jugeant qu'elle ne concerne pas directement le paquet.

"La mesure 14" vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise. La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois.

Dans le détail, elle concerne les représentants élus des travailleurs, les membres d'un organe paritaire de gestion d'une institution de prévoyance et les membres de comités nationaux de branches disposant d'une convention collective de travail étendue. Lorsqu'un employeur a l'intention de licencier l'une de ces personnes, il doit engager une procédure de préavis avec celle-ci, dans le but de trouver une solution et d'éviter le licenciement.

Une minorité craint que la Suisse ne figure sur la liste noire de l'Organisation internationale du travail sans cette adaptation, indiquent mardi les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Brésil: net ralentissement de l'inflation en juillet

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Le président Luiz Inacio Lula da Silva a réussi à endiguer la hausse de l'inflation. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Andre Borges)

L'inflation au Brésil a nettement ralenti en juillet pour s'établir à 4,44% sur un an, revenant à l'intérieur de la fourchette visée par le gouvernement Lula à deux mois de la présidentielle, selon les chiffres officiels publiés mardi.

Luiz Inacio Lula da Silva va briguer un quatrième mandat non consécutif en octobre et le coût de la vie figure parmi les principales préoccupations des électeurs.

L'inflation mensuelle s'est élevée à 0,07%, contre 0,16% en juin, à la faveur d'une nouvelle baisse du prix des produits alimentaires, selon l'institut de statistiques IBGE.

Sur 12 mois, elle figure à nouveau à l'intérieur de la fourchette visée par les autorités, entre 1,5% et 4,5%, après avoir été au-dessus en mai puis en juin.

Le coût des carburants a également fortement reculé en juillet (-1,44%), mais le gouvernement Lula reste attentif aux remous provoqués par la guerre au Moyen-Orient. Les autorités ont mis en place des subventions pour contenir la hausse des prix à la pompe.

La semaine dernière, la Banque centrale a abaissé pour la quatrième fois de suite son taux directeur, principal outil pour contrôler l'inflation.

Mais ce taux, désormais fixé à 14%, demeure un des plus élevés au monde, au grand dam de Lula, pour qui les taux d'intérêt élevés entravent la croissance.

Le président de gauche est légèrement en tête dans les derniers sondages, qui projettent un second tour face à Flavio Bolsonaro, fils de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Les employeurs suisses toujours peu disposés à embaucher

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Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Après un deuxième trimestre morose, les perspectives d'emploi pour le troisième trimestre 2026 restent stables mais à leur plus bas niveau depuis 2021 pour cette période de l'année.

Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle.

Les employeurs suisses envisagent donc les mois de juillet à fin septembre avec beaucoup de prudence. La prévision nette d'emploi (PNE), corrigée des variations saisonnières n'augmente que d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 19%, rapporte le rapport trimestriel de Manpower paru mardi.

Alors que la Suisse occupait depuis longtemps les premières places en comparaison mondiale, la PNE suisse se situe désormais à 7 points de pourcentage en dessous de la moyenne mondiale.

"Les entreprises suisses ont gagné en sécurité de planification. Dans le même temps, de nombreux employeurs restent prudents face à la baisse de la demande sur les principaux marchés d'exportation. Cela explique pourquoi les intentions d'embauche, bien qu'en légère hausse, restent inférieures à la moyenne internationale", explique Eric Jeannerod, directeur national de ManpowerGroup Suisse, cité dans un communiqué.

L'IA comme atout

Une enquête complémentaire menée par Manpower montre par ailleurs que les compétences techniques liées à l'intelligence artificielle (IA) sont grandement valorisées et ont de plus en plus d'influence directe sur l'évolution des salaires.

Ainsi, pas moins de 56% des employeurs suisses déclarent être prêts à verser une prime salariale pour les compétences en matière d'application de l'IA. Dans les entreprises comptant plus de 250 collaborateurs, ce chiffre atteint même 66%. "Cela soulève la question de savoir si les PME n'accordent pas encore la même importance à l'IA ou si elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour rémunérer davantage ces compétences", souligne l'étude.

Les compétences relationnelles sont encore plus recherchées. Les employeurs seraient 66% prêts à payer davantage pour des compétences en communication et en travail d'équipe. Le professionnalisme et l'éthique professionnelle (60%), la capacité d'adaptation (59%) ainsi que l'esprit critique et la capacité à résoudre des problèmes (57%) sont également très appréciés.

Les applications d'IA ainsi que les initiatives de formation continue ont joué le rôle le plus important en tant que moteurs de productivité au cours des douze derniers mois. Plus de la moitié des entreprises (51%) indiquent que l'utilisation d'outils d'IA pour les tâches quotidiennes a eu un impact positif sur la productivité globale au cours de l'année écoulée. Elles sont 43% à attribuer les gains de productivité à l'automatisation des processus assistée par l'IA ainsi qu'aux formations visant à utiliser plus efficacement les outils d'IA.

"Il est également intéressant de noter que 33% considèrent que le retour au bureau ou le renforcement du travail sur site a un impact positif sur la productivité", note l'enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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