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6 minutes avec Jean-Louis Meynet, économiste

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L'économiste, Jean-Louis Meynet, revient dans son livre "le Mythe du Grand Genève", sur la différence entre théorie et réalité autour de l'agglomération franco-suisse. Jean-Louis Meynet était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

Le Grand Genève est donc un mythe, selon vous:

"Le mythe est une histoire qui est racontée pour lutter contre des malaises ou des situations complexes. C'est en cela, que je pense que le Grand Genève est un mythe moderne".

Vous estimez que l’effet frontière joue toujours à plein. Il y a effectivement une frontière entre Genève et la Haute-Savoie et l’Ain:

"L'effet frontière est évolutif selon le temps, les situations géo économiques. Les difficultés entre la Suisse et l'Europe ont peut-être renforcées cet effet frontière, ont reconsidéré la position de la Suisse et donc très certainement tout un ensemble d'acteurs quant à leur système de coopération".

Avec ce constat: la France voisine est le dernier paradis du centre commercial dans l’Hexagone, qui a développé sans pilotage réel une économie du lotissement dérégulée et atomisée. De l’autre, une cité internationale pour partie hors sol qui puise une partie de sa main-d’œuvre dans son hinterland. Les deux parties n'ont pris que ce qui les intéressait dans ce Grand Genève:

"On aurait pu attendre, dans un territoire doté de tant d'intelligence (...) un projet un peu plus consistant que cette économie de la cueillette"

"C'est assez basique comme système. On aurait pu attendre, dans un territoire doté de tant d'intelligence, de compétences, d'envie, de capacité de développer un projet un peu plus consistant que cette économie de la cueillette: d'un côté, on puise dans une ressource humaine, les frontaliers représentent 30% de la main d'œuvre, à Genève. D'autre part, on puise dans cette richesse qui provient de cette proximité genevoise, sans avoir, en contrepartie, construit un système économique digne de ce nom"

Veut-on vraiment un changement?

"Apparemment tout le monde est content dans le système d'aujourd'hui. Cela dit, on entend des crispations, des critiques, dans les populations. Il y a des difficultés pour se soigner, pour se former, pour se déplacer".

Que faire pour améliorer la situation?

"Il faut se parler vrai, ce qui n'est pas le cas, aujourd'hui. Il y a des projets à monter, je crois beaucoup en la société civile, avec un changement de logiciel. Le Grand Genève plutôt qu'une institution par dessus une institution soit un outil d'accompagnement, d0insitutation au projet, dans le champ économique, sportif et culturel*

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