Bilan du Salon du Livre à Genève
Le Salon du Livre de Genève a attiré des milliers de visiteurs à Palexpo. L'émission revient avec humour sur notre rapport parfois complexe aux livres et à la lecture.
Bilan du Salon du Livre à Genève
Le Salon du Livre de Genève a attiré des milliers de visiteurs à Palexpo. L'émission revient avec humour sur notre rapport parfois complexe aux livres et à la lecture.
Le Salon du Livre de Genève à Palexpo a attiré 60 000 personnes ce weekend. L'événement, parfois concurrencé par Festi'choc, a vu les allées bondées et les auteurs épuisés par les dédicaces, au point d'en oublier comment écrire leur propre nom. L'émission explore avec humour notre rapport aux livres: cette tendance à acheter de gros ouvrages complexes pour paraître intelligent, sans jamais les lire, ou à les laisser sur la fameuse "pile à lire". La pression sociale autour de la lecture est également évoquée, avec ces "snobs" qui ne lisent que des essais islandais en version originale, contrastant avec la réalité où beaucoup finissent par "scroller" sur Instagram.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Revenons ce matin sur l’événement qui a marqué le weekend à Genève et à Palexpo. 60 000 personnes se sont pressées dans les allées du Salon du Livre. C’est un chouette événement quand même. C’est bien, mais en même temps Festi'choc. C’est compliqué de faire un choix. Il fallait éviter le weekend, car il y avait beaucoup, beaucoup de monde, que ce soit dans les allées de Palexpo pour le Salon du Livre ou à Festi'choc. Mais Festi'choc se déroule uniquement le weekend.
En tous les cas, ça y est, les halls de Palexpo se vident. Les auteurs ont rangé leurs stylos et les jeunes ont enfin arrêté de faire semblant d’avoir lu ce pavé de 800 pages sur de la géopolitique. Nous avons tous ce bouquin à la maison que nous laissons bien en évidence pour avoir l’air plus intelligent et que nous ne lirons jamais, évidemment. Le Salon du Livre, c’est quand même un concept fascinant: c’est le seul endroit au monde où tu acceptes de faire la queue pendant 3 heures debout, entre une poussette et un fan de fantaisie en costume d’elfe. Tout ça pour obtenir le gribouillis d’un auteur qui a manifestement oublié comment on écrit son propre nom à force de faire des dédicaces.
Parfois, ces auteurs qui ont beaucoup de succès et qui enchaînent des dizaines, des centaines de dédicaces, tu sens qu’ils sont un peu fatigués. Tu lui dis “Chantal” et il gribouille, tu ne comprends rien. Ils ont la même écriture qu’un médecin, c’est tout pareil. Nous avons tous connu un auteur qui est hésitant sur l’écriture d’un prénom pourtant pas très compliqué: Chantal par exemple, et qui à force de signer des trucs ne sait même plus comment ça s’écrit. Tu vas écrire "D O U Z E E", tu vas l’offrir à ta mère qui va dire “mais c’est quoi ce truc? Ça s’écrit pas comme ça Chantal!”. Mais ce qui nous agace vraiment avec les livres, soyons honnêtes, c’est cette pression sociale.
Nous avons tous dans notre entourage ce snob de la lecture, celui qui, quand tu lui dis que tu as aimé un petit polar facile, te répond avec un air un peu de supériorité: “Ah ouais, bah moi je ne lis plus que des essais islandais en version originale, c’est plus organique”. C'est beaucoup plus organique. Et puis il y a cette fameuse pile de livres sur la table de nuit, sur la table de chevet, on connaît ça. On l’appelle la “pile à lire” ou la “pile de la culpabilité” plutôt. On les achète au Salon du Livre avec de grandes ambitions, on rentre à la maison, on les pose et on finit par les oublier. Ces livres qui finissent par servir de dessous de verre ou de support pour l’écran d’ordinateur.
Le livre, c’est le seul objet de déco que tu achètes pour te donner l’air intelligent, alors qu’en réalité le soir, tu finis toujours par scroller sur Instagram jusqu’à une heure du matin. C’est un peu ça la réalité. Bref, le Salon du Livre est fini, on va pouvoir reprendre une activité normale: regarder des séries avec des sous-titres, s’il vous plaît. C’est quand même un peu de la lecture aussi.
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